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Les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves font un tollé à gauche et chez les syndicats

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 20:06 :: Général

 

    Les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves font un tollé à gauche et chez les syndicats  

 

 

 

 

Plusieurs syndicats ainsi que le Parti socialiste ont critiqué dimanche 6 juillet les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves, l'avertissant du risque de "jouer avec le feu" et d'"attiser les conflits" au moment où les salariés éprouvent "un réel mécontentement".

 

Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

 


"Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République:

  • Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", a déclaré dimanche le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer quelques-uns", le leader de FO a souligné "un réel mécontentement des salariés" au sujet des retraites, du pouvoir d'achat ou de l'avenir du service public.
  • "Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", a mis en garde Mme Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT.
  • Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues".

 


"RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER"

 

De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social". S'adressant aux dirigeants de l'UMP ainsi qu'au président Sarkozy, M. Dray a lancé : "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de recréation : Rira bien qui rira le dernier".

 

 

 

 

 

Le lynchage médiatique de Ségolène Royal

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 19:30 :: Général

 

    Le lynchage médiatique de Ségolène Royal  

 

 

 

Voilà la phrase de Ségolène Royal qui a déclenché la tempête médiatique française: "Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération" (AFP)

S'en est alors suivi un véritable lynchage médiatique franco-français de Ségolène Royal, relayant les déclarations des ténors de l'UMP (Raffarin, Lefèbvre, Fillon,...) puis de nombreux articles la dénigrant et la critiquant, particulièrement dans les médias proches de l'UMP. Les militants UMP se lâchant de manière particulièrement outrancière.


Alors que sur le fond, elle a raison de dire que dans l'opération de libération, Sarkozy n'y est strictement pour rien.

"La France, qui mettait en doute la stratégie de fermeté du président colombien Alvaro Uribe et privilégiait les canaux de la négociation, n'a pas été associée à l'opération militaire qui a conduit mercredi à la libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages. Le président français en a été informé par téléphone au dernier moment par son homologue colombien."
(Reuters)


Si on situe cette opération dans un contexte plus vaste, il est probable que l'activisme de Sarkozy sur ce dossier, à l'instar de ses prédécesseurs, Villepin et Chirac (qu'Ingrid Betancourt a d'ailleurs remercié à plusieurs reprises), a bien contribué à remettre ce problème à l'ordre du jour colombien. Personnellement, je partage l'excellente analyse publiée par lejdd.fr dans un louable souci d'objectivité rédactionnelle: "Daniel Pécaut, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et spécialiste de la Colombie, partage l'avis de la passionaria du PS: "Les déclarations françaises qui consistent à dire que c'est grâce à la mobilisation française que cette libération a été possible sont ridicules. C'est exagéré. La mobilisation française a été utile pour que la cause d'Ingrid Betancourt devienne en Colombie ce qu'elle n'était pas il y a encore un an, une cause majeure. Elle a par ailleurs poussé Alvaro Uribe à agir, à s'investir davantage.
 
C'est seulement dans ce sens que la mobilisation française a servi", estime-t-il, interrogé par leJDD.fr".


Parmi les critiques qui ne relèvent pas des propos dégradants et outranciers, il y en a une qui revient souvent: "On ne doit pas critiquer le chef de l'Etat en dehors de la France" Et pourquoi donc? Parce qu'au Canada, l'UMP n'y contrôle pas les médias comme en France? C'est vrai, que la fameuse vidéo de Sarkozy du G8 de 2007, avait fait le tour du monde des millions de fois, pendant que les médias français avaient imposé un black out total durant une semaine entière. Ou bien, aurait-on peur d'une perte de crédibilité du chef de l'Etat?


Un chef d'Etat ne devrait aucunement avoir peur de la vérité des faits, s'il est en adéquation avec la réalité. D'autant plus, que Ségolène Royal n'a fait qu'enfoncer une porte ouverte. Un fait qui était déjà connu sur tout le continent américain où elle est actuellement: on y parlait d'opération colombienne, de services secrets US et israéliens, mais pas de la France.

