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LES JEU DE BEIJING EN PERMANENCE

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 10/08/2008 à 10:07 :: Sports

BEIJING 2008, vous pouvez consulter le site suivant:

http://fr.beijing2008.cn


 

Finale de la COUPE DU MONDE de Rugby 2007

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/10/2007 à 8:37 :: Sports

 

 

 

 

 

 


 LES SPRINGBOKS MAÎTRES DU MONDE

 

 

 
 

L'Afrique du Sud est devenue championne du monde grâce à sa victoire (15-6) sur l'Angleterre à l'issue d'une finale fermée et intense. Douze ans après, les Springboks retrouvent leur couronne mondiale au terme d'un tournoi parfaitement maîtrisé. Mais l'Angleterre peut rendre son trophée la tête haute.

 
 

Une partie d'échec

Après avoir apporté son lot de surprises, la Coupe du monde 2007 a donc finalement sacré l'équipe la plus méritante, la plus complète, celle qui a tout au long de la compétition trouvé le meilleur équilibre dans son jeu entre l'attaque et la défense.

 Les Springboks partaient avec le statut de favoris, mais ils se méfiaient grandement de ces diables d'Anglais, revenus de nulle part pour défendre leur titre après avoir piégé tour à tour l'Australie et la France. La revanche du match de poules (remporté facilement par les Sud-Africains 36-0) s'annonçait tendue et fermée, avec un énorme combat d'avants pour gagner la possession du ballon. Il a suffi de voir ce mélange d'émotion et de concentration pendant les hymnes pour comprendre que ce match sentait la poudre.

 Dans un stade nettement acquis à leur cause, les Anglais ont attaqué la rencontre tambour battant, en mettant une grosse pression sur un adversaire qui a d'abord paru fébrile. Le début du match s'est résumé comme souvent à une guerre de coups de pied pour occuper le terrain adverse. Une relance mal négociée de Tait a offert trois points à Montgomery, mais dans un Stade de France frigorifié, le XV de la Rose a tout de même semblé plus à son aise. Wilkinson a d'ailleurs égalisé assez rapidement, confirmant que la partie d'échec qui commençait allait être acharnée. La preuve encore dans la foulée : Montgomery doublait la mise après un hors jeu de Moody, alors que Wilkinson avait manqué un drop.

Rythmé, rugueux, le match a tenu toutes ses promesses en terme d'intensité, même s'il manquait encore de l'ambition dans le jeu. Les Anglais ont encore préféré allumer des chandelles, mais ont commencé à reculer sous les coups de boutoir sud-africains, emmenés par Smith ou Burger. Butch James s'est ensuite procuré la première grosse occasion d'essai. Il a perforé à lui tout seul le rideau blanc après une merveille de coup de pied à suivre, mais a été repris par une cuillère in extremis.

Doucement mais sûrement, les Boks, avec une nouvelle fois un grand Du Preez à la baguette, ont semblé mettre la main sur le match, même en étant dominés devant. Plus entreprenants, ils auraient même dû marquer un premier essai après une inspiration géniale de Steyn, mais le petit prodige a mangé un quatre contre un en bout de ligne. Montgomery a quand même enquillé trois points de plus après un tour de force impressionnant de son pack.

Les Boks sont rentrés au vestiaire avec un avantage de six points (9-3), en se disant que l'équipe qui vire en tête à ce moment-là en finale a toujours été sacrée.


 

L'Angleterre a tout essayé

 

La seconde période a pourtant démarré sur un coup de semonce après un éclair de Matthew Tait, qui a distribué des cartes de visite dans la défense adverse. Sur la même action, un retour désespéré de Du Preez a poussé Cueto en touche, et Monsieur Rolland a refusé l'essai après un très long recours à la vidéo, pour savoir si l'ailier anglais avait mis le pied en touche.

