Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 23/07/2007 à 11:51 :: Sports
Et Contador passa...
Photo : Reuters
Alberto Contador a remporté la 14e étape du Tour de France devant un Michael Rasmussen qui a fait très forte impression. Les écarts sont lourds, à commencer pour Alexandre Vinokourov.
Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/07/2007 à 19:33 :: Sports
Prudhomme sur Rasmussen: "Si on avait su plus tôt..."
Au départ de Montpellier, Rasmussen s'est entretenu avec Prudhomme...
Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a laissé entendre samedi qu'il aurait demandé l'exclusion de Rasmussen du Tour de France s'il avait su plus tôt que le Danois avait été averti pour n'avoir pas communiqué ses lieux d'entraînement.
Si la direction du Tour avait été au courant du dossier avant le départ de Londres, "nous aurions mis l'équipe Rabobank devant ses responsabilités", a déclaré Prudhomme à l'AFP.
A la question de savoir s'il ne regrettait pas d'avoir autorisé Rasmussen à poursuivre le Tour, malgré les soupçons, Christian Pruhomme a répondu laconiquement: "Ce que je regrette plus que jamais, c'est que nous n'ayions pas eu ces informations le 29 juin, ou dans les jours suivants, avant le départ du Tour".
L'UCI, selon une source proche du dossier, a demandé avant le Tour à Rabobank de retirer son coureur du Tour. "S'ils l'ont vraiment fait, c'est bien", a commenté Prudhomme, "mais s'ils l'ont demandé et qu'ils ne l'ont pas obtenu, c'est grave".
"J'ai de plus en plus de mal à avoir confiance dans les hauts dirigeants de l'UCI", a ajouté le directeur du Tour, qui avait implicitement accusé vendredi la fédération internationale d'avoir exploité l'affaire Rasmussen pour affaiblir le Tour de France.
Rasmussen est sous le coup de plusieurs avertissements de l'UCI (Union cycliste internationale) et des autorités danoises antidopage, pour n'avoir pas communiqué ses lieux d'entraînement.
Ces informations ont été rendues publiques jeudi soir, lorsque la fédération danoise a annoncé que le maillot jaune du Tour de France ne serait pas sélectionné en équipe nationale pour les prochains championnats du monde et pour les jeux Olympiques de Pékin.
Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/07/2007 à 18:59 :: Sports
13e étape : Contre-la-montre à Albi
Alexandre Vinokourov retrouve le sourire avec sa victoire dans le contre-la-montre à Albi. (Reuters)
LA RÉSURRECTION DE VINOKOUROV
En pleurs à Briançon, le Kazakh Alexandre Vinokourov a retrouvé le sourire samedi en remportant le contre-la-montre de 54 km disputé samedi autour d'Albi. Mais la surprise du jour est l'oeuvre du Danois Michael Rasmussen (11e) qui conserve son Maillot Jaune, devant l'Australien Cadel Evans (2e), et Alberto Contador. Klöden, Kashechkin et Cancellara ont chuté sur le parcours détrempé.
Si c'est un aigle d'or qui déploie ses ailes sur le drapeau kazakh et le maillot d'Astana, c'est bien un phénix qui a survolé la 13e étape samedi. Le corps et le moral meurtris après une chute sur la route d'Autun, Alexandre Vinokourov a renoué avec la victoire à Albi, surpassant spécialistes de l'effort solitaire et prétendants à la victoire finale. Le parcours vallonné de 54 km autour la cité tarnaise a été avalé tout en puissance (48,674 km/h de moyenne) par le Kazakh qui n'a jamais quitté sa position aérodynamique optimale, y compris lors de l'ascension de la côte de la Bauzié, principale difficulté du tracé. Sa 4e victoire sur le Tour lui permet ainsi de gagner dix rangs au général même si le podium est encore loin (9e à 5'10").
Attentistes lors du passage des Alpes, se marquant constamment à la culotte, les autres favoris pourraient se mordre les doigts dans les Pyrénées. Les Espagnols ont en tout cas mordu la poussière lors de ce chrono : Alejandro Valverde et Iban Mayo, sur le podium samedi matin, ont cédé de précieuses minutes (+ 6'04" et 6'08"), et sortent du top 10. Finalement, c'est le jeune Alberto Contador, vainqueur du dernier Paris-Nice et attaquant impressionnant dans les Alpes, qui portera désormais les espoirs ibériques (7e samedi et 3e du général à 2'31") sur les pentes pyrénéennes.