A mon humble avis, elle a dérangé une savante mise en scène médiatique franco-française destinée au peuple français. C'est pour cela qu'elle a été lynchée médiatiquement.

 

Par Utica, utica  Blog internaute

Article paru dans Le jdd.fr Samedi 05 Juillet 2008

 

 

Dans un communiqué, Jean-Louis Bianco, qui fut directeur de campagne de Ségolène Royal, est venu au soutien de la dirigeante socialiste, concernant ses déclaration sur "le dossier Ingrid Betancourt"". "Ségolène Royal n'a fait que reprendre les termes même du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant: 'Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris part' a en effet déclaré le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy jeudi sur France 3", explique le texte. "La droite soulève donc une polémique inutile et vindicative. Ségolène Royal exprime des faits admis et reconnus par les plus hautes autorités de l'Etat. Il est bon de rappeler la vérité."




"C'est à un véritable théâtre d'ombres que l'on a assisté, mené de main de maître par Uribe. Trois jours avant de lancer l'opération le Président colombien a reçu l'envoyé du président français et son homologue suisse venus tenter une fois de plus de négocier avec la guérilla. Or, le président colombien aurait donné son feu vert à ces négociations, manière de les utiliser pour tromper la vigilance des chefs des FARC, alors que lui et les Américains avaient programmé depuis trois mois l'opération " échange otages contre dollars et immunité ". Même si Nicolas Sarkozy a sportivement reconnu qu'il n'était pour rien dans cette libération, il a joué, sans le savoir, le rôle " d'idiot utile ", en servant de paravent à une mascarade américano-colombienne. On comprend mieux les déclarations d'Ingrid Betancourt disant hier qu'il " n'y a pas eu une seule balle, un seul tir ". Il n'y a pas eu de tirs parce qu'il n'y en avait pas besoin ! Mais l'important, c'est qu'Ingrid Betancourt soit libre. Peu importe comment. Même s'il n'est pas indifférent de connaître la vérité."


Jean-Marcel Bouguereau pour LA REPUBLIQUE DES PYRENEES


 

 

Sainte Ingrid

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 05/07/2008 à 21:47 :: Général




C dans l' air -       Sainte Ingrid - France5



Le calvaire de l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis plus de six ans, est terminé. Libérée, mercredi 2 juillet 2008, avec trois Américains et onze militaires colombiens, lors d’une opération d’infiltration soigneusement planifiée par l’armée colombienne, elle devrait regagner la France dès ce vendredi. 

Après 2 321 jours de captivité dans la jungle colombienne, c’est une femme souriante, étonnamment maîtresse d’elle-même, qui est apparue, dans la nuit du 2 au 3 juillet, sur les écrans du monde entier en posant le pied sur le tarmac de l’aéroport de Bogotá, quelques heures après l’annonce de sa libération.

Ingrid Betancourt, dont les premiers mots ont été pour "rendre hommage à Dieu et aux soldats de Colombie" qui, à l’issue d’une opération militaire d’infiltration, ont permis sa libération ainsi que celle de trois citoyens américains enlevés en 2003 et onze militaires colombiens capturés au combat, il y a dix ans pour certains.

Une libération qualifiée de "grande épopée épique" par les autorités colombiennes, digne des meilleurs scénarios des films hollywoodiens. Interception de conversations téléphoniques, infiltration, imitation de voix... rien ne manque, à l’exception, et c’est heureux, des fusillades.

Alvaro Uribe, le président colombien, l’a souligné à plusieurs reprises : pas une balle n’a été tirée durant l’opération et personne n’a été blessé. Pour autant, derrière la version officielle, quels sont les dessous de ce "miracle" colombien ? Et que pensez de l’image de cette femme rayonnante, après plus de six ans de captivité dans la jungle colombienne ? Une image qui offre un contraste saisissant avec celles tournées par les FARC il y a quelques mois, où elle apparaissait amaigrie, déprimée, fatiguée.