 La pénalité de Wilkinson n'a été qu'une maigre consolation, et l'action n'a pas fini de faire jaser dans les pubs outre-Manche. Ce fut le tournant du match, d'autant que le XV de la Rose, qui avait perdu son capitaine Vickery à la pause, a dû faire sans Jason Robinson, son meilleur joueur, touché à l'épaule. Sans se décourager, les champions en titre ont encore beaucoup tenté, et ont eu la maîtrise du ballon pendant de longues minutes.

C'est là que l'arrière de Sale a surtout manqué, parce que jamais les Anglais n'ont trouvé la solution, malgré un courage exemplaire.

Les Sud-Africains ont tenu bon, au prix d'une défense exceptionnelle et ils ont même creusé l'écart sur une pénalité généreuse accordée par l'arbitre. Celui-ci n'avait pas sifflé la même obstruction quelques minutes plus tôt dans l'autre sens (15-6). La fin de match promettait d'être irrespirable, et l'Angleterre méritait franchement mieux que ça, après avoir largement dominé la seconde période.

Mais il y a eu sans doute trop de fautes et d'imprécisions pour inverser la tendance. Le chrono a défilé, et les espoirs anglais se sont amenuisés en même temps que les réserves de gaz dans les corps fourbus. Les dernières tentatives ont été vaines, et l'Afrique du Sud a pu exulter au coup de sifflet final.

Les Springboks auront simplement mieux su marquer sur leurs temps forts. Ils ont gagné à l'anglaise, avec sérieux et intelligence, et ont bien mérité leur couronne sur l'ensemble du tournoi. Le vieux Os Du Randt peut rentrer dans sa ferme la conscience tranquille, après un deuxième titre. Les Springboks sont de magnifiques champions du monde et ont clôturé en beauté la grande fête que fut la Coupe du monde de rugby en France.

Rendez-vous maintenant dans quatre ans en Nouvelle-Zélande.

 

La victoire en images de l'Afrique du Sud face à l'Angleterre (15-6) lors de la finale de la Coupe du monde.

 

ANGLETERRE - AFRIQUE DU SUD (6-15) : En soulevant le trophée Webb-Ellis, John Smit, capitaine de l'Afrique du Sud, est au bord des larmes : «J'essaie de ne pas pleurer. C'est un sentiment que vous ne pouvez pas traduire en mots. C'est une récompense pour ces quatre années d'engagement et de dur travail.» (Photo L'Equipe)

 

ANGLETERRE - AFRIQUE DU SUD (6-15) : Le XV de la Rose n'a jamais renoncé à franchir l'agressif rideau défensif sud-africain, mais rien n'y a fait. (Photo L'Equipe)

 

ANGLETERRE - AFRIQUE DU SUD (6-15) : Duel aérien entre Bryan Habana et l'Anglais Paul Sackey. L'ailier Sud-Africain, à la fois explosif et hyperactif, a été à la hauteur de l'événement avec huit essais lors de cette Coupe du monde. Record de Jonah Lomu, en 1999, égalé. (Photo L'Equipe)

 

ANGLETERRE - AFRIQUE DU SUD (6-15) : Coup de sifflet final et deuxième sacre, à douze ans d'intervalle, pour les Springboks. La déception des Anglais est énorme. (Photo L'Equipe)

 

ANGLETERRE - AFRIQUE DU SUD (6-15) : Phil Vickery, capitaine et pilier, n'a pas permis au XV de la Rose de conserver son titre : «Je ne peux blâmer personne, ni les joueurs, ni les supporteurs. Nous avons passé un moment magique ici. Bravo à l'Afrique du Sud. C'était la meilleure équipe, c'est leur victoire. Nous devrons attendre quatre ans de plus.» (Photo L'Equipe)

 

 

 

RUGBY - COUPE DU MONDE

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 14/10/2007 à 13:40 :: Sports

 

 

 

 

 

 


 Après la défaite, le coaching de Laporte est mis en cause

 

 

Inutile de décrire la déception qui se lisait sur le visage de Bernard Laporte à l'issue de la défaite des Bleus face à l'Angleterre samedi soir au Stade de France (9-14) en demi-finale de la Coupe du monde. Marqué, l'entraîneur des Bleus n'en a pas moins tenu à féliciter l'adversaire anglais, mais également ses joueurs qui, selon lui, n'auront pas demérité.


