C'est ce que pense un journal chilien, qui ironise sur la "manie" du "libérateur" français de vouloir sauver tout le monde...
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Ségolène Royal estime que si la réforme des institutions n'est pas adoptée lors du congrès de Versailles qui s'ouvre lundi, on ne pourra pas parler d'une victoire du PS, mais d'un "échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre".
Dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle remarque notamment qu'il n'est "malheureusement pas question" du mandat unique dans le texte, et qu'"il y manque tant de choses".
Elle souligne aussi qu'"il ne serait pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques".
AP

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

François Bayrou (Reuters)

| Réforme des institutions: ultimes pressions sur les récalcitrants, l'exécutif confiant A la veille du Congrès, ce week-end était le théâtre d'ultimes pressions sur les élus récalcitrants, selon les intéressés, de la part de la majorité et de l'exécutif qui, en privé, se montrent désormais raisonnablement confiants sur l'adoption de la réforme des institutions. Si Nicolas Sarkozy n'est pas à l'abri, lundi, d'un rejet du texte, qui constituerait un revers personnel, l'UMP et le gouvernement s'emploient en tout cas à maintenir jusqu'au bout le suspense pour ne pas démobiliser les parlementaires de la majorité, pour certains peu enthousiastes à l'idée de voter cette révision constitutionnelle, la 24e depuis 1958. La plupart des responsables de droite se relaient dans les médias pour affirmer que le scrutin se jouera à quelques voix près, situation inédite. La réforme doit être votée aux 3/5e des suffrages exprimés (60%) des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles. "C'est bon, ça passera. Le plus dur est derrière nous", assurait samedi un ministre. Un responsable UMP affirme même qu'au final, le oui disposera d'une majorité "supérieure à 10 voix". Après le ralliement symbolique de Bernard Debré, fils du père de la Ve République, le camp des oui s'est agrandi samedi de deux députés villepinistes, Georges Tron et Hervé Mariton, qui refusent de participer à un "piège pour la majorité". Dans un entretien au JDD, François Fillon affirme qu'il ne s'estimerait pas "désavoué" par un rejet de la réforme, excluant donc implicitement de démissionner de Matignon dans cette hypothèse. "Je serais désavoué si j'étais désavoué par la majorité. Ce qui ne sera pas le cas (...) Avec Nicolas Sarkozy, nous aurons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la réussite" de la réforme, ajoute-t-il en prenant bien soin de souligner: "cette réforme nous est totalement commune". Selon certains députés, joints par l'AFP, le chef de l'Etat appelle lui-même, depuis Marrakech où il se repose jusqu'à dimanche, les derniers hésitants, tentant aussi sa chance auprès de ceux qui sont considérés, à l'UMP, comme "irrécupérables "Aux uns on a promis des secrétariats d'Etat, aux autres des avantages pour leur circonscription, d'autres encore ont été menacés d'un redécoupage leur faisant perdre leur siège. On a distribué carotte et bâton. Ce chantage s'est fait à ciel ouvert", dénonçait samedi dans Le Parisien François Bayrou (MoDem). "C'est du jamais vu !", renchérit le député chiraquien Henri Cuq. Evoquant des "appels" fréquents, la députée MPF Véronique Besse, qui entend toujours voter non, se dit "admirative" de ses collègues UMP "qui résistent encore": "on me demande ce que je veux", "on me demande si une mission sur la famille me ferait plaisir, en me disant qu'on s'arrangera sur les conditions" financières. Au-delà de la droite, alors que le camp des non devrait faire le plein au PS, au PCF et chez les Verts, les efforts se concentrent sur les centristes, les radicaux sans oublier les élus des DOM-TOM. "Difficile pour un élu domien, y compris de gauche, de résister au rouleau compresseur du gouvernement qui lui promet des kilomètres de bitume dans sa circonscription enclavée !", déclare une source socialiste. "C'est une semaine qui risque de coûter cher aux finances publiques...", persifle un parlementaire UMP, "atterré" par de tels "marchandages" pour une réforme "qui ne mérite pas tant d'énergie". Paris AFP |
Sarkozy joue son va-tout"Il vaut mieux partir en vacances après avoir réussi le bac", résumait récemment Nicolas Sarkozy au sujet du Congrès qui doit avaliser -ou pas- la réforme des institutions. Le chef de l'Etat a joué son va-tout en convoquant sénateurs et députés lundi à Versailles, prenant le risque d'un revers cinglant -et inédit- à la veille de la trêve estivale. Info ou intox? Les responsables de la majorité affichaient en tout cas avec insistance leur inquiétude ces derniers jours, en assurant s'attendre à un vote serré. "Tous les comptages que nous faisons montrent que ça va se jouer à très, très, très peu", a encore affirmé vendredi le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé. Contrairement à Georges Pompidou, qui avait préféré renoncer au Congrès sur le quinquennat en 1973 faute d'avoir réuni la majorité des trois cinquièmes requise, ou à Jacques Chirac en 2000, qui avait fait de même sur la réforme de la justice, Nicolas Sarkozy a décidé de prendre le risque d'un échec. Ce serait une première dans l'histoire de la Ve République, aucun Congrès n'ayant jamais débouché sur un "non". Le débat parlementaire sur la réforme des institutions -promise par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle- avait jusque-là été mené par le Premier ministre François Fillon. Mais le chef de l'Etat est monté au front dans la dernière ligne droite pour convaincre les parlementaires de lui accorder -notamment- le droit de venir s'exprimer directement devant eux. Il a ainsi reçu les élus UMP à l'Elysée, s'est entretenu personnellement avec les récalcitrants et fait d'ultimes gestes en direction de l'opposition à quelques jours du Congrès. En vain: le Parti socialiste a dit et répété qu'il voterait contre la réforme. Une dizaine de "nonistes" à l'UMP Pour être adoptée, la réforme, dont les grandes lignes sont approuvées par une majorité de Français selon un sondage, doit être entérinée par les 3/5e des suffrages exprimés du Congrès (Assemblée et Sénat réunis). Il faudrait à Nicolas Sarkozy pouvoir compter sur tous les parlementaires de sa majorité, plus l'abstention de quelques autres. Or, outre la gauche qui, en bloc, rejette le projet (sauf Jack Lang, qui a fait partie de la commission Balladur sur cette réforme), l'UMP compte dans ses rangs une dizaine de "nonistes". Le chef de l'Etat a réussi à en faire changer d'avis quelques-uns comme les chiraco-villepinistes Georges Tron et Hervé Mariton ou encore Bernard Debré, fils du père de la Constitution de la Ve République, Michel Debré. D'autres restent sur leur position: "le président m'a appelé vendredi, mais sans faire de pression sur moi. Il m'a également reçu. Il a demandé à me revoir, mais je n'étais pas libre", a expliqué dimanche Jacques Myard. "Je suis déterminé à voter sur le fond et le fond n'est pas conforme à l'intérêt de la Constitution. Cette réforme, c'est la VIe République avec le goût amer de la IVe. Si le président me rappelle, je ne changerai pas d'avis", affirme le député des Yvelines. Même réaction de Jacques Le Guen (Finistère): "Nicolas Sarkozy m'a appelé jeudi soir, de manière tout à fait courtoise et républicaine. Il n'y a eu aucune pression. Je lui ai expliqué pourquoi je dirai non. C'est une question de conviction", dit-il. Déjà, l'Elysée rodait son discours en cas de rejet du texte, sur le thème: "nous avons fait des concessions, mais le Parti socialiste n'a fait aucun effort". "Il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont (les socialistes) n'ont cessé de rêver les contours sans jamais la mettre en oeuvre", plaidait ainsi Nicolas Sarkozy dans "Le Monde", protestant de sa volonté de "dégager la pratique du pouvoir de l'esprit de clan". Le président "a réussi à dégoûter (...) les meilleures volontés socialistes", a rétorqué le socialiste Pierre Moscovici. François Fillon pourrait faire les frais d'un échec, alors que le chef de l'Etat estimait récemment qu'il "faudra(it) se poser la question" d'un remaniement gouvernemental "à mi-quinquennat". Mais un "non" lundi serait d'abord un revers pour l'Elysée, venant ternir une fin d'année plutôt positive pour le chef de l'Etat. Cela "assombrira(it) tout le bilan de cette première année de législature", plaidait d'ailleurs M. Copé dans une lettre adressée à tous les députés UMP. Après avoir sombré dans les sondages début 2008, Nicolas Sarkozy connaît un peu de répit depuis quelques semaines grâce à quelques bonnes nouvelles sur la scène diplomatique: la libération d'Ingrid Betancourt, mais aussi le lancement réussi de l'Union pour la Méditerranée à Paris. Ces succès ne se sont pourtant pas vraiment traduits par une remontée de sa popularité dans les sondages, signe que les Français s'inquiètent plus que jamais de la situation économique et de la baisse de leur pouvoir d'achat. La journée de lundi s'annonce en tout cas délicate à tous les points de vue pour Nicolas Sarkozy, en déplacement le même jour à Dublin pour tenter de démêler l'écheveau institutionnel européen. L'ambiance risque d'y être fraîche, les Irlandais n'ayant guère apprécié que le président en exercice du Conseil européen explique, lors d'une rencontre avec des députés UMP, qu'ils devraient revoter sur le traité de Lisbonne. AP
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L'inflation est au plus haut depuis 17 ansLa hausse des prix en juin, qui a progressé de 3,6% en juin sur un an, est à son sommet "depuis octobre 1991, quand elle avait atteint 3,8%".
(Reuters) Elle n'a pas encore atteint son pic selon des économistes qui la rendent en partie responsable du ralentissement de l'activité. Les prix de détail ont augmenté de 0,4% au mois de juin en France et leur hausse sur un an a atteint 3,6%, au plus haut depuis juillet 1991, selon les données définitives publiées mercredi par l'Institut national de la statistique. L'indice des prix IPCH, qui permet une comparaison au niveau européen, a également progressé de 0,4% en juin par rapport à mai, soit une hausse de 4,0% sur un an, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters. "Un peu au-delà de 4%" "La hausse de l'indice des prix à la consommation de juin provient du renchérissement des produits pétroliers (+5,4% sur le mois, +12,9% sur trois mois) et, dans une moindre mesure, de la hausse saisonnière des produits frais (+1,6% sur le mois, +11,0% sur trois mois) et des autres services, notamment ceux liés au tourisme", précise l'Insee dans un communiqué. "Le pic d'inflation n'est probablement pas atteint. On va aller un peu au-delà de 4% sur l'indice IPCH et s'en rapprocher sur l'indice national d'ici le mois de septembre", prévient Olivier Gasnier, économiste à la Société générale. Il souligne que cette persistance des pressions inflationnistes ne permet pas d'exclure un nouveau relèvement de ses taux directeurs par la Banque centrale européenne malgré la succession de très mauvais chiffres sur l'activité au sein de la zone euro au cours des dernières semaines. La BCE a relevé ses taux directeurs d'un quart de point le 3 juillet, portant son taux d'intervention à 4,25% pour éviter les effets de second tour qui consisteraient en une diffusion de la hausse des prix des matières premières dans l'ensemble de l'économie, en particulier dans les salaires. "La raison pour laquelle la BCE a relevé les taux d'intérêt il y a deux semaines et la raison pour laquelle elle pourrait les relever à nouveau est d'éviter que la hausse des prix des matières premières ne se transmette aux salaires et au reste l'économie", explique Dominic White, économiste chez ABN Amro. "La consommation va rester globalement en berne" Les économistes s'inquiètent aussi des conséquences de l'inflation sur l'évolution de l'activité. "A 3,6%, l'inflation est de nature à modifier fondamentalement la trajectoire de l'économie française", prévient Nicolas Bouzou, économiste du bureau d'analyse indépendant Asterès. "La consommation va rester globalement en berne : avec une progression des salaires nominaux inférieure à 3%, la perte de pouvoir d'achat des salariés est nette", souligne-t-il. "L'inflation forte constitue de plus en plus une raison directe du ralentissement de l'activité parce qu'elle réduit le pouvoir d'achat des ménages et donc leur consommation et parce qu'elle pèse sur leur confiance et peut donc les inciter à épargner plus", renchérit Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel Leven. Livret A La ministre de l'Economie Christine Lagarde a d'ailleurs annoncé mercredi un relèvement à compter du 1er août de 3,5% à 4% du taux de rémunération du Livret A, détenu par près de 46 millions de Français pour un encours de l'ordre de 120 milliards d'euros. Cette décision est en partie motivée par l'accélération de l'inflation. Le taux de rémunération du Livret A, calculé deux fois par an, le 15 janvier et le 15 juillet, par la Banque de France, est en effet égal à la moyenne arithmétique entre l'inflation et la moyenne mensuelle des taux courts (Euribor 3 mois et Eonia), arrondie au quart de point le plus proche. Une dérogation à cette règle de calcul peut toutefois être invoquée pour "circonstances exceptionnelles" par la BdF. En janvier, la BdF avait ainsi recommandé au gouvernement de ne pas suivre cette règle de calcul qui aurait justifié une hausse du de 3% à 4% du taux du Livret A. La ministre de l'Economie a aussi pris acte mardi du ralentissement de l'activité en estimant que la croissance de l'économie française serait plus proche cette année du bas de la fourchette de 1,7% à 2% retenue par le gouvernement qui avait déjà revu ses prévisions en baisse en avril par rapport à la fourchette de 2,0% à 2,5% utilisée pour bâtir la loi de Finances 2008. (avec Reuters) |
Sarkozy, un "christ" à la française?C'est ce que pense un journal chilien, qui ironise sur la "manie" du "libérateur" français de vouloir sauver tout le monde... Selon ce journal de gauche, "Sarkozy veut résoudre des conflits, alors qu'on ne lui demande rien", citant plusieurs exemples comme la libération des infirmières bulgares, le sauvetage des membres de l'Arche de Zoé des prisons tchadiennes, sa volonté de libérer des prisonniers politiques chinois et sa tentative de libérer Ingrid Betancourt... Conclusion du journal chilien: "Nicolas Sarkozy est un libérateur, un christ à la française, ce qui ne l'empêche pas d'être au plus bas dans les sondages". C'est la chaîne France 24, qui relève l'information dans sa revue de presse internationale du 10 juillet. (Sources : France 24, Tercera ) |
| Nicolas Sarkozy ne veut pas modifier le mode de scrutin des régionales Interrogé par un député de sa majorité, mardi 15 juillet, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il n'était pas favorable à un changement du mode de scrutin pour les élections régionales. Des voix s'étaient alors élevées à droite pour demander que la réforme des institutions intègre une modification du mode de scrutin, qui instituerait une dose de proportionnelle avant la prochaine élection de 2010. Cette réforme aurait dû permettre à la droite de regagner certaines des régions perdues en 2004 au profit du Parti socialiste. La gauche contrôle 20 des 22 conseils régionaux. Le premier ministre, François Fillon, s'était lui-même déclaré favorable "à titre personnel" à ce projet. "On ne gagne pas les élections en changeant de mode de scrutin", aurait répondu Nicolas Sarkozy. CONCESSION AU PS ? Le 7 juin, dans l'avion qui ramenait le président et les principaux dirigeants politiques français du Liban, le sujet avait été évoqué. François Hollande soupçonnait alors M. Sarkozy de vouloir changer les règles du jeu, avant les prochaines élections de 2010 pour instituer un système proportionnel à un tour. Le président s'était voulu rassurant : "Ce n'est pas un mode de scrutin qui fait gagner une élection." "Ça va rendre les régions plus difficiles à gouverner et mettre l'extrême gauche en situation de peser ou d'empêcher de gouverner", avait, en substance, répondu le premier secrétaire du PS. Cette décision pourrait apparaître comme une concession faite à la gauche, qui avait exprimé son hostilité à toute modification du scrutin. Les socialistes avaient demandé des garanties sur ce point comme condition à une éventuelle approbation du projet de réforme des institutions. Mardi, le Sénat devait engager la discussion en deuxième lecture du projet de révision constitutionnelle sur les institutions. Un vote "conforme" à celui de l'Assemblée nationale doit ouvrir la voie à la réunion du Parlement en Congrès, lundi 21 juillet à Versailles. LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.07.08 |