Calendrier

« Mai 2008
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Message de Ségolène

Madeleine Ngombet Chargée du blog « Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle. » Ségolène Royal

JEAN PIERRE DENIEUIL Coordonnateur DE DESIRS D'AVENIR 16

Madeleine Ngombet Chargée du blog

Catégories

Derniers billets

Sondages

Pages

Compteurs

Compteurs par ville

   

Liens

Fils RSS

Un an de Nicolas Sarkozy à l'Elysée

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/05/2008 à 14:03 :: Revue de presse

 

Un an de Nicolas Sarkozy à l'Elysée

 

Les éditoriaux de la presse française commentent, mardi 6 mai, l'anniversaire des un an de Nicolas Sarkozy à L'Elysée.


LE MONDE
Editorial

"(...) Arrivé à l'Elysée avec plus d'atouts que la plupart de ses prédécesseurs, le chef de l'Etat les a gâchés avec presque autant d'énergie qu'il avait mis à les obtenir. Hier conquérant et triomphant, le voilà décrié, affaibli, empêtré. Les premières mesures du "paquet fiscal" ont donné le signal désastreux d'une politique qui semblait faite "pour les riches", tout en privant le budget de masses financières précieuses. La conjoncture économique internationale n'a rien arrangé depuis. Au lieu du solide professionnalisme qu'on prêtait au président, amateurisme, bricolages et cafouillages ont dominé l'action de l'exécutif. Sans parler du mélange des genres entre vie privée et fonction présidentielle. Il reste quatre ans à M. Sarkozy pour réparer les dégâts. Faute de quoi, après le regain d'intérêt, presque de passion, pour la politique qu'a permis l'élection présidentielle, il porterait une lourde responsabilité. Celle d'avoir, une nouvelle fois, creusé le fossé entre le peuple et ses dirigeants."

L'HUMANITE
Pierre Laurent

"(...) Le mensonge continue. Il doit être dénoncé, démasqué, empêché autant qu'il est nécessaire. Il faut aussi agir plus fort. Et personne n'a inventé mieux que l'action unie. Face aux pouvoirs récalcitrants, elle reste le plus convaincant des antidotes. C'est aux salariés, à la jeunesse d'en construire les bases solides, et de les garantir dans la durée. Franchises, retraites, salaires, postes d'enseignants... Toutes les batailles sont gagnables. Rappelons-nous ce qui a fait, il y a deux ans, la force du mouvement anti-CPE. Mais ce n'est pas tout. Parce qu'après le CPE, 2007 est passé par là. L'échec nous enseigne qu'il faut construire sans attendre du politiquement durable à gauche. Être efficace contre la politique Sarkozy, c'est aussi mettre en débat les conditions d'un nouveau contrat politique de changement."

LA LIBERTE DE L'EST
Gérard Noël

"Cet an 1 de la Sarkozie sera-t-il fêté avec force enthousiasme au sein même de la grande famille majoritaire? On peut imaginer au contraire que c'est la discrétion qui prévaudra tant la déception a été à la hauteur des espoirs suscités par l'élection de l'homme de la rupture. Les 53% de Français qui avaient été séduits par un discours novateur et un volontarisme affiché ont en grande majorité perdu toute illusion sur la capacité du chef de l'Etat à améliorer leur ordinaire (le Président du "pouvoir d'achat"), à moderniser les institutions (quid du discours d'Epinal ?) et à sortir le pays du marasme ("Les caisses sont vides"). Douze mois seulement et le lien s'est rompu (la voilà la rupture!) La question est de savoir désormais si Nicolas Sarkozy est en mesure de rebondir. (...)"


LE PROGRES DE LYON
Francis Brochet

"Un an, déjà, depuis les vocalises de Mireille Mathieu, place de la Concorde. La nuit au Fouquet's et la croisière à Malte. Les images s'accélèrent... La vague bleue acclame les ministres roses. Lunettes noires, jogging. Cécilia sauve les infirmières bulgares, Kadhafi campe à Marigny. L'épaule qui avance, la tête qui décroche: "Moi, j'vais vous dire..." Le paquet fiscal écrase les droits de succession. Les cheminots défilent, les régimes spéciaux trépassent. "Les caissses sont vides". Cécilia est partie, Carla apparaît à Disneyland. Le pétrole monte, le pouvoir d'achat baisse, la popularité s'effondre, les municipalités tombent à gauche. "Casse-toi, pauvre con". Le Premier ministre existe, il réforme. Moins de lunettes noires, moins de discours. "J'ai fait des erreurs. Aujourd'hui, tout est en ordre". Il promet un anniversaire discret. Hier soir, à la télévision: "Rocky II, la revanche".


L'ALSACE
Patrick Fluckiger

"(...) Le reproche que l'on peut faire au président de la République est d'avoir cru, comme presque tous ses prédécesseurs, qu'il lui suffirait d'être élu pour galvaniser la France. Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing avait tenté de rajeunir le style de la présidence. Avant lui, François Mitterrand voulait +changer la vie+. Avant lui, Jacques Chirac a dû renier ce qu'il présentait comme son plus cher désir: combattre la fracture sociale. Tous ont été confrontés, cruellement, aux réalités économiques et politiques qui les ont empêchés d'appliquer leurs promesses de campagne. Giscard n'a pas réussi à moderniser l'Etat; Mitterrand a pris le tournant de la rigueur deux ans après son élection et Chirac six mois seulement après son entrée à l'Elysée. C'est dire que pour Nicolas Sarkozy, rien n'est perdu: seul Giscard d'Estaing a été battu à l'issue de son mandat. Mitterrand et Chirac, eux, ont été réélus."


LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST
Hervé Cannet

"Nicolas Sarkozy a fait rêver les Français: pendant près de huit mois, ils l'ont à la fois adoré et détesté, admiré et jalousé, le fameux syndrome passion-haine, où l'émotion prend le pas sur la raison. Il fallait changer, il allait changer. Il fallait réformer, il allait réformer. Les Français étaient d'accord. Ce qu'il disait, il le ferait. Il l'a fait. Mais la magie a cessé d'opérer. Quand se situe exactement la rupture? La dégringolade entamée dans l'opinion publique n'a guère été freinée par les nouvelles règles de gouvernance que s'impose désormais - contraint et forcé - l'hôte de l'Élysée. (...) Sarkozy II version soft a bien du mal à (re)naître des décombres de Sarkozy I, version hard. L'éternel candidat n'a pas vraiment réussi à se glisser complètement dans la tunique élyséenne. Pas étonnant qu'il hésite à aller se faire réconforter par les militants UMP dans la salle Gaveau, là où il y a tout juste 365 jours, il triomphait sans partage!

LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Michel Helvig

"(...) La promesse d'augmentation du pouvoir d'achat a fait long feu. Ce qui pourrait se concevoir au regard d'une situation économique mondiale qui s'est effectivement détériorée, lui est vertement reproché du fait de l'assurance avec laquelle il affirmait, au cours de la campagne présidentielle, que sa seule élection et les premières mesures mises en place - notamment le " paquet fiscal " - suffiraient à provoquer un "choc de croissance". On l'attend toujours, alors que les Français redoutent de plus en plus un "détricotage" de leurs droits sociaux. Il ne reste plus que quatre ans au président de la République pour renouer avec la confiance des Français. Si l'on considère que la dernière année sera dominée par les premières manoeuvres de la campagne présidentielle de 2012, si l'on se rappelle que les élections européennes se tiendront en 2009 et les régionales en 2010, cela laisse finalement peu de temps pour une présidence "utile". Et s'il était déjà trop tard?"