Rasmussen tout terrain
Paradoxalement, c'est également au sein de l'équipe Astana que figure également le grand déçu du jour. Alors qu'il pouvait enfin enfiler le costume de leader incontestable, l'Allemand Andreas Klöden n'a même pas enfilé le Maillot Jaune qui lui était promis. Devancé par son leader (+1'39"), l'ancien équipier de Jan Ullrich n'a pu prendre le dessus sur un concurrent direct, Cadel Evans. Sans avoir déclenché la moindre offensive jusqu'à présent, l'Australien est désormais fermement installé sur le podium au général (2e), devançant tous les favoris. Ou presque.
Car le leader de l'équipe Lotto-Predictor devra faire face à un Michael Rasmussen étonnant de résistance et toujours en Jaune après deux semaines de course. Malgré l'adversité, malgré les polémiques qui auraient pu l'étouffer, malgré un exercice qui n'est pas sa spécialité (85e et 114e dans les chronos en 2006), le "poulet de Tollose" n'a pas perdu trop de plumes (11e samedi à 2'55").
A l'orée de la dernière semaine, la bataille pour la victoire finale pourrait mettre aux prises deux anciens spécialistes du VTT, qui ont maîtrisé le parcours détrempé samedi. Très glissant en début d'après-midi, le bitume a en revanche piégé les coureurs trop téméraires, comme le champion du monde Fabian Cancellara, l'Ukrainien Yaroslav Popovych ou le Russe Vladimir Gusev, mais aussi Andreas Klöden et Andreï Kashechkin.
Moreau boit la tasse
A l'image de la première partie du Tour, les coureurs de Cofidis ont été les animateurs malheureux du début de l'étape.
Parti avant les averses, Bradley Wiggins a longtemps détenu le meilleur temps avant de céder face à la puissance de Vinokourov. Le Britannique prend néanmoins la 5e place (+ 2'14"). Après ses 190 km d'échappée en solo entre Semur-en-Auxois et Bourg-en-Bresse, le champion du monde de poursuite a prouvé qu'il pouvait tenir la distance.
Son coéquipier Sylvain Chavanel a été l'un des rares à sortir la tête de l'eau dans le camp français. Attaquant insatiable depuis Londres, l'ancien champion de France de la spécialité s'est montré tout aussi combatif pour intégrer le top 10 du jour (8e + 2'38").
Christophe Moreau a quant à lui complètement bu la tasse. Peu à l'aise sur sa selle, le leader d'AG2R finit dans les bas-fonds du classement (+ 9'26") et est désormais exclu de la lutte pour le classement général. Il devrait se concentrer sur les victoires d'étapes, seul horizon envisageable pour un peloton français incapable de suivre les plus gros braquets.
Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/07/2007 à 12:05 :: Sports
Les temps forts de la douzième étape, marquée par la victoire de Tom Boonen
Aux alentours de 13h00, les coureurs s'élancent de Montpellier pour rallier Castres, soit 178,5 kilomètres. Deux départements, l'Héraut et le Tarn, sont traversés. L'étape est promise aux baroudeurs avec comme principale difficulté un col de deuxième catégorie, situé à 50 kilomètres de l'arrivée. (Photo Reuters)
Comme il en a pris l'habitude depuis le début de ce Tour, Sylvain Chavanel tente sa chance avec une attaque dès le premier kilomètre. Lui et sept autres coureurs seront repris 20 kilomètres plus tard. (Photo L'Equipe)
Après un début d'étape nerveux, marqué notamment par l'attaque de Chavanel, un duo parvient à fausser compagnie au peloton au kilomètre 50. Il s'agit du Français Pierrick Fédrigo (Bouygues Telecom), vainqueur l'an passé à Gap, et de l'Espagnol Amets Txurruka (Euskaltel), inconnu du grand public. Les deux fuyards s'entendent parfaitement et vont compter jusqu'à 11'30" d'avance sur le peloton. Le duo bascule au sommet de la montée de la Jeante (50 km de l'arrivée) avec une avance de 5 minutes et commence à y croire. Mais la poursuite engagée par les équipes de sprinters (Liquigas, Lampre et Quick Step) va provoquer leur perte. (Photo L'Equipe)
Cruelle désilusion pour l'échappée du jour. Fédrigo et son compagnon d'échappée sont repris à seulement un kilomètre de l'arrivée. «L'objectif était de prendre une échappée, je l'ai prise et on est parti à deux devant. Le vent de face ne nous a pas aidés. Je me suis aperçu qu'on était rattrapés juste avant l'arrivée, en regardant un grand écran. On sortait d'un rond-point et j'ai vu que le peloton revenait, c'est là que j'ai compris que c'était perdu. On va maintenant tenter de bien passer les Pyrénées, parce qu'après il reste deux belles étapes pour les baroudeurs», a déclaré Fédrigo. (Photo L'Equipe)
Bien emmené par ses équipiers, notamment son poisson-pilote habituel, Geert Steegmans, Tom Boonen cueuille à Castres son deuxième bouquet sur ce Tour 2007. Le star belge de la Quick Step impose sa puissance et devance le vétéran de 37 ans Erik Zabel (Milram), une nouvelle fois deuxième, et le Sud-Africain Robert Hunter (Barloworld), le vainqueur de la veille. (Photo L'Equipe)
Boonen conforte ainsi son Maillot Vert et enlève la sixième victoire d'étape de sa carrière sur le Tour de France. En outre, le sprinteur belge apporte à son équipe, la Quick Step, le quatrième succès sur cette Grande Boucle. (Photo Reuters
Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/07/2007 à 12:03 :: Sports
la onzième étape marquée par la victoire du Sud-Africain Robert Hunter (Barloworld). Christophe Moreau a, lui, été piégé et a perdu plus de trois minutes sur les principaux favoris.
Par une température encore chaude, presque 30 degrés, le départ est donné de Marseille vers 13h15. Les 171 coureurs encore en lice doivent rallier Montpellier, soit près de 183 kilomètres sur un parcours pratiquement plat propice aux baroudeurs et aux sprinteurs. (Photo Reuters)
A 71 kilomètres de l'arrivée, l'équipe Astana de Vinokourov, malheureuse depuis le début de ce Tour, tente un coup de poker. Les coéquipiers du Kazakh provoquent une cassure au sein du peloton dans l'espoir de distancer quelques favoris....Juste après le coup de force des Astana, le peloton est étiré et casse à plusieurs endroits. Moreau fini par sauter quelques minutes plus tard. La chasse des AG2R pour rentrer est lancée... (Photo L'Equipe)
Mais insuffisamment remis de sa chute et mal placé, Moreau est distancé immédiatement. Le Français, avec l'aide de ses équipiers, ne ménage pas ses efforts pour revenir. En vain... Le retard sur le peloton va progressivement augmenter. La brutale accélération des Astana a condamné l'échappée du jour. Le champion d'Allemagne Fabian Wegmann, le Kazakh Dmitriy Fofonov, l'Espagnol Xavier Florencio, le Belge Philippe Gilbert et l'Ecossais David Millar, échappés dès la première heure de course, ont été repris à 38 kilomètres de l'arrivée (Photo L'Equipe)
Robert Hunter (Barloworld) a, certes, profité de l'absence des meilleurs sprinters dont Tom Boonen, retardé dans une chute lors du final, pour s'adjuger au sprint cette 11e étape. Mais le Sud-Africain, qui a décroché le premier bouquet de sa carrière dans la Grande Boucle, a su imposer sa puissance pour devancer le Suisse Fabian Cancellara (CSC) et le Brésilien Murilo Fischer (Liquigas) (Photo Reuters)
Hunter a ainsi offert à son équipe Barloworld, l'une des formations de deuxième division invitées cette année, son deuxième succès après celui du grimpeur colombien Mauricio Soler à Briançon. C'est également le premier succès d'un Sud-Africain sur le Tour de France. (Photo L'Equipe)
Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/07/2007 à 11:43 :: Sports
LES FORCES EN PRESENCE
Les favoris de l'édition 2007 du Tour de France qui se sont élancés au départ du tour à Londres.