Souriante et émue au cours de ses retrouvailles avec sa famille et ses proches dépêchés via un avion de la République française à Bogotá, Ingrid Betancourt, à peine rentrée, doit s’envoler avec eux pour regagner vendredi "sa douce France".







Sarkozy, chef d'orchestre de l'émotion nationale ?

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/07/2008 à 20:37 :: Général

LES ÉDITOS DE MARIANNE


Sarkozy, chef d'orchestre de l'émotion nationale ?

L'intervention de Nicolas Sarkozy était tout sauf spontanée : le Président a décidé de la jouer familiale pour la libération d'Ingrid Betancourt.




Enfin une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy qui semblait pris depuis plusieurs mois dans la spirale infernale de la scoumoune. Pas une semaine, pas un jour même, sans mauvaise surprise, comme si un sort funeste le poursuivait. Même le ballon ne tournait pas rond dans les pieds de l'équipe de France. Et sa présidence européenne était gâchée par ces cabochards d'Irlandais et d'Hollandais. Les Dieux étaient contre lui ! La libération d'Ingrid Betancourt ne pouvait mieux survenir. C'était la lumière dans la nuit que le Président espérait, le point d'appui pour soulever sinon le monde, au moins le désespoir qui alourdit les épaules et les paupières. Encore fallait-il bien s'en servir…


Nicolas Sarkozy croit à la contagion du bonheur pour faire face aux mauvaises ondes et à la tyrannie du malheur. Le moral se vitamine d'un rien. Les Dieux se retournent d'un souffle. A condition de savoir prendre le vent, d'être capable de démultiplier la force et l'impact du positif dans les têtes comme dans les cœurs. Et ça, le «médiacteur» Sarkozy, sait faire - mieux que personne. Il a donné, feuilletonné, une nouvelle preuve de son talent, dans une mise en scène faite non pas d'hystérie auto-promotionnelle cette fois, mais toute d'émotion, d'amour, de joie, de larmes retenues. Pas de triomphalisme, surtout pas, même si certains conseillers y poussaient. Genre, Vive Sarko le libérateur des infirmières bulgares à Ingrid Betancourt. Gloire à notre Zorro national. C'était risqué et pouvait passer pour obscène. Il valait mieux jouer le familial fusionnel. C'était à la télé hier soir…


Pas question évidemment de se souvenir que notre stratégie de libération hyperactive ne fut pas toujours la bonne. Hors de propos, bien sûr, de rappeler que le recours à Hugo Chavez fut maladroit, et que nous avions critiqué le président Uribe pour son intransigeance guerrière d'hier qui a permis la libération d'aujourd'hui. Nicolas Sarkozy le remerciera solennellement, majestueusement. Dans cet instant de liesse sentimentale, rien ne devait fâcher, il ne fallait pas rappeler les désaccords. Mieux encore, il était indispensable de rassembler, de célébrer, de féliciter et de pleurer. De l'émotion avant toute chose !

Regardez les images, écoutez les mots, nous étions dans la joie de circonstance, bien sûr, mais aussi dans la sentimentalité télé, mieux qu'à la Star Academy. C'était si fort. «Plus, ça ne serait pas possible !», comme ils disent.

Nicolas Sarkozy était entouré de la famille qu'il prenait dans ses bras, qu'il mettait en avant. Il était «de» la famille. D'ailleurs, quelle «familiarité» touchante dans les mots employés avec ce ton vibrant de soulagement, de tendresse : «je voudrais dire à Ingrid qu'on l'embrasse, qu'on est fier de son courage, qu'on est heureux pour elle…». Le président l'appelait «Ingrid», comme si c'était sa sœur. Il se l'est appropriée en homme qui s'est battu pour sa libération. Aux côtés des plus proches, mais aussi comme tous les Français qui «raisonnaient» ce soir d'abord avec leur cœur.