L'EST REPUBLICAIN
Chantal Didier

"Pour quelqu'un qui n'aime pas les anniversaires, Nicolas Sarkozy est servi. Un an après son élection, il n'est question que de son bilan, de son style, de sa politique, voire de son inconscient. Cela tient pour partie au goût français pour les commémorations, mais aussi à la volonté de comprendre comment un président aussi bien élu est devenu aussi mal aimé. Le pays se serait-il choisi comme prince un enfant, de ceux qui cassent le jouet tant désiré ?Ou les Français resteraient-ils ces Gaulois toujours prêts à hisser leur héros sur le pavois pour mieux le vilipender au premier retournement venu ? Un peu des deux, sans doute, et la déception se révèle à la hauteur de l'ancienne passion. Accédant à l'Elysée après trente ans de combat politique, Nicolas Sarkozy a fait ce qu'il a dit: une présidence engagée, l'ouverture, des réformes à tout va, un style plus direct. Le tout avec l'énergie qui le caractérise, mais jusqu'à ébouriffer. Au point que le mouvement a fini par ressembler à de l'agitation et que la musique élyséenne est devenue " Le marteau sans maître ". (...)"

LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier

"(...) Dans la sinistrose récurrente de nos compatriotes, Nicolas Sarkozy était apparu rafraîchissant et même enthousiasmant par sa volonté de redonner espoir aux Français. Un an après, deux de nos compatriotes sur trois ont retiré la confiance qu'ils avaient placée en lui. Nous sommes passés d'un excès à l'autre, de l'euphorie à la déception. Première erreur dont Sarkozy est largement responsable, avoir laissé croire que la politique, par une rupture de comportement, était à nouveau capable de résoudre tous les problèmes. Cette toute puissance est source de désillusion car nous sommes prisonniers de l'environnement européen et mondial. Conséquence, la mauvaise tenue des fondamentaux (déficits, endettement, commerce extérieur...), et le manque de résultats ont vite rendu insupportable l'immodestie du discours. D'où le recadrage de la présidence " bling-bling ". Après avoir tant critiqué son prédécesseur, le chef de l'État en est revenu à une plus grande sobriété qui rappelle la prudence du chiraquisme. (...)"


LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus

"(...) Hélas, à travers ses tribulations, le chef de l'État s'est montré bien moins sûr de lui que le candidat. Il a même commis des fautes de goût impardonnables. En chute persistante dans les sondages, le voilà qui s'est lui-même condamné, pour les quatre ans qui viennent, à une éprouvante course-poursuite sur terrain mondialisé défavorable. Après avoir tant espéré de cet enthousiaste président de rupture qui promettait de ne pas leur mentir et de ne pas les trahir, le plus grave est que les Français sont retombés dans le doute. Ils sont redevenus schizophrènes: ils savent les réformes nécessaires mais ne croient plus en leur réussite. Du coup, des Cassandre avachis dans leur immobilisme prophétisent: "Ça va mal finir". C'est évidemment excessif... même si cela aurait pu beaucoup mieux commencer."

LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard

" Quand (Nicolas Sarkozy) a voulu faire bouger un pays engoncé dans ses immobilismes, il a eu raison. Raison encore quand il a voulu entreprendre toutes les réformes à la fois. Raison toujours, quand il a souhaité bousculer les conformismes. Mais il a sous-estimé la complexité d'une nation de 63 millions d'habitants qui ne se dirige pas comme une entreprise. Il a fait un bras d'honneur au temps. Il a négligé la solidarité. Quant à la crise mondiale, elle était largement prévisible et, si elle lui donne quelques circonstances atténuantes, elle ne l'exonère pas de s'être trompé par omission et par légèreté. Il a fait des erreurs, certes, et choqué avec des comportements provoquants, mais ce n'est pas son style, ni ses déboires affectifs, ni Cécilia, ni Carla, qui sont responsables de la désaffection de l'opinion. Son échec - peut être provisoire - il le doit surtout à une ambition sans boussole, en espérant qu'elle ne soit pas sans âme."


LA VOIX DU NORD
Hervé Faure

"(...) Lui qui voulait renvoyer au musée de la République ses prédécesseurs et leur façon de présider en monarque républicain s'est rendu compte un peu tard que les Français ne l'avaient pas élu pour cela; qu'ils étaient même beaucoup plus attachés qu'on pouvait l'imaginer à cette conception d'un président arbitre à la parole rare; qu'ils ne pouvaient admettre qu'un président de la République se mette au même niveau d'insulte qu'un pêcheur en colère ou qu'un visiteur mal embouché du Salon de l'agriculture. (...) Mais les Français n'attendent pas seulement de leur président qu'il renoue avec la hauteur de la fonction. Ils attendent aussi et surtout l'amélioration de leur situation promise par le +président du pouvoir d'achat+. Aujourd'hui Nicolas Sarkozy devrait annoncer une revalorisation des retraites au 1er septembre couvrant la hausse des prix en 2008. Là aussi il faut s'attendre au service minimum vu l'état des comptes du pays."


PARIS NORMANDIE
Michel Lepinay

"(...) On pourrait aligner ainsi les exemples, qui illustrent cette guerre de mouvement que Nicolas Sarkozy semble avoir déclaré à la société française. Pour son bien, pense-t-il. Au nom de la rupture, il secoue certitudes économiques et acquis sociaux, mais est aussi capable, lorsqu'il s'agit d'immigration ou d'éducation de réhabiliter vieilleries ou préjugés simplistes... juste pour rompre avec une idée de la modernité différente de la sienne. Ça part dans tous les sens, et du coup ça affole les sondages. Parce qu'on ne saura qu'après, s'il a vraiment réformé le pays, ou simplement mis la France cul par-dessus tête".


L'UNION
Hervé Chabaud

"(...) Après le bleu azur de mai 2007, le président peut-il évacuer le gris noir qui plombe l'horizon et le propulse bien bas dans les sondages? S'il veut reconquérir la part de son électorat qui n'a pas aimé sa façon d'être plus qu'il n'a détesté sa politique, il lui faut se recentrer sur le coeur des réformes nécessaires. Il dispose encore de quatre ans ce qui est peu et beaucoup à la fois. La conjoncture défavorable handicape le chef de l'Etat et le gouvernement mais comme depuis vingt-cinq ans on a préféré la statu quo aux changements indispensables face à un monde qui bouge, il arrive un temps où il est impossible de reculer. Nicolas Sarkozy a été élu pour agir. Il ne changera pas de cap mais les Français ont besoin de résultats pour retrouver du tonus et croire en l'avenir."
 
 
Vue de l'étranger : "Pas de champagne pour Sarkozy"
 
 
À l'heure où Nicolas Sarkozy célèbre son premier anniversaire à l'Élysée dans un climat morose, la presse internationale n'y va pas avec le dos de la cuiller. Pour El Pais, le chef de l'État est passé en un an "du ciel à l'enfer". Le quotidien espagnol épingle tour à tour son style ostentatoire, l'exhibitionnisme de ses histoires de coeur utilisées comme "écran de fumée", l'échec de sa principale promesse qui était de devenir le président du pouvoir d'achat mais aussi le séjour de Kadhafi en France.

Le bilan d' El Pais est cinglant : "Le succès est certain dans la vie privée mais dans la vie publique, c'est la chute libre." Le quotidien concède à peine l'existence d'un "effet Carla" qui serait en train de changer le chef de l'État.