Il l'a dit et redit: «C'est l'année ou jamais». A 33 ans, Alexandre Vinokourov n'aura sans doute pas d'autres occasions de remporter la course de ses rêves. Absent l'an dernier et cinquième en 2005, il reste le grand favori et son potentiel n'est plus à démontrer. Avec Paolo Savoldelli, Andrei Kashechkin et Andreas Klöden, l'équipe Astana a bâti un groupe taillé pour lui assurer le maillot jaune à Paris. Son début de saison a été plutôt discret jusqu'à ce qu'il montre le bout de son nez sur les routes du Dauphiné. Deux éléments pourraient venir perturber «Vino» dans son entreprise. Son entente avec Klöden, un vainqueur potentiel, sera-t-elle fructueuse et sa formation continue d'être dans la tourmente après le récent contrôle positif de l'un de des coéquipiers, Mathias Kessler. Vinokourov, lassé par les rumeurs de dopage, se dit lui victime d'un acharnement médiatique. (Photo L'Equipe)
Alejandro Valverde fait figure de favori au même titre que Vinokourov et Klöden. L'Espagnol est toujours à la recherche d'un succès dans un grand tour et l'an dernier il avait été largement battu sur le Tour d'Espagne par ce même Vinokourov. Tout comme «Vino», Valverde possède une équipe redoutable avec Oscar Peirero, deuxième l'an dernier et Vladimir Karpets, vainqueur du Tour de Catalogne et du Tour de Suisse. Victime d'une chute l'an dernier en début de Tour, il avait dû abandonner prématurément. En 2005, pour sa première participation au Tour, il a signé une victoire de prestige lors de la 10e étape, Grenoble-Courchevel. Après un bon début de saison avec des succès sur le Tour de Valence et le Tour de Murcie, il est apparu à la peine sur les routes du Dauphiné. (Photo L'Equipe)
Andreas Klöden est le leader de rechange de l'équipe Astana. Deuxième en 2004, troisième en 2006, ses références sur la Grande Boucle sont solides. En haute montagne, ses possibilités sont énormes et même supérieures à celle de Vinokourov. Reste à savoir comme l'Allemand va cohabiter avec «Vino», le leader officiel. Comme le Kazakh, Klöden est soupçonné d'avoir eu recours au dopage. L'intéressé a répondu cette semaine qu'il n'avait rien à cacher. «J'ai progressé continuellement, pas à pas, sans dopage et malgré tout, on me soupçonne toujours, on me range parmi les tricheurs et cela me fatigue», a-t-il déclaré. (Photo L'Equipe)
Denis Menchov a les armes pour accrocher le podium à Paris voir plus. Vainqueur du Tour d'Espagne en 2005, il possède de grosses qualités de rouleur mais également de grimpeur. Il avait frappé les esprits l'an dernier en s'imposant lors de l'étape montagneuse, Tarbes - Val d'Aran Pla-de-Beret. Troisième du Tour de Catalogne et quatrième sur le Dauphiné, le Russe fait preuve d'une belle constance depuis le mois de mai. Son équipe devrait être sur tous les fronts avec Michael Ramussen qui visera un troisième maillot à pois consécutif, Oscar Freire les sprints et Thomas Dekker une victoire d'étape. (Photo L'equipe)
Franck Schleck s'était révélé l'an dernier en remportant l'étape de l'Alpe d'Huez. Chasseur de classiques avec un succès sur l'Amstel Gold Race en 2006, il possède en outre un profil de grimpeur et devrait jouer son va-tout en montagne. Avec son coéquipier, Carlos Sastre, également excellent grimpeur, ils formeront un duo redoutable dans les Alpes et les Pyrénées. Onzième l'an dernier à Paris, il a largement les moyens de faire mieux et de finir dans les trois premiers à Paris. (Photo L'Equipe)