 

Au lendemain de la défaite de l'équipe de France de rugby contre l'Angleterre en demi-finale de la coupe du monde, les choix de l'entraîneur sont remis en question.

 

- Bernard Lapasset, président de la fédération française de rugby : "Je ne comprends pas la manière dont on a joué ce soir. Quand on joue contre les anglais, on ne joue pas comme des Anglais. On joue à la française et on fait des passes". 
(Le Parisien, dimanche 14 octobre)

 

- Frédéric Michalak : "ça se joue à rien, une erreur, un manque de chance. Les Anglais ont su quoi faire pour nous faire c..., nous retarder les ballons pour que notre jeu ne se mette pas en place.

Le match de la semaine dernière nous a marqués moralement et physiquement. On n'est pas là le jour J. Les grands champions sont là le jour J. On n'a pas voulu vraiment être champions aujourd'hui. (Avant le match, l'ambiance dans l'équipe) ressemblait pas mal à (l'avant match de) l'Argentine. La remise des maillots par ceux qui ne jouent pas... il y avait quelques signes. Les joueurs appliquent les consignes, on leur dit de taper dans un ballon, ils tapent dans un ballon. Ca a fonctionné contre les Blacks parce qu'eux essayent toujours de faire un exploit. Les Anglais ne cherchent pas l'exploit, ils nous renvoient le ballon et attendent l'erreur.

Il fallait jouer autrement, oui, on aurait pu y arriver avec un peu plus d'ambitions, en travaillant plus les ballons portés. On a aussi manqué de fraîcheur collective et d'envie collective. (Sur l'essai du début de match), on n'est pas rentré dans le match, après on est devant au score mais on ne s'en sort pas."(...)"Je suis très déçu pour tous les gens qui nous ont suivis. Je pense qu'on n'a pas vraiment réussi à jouer avec nos armes. La tactique était la même que contre les All Blacks, jouer au pied. Ce match se joue sur une erreur.

C'est une grosse occasion manquée mais il faut relativiser. On a fait ce qu'on a pu."
(Déclaration, dimanche 14 octobre)

- Sébastien Chabal : "On n'a pas eu la bonne stratégie. je pense qu'on aurait peut-être dû jouer un peu plus, mais sur le coup, si je marque (à la 68e), on dit que c'était bien. Ca ne tient à rien. Il n'y a pas grand-chose à dire. On est déçus. Je n'ai même pas envie de parler du match. On va leur souhaiter d'aller au bout."
(Déclaration, dimanche 14 octobre)

- Laurent Perrin, journaliste au Parisien qui donne une note de 2/10 à Bernard Laporte : "Le sélectionneur n'a pas vu que les héros de Cardiff était à bout de souffle. En voyant Chabal errer sur le terrain on a une pensée pour Nallet dans les tribunes. On se demande à quoi sert le remplacement de Heymans par Dominici. Bien malin celui qui peut déchiffrer la stratégie élaborée pour vaincre des Anglais au jeu simpliste"
(Le Parisien, dimanche 14 octobre)

- Erwan Le Duc, journaliste au Monde.fr : "Difficile de ne pas regretter la frilosité tactique d'un XV de France qui n'a jamais déployé ses ailes. Difficile de ne pas pointer du doigt l'incapacité tricolore à répondre au défi tactique imposé. Difficile de ne pas voir dans ce jeu au pied contre nature et improductif une épine plantée dans les semelles des arrières français".
(Le Monde.fr, dimanche 14 octobre)

- Christian Jaurena, journaliste à L'Equipe : "Les regrets vont être éternels. Pas sur le mérite des Anglais d'avoir maté leurs adversaires, mais sur le plan de jeu, choisi, buté et obtus, par les hommes de Bernard Laporte". (L'Equipe, dimanche 14 octobre)0

- Michel Dalloni, journaliste à L'Equipe : "Face à l'Angleterre (...), dont elle cherche à s'inspirer, la France n'aura finalement pas pu rivaliser. Peut-être n'avait-elle pas besoin de puiser son inspiration ailleurs que dans ses propres racines. C'est finalement la grande leçon d'hier : les Anglais ont vaincu parce qu'ils n'ont jamais renoncé à être anglais". (L'Equipe, dimanche 14 octobre)

- Olivier Joly, journaliste au JDD : "Les Français n'ont jamais été aussi menacés que par eux-mêmes. C'était déjà le cas à Sydney il y a quatre ans. Mais à l'époque, leur stratégie était trop ambitieuse. Celle d'hier ne l'était pas assez. Ce n'est pas un progrès". (JDD, dimanche 14 octobre)

- Laurent Benezech, ancien international de rugby : Il y a deux raisons à la défaite, la forme physique et "la mauvaise exploitation de ce groupe par le staff. A la fois parce qu'on a décidé une stratégie de jeu en demi-finale, qui est contraire à tout ce qu'on a fait précédemment. Quelle que soit la qualité des joueurs, ils ne peuvent pas répondre en trois jours de préparation à une demande de l'entraineur. Toute la théorie de "on gagne à trente", "il n'y a pas d'équipe-type", "on change toujours l'équipe"... sauf cette semaine, a rendu la tâche encore plus difficile aux joueurs. (…) il y avait une très grande qualité dans ce groupe. Il a seulement été mal géré".
(L'equipe.fr, dimanche 14 octobre) 

NOUVELOBS.COM | 14.10.2007 

     

 

 

Coupe du Monde de Rugby: Le rêve brisé

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 14/10/2007 à 13:15 :: Sports

 

 

 

 

 

 


 Le sélectionneur de l'équipe de France revient sur la défaite de samedi soir

 

 

 

Entretien.
Bernard Laporte : «Les joueurs n’ont pas su se libérer»
 
 
 
 
 
L’équipe de France s’est fait sortir samedi soir de la course à la Coupe du monde. Elle ne remportera donc pas le trophée à domicile, mais reste en lice pour la troisième place qui se jouera vendredi prochain. Bernard Laporte revient sur la déception de l’équipe de France.

 
Quel est votre sentiment après cette défaite en Coupe du monde ?

Je suis évidemment très déçu. Notre objectif était de gagner ce match, d’aller jusqu’en finale et de remporter la Coupe. L’aventure s’arrête là. La déception est immense, surtout pour les joueurs qui ont donné de l’âme, du cœur, de l’envie durant la compétition, alors que tout avait mal commencé.
 

 
Le jeu mis en place n’a-t-il pas enfermé les joueurs, les empêchant de prendre l’initiative ?

Les joueurs n’ont pas su se libérer. C’est d’ailleurs la consigne que nous avions donnée à la mi-temps dans les vestiaires, celle d’essayer de se lâcher davantage. Mais chaque équipe craignait la défense de l’autre, ce qui a donné un jeu timoré. Le premier essai nous fait mal. Nous avons eu une occasion de marquer sur ce match à la 66e, quand Vincent Clerc perce. Ça se termine par un renvoi en 22 très court, nous nous retrouvons à nouveau à jouer chez nous, et puis nous écopons de cette pénalité. C’est le tournant du match. La deuxième mi-temps était un peu plus rythmée, mais nous avions peur aussi de cette défense anglaise. On vient mourir à 5 points, on peut dire que pour le jeu, cette Coupe n’est pas une grande Coupe, mais quand on voit le carré final, elle n’est pas non plus mauvaise.


La France n’a pas non plus toujours pris les bonnes décisions.

Il y a deux ballons que nous tapons en drop alors qu’il y avait certainement de la place pour les jouer. Les avants anglais ont été particulièrement efficaces, ils ont réussi à écrouler nos mauls, et ensuite à nous perforer. Nous avions décidé d’essayer de jouer par dessus, mais nous ne l’avons pas fait suffisamment. Nous aurions pu effectivement jouer deux ou trois ballons de plus.