Le quotidien suisse Le Temps a monté une petite pièce de théâtre pour retracer la première année de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Après le bling-bling de "l'excès de confiance" et de la "distraction sentimentale", l'horizon s'obscurcit. L'acte III correspond aux "réformes dans la brume" et l'acte IV sera - peut-être - celui du "rebondissement". Mais reste à savoir comment le chef de l'État va refaire surface. "L'avenir s'annonce difficile. L'espoir de rupture qui, en mai 2007, avait brièvement redonné le moral aux Français, a cédé la place à un pessimisme désabusé", note le quotidien.


"Il fait davantage que Chirac en douze ans"

L'International Herald Tribune dessine un avenir moins sombre. Vu la véritable "fascination" qu'il exerce en France, Nicolas Sarkozy a toutes les chances de rebondir d'ici la fin de son mandat, explique-t-il. Mais pas de quoi pavoiser pour autant. En titrant "Pas de champagne pour Sarkozy" pour souffler cette première bougie, l' IHT liste quelques réformes intéressantes mais non achevées, et dont le coût reste à évaluer.

Le magazine britannique The Economist file aussi la métaphore théâtrale. Tout au long de cette année, les décors ont changé et les costumes aussi. Nicolas Sarkozy a finalement troqué son jogging de président complètement "électrifié" et d'hyperprésident pour une tenue plus sobre. Mais la plume du journaliste n'est pas assassine. "Un an de fonction n'est pas suffisant pour évaluer définitivement le chef de l'État. En mettant sur les rails plusieurs de ces mesures, il a fait davantage que son prédécesseur Jacques Chirac en douze ans", juge The Economist .
 
 
NOUVELOBS.COM ET LE POINT/FR | 06.05.2008
 
 
 

Revue de presse du 13 novembre

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 13/11/2007 à 11:34 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


 Le temps des grèves

 

 


La plupart des éditorialistes commentent, mardi 13 novembre, le mouvement qui doit commencer le soir-même dans les transports.

LIBERATION
Fabrice Rousselot

"(...) Sa stratégie, elle est sans fioritures: les Français, croit-il, sont avec le gouvernement parce qu'ils ne veulent plus des régimes spéciaux. Et sont donc contre la grève. Le calcul, pourtant, est dangereux. Derrière ces grognes qui s'accumulent pointent en effet les germes d'une fronde anti-Sarko qui pourrait se révéler d'une autre envergure. Notre sondage le montre: les Français soutiennent plutôt le Président face aux grévistes, mais condamnent sans détour Sarkozy sur sa politique économique et notamment sur le pouvoir d'achat. Dans son flot de promesses, au-delà des slogans trop faciles du genre 'Travailler plus pour gagner plus', le Président a oublié que son électorat le jugera principalement sur l'amélioration ou non de sa vie de tous les jours. A vouloir jouer l'épreuve de force en imposant des efforts à certains après avoir accordé des cadeaux fiscaux aux plus riches, Sarkozy, salaire triplé en poche, risque gros. Le risque d'une paralysie sociale qui pourrait se transformer en contestation générale de la méthode Sarko. Et, à ce moment-là, plan B ou pas, il faudra bien négocier pour trouver une issue..."

LA CROIX
François Ernenwein

"(...) Côté exécutif, il ne sert à rien d'afficher une détermination qui sera, bien sûr, intenable si le mouvement devait se prolonger. Côté syndicats, le risque de l'impopularité menace dans une opinion qui approuve la réforme des régimes spéciaux et qui a élu Nicolas Sarkozy pour ses promesses de changement. Quant à l'opposition de gauche qui cherche maladroitement à surfer sur la vague du mécontentement tout en disant qu'il est nécessaire de s'attaquer au dossier des retraites, elle s'est déjà mise hors jeu en n'offrant pas d'alternative crédible. Si la grogne enfle encore, le PS et ses alliés donneront le sentiment d'en être réduits à souffler sur les braises. Si la majorité gagne cette épreuve de force et conduit le changement, la gauche subira le discrédit de ceux qui auront voulu empêcher la réforme. Bien sûr, l'extrême gauche peut espérer faire son miel des désordres. Mais le pays aurait sans doute beaucoup plus à perdre qu'à gagner à une telle hypothèse. Au fond la véritable seule incertitude dans ce tableau assez convenu porte sur le calendrier des négociations et des compromis indispensables. Cette date viendra, c'est sûr. Le plus tôt serait le mieux."


L'HUMANITE
Maurice Ulrich

"En quel étrange pays dans notre pays lui-même sommes-nous, pour que le président de la République, dont on connaît le goût ostentatoire de l'argent et les amitiés dorées, vienne parler d'" équité " pour faire la leçon aux privilégiés que seraient les cheminots, gaziers, électriciens et autres ? 500 000 personnes, a-t-il dit, qui cotisent 37,5 années quand 25 millions cotisent 40 ans. En opposant les uns aux autres d'une manière à peine déguisée, le gouvernement et la droite semblent bien chercher l'affrontement. Déjà, deux mouvements, dont l'un s'appelle Alternative libérale, appellent à manifester dimanche contre les grèves. L'UMP roule des épaules, Xavier Bertrand prévient, 'les grèves peuvent durer', et François Fillon, en affirmant qu'il ne fait pas de pronostic sur la durée de la grève, se la joue façon Bayard : ' Quand on fait son devoir, on n'a pas peur. ' Le gouvernement veut attaquer une place forte, et cette place ce n'est pas les régimes spéciaux, c'est le régime général des retraites."


SUD OUEST
Patrick Berthomeau

"(...) En disant redouter un mouvement dur, il (ndlr: le gouvernement) met tous les atouts dans sa manche : en cas d'affrontement sévère, il stigmatise les ' privilégiés jouant perso' et accentue les divisions dans le monde du travail. En cas de recul syndical, il se loue de sa fermeté et fait la preuve qu'il a la main. En proposant vendredi une ultime négociation avec l'État patron avant le déclenchement de la grève, Bernard Thibault espérait sans doute éviter le piège. En rejetant la proposition et en renvoyant à une négociation au sein des entreprises concernées, Xavier Bertrand, déjà, se posait en maître du jeu. S'est-il montré trop présomptueux ? La réponse sera, comme toujours, dans l'ampleur de la mobilisation et la détermination des acteurs. Pour le mouvement syndical, le risque est considérable et, qu'on le veuille ou non, dépasse désormais le seul enjeu des régimes spéciaux de retraite."


LIBERATION CHAMPAGNE
Jorge d'Hulst


"(...) Au lieu de rechercher un terrain d'entente, Nicolas Sarkozy préfère le bras de fer. En misant sur une opinion publique peu favorable aux régimes spéciaux. Seulement, le chef de l'Etat devrait savoir que l'opinion publique est versatile. Déjà, sa façon de vouloir mettre à genoux une catégorie sociale interpelle. Car nous sommes loin de la rupture qu'il préconisait durant sa campagne présidentielle. Il revient à la bonne vieille méthode française: on s'affronte et l'on voit ensuite ce qu'il est possible de faire. Malheureusement, on sait où mène ce genre de comportement. Alors qu'en privilégiant la négociation, l'Allemagne parvient à se réformer, la France fait figure de lanterne rouge dans ce domaine. Les archaïsmes ne se trouvent pas toujours là où l'on croit."