Le chef de l'État ne roulait pas des biscotos ; «Nicolas» ne faisait pas le faraud. Il ne tentait pas une impossible récupération de puissance. Pas de captation matamore d'une gloire militaire fort aléatoire. Non, Sarko le scénariste hollywoodien faisait du sentimentalisme spectaculaire à l'américaine. Il était l'officiant d'une communion publique, le chef de chœur d'un hymne familial à la joie, l'ordonnateur appliqué d'un spectacle édifiant et émouvant pour toute la France et les Français qui cultivent trop le pessimisme et la grognerie. Des râleurs, mais au grand cœur, qui lui rendraient grâce de sa ténacité et de son activisme !

Cette libération était bien une preuve, pour lui aussi, qu'il avait eu raison de s'accrocher à cet espoir, de s'en obséder, de s'agiter parfois si inconsidérément, au risque de laisser croire que la diplomatie française consacrait trop de ses forces à cet hypothétique sauvetage, sacrifiant certains de ses intérêts essentiels pour le sort d'une franco-colombienne qui s'était aventurée inconsidérément dans la jungle hostile. Les critiques, qui n'ont pas manqué, étaient balayées dans cette séquence fusionnelle et lacrymale. Avec cet acmé : les remerciements vibrants de Mélanie et Lorenzo qui saluaient les efforts du président «pour être parvenu à la libération de maman…». Ils n'ont pas dit «notre mère», mais «maman», ce qui rendait «Ingrid» plus proche encore d'eux tous.

Sarkozy ramassait la mise, et il avait misé gros dès le départ. Pourtant, personne ne pouvait l'accuser de récupération. On dira simplement qu'il a fait son boulot de chef de l'État… chef de l'information et chef de l'émotion nationale !

La gauche ne lui a rien reproché d'ailleurs. Pour ne pas se faire oublier, tous les contributeurs socialistes (seuls manquaient Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon) se sont réjouis de la libération. François Hollande, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Martine Aubry ont consommé dans l'émotionnel national. et Pierre Moscovici, lui, n'a pas rechigné à saluer «l'opiniâtreté» de Nicolas Sarkozy, alors que ses camarades ont préféré s'associer à la joie d'Ingrid Betancourt, de la famille et de tous ceux qui se sont battus pour sa libération. Les thuriféraires de l'Élysée n'ont pas hésité, eux, à balancer l'encensoir à l'image du porte-parole de l'UMP Dominique Paillé qui a trompété : «L'élément déterminant, bien sûr, a été l'opiniâtreté de Nicolas Sarkozy». L'élément déterminant ? Allons, allons… l'émotion leur aura brouillé les yeux et la tête.

PAS TOUS, ET PAS LONGTEMPS NICOLAS: ASSEZ D'HYPOCRISIE

Jeudi 03 Juillet 2008 Marianne.fr
Nicolas Domenach

Journalistes, militaires, même combat !

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 03/07/2008 à 23:13 :: La France de Sarkozy


 

 



Journalistes, militaires, même combat !

    

Patrick de Carolis se fâche avec panache. Il se lâche aussi. Avec une brutalité inédite chez un patron du service public, le président de France Télévisions a répliqué, mercredi 2 juillet, au micro de RTL, aux propos tenus lundi soir sur France 3 par le chef de l'Etat. C'était un festival d'épithètes. Les racines de sa colère et les ailes de son mécontentement. Un grand moment de fureur, pas du tout contenue.


"Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision du service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide et je trouve cela injuste, profondément injuste", a martelé Patrick de Carolis. Une première en France ! Le patron de la télévision publique affirme d'un ton furieux, au micro d'une radio privée, que le président de la République est menteur, stupide et profondément injuste. On remarquera que les militaires pensent exactement la même chose, mais qu'ils n'ont pas le droit de parler.

Heureusement pour les oreilles du président, car les militaires ont du vocabulaire ! Ils sont muets par vocation, mais cela ne les empêche pas d'avoir, en matière d'injures diverses et variées, un lexique très riche.