 
Reste la petite finale à dispute, l’équipe alignée aura-t-elle envie de se donner ?

Je ne connais pas une équipe qui ne rentre pas sur le terrain sans l’envie de bien disputer un match. Il y a dans le groupe des joueurs qui doivent entrer, il faut qu’on les voit sur le terrain, notamment ceux qui n’ont pas joué les quarts de finale et même la demie de ce soir. Mais ils ne vont pas entrer en se disant qu’ils ont envie de perdre, ça n’existe pas. Et puis, c’est la Coupe du monde 2011 que ces joueurs sont déjà en train de préparer, ils ont quelque chose à montrer maintenant à celui qui sera le nouveau sélectionneur.

 
Votre bilan en Coupe du monde est contrasté

On perd deux fois en demi-finale contre l’Angleterre. Mais cette fois, je pense que les deux équipes se valaient. Il s’en est fallu de douze minutes pour faire basculer le match. Le rugby doit rebondir vite. Mais le rugby français est quand même trois fois champion d’Europe en quatre ans, c’est une nation qui compte quand même. La Nouvelle-Zélande a perdu en quart de finale, on ne va pas dire qu’ils sont mauvais pour autant. En rugby, il y a toujours une équipe qui gagne, et là ce n’est pas nous, c’est sûr.
Stéphanie Platat
LIBERATION.FR : dimanche 14 octobre 2007

 

 

Tour de France - 20e étape

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 30/07/2007 à 20:31 :: Sports

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TOUR ET CONTADOR PRENNENT LA CLÉ DES CHAMPS

 


  

 

 

J'avais pris le parti de vous suivre avec vous le Tour de France, mais trois semaines, entre Londres et Paris, affaires de dopage et tricheurs ont accaparé l'attention et la tête de la course. C'est triste.

 

L'Espagnol Alberto Contador a officiellement remporté la 94e édition du Tour de France dimanche à l'issue de la dernière étape remportée au sprint sur les Champs-Elysées par Daniele Bennati. Mais tous les esprits sont déjà tournés vers l'avenir, après une course polluée par les affaires de dopage.

 

Trois semaines de Tour un peu "fou", comme l'a défini son vainqueur Alberto Contador, et finalement une dernière étape qui fait dans le classique. Dimanche, entre Marcoussis et les Champs-Elysées, le peloton a choisi de respecter la tradition : la fête puis le sprint massif. Les 146 rescapés de la course ont parcouru la première partie des 146 km du parcours à un train de sénateurs. L'occasion de célébrer ses vainqueurs et de s'intéresser un peu au palmarès : Juan Mauricio Soler meilleur grimpeur, Tom Boonen meilleur sprinteur, Discovery Channel meilleure équipe et Alberto Contador, meilleur tout simplement.

 

Comme le veut la tradition, la course a repris ses droits à l'approche de la Tour Eiffel, après un passage assez symbolique du peloton à Châtenay-Malabry, à l'ombre du laboratoire national de dépistage du dopage. Sur les huit tours de manège aux Champs-Elysées, plusieurs coureurs se sont offert une dernière partie de manivelle, avec un solo de Freddy Bichot (Agritubel) avant une tentative d'évasion de dix fuyards, dont trois Français (Portal, Charteau et Delage). La police des équipes de sprinteurs a veillé scrupuleusement au regroupement massif dans les derniers kilomètres : pendant que Boonen (5e) s'évertuait à défendre son Maillot vert, l'Italien Daniele Bennati a triomphé tout en puissance sur le pavé parisien, devançant le "tenant du titre" Thor Hushovd et le vétéran Erik Zabel pour son deuxième succès de l'année. Dans sa foulée, l'ensemble du peloton a pu pousser un "ouf" de soulagement.
 


Les organisateurs préparent 2008

 

«Nous sommes arrivés sur ce Tour plein d'illusions.» S'il évoque avant tout le bilan sportif d'AG2R, Vincent Lavenu traduit également au détour d'une phrase l'état d'esprit du peloton à l'issue de trois semaines d'un Tour éprouvant pour les coureurs et toute la caravane : «Je bosse toute l'année pour que mon équipe vive, expliquait-il dimanche matin à Marcoussis. Mon rythme de vie est dicté par cet événément majeur qu'est le Tour. La fête a été gâchée par quelques personnes malhonnêtes.» Au terme de vingt étapes et 3.570 kilomètres, l'actualité extra-sportive a pris le pas sur la chronique de la course et place au second rang le palmarès de cette 96e édition.

 

Pressés de tourner la page, Patrice Clerc, patron d'ASO, et Christian Prudhomme, directeur de la course, préparent déjà leur révolution pour le Tour 2008, avec un divorce annoncé avec l'UCI, le renforcement de l'engagement éthique et l'hypothèse de la réapparition d'équipes nationales.

 


Contador couronné mais soupçonné

 

A 24 ans, Alberto Contador pourrait aussi incarner l'avenir du cyclisme. Débarqué sur le Tour avec le statut d'équipier de Levi Leipheimer (3e du classement général), encore cantonné au rang de grand espoir il y a dix jours par son directeur sportif Johan Bruynel, le grimpeur de Discovery Channel remporte le Tour de France dès sa deuxième participation et confirme son potentiel tant loué depuis plusieurs années. En devançant les trentenaires Cadel Evans et Levi Leipheimer de quelques secondes, l'Espagnol a réalisé le rare exploit de cumuler Maillot blanc du meilleur jeune et Maillot Jaune.

 

Depuis trente ans, seuls Laurent Fignon et Jan Ullrich en avaient fait autant. Pour se faire une place au firmament du cyclisme, Contador devra avant tout se défaire des soupçons et faire oublier l'affaire Puerto qui lui colle aux doigts comme un vieux sparadrap : «Aujourd'hui, plus on est haut, plus on est soupçonné.» Dimanche sur les routes franciliennes, son poursuivant australien, "pas kamikaze", n'a même pas tenté de boucher le faible écart (23 secondes) qui le séparait de la gloire. Comme l'expliquait son directeur sportif Hendrik Redant : «Il a envie de rester sur son vélo et que tout se passe bien pour cette dernière journée».

 

Malgré quelques éclaircies, le Tour s'est achevé sous la pluie.

 

CYCLISME - Tour de France - Dopage

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 26/07/2007 à 9:43 :: Sports

 

 

 

 

 

 

 

Rasmussen, prié par son équipe de quitter le Tour !

 


Le chaos continue... Alors que la journée a été marquée par l'annonce du contrôle positif de l'Italien Cristian Moreni de la formation Cofidis, provoquant le départ de l'équipe, Michael Rasmussen quitte le Tour de France !

 

L'équipe Rabobank a pris la décision de retirer Michael Rasmussen de l'épreuve. (L'Equipe)

Michael Rasmussen ne sera pas au départ de la Grande Boucle jeudi à Pau. Son équipe, Rabobank, a acquis la conviction que le Danois, qui avait remporté la 16e étape mercredi, a délibérément menti pour échapper à des contrôles inopinés. Rasmussen a été conspué mercredi malgré sa victoire à Gourette. La formation néerlandaise hésite d'ailleurs à continuer l'épreuve. Le Maillot Jaune devrait revenir à l'Espagnol Alberto Contador.

Le Tour de France est plus que jamais dans le chaos.

 

 

Du pain sur la planche (mis à jour)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/07/2007 à 17:37 :: Sports

 

 

 

 

 

 


Un coup de poignard de plus!

 

 


Après Vinokourov, le Tour de France entaché par un nouveau cas de dopage

 

 

L'Italien Cristian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone lors du Tour de France, le 25 juillet 2007. | AFP/FRANCK FIFE 

AFP/FRANCK FIFE

 

 

L'Italien Cristian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone lors du Tour de France, le 25 juillet 2007.