LA PROVENCE
Gilles Dauxerre

"(...) Le chef de l'État a misé gros sur ce conflit dont il ne doute pas de sortir vainqueur et donc politiquement gagnant. Privé du "choc de confiance" que son élection devait provoquer sur l'économie, critiqué par les Français qui se plaignent d'une baisse de leur pouvoir d'achat, confronté à la grogne des élus UMP qui pestent contre son manque de considération à leur égard, Nicolas Sarkozy tient à afficher sa fermeté sur le dossier des retraites. Car c'est une source majeure de sa crédibilité et donc une clef essentielle des réformes futures. Qu'il lâche trop visiblement sur ce sujet et il devra renoncer à ses ambitions. Pour autant, une méthode trop brutale risquerait de retourner l'opinion et d'agglomérer les mécontentements. Notamment ceux des étudiants, dont le mouvement contre la loi Pécresse est encore hésitant, et ceux des fonctionnaires, qui vont manifester la semaine prochaine. Oui, cette grève est politique et c'est Nicolas Sarkozy qui est à la manoeuvre. De son habileté dépendra la suite."


LE DAUPHINE LIBERE
Didier Pobel

"(...)Lorsqu'un gouvernement n'a rien à perdre, il a, si l'on ose dire, les coudées franches. Il peut brandir la fermeté même en ayant déjà inclus l'éventualité d'un recul. Mais, à l'inverse, dans un environnement plus porteur, le chef de l'État doit, de façon subtile, s'inventer une attitude modulable entre la détermination pour laquelle il a été élu ("Je l'ai dit, je le ferai") et la capacité d'adaptation sans laquelle la posture initiale pourrait très vite se voir réduite à une simple crispation. C'est donc ici, au coeur de ce noeud gordien serré de surcroît comme les cordons de la bourse des ménages, qu'est attendu le président de la République au cours des prochains jours. Dans son aptitude à prouver que la "rupture", si largement prônée -et plébiscitée-, ne peut pas, en une de ces volte-face sociales dont l'"opinion" a le secret, lui rejaillir en boomerang à la face au premier automne chaud venu".


L'ECLAIR DES PYRENEES
Philippe Reinhard

"(...) La coagulation des grognes n'est pas certaine, mais elle est possible. Si les cheminots, les gaziers et les électriciens, les agents des transports publics, mais aussi les fonctionnaires, les pêcheurs, les artisans routiers, les professions judiciaires et, cerise sur le gâteau, les étudiants parvenaient à constituer un front commun de tous les conservatismes contre le président et le gouvernement, l'épreuve de force serait alors inévitable. ()Contrairement à ce qui s'est passé en 1995 avec Juppé et en 2005 avec Villepin, le refus de battre en retraite serait, cette fois-ci, tout à fait légitime. Les réformes entreprises par Nicolas Sarkozy ne sont pas sorties du chapeau présidentiel. Elles étaient clairement inscrites dans son programme longuement énoncé au cours de la campagne électorale. Sarkozy ne prend personne en traître. Il fait ce qu'il a dit. Et, ce qu'il a dit a été très largement approuvé par le peuple français.(...)"


L'UNION
Hervé Chabaud

"(...)Mais une grève interminable qui devient intolérable aux usagers peut se retourner contre un gouvernement très déterminé dès lors que les victimes privilégient le confort de leur quotidien à l'exigence politique de changement dans l'intérêt général.(...)S'il s'agit d'un baroud d'honneur par fierté militante avant de s'asseoir autour d'une table et de discuter sérieusement, cela peut passer. A l'Elysée comme à Matignon, on sait que céder sur cette question reviendrait tôt ou tard à cet immobilisme qui a fait reculer la France sur le front économique et sociétal et contre lequel Nicolas Sarkozy a été élu. Chacun est face à ses responsabilités mais tout le monde ne semble pas convaincu qu'il y a plus à gagner par la négociation que dans le conflit."


LA REPUBLIQUE DU CENTRE

Jacques Camus

"(...)La réforme des régimes spéciaux de retraite était pourtant de celles qui ne se discutent pas. Et que, d'ailleurs, personne ne discutait vraiment à gauche, à condition d'y mettre quelques formes. On pourra évidemment reprocher mille choses à Nicolas Sarkozy (en particulier de s'être dispersé) mais, sur ce dossier, le pouvoir n'a pas fermé toutes les portes. Qu'importe! Le conflit s'est radicalisé. Et certains n'attendaient que cela pour "organiser" le troisième tour de la présidentielle. L'appétit avec lequel l'extrême gauche étudiante tente d'embraser les amphis dans des votes à poings levés, témoigne de cette volonté de "coagulation" des luttes. Quitte à effrayer. Même Bruno Julliard, président de l'Unef et étudiant prolongé qui n'aura jamais tous ses trimestres pour partir en retraite à 60 ans, a pris ses distances avec les radicaux. Le PS est pareillement tiraillé entre le l'envie de profiter des désordres et la crainte que cela aille trop loin. Oui, cette épreuve est décidément de trop. Pour tout le monde."


LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
François Tartarin

" (...) Le seul vote qui compte, aux yeux du chef de l'Etat, demeure celui du 6 mai dernier, un vote qui vaut d'abord à ses yeux validation du projet présidentiel défendu pendant la campagne.(...) La majorité n'a de cesse de répéter qu'il n'est pas question de rejouer le scénario de 1995. En somme, la politique de rupture consiste à ne pas rompre face à l'obstacle. Céder, ce serait connaître la paralysie qui s'empara d'Alain Juppé il y a douze ans, et de Dominique de Villepin après l'échec du CPE, avec cette différence que le président de la République serait cette fois le premier atteint. Au moment où un nouveau sondage annonce la chute de popularité de Nicolas Sarkozy - en baisse mais toujours à 54 % - , un arbitrage se profile, sous la forme d'un autre vote. Les élections municipales de mars 2008, que Nicolas Sarkozy n'entend pas perdre, puisque ce sera, là encore, son affaire... "


LA VOIX DU NORD
Hervé Favre

"(...)La certitude de perdre la bataille de l'opinion devrait donc amener les responsables syndicaux à saisir rapidement les perches tendues par la direction de la SNCF avec la bénédiction du gouvernement. Derrière le principe intouchable du passage aux quarante ans de cotisation, il y a encore matière à aménagements spéciaux et catégoriels ! La Fédération autonome des agents de conduite (FGAAC) qui représente un ' roulant ' sur trois a ainsi déjà obtenu des garanties qui l'ont convaincue de se désolidariser du front syndical à la veille de la grève du 18 octobre. À partir de jeudi, c'est de la CGT que pourra venir ou non le signal d'une reprise dans les gares. Sans la participation à la grève de la première organisation de la SNCF (40 % des salariés), les jusqu'au-boutistes de SUDRail (15 %) ne peuvent espérer bloquer le trafic. Reste à savoir ce que le gouvernement peut ajouter sur la table des discussions pour convaincre la CGT qu'elle peut gagner plus en négociant plus !"


L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo

"C'est Battling Sarko contre les conformismes et l'inertie. Battling Sarko qui préfère l'épreuve de force à la réforme à petits pas. Battling Sarko qui connaît son baptême du feu social, avec lequel il joue sa réputation de réformateur. Ce match, il s'apprête à le livrer sous le signe de la détermination et de la fermeté. Mais il va le disputer seul. Comme un mano à mano avec les partenaires sociaux. Non que son gouvernement l'abandonne ou qu'il soit incapable de l'épauler. Mais parce qu'il gouverne en direct et se retrouve en pleine responsabilité devant l'opinion. Alors, après avoir joué durant sa campagne les théoriciens de la réforme, Nicolas Sarkozy aborde les travaux pratiques et prend des risques personnels. Dans le style " ça passe ou ça casse ", le président de la République qui compte sur l'appui des citoyens - les seuls juges qu'il se reconnaisse -, veut marquer le changement.(...)"