On en revient à la colère froide de Patrick de Carolis. La scène avait évidemment été enregistrée, et elle a beaucoup été utilisée dans les journaux télévisés, mercredi soir. Sur le service public, remonté comme une pendule, bien sûr, mais pas seulement. Patrick Poivre d'Arvor, à quelques jours de son propre départ forcé du journal télévisé de TF1, était lui aussi soucieux d'informer le téléspectateur du cri de révolte du président de France Télévisions. Les deux Patrick ont en commun d'être des cibles préférées du tireur de l'Elysée. PPDA a eu le tort de traiter, à l'antenne, le président de "petit garçon".

Carolis énerve Sarkozy pour d'autres raisons. Il ne tiendrait pas ses troupes, surtout à France 3, dont la rédaction est en révolte ouverte contre le pouvoir. Son virage éditorial (davantage de théâtre, de musique, d'émissions scientifiques...) est jugé minimaliste par le petit garçon de l'Elysée, qui regrette tout à la fois "Apostrophes" et "Thierry la Fronde", bref la chaîne publique unique, en noir et blanc, de son enfance. Le péché de Carolis est originel, en quelque sorte. Il est à la tête d'un groupe qui se sent (comme l'armée !) à la fois méprisé par le président et destiné à une sévère diminutio capitis. Il va y avoir moins de garnisons et moins de soldats. La suppression de la pub à la télévision ne sera pas compensée. "Le compte n'y est pas", dit Carolis, qui menace de démissionner, dès la rentrée de septembre, s'il n'a pas les moyens budgétaires nécessaires. A moins qu'il n'y soit poussé dès maintenant, comme le chef d'état-major de l'armée de terre.

Dominique Dhombres LE MONDE | 03.07.08

 

 

 


N. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 03/07/2008 à 23:01 :: La France de Sarkozy



N. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme



Finis le "casse-toi, pauvre con" à un visiteur du Salon de l'agriculture ou les agressions contre le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet. Il devait se modérer, pour reconquérir une aura présidentielle auprès des Français et incarner dignement la présidence de l'Union européenne (UE), à compter du 1er juillet.

Mais ce fut la rechute. En quelques jours, Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques, mettant en cause personnellement plusieurs personnalités :
  •  le chef d'état major de l'armée de terre, Bruno Cuche, auquel il lance un "vous êtes tous des amateurs", et qui a présenté sa démission après la fusillade de Carcassonne ;
  •  le commissaire européen Peter Mandelson, accusé d'avoir "sapé" la position de l'Union dans la négociation à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui a boudé le dîner offert à l'Elysée ;
  • le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, auquel il dicte depuis des mois la manière de diriger le service public de la télévision et qui a fini par qualifier de "stupide" le discours de M. Sarkozy.


Faute d'accord sur une formulation de compromis pour la ratification des futures adhésions à l'Union européenne, la commission des lois de l'Assemblée nationale a décidé, mercredi 2 juillet, de laisser en l'état le texte de la Constitution, modifié en 2005 à la demande de Jacques Chirac. Le texte impose un référendum automatique pour la ratification de toute nouvelle adhésion.

Le projet de réforme sur les institutions du gouvernement laissait au président de la République la possibilité d'opter pour la voie parlementaire ou la voie référendaire, alignant ainsi la règle en matière d'élargissement sur celle des révisions constitutionnelles. Les opposants à l'entrée de la Turquie avaient obtenu en première lecture à l'Assemblée l'adoption d'une clause spécifique pour les pays dont la population dépasserait 5 % de celle de l'Union européenne, rejetée au Sénat. Aucune autre formule n'a fait consensus.

"Nicolas Sarkozy touche à des institutions, à ce qui était des sanctuaires", s'inquiète François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, qui voit dans l'attitude du président "un comportement personnel et une méthode politique : en cherchant la responsabilité des autres, il cherche à exonérer la sienne". Pour l'ancien eurodéputé Jean-Louis Bourlanges, "Sarkozy a moins le goût du pouvoir que de l'arbitraire. Il veut, en face de n'importe quelle situation, affirmer sa supériorité".
Cet observateur voit là l'explication de sa contestation des experts ou de sa propension à humilier ses interlocuteurs.


"LES GENS ONT PEUR"

Ses collaborateurs sont habitués à ses sautes d'humeur. "Si on prend ses critiques au premier degré, mieux vaut ne pas travailler avec lui", s'amuse un proche conseiller. Mais cela est mal vécu dans les cercles plus distants : "A l'UMP, les gens ont peur, peur de se faire engueuler", assure un ancien ministre. Certains conseillers ne réfutent pas une dose d'arbitraire, voire d'injustice délibérée du président : selon eux, il doit imposer sa "rupture" et il continue de jouer la carte d'une opinion à reconquérir contre les corps intermédiaires. Mais au-delà du premier cercle, le caractère présidentiel passe mal.

Sur l'Europe pourtant, les attaques se veulent maîtrisées. Nicolas Sarkozy entend briser la "chape de plomb de la pensée unique". Les critiques contre la BCE sont traditionnelles et, pour une fois, n'émanent pas uniquement de Paris. L'attaque contre Peter Mandelson s'explique par un conflit classique entre la France et la Commission et une brouille plus personnelle : "Mandelson ne s'est pas comporté de manière loyale ; nous n'avons pas les chiffres sur lesquels il est en train de négocier à l'OMC. Ce n'est pas correct", accuse-t-on à l'Elysée. Le débat sera clos fin août.

Mais s'ils sont assumés, les changements de stratégie politique ne se font pas sans risques. Ils peuvent passer pour une trahison. La décision de passer en force contre Bernard Thibault, leader de la CGT, et François Chérèque, numéro un de la CFDT, sur l'assouplissement des 35 heures, a été "soigneusement pesée", assure un conseiller. Tant pis pour les dégâts causés sur la confiance qui s'était instaurée avec les syndicats, notamment la CFDT, "un peu blessée", selon la litote employée à l'Elysée. Jugeant le rapport de force favorable, le président a préféré miser sur l'électorat de droite, qui regarde avec méfiance un excès de dialogue social.

La méthode sarkozienne occasionne, aussi, des cafouillages. M. Sarkozy avait décidé de priver les généraux militaires de promotion de la Légion d'honneur, dans la foulée de la fusillade de Carcassonne et d'une tribune d'officiers anonymes s'opposant au Livre blanc sur la défense. Avant de faire machine arrière, sur pression de certains conseillers : cela aurait été trop brutaliser l'institution.

"Nicolas Sarkozy ouvre beaucoup de fronts, et il y a un moment où la guerre devient générale", estime M. Hollande, qui prédit un effet "boomerang". Stéphane Rozès, de l'institut d'études CSA, est plus circonspect. "Même si le lien entre Nicolas Sarkozy et l'opinion s'est délité, il pense que, faute d'alternative, il a de grandes marges de manoeuvre." A l'Elysée, on est convaincu qu'"il n'y aura pas de retour de bâton". Et l'on cite René Char : "Va vers ton risque, à te regarder, ils s'habitueront."

Arnaud Leparmentier LE MONDE | 03.07.08
 
 

 



Les retrouvailles

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 03/07/2008 à 22:30 :: Général

Ingrid Betancourt libérée par l'armée

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 02/07/2008 à 21:58 :: Général

    Ingrid Betancourt libérée par l'armée  
 
 

Le ministre colombien la Défense a annoncé mercredi que l'otage franco-colombienne avait été libérée, avec trois otages américains et onze militaires colombiens.
 
 
L'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, les trois otages Américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l'armée colombienne, a annoncé mercredi à Bogota le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

Les otages, parmi lesquels les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, ont été libérés lors d'une opération héliportée de l'armée, a ajouté le ministre au cours d'une conférence de presse.

Onze militaires colombiens, principalement des officiers, ont également pu retrouver la liberté lors de cette opération, menée dans la province de Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, selon le ministre.

"Les otages ont été libérés lors d'une opération militaire au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a précisé le ministre de la Défense.

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans.

Libération.fr

 

 

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