 


Au lendemain de l'annonce du contrôle positif du Kazakh Alexandre Vinokourov, mardi 24 juillet, le Tour de France a été rattrappé par un nouveau scandale. L'Italien Cristian Moreni, de l'équipe française Cofidis, a subi un contrôle positif à la testostérone à l'issue de la 11e étape du Tour de France, entre Marseille et Montpellier, le 19 juillet, indique mercredi 25 juillet le site Internet de L'Equipe.

 


Une première analyse a révélé, selon nos informations, un ratio testostérone/épitestostérone de 1/6. Au-delà de 1/4, le ratio est considéré comme anormalement élevé. Le laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) a alors effectué une analyse par spectrométrie de masse (IRMS), qui permet de distinguer la testostérone endogène, c'est-à-dire produite naturellement par le sportif, de la testostérone exogène. La prise de la principale hormone mâle – qui agit sur la force musculaire, la vigueur et l'endurance – a alors pu être confirmée.
 
 

Vinokourov positif

Alexandre Vinokourov (Astana) a été contrôlé positif aux transfusions homologues lors du contre-la-montre d'Albi le 21 juillet, où il s'était imposé. Le Kazakh, vis-à-vis duquel l'UCI avait manifesté sa défiance après avoir avoué travailler avec le docteur Ferrari, a subi lundi un nouveau contrôle sanguin après sa victoire d'étape à Loudenvielle. Suite à ce contrôle, Astana a décidé de quitter le Tour.

 

Réactions

David Millar (Photo l'Equipe) (SCO/Saunier Duval) - (au bord des larmes) «Je suis triste, c'est un de mes coureurs préférés. On ne peut pas faire ça au cyclisme, on ne peut pas faire ça aux coureurs propres, on ne peut pas faire ça au Tour de France. Moi, je cours le Tour de France sans une piqûre. Je veux que les gens croient en mon sport, je veux que les gens croient au Tour de France.»


Eric Boyer (Manager Cofidis) - «Je suis totalement écoeuré. J'espère que Vinokourov n'aura pas la lâcheté de nier, qu'il nous expliquera, qu'il nous dira qui l'a aidé, qui a participé à cette saloperie, parce qu'il a pas pu faire ça tout seul. Vinokourov, il nous disait qu'il ne travaillait avec le Dr Ferrari que pour des plans d'entraînement. Il nous disait qu'il était courageux, que les Français l'aimaient bien, qu'il était plus fort que la douleur, il nous disaient que nous Français on ne savait pas faire, qu'on était des fainéants, on se rend compte que c'est un gros salopard, qui à travers ces pratiques jette encore une fois le discrédit sur le cyclisme. C'est un coup dur de plus, j'espère qu'encore une fois on s'en relèvera. Je ne regrette pas ce que je dis depuis plusieurs jours, plusieurs mois. Je demande que toute l'équipe Astana quitte le cyclisme le plus tôt possible.»

Marc Madiot (directeur sportif Française des Jeux) - «Une surprise? Même pas. Rien à dire. Dehors ! Circulez, y'a rien à voir.»

Roger Legeay (manager de Crédit Agricole): «Quelle horreur ! C'est insupportable ! Mais jusqu'où vont-ils aller ? C'est maintenant que tout ce qui a été mis en place depuis des années, les chartes éthique, les engagements, doit être appliqué. On a eu raison de se démarquer, de ne pas jouer dans la même cour. Il faut être intraitable. Dehors !» (AFP)

 

Bachelot pessimiste

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports Roselyne Bachelot n'a pas exclu la possibilité qu'il y ait d'autres contrôles anti-dopage positifs, cette semaine, sur le Tour de France. «Je veux combattre le dopage avec la plus grande détermination», a t-elle promis au micro de France Info, avant d'ajouter : «Nous ne pouvons pas exclure que cette semaine, d'autres tests se révèlent positifs

Le geste des coureurs

Marqués comme tout le monde du cyclisme par le contrôle positif d'Alexandre Vinokourov mardi, et du climat de suspicion générale qui entoure le Tour de France, les coureurs des six équipes françaises et des deux équipes allemandes ont décidé de faire un geste mercredi au départ de la 16e étape. Les cyclistes ont prévu de s'avancer sur la ligne de départ et d'effectuer un "sit-in" pendant quelques minutes pour protester contre le dopage en général.