L'INDEPENDANT DU MIDI
Bernard Revel

"Dans un tel contexte d'insatisfaction, les mouvements sociaux qui commencent sont une arme à double tranchant. Ils peuvent détourner sur eux le mécontentement d'une population qui n'accepterait pas d'être "prise en otage" par des salariés plus "privilégiés" qu'elle. C'est ce qu'espère le gouvernement. Mais la possibilité existe aussi de voir cette population, lasse de se sentir sacrifiée, joindre son mécontentement à la contestation. Ainsi seraient réunies les conditions d'une crise difficilement contrôlable dont il n'y aurait d'autre issue qu'une vraie négociation, depuis trop longtemps retardée, sur le pouvoir d'achat et les salaires. Cela s'appelle un Grenelle social."


LA CHARENTE LIBRE
Jacques Guyon

"(...) On observera tout d'abord que c'est sans doute l'une des premières fois dans l'histoire de la Vème République qu'un président et une majorité largement élus se retrouvent seulement six mois plus tard face à un mouvement aussi large allant des cheminots aux fonctionnaires en passant par les étudiants mais aussi les magistrats. Sans doute faut-il voir dans cette accélération de l'histoire et ce défi si tôt lancé au nouveau pouvoir une des raisons pour lesquelles celui-ci affiche une telle détermination bravache. Et du coup le voici qui, face aux syndicats surjoue son inflexibilité dans une sorte de haka où il est moins question d'impressionner l'adversaire que de complaire aux 53% des Français qui ont voté la "rupture".(...)"


LE COURRIER PICARD
Francis Lachat

"(...) Pour autant, la partie n'est pas gagnée : car les sujets de mécontentement sont nombreux. Ajoutez à cela les étudiants, animés d'une protestation diffuse, mais bien réelle, et vous avez tous les ingrédients d'un conflit qui peut faire mal. En réalité, tout se jouera sur deux ou trois critères. Il faudra savoir si la grève dans les transports est capable de durer plusieurs jours. Et si elle finit par être acceptée par l'opinion publique. Si elle s'essouffle dès la fin de semaine, la partie sera gagnée par le gouvernement. Si elle dure jusqu'au mouvement de grève de la fonction publique, le 20 novembre, les choses seront alors plus faciles pour les syndicats. Mais de là à faire plier Nicolas Sarkozy, il y a une sérieuse marche à franchir."


NORD ECLAIR
Jules Clauwaert

" Du côté du pouvoir politique, le Président Sarkozy s'était tellement engagé à ne pas reculer, qu'il peut difficilement faire machine arrière, sans décevoir ceux qui continuent, selon les sondages, à lui faire confiance sur ce point. Mais il ne tient pas non plus à se montrer allergique à tout compromis. Interrogé hier à Berlin, où il présidait avec Angela Merkel un conseil des ministres franco-allemand, il citait en exemple les résultats en termes de croissance économique, obtenus par les réformes en Allemagne. Mais il semblait désireux de dédramatiser les tensions sociales actuelles, en précisant que sa porte reste ouverte au dialogue.(...) Ce qui peut donner du grain à moudre dans une négociation. Rappelons en effet qu'une grève coûte cher au pays, mais d'abord, sur leurs fiches de paye, aux grévistes. Et il incombe aux partenaires sociaux de mettre fin aux distorsions exagérées entre le haut et le bas de l'échelle des rémunérations, au sein même des entreprises."


LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier

"(...)Pour autant, la plupart de ceux qui s'opposent à toute évolution, du CIP à l'autonomie, en passant par le CPE, ont une vision du marché du travail datant d'il y a trente ans. Même Ségolène Royal envisageait, lors de sa campagne, de promouvoir un contrat spécifique pour les jeunes. Cette tyrannie du statu quo ne peut que desservir les moins favorisés et accentuer les mécanismes de reproduction sociale dénoncés par la vulgate marxiste. Outre les comportements antidémocratiques que traduisent certains détournements d'AG, cette instrumentalisation de la jeunesse par la politique et le social traduit un souverain mépris pour son avenir. Julien Dray a d'ailleurs pris ses distances avec les mots d'ordre débiles incitant les étudiants à envahir les gares. Égoïsme et irresponsabilité resteront durablement le legs des idées soixante-huitardes. Accolé au conservatisme français, ce nihilisme théâtral en est devenu le meilleur alibi."


LA PRESSE DE LA MANCHE
Jean Levallois

" (...)On peut aussi avoir une grève interminable qui ne parvienne pas à trouver une conclusion. Il est clair que le gouvernement est prêt à passer une période difficile, mais qu'il entend faire en France les réformes faites par nos voisins, qui n'étaient pas forcément populaires, mais qui ont permis de passer un cap difficile. Car, au fond, chacun veut sauver notre régime de retraite et la Sécurité sociale dont, rappelons-le, en 2008, le budget sera supérieur au budget de l'Etat, ce qui indique la place prise par les budgets sociaux dans nos vies. Il est donc nécessaire de les sauver, alors même que le nombre de retraités devient de plus en plus lourd à supporter pour les actifs qui, en proportion, se font de plus en plus rares. Reste que les réformes sont parfois impopulaires. Et que chacun peut exprimer son mécontentement. Cela fait partie de la confrontation démocratique. Voici donc le temps des grèves." 
 
Nouvel obs.com

 

 

"Scandale" de l'Arche de Zoé(suite)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 30/10/2007 à 13:29 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


La presse dénonce les "cafouillages" de Paris 

 

 
 
 
 
 
La presse française n'hésite pas à mettre en cause la responsabilité du gouvernement dans le "scandale" de l'Arche de Zoé, plusieurs éditoralistes dénonçant les "cafouillages" de la diplomatie française.


"Dans ce triste épisode, la France est apparue embrouillée, à court d'explications convaincantes, incapable d'agir efficacement en amont. Bref, coupable au minimum de négligence", accuse Le Monde dans son éditorial.


Le journal du soir note aussi que "les déboires au Tchad de L'Arche de Zoé tombent au pire moment pour le gouvernement, qui va devoir justifier son action - ou son inaction", soulignant que "le soutien logistique apporté par l'armée de l'air ne fait aucun doute"


"Le scandale de L'Arche de Zoé pose la question de la capacité d'intervention diplomatico-militaire de Paris", déplore le journal.


Dans Libération, François Sergent s'interroge: "Si une ONG dérape, pourquoi les autorités françaises et surtout le Quai d'Orsay, dirigé pourtant par un ancien humanitaire, ont-ils finalement laissé faire, permettant même à des avions de l'armée française de transporter ces Français aujourd'hui mis au pilori?"


Et de répondre: "A croire qu'ils veulent nier leurs propres responsabilités."

Même analyse de Frank De Bondt dans Sud-Ouest: "L'échec grotesque de l'ONG et le risque d'avoir à gérer ce qui s'apparenterait à une nouvelle affaire d'otages n'en rendent que plus impardonnables les cafouillages de notre diplomatie".


Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Jean-Claude Kiefer estime lui aussi que "les autorités savaient, ou du moins, se doutaient de quelque chose".