Difficile de ne pas citer Christophe Moreau parmi les outsiders tant le mois de juin du Français a été exceptionnel. A 36 ans, le coureur d'AG2R semble vivre une seconde carrière. Vainqueur du Dauphiné, Moreau s'est offert un véritable récital en devenant champion de France le week-end dernier. Sa grosse expérience du Tour de France où il est arrivé quatre fois meilleur Français, va forcément être un atout. Avec le maillot tricolore sur les épaules et son profil de rouleur-grimpeur, il ambitionne une place sur le podium à Paris. Sa meilleure place (4e) dans la Grande Boucle remonte déjà à 2000 où pour trente secondes il avait laissé filer le podium à Joseba Beloki.(Photo L'Equipe)
Coureur très complet, Cadel Evans fait partie des outsiders au même titre que Christophe Moreau. Il peut donc viser le podium. Septième de Paris-Nice, sa deuxième place sur le Dauphiné juste derrière le Français en dit long sur son état de forme. L'Australien est apparu autant à l'aise dans le contre-la-montre d'Anneyron que dans l'étape du Ventoux. Huitième en 2005, cinquième l'an dernier, il progresse d'année en année. Seule ombre au tableau, son équipe est loin d'avoir la consistance de celle de Valverde ou Vinokourov. (Photo L'Equipe)
Excellent rouleur, Levi Leipheimer a le potentiel pour viser le podium à Paris. Après cinq ans d'exil, il a fait cette saison son retour dans une équipe américaine. Au sein de sa formation, il devrait partager le rôle de leader avec l'Espagnol Alberto Contador et l'Ukrainien Yaroslav Popovych. Depuis le début de la saison, Leipheimer s'est montré discret notamment sur les routes du Dauphiné qu'il l'avait remporté l'an dernier. Il n'a jamais été en mesure de prendre part à la lutte finale. L'an dernier, il avait déçu sur le Tour de France avec une treizième place. (Photo L'Equipe)
Avec Levi Leipheimer et Yaroslav Popovych, Alberto Contador est l'une des cartes maîtresses de la Discovery Channel. L'ancienne formation de Lance Armstrong semble vouloir lancer dans le grand bain ce jeune espagnol de 24 ans. En début de saison, Contador a remporté sa première grande course avec un succès sur Paris-Nice. Depuis il s'est imposé sur le Tour de Castille et Leon et s'est montré à son aise sur le Dauphiné Libéré. Excellent puncheur sur les bosses, ses possibilités en haute montagne sont encore inconnues. (Photo AFP)
Avec l'éviction d'Ivan Basso, Carlos Sastre partagera le rôle de leader avec Franck Schleck au sein de la CSC. Depuis deux ans, il collectionne les places d'honneur : 4e en 2006, 8e en 2004. Son potentiel en montagne est important, il figure toujours aux avant-postes dès que la route s'élève. Vainqueur d'une étape montagneuse en 2003, il sera un allié de poids pour Schleck. Le podium à Paris est largement à sa portée. (Photo AFP)
Floyd Landis usant de tous les artifices judiciaires pour échapper à un déclassement programmé, Oscar Pereiro est toujours dans l'attente de se voir attribuer la victoire dans le Tour de France 2006. Samedi au départ du prologue de Londres, il va s'élancer avec le dossard de n°1. L'Espagnol avait réalisé une excellente Grande Boucle l'an dernier même si les circonstances l'avaient avantagé. (il s'était glissé dans la plus longue échappée lors de la 13e étape, ce qui lui avait permis de revenir dans la course au général). Pur grimpeur, il peut être un leader de rechange en cas de défaillance de Valverde. (Photo L'Equipe)
Cette saison, Vladimir Karpets semble confirmer tous les espoirs placés en lui. Le Russe, excellent rouleur, vient en effet de remporter coup sur coup le Tour de Catalogne et le Tour de Suisse. Il s'était révélé en 2004 sur le Tour de France en terminant avec le maillot blanc de meilleur jeune sur les épaules. Il vient donc de s'offrir le Tour de Suisse avec une belle sixième place lors du contre-la-montre. Sur le Tour, il devrait travailler pour son leader, il a toutefois les armes pour viser une victoire d'étape ainsi qu'une place dans les dix premiers. (Photo L'Equipe)