Interview de Christian Prud'homme

L'oeil de J.F Bernard

 

 

Cyclisme et dopage

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/07/2007 à 8:14 :: Sports

 

 

 

 

 

 


Tour de France: Vinokourov s'en va dans un parfum de scandale

 


  

La carrière d'Alexandre Vinokourov, qui aura 34 ans en septembre, s'est sans doute arrêtée à Pau, mardi, et elle laissera derrière elle un parfum de scandale.

Contrôlé positif au soir de sa victoire dans le contre la montre d'Albi samedi, le Kazakh a quitté le Tour de France en catimini, lors du jour de repos.

Si la contre-expertise qu'il a demandée confirme qu'il a fait usage de transfusions sanguines homologues, le Kazakh risque une suspension de deux années.

Au soir d'une journée mouvementée, la formule "cette année ou jamais !" que Vinokourov avait employée avant le départ de Londres résonne d'une manière étrange.

Comme l'a rappelé le patron d'ASO, Patrice Clerc, lors d'une conférence de presse improvisée, "Vinokourov est certes une personnalité particulière mais il a triché."

Le Kazakh, qui avait avoué avoir bénéficié de l'aide du sulfureux Michele Ferrari pour ses programmes d'entraînement, a "commis l'irréparable", a ajouté Clerc.

Ce contrôle, le premier positif de sa carrière, signe sans doute la fin d'un champion hors norme doté d'un palmarès enviable et qui avait su se forger une image de guerrier infatigable parmi les spectateurs du Tour.

Alexandre Vinokourov avait été remarqué par Gilles Mas, le directeur sportif du club de Saint-Etienne, qui l'avait convaincu de venir s'installer dans le Forez pour tenter sa chance en Europe.

JAMAIS

En 1997, "Vino" était passé professionnel chez Casino et avait immédiatement gagné de belles courses, les Quatre Jours de Dunkerque notamment en 1998, le critérium du Dauphiné libéré en 1999 avant de rejoindre l'équipe Telekom de Jan Ullrich dont il devenait l'ami.

L'ombre de l'Allemand, la star du cyclisme Outre-Rhin, très souvent mêlé à des affaires (un contrôle positif en 2002 avant d'être le premier à être confondu dans l'affaire Puerto) n'avait pas atteint Vinokourov.

Le Kazkah avait continué sa moisson d'honneurs remportant Liège-Bastogne-Liège, l'Amstel Gold Race, Paris-Nice à trois reprises, et cinq étapes dans le Tour de France.

En 2000, Vinokourov avait offert au Kazakhstan une médaille olympique dans la course en ligne et était devenu l'icône de tout un peuple, le représentant du rêve et de la réussite.

Sans doute cette dimension patriotique a-t-elle conduit Vinokourov, marié et père de trois enfants, installé à Monaco, à faire des choix critiquables.

La quête d'une victoire dans le Tour de France, son dernier rêve, avait pris mauvaise tournure lors de la première semaine lorsqu'il chuta sur la route d'Autun.

Blessé aux deux genoux, il s'était maintenu sur le vélo mais avait craqué dans les Alpes, se retrouvant à plus de huit minutes du maillot jaune Michael Rasmussen à Briançon.

Il s'était effondré en larmes sur la ligne d'arrivée, comprenant que ce serait "jamais" plutôt que "cette année".

Vainqueur samedi du contre la montre d'Albi au terme duquel il a été contrôle positif, Vinokourov avait repris espoir mais sa résurrection était due au dopage.

 

 

 

Désirs d'Avenir Charente - Blog créé avec ZeBlog