Moins catégorique, La Nouvelle République du Centre-Ouest, par la plume de Hervé Cannet, juge qu'il est "difficile d'éclaircir les nombreux mystères de cette opération et d'établir les fautes et les responsabilités réelles".


Patrick Fluckiger, de L'Alsace, note "la pénible impression que Paris force sur les qualificatifs pour ne pas perdre le soutien de N'Djamena dans le déploiement prochain de la force européenne à la frontière du Soudan".


Une attitude dénoncée par Jules Clauwaert dans Nord-Eclair: "Les traiter aujourd'hui en "pieds nickelés" inconscients, est un peu facile (...) Ne tirons pas sur les ambulances".
AP
 
 

 

 

Revue de presse LE MONDE.FR | 19.10.07

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 19/10/2007 à 19:34 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


 La France "prise en otage" par le divorce des Sarkozy, selon la presse internationale

 

 

 

 
Le diable s'est bel et bien habillé en Prada", écrit, vendredi 19 octobre, le quotidien suisse 24 heures, qui raconte l'"apogée malheureuse d'un mois d'octobre noir pour le président de la République". "Ce n'est pas la semaine de Nicolas Sarkozy", renchérit l'éditorialiste du Guardian. Ses ennuis ont commencé lorsque la France a été battue au rugby. Lundi, il a dû consentir à divorcer après avoir essayé, en vain, pendant un an, de convaincre Cécilia de rester. Jeudi, plus de 73 % des employés du rail étaient en grève et ont décidé de prolonger celle-ci vendredi, plus suivie que celle de 1995.

Le quotidien de centre gauche n'en reconnaît pas moins qu'en apparaissant comme la victime de ce "drame personnel", Nicolas Sarkozy a réussi à tirer un "avantage politique" de son divorce, tout en "volant" aux milliers de manifestants l'attention des médias.
 
Pour le Los Angeles Times, la messe est dite : "L'annonce du divorce l'emporte sur la grève", d'autant que "les Français sont plus habitués aux grèves de fonctionnaires qu'aux divorces de [leurs] présidents".
 
 
LA FIN D'UN RÊVE
 
Apprenant la nouvelle, des manifestants ont d'ailleurs commencé à scander : "Cécilia, on est comme toi, on en a marre de Nicolas !" rapporte le New York Times, qui titre sur le "jour sombre" qu'a vécu Nicolas Sarkozy, rattrapé par deux "crises", maritale et sociale.
 Le quotidien américain s'interroge sur les effets négatifs que cette "rupture" pourrait avoir sur sa façon de gouverner la France. Le président, connu pour ses migraines épisodiques et son tempérament fougueux, avait en effet reconnu publiquement qu'il était dépendant de sa femme et écrit, au sujet de sa première séparation d'avec elle : "Jamais je n'avais connu une telle épreuve. Jamais je n'aurais imaginé en être aussi profondément bouleversé."
 
Le Wall Street Journal, qui y consacre quatre colonnes, contre une seule pour la grève des transports en France, se souvient quant à lui de cette interview télévisée où Nicolas Sarkozy avait déclaré "sans elle, je ne pourrais pas faire mon travail avec autant d'énergie". Il rappelle les propos du chef de l'Etat au soir de l'élection : "Si vous avez aimé Jackie Kennedy, vous allez adorer Cécilia Sarkozy."
 C'est la fin d'un rêve, souligne-t-il, celui d'un président de 52 ans qui voulait instaurer quelque chose de neuf dans la vie politique française : une famille unie, à la manière américaine.
 
 
LES SARKOZY AURAIENT-ILS MENTI ?
 
Le Tagesspiegel s'interroge, à ce titre : "Le doute plane sur le fait de savoir si Cécilia n'a fait que jouer le rôle qui lui était réservé dans le scénario du film 'Speedy Sarko devient président'. Si tel est le cas, les Français devraient à raison se sentir floués."
 
Le Temps renchérit : "La réconciliation n'était-elle qu'un leurre ? Politiquement, la question est sérieuse." Après avoir, respectivement, vécu des aventures extra-conjugales, s'être réaffichés ensemble dans les médias, avoir écrit que "Cécilia et moi nous sommes retrouvés pour de bon, pour de vrai, sans doute pour toujours", Nicolas avait en fait préparé une convention de divorce depuis plusieurs mois, mais "les électeurs n'en ont rien su. Leur vote aurait-il été différent s'ils avaient appris que Nicolas Sarkozy, comme Ségolène Royal, s'apprêtait à devenir célibataire ?"
 
Moqueur, le quotidien suisse 24 heures évoque le nouveau statut d'homme seul de Nicolas Sarkozy. Celui-ci discourait, mercredi, sur la pauvreté, "la solitude poisseuse, celle qui oppresse, celle qui naît avec la privation de l'écoute, du soutien, du regard de l'autre, celle qui fait oublier le sentiment d'aimer et d'être aimé". Hier, il s'envolait pour Lisbonne, "ville où la mélancolie – la fameuse saudade chère au fado – est érigée en véritable art de vivre. Ô Tage, ô désespoir".

Jean Marc Manach LEMONDE.FR | 19.10.07

 
 

 

 

La journée de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 18/10/2007 à 8:48 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


La journée de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite 

 

 

 

Revue de presse 

Les commentaires de la presse, jeudi 18 octobre, sur la journée de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.


LA CROIX
Dominique Quinio

"Est-ce un avertissement - sonore mais bref - pour le gouvernement, destiné à prouver la force de mobilisation et de résistance des organisation ssyndicales, avant d'aborder le coeur des négociations difficiles? Ou bien le 18 octobre sera-t-il le prélude à une guérilla de longue haleine, visant à saper la volonté gouvernementale de s'attaquer à de nombreux dossiers sociaux? (...) Si le moment est délicat pour le gouvernement - c'est sa première grosse épreuve -, il ne l'est pas moins pour les organisations syndicales qui doivent doser leur action. Sorte de round d'observation, avant d'entrer dans le vif de la négociation, avec calme et responsabilité, sans provocation. Voilà qui vaudrait bien un +jeudi noir+."


L'HUMANITE
Pierre Laurent

"Ce 18 octobre, Nicolas Sarkozy va recevoir une première réponse cinglante du monde salarié. La journée de grèves et de manifestations, qui s'est progressivement étendue à de nombreux secteurs salariés, s'annonce très réussie. Et pas seulement dans les entreprises concernées par la remise en question des régimes spéciaux. C'est un premier désaveu. Le pouvoir craignait la capacité de riposte des salariés touchés, les cheminots notamment, mais il espérait bien les isoler et les faire passer pour des "privilégiés". Or, au fil des semaines, de plus en plus de Français se sentent concernés, apprennent à connaître la réalité des régimes de retraite des uns et des autres, relativisent les oppositions que le gouvernement cherche à monter en épingle, discernent mieux la communauté des attaques contre toutes les pensions, du privé comme du public."


LA TRIBUNE
Pascal Aubert

"La tranquille assurance affichée par les responsables gouvernementaux à la veille des grèves programmées aujourd'hui sert surtout de paravent à une légitime appréhension. Que l'opinion ait évolué sur la question des régimes spéciaux ne fait guère de doute (...) Il y a en tout cas un risque à considérer ce soutien pour acquis définitivement. Parce que les Français sont parfois versatiles mais rarement manichéens (...) La France a changé par rapport à 1995 sur un autre point qui n'est pas anecdotique. Il y a douze ans, le Premier ministre était en première ligne dans le conflit des transports. Il portait le projet de réforme et il ne s'est jamais remis politiquement d'avoir dû battre en retraite. Aujourd'hui, c'est le chef de l'État lui-même qui tient à incarner personnellement les réformes et qui s'expose. Avec le risque que syndicats et adversaires politiques ne résistent pas à l'occasion qui leur est offerte d'engager un bras de fer majeur avec le locataire de l'Élysée dont l'issue malheureuse plomberait sérieusement un quinquennat à peine entamé."


OUEST-FRANCE
Paul Burel

"Baroud d'honneur ou première salve ? La messe n'est pas dite. Bien malin qui peut deviner le chemin qui s'ouvrira après la grosse mobilisation du jour dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux. Lire l'avenir dans les déclarations syndicales contradictoires ou pour le moins ambiguës. L'ambivalence des syndicats comme leur regroupement hétérogène illustre à quel point le scénario est incertain et imprévisible (...) C'est peu dire que Nicolas Sarkozy va devoir gérer ce dossier avec beaucoup de doigté, en conjuguant détermination et souplesse. Car il joue gros, très gros. Pour tout dire, il n'a pas vraiment le droit à l'échec, dès lors qu'il a fait des régimes spéciaux le symbole de son oeuvre réformatrice par définition. S'il cale devant les cheminots, il ne renonce pas seulement à une réforme emblématique et absolument nécessaire. Il hypothèque gravement sa capacité à réformer (...) Bref, un recul sur la réforme des régimes spéciaux serait un affaiblissement prématuré et dangereux de sa crédibilité politique. Pis, un affaissement de son autorité institutionnelle."


LA MONTAGNE
Daniel Ruiz

"L'ouverture d'une multitude de fronts par le président lui-même devrait favoriser l'unité syndicale et la mise en ordre de bataille de l'opposition. Il n'en est rien. Pour autant, cela ne signifie pas que ce jeudi sera sans lendemain et il faut se souvenir que, tant en 1995 qu'en 2006, les cartes ont été rebrassées sur des maladresses. Le gouvernement, qui joue depuis deux jours la banalisation pour amortir le choc d'une journée de blocage dans l'opinion, mésestime peut-être le ressac de l'affaire Gautier-Sauvagnac. Les soupçons de corruption que le patronat jette comme un écran de fumée sur les syndicats tombent à pic pour ajouter à leurs hésitations tactiques mais peuvent avoir des effets secondaires. L'argent facilement gagné chez EADS, les valises d'argent liquide qui s'échangent entre les complices sociaux peuvent déclencher des réactions boomerangs chez ceux qui se préoccupent surtout de leur pouvoir d'achat et de l'amélioration de leurs conditions de vie. Dans le round d'observation entre gouvernement et syndicats, la base peut avoir son mot à dire."


LE COURRIER PICARD
Francis Lachat

"Nicolas Sarkozy l'a répété hier encore : il a l'intention de se montrer très ferme, et de ne rien lâcher de son projet de réforme. Il ne reculera pas sur les régimes spéciaux, c'est clair et net. Il s'est même attaché, tout comme les membres du gouvernement, à marginaliser ceux qui en bénéficient, en les désignant à la vindicte populaire. Autant dire que la grève d'aujourd'hui, même si elle est très suivie, n'aura qu'une influence très limitée sur sa détermination. Reste à savoir ce qui se passera par la suite. Les négociations sur le sujet seront à ce titre riches d'enseignements : si les syndicats affûtent leurs arguments, s'ils démontrent une intransigeance exagérée du pouvoir, s'ils parviennent à montrer que ce qui arrive aujourd'hui aux régimes spéciaux concernera bientôt tous les Français, ils auront peut-être une chance de recueillir un écho dans l'opinion publique. Et alors, un éventuel nouveau mouvement social serait peut-être couronné de succès."


LA PROVENCE
Gilles Dauxerre

"Baroud d'honneur ou conflit profond? Le mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui va perturber les transports publics aujourd'hui, est la première épreuve sociale que doit affronter Nicolas Sarkozy (...) Si une majorité comprend et admet cette réforme, une large frange de l'opinion approuve aussi la protestation de ceux qui vont perdre ces avantages. Comme si cet alignement des régimes spéciaux sur un régime général moins favorable entretenait la crainte d'une détérioration future des retraites pour tout le monde. C'est là que réside tout l'enjeu politique. Pour les syndicats qui espèrent que le mouvement fasse tâche d'huile et pour le Président qui veut convaincre les Français du bien fondé de son action (...) En 1995, Alain Juppé, "droit dans ses bottes", avait dû reculer. Nicolas Sarkozy assure, lui aussi, qu'il ira "jusqu'au bout". On va bientôt savoir si la France a vraiment changé."
 


LE REPUBLICAIN LORRAIN
Philippe Waucampt

"C'est l'élément de comparaison qui revient le plus souvent : le mouvement de grève de ce jeudi allumera-t-il la mèche sociale comme en 1995, lorsque le gouvernement Juppé avait dû capituler sur la réforme des régimes spéciaux ? (...) Même si cette journée de grève s'annonce importante, la tactique employée par le gouvernement lui donne des garanties de sécurité non négligeables. En accompagnant le mouvement, en le banalisant par l'annonce d'une mobilisation très forte, il atténue l'effet de masse qu'en attendent ses promoteurs, contrairement à Alain Juppé dont la raideur avait encouragé en son temps la cristallisation des mécontentements. Mais cela ne préjuge en rien de la suite car si le gouvernement ne parvient pas, par ailleurs, à donner satisfaction sur la question cruciale du pouvoir d'achat, les réformes sociales à haut risque de l'an prochain ajouteront aux crispations dont cette journée de mobilisation constituerait alors un augure à considérer avec la plus grande attention."


LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus

"C'est sûr, la grève de ce jour sera un succès! L'étonnant est que ce ne sont pas les syndicats qui le disent mais... le pouvoir. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont en effet décidé de prendre les devants en pronostiquant une mobilisation "très forte et très suivie", se permettant même d'ajouter que cela était compréhensible (...) En 1995, Alain Juppé avait eu tort de défier les grévistes en affirmant qu'à moins de deux millions de manifestants, il ne reculerait pas. Nicolas Sarkozy s'est bien gardé de pareille bravade. Ainsi a-t-il décidé d'inscrire le premier grand test social de son quinquennat dans une sorte d'inévitable rituel initiatique qui offrira un baroud d'honneur aux syndicats sans remettre en cause la finalité de la réforme. Et c'est bien ce qui donne à cette journée du 18 octobre un caractère irréel. Tout le monde sait que la réforme des régimes spéciaux de retraite est inéluctable. Tout le monde devine que Nicolas Sarkozy ne reculera pas. Voilà donc une grève qui ne servira à rien. Est-ce pour cela qu'elle était justement inévitable ?"


L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo

"S'agit-il d'un coup de semonce ou d'une grande bourrasque sociale ? Va-t-on assister au même phénomène qu'en 1995 lorsque les choses avaient tourné à l'aigre pour Alain Juppé, lequel " droit dans ses bottes ", voulait déjà aligner les régimes spéciaux de retraite sur le régime général ? Douze ans plus tard, l'idée de réforme n'est pas morte mais elle reste à l'état de projet (...) Bref, sur fond de conflit et d'intoxication les deux parties jouent à qui perd gagne. Les syndicats veulent montrer qu'ils comptent et le gouvernement estime que prêcher le dialogue social n'empêche pas la résolution. Il faut sans doute en passer par là pour avancer sur le chemin des réformes. Il est vrai qu'en France, grande spécialiste du genre, la grève reste le passage obligé avant toute amorce de discussion. A condition de ne pas s'engager dans une course d'usure qui ne profiterait à personne."


LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
Hervé Cannet

"Ce jeudi, quelle que soit sa couleur, constituera le plus efficace des baromètres politiques, à moins de six mois des municipales. L'épreuve de force dépasse le simple bras de fer syndicats-gouvernement : les grandes centrales sont devenues, puisque le PS, rongé de l'intérieur est pour l'heure inaudible, le seul pôle d'opposition crédible. En fait, la réalité des projets Sarkozy commence à se faire sentir et son impact est plus rude que les partisans de la réforme à tous crins ne se l'étaient imaginé. Le Président est évidemment parfaitement conscient de la " difficulté " de l'obstacle. Même si l'époque des sondages euphoriques paraît terminée, ni lui, ni son équipe, ne sont disposés à reculer devant la rue. Avec le risque de voir la météo sociale tourner à l'orage."


LA VOIX DU NORD
Hervé Favre

"En annonçant lui-même que la mobilisation serait très forte, sans attendre les prévisions de trafic, le ministre du travail Xavier Bertrand a voulu amortir par avance le choc, faire de ce "jeudi noir" un rituel obligé avant le retour à la table des négociations. Mais ce scénario du "baroud d'honneur" à durée limitée n'est pas écrit d'avance. Quand trois syndicats sur huit dont la FGAAC - très présente chez les "roulants" - appellent à une grève reconductible dès demain, on peut même craindre un effet d'entraînement chez les militants des autres organisations dans la fièvre des assemblées générales* La CGT et la CFDT sont toujours sur la ligne d'une grève " carrée " de vingt-quatre heures avant de décider une suite la semaine prochaine en fonction des réponses qu'apportera le gouvernement. Mais le ton s'est durci hier à la CGT. Bernard Thibault, l'homme qui était à la tête des cheminots en 1995, a brandi la menace d'une grève de la négociation sur les régimes spéciaux dans les entreprises. Pas de train, pas de métro, pas de négociation* Cette rupture-là ne sera pas tranquille !"


L'UNION
Hervé Chabaud

"Le pays peut-il entrer dans une période de grande turbulence ? On ne change pas la donne sociale en France sans phases dignes d'un psychodrame. Est-ce à dire que les syndicats parient sur le rapport de forces pour que rien ne change ? Pas si sûr. Leurs responsables savent bien que ne pas réformer les retraites, c'est condamner les citoyens, à terme, à ne plus en toucher parce qu'on sera dans l'incapacité de les financer. Mieux vaut une réforme lorsqu'il en est encore temps plutôt que de toujours reporter à plus tard ce qui aurait déjà dû être fait par les partenaires sociaux et les gouvernements précédents. Ne rien faire serait synonyme de lâcheté envers combien de générations d'actifs et de jeunes qui ne sont pas encore sur le marché du travail ? On ne travaille plus comme hier, on vit plus longtemps, on doit en tenir compte, sauf à se tromper de siècle."


LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard

"Le paysage social sortira radicalement transformé d'une telle mutation des mentalités et des positions. De son côté, le gouvernement joue subtilement. Très fort, le catastrophisme de Xavier Bertrand sur ce jeudi maudit ! A l'usage, la réalité ne pourra pas être pire que les prévisions... et elle ne pourra qu'être meilleure que prévu. Bien vu. Au pire, la désorganisation des grandes villes et les multiples galères des clients-usagers serviront la cause d'un gouvernement impatient de mettre en place le service minimum dans les transports en janvier 2008. Quelle meilleure publicité pour ce texte de rupture qu'un Paris totalement engorgé?"
 
NOUVELOBS.COM | 18.10.2007 | 08:00




 

 

 

Revues de presse du 26 septembre 2007

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 26/09/2007 à 8:21 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


 Revues de presse du 26 septembre 2007

 

 

 

L'université d'été du PS: Revue de presse du 3/9/07

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 03/09/2007 à 10:42 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


Revue de presse du 3/9/07

 


      

Plusieurs éditorialistes commentent, lundi 3 septembre, l'Université d'été du parti socialiste.

 

LIBERATION
Fabrice Rousselot

"Ce n'est donc pas en terre charentaise que s'est faite la révolution souhaitée par certains, mais personne ne s'y attendait vraiment. Pour autant, l'exercice esquissé durant trois jours n'a pas été futile. En se désistant, les éléphants et consorts ont permis au PS de retrouver son souffle et d'oublier un temps les prises de becs personnelles. Surtout, les socialistes ont su mettre à profit ce répit pour entamer enfin le travail nécessaire à la refonte d'un parti sonné par sa déroute électorale (...) Plutôt que de s'éterniser sur le diagnostic dans les mois qui suivent, les socialistes seraient bien avisés de se présenter forts d'un projet et d'idées neuves pour le test déterminant que seront les municipales de 2008. Les questions de personnes et de leaders sont, elles aussi, légitimes, avec la lequel ne peut incarner un changement qu'il prône mais n'a jamais su mettre en place. Pour la rentrée, le PS s'est remis au boulot, comme un élève consciencieux après une (très) mauvaise copie. Mais la bonne volonté ne suffira pas. Cette fois, les socialistes sont dans l'obligation de résultat."

 

OUEST-FRANCE
Roland Godefroy

"Les socialistes sont repartis, hier, de leur université d'été requinqués, plus confiants (...) La double récente défaite à la présidentielle et aux législatives a été analysée au fond, un travail introspectif, jamais facile, a été fait, tandis que des pistes étaient ouvertes, des propositions esquissées... Les socialistes ont réalisé ce dont on les disait incapables (...) Les socialistes se donnent jusqu'en 2012, terme du quinquennat en cours, pour trouver comment " être utiles aux Français " et se rendre indispensables. C'est long, bien long. Surtout dans un parti où le score honorable réussi par Ségolène Royal à la dernière présidentielle n'a pas suffi à l'imposer comme sa patronne incontestable, ouvrant ainsi en grand la porte à toutes les ambitions. Le PS, quelles que soient ses bonnes intentions affichées, le temps d'un week-end à La Rochelle, s'est singulièrement compliqué la tâche en décidant de se rénover et de bâtir son nouveau projet avant d'avoir tranché la question de son leadership."

 

SUD-OUEST
Bruno Dive

"Cette tâche passe d'abord par une démarche d'introspection, de réflexion approfondie sur les causes de l'échec. Un travail qui n'avait pas été mené en 2002, ce qui a coûté cher à la gauche en 2007. Car le PS n'a pas seulement perdu sa troisième élection présidentielle consécutive. Plusieurs orateurs l'ont rappelé : en bientôt cinquante ans de Ve République, la gauche n'a remporté que trois fois des élections nationales, en 1981, 1988 et 1997, le plus souvent grâce aux divisions de la droite. Elle continue d'être minoritaire dans le pays, et il lui faut élargir son assise. C'est ce qu'avait compris Ségolène Royal, mais sa démarche se fondait plus sur une intuition que sur un véritable projet. Le PS reste d'ailleurs très divisé sur la manière de résoudre cette équation. Ils sont encore nombreux à préférer avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. En ne venant pas à La Rochelle, les éléphants socialistes ont sans doute rendu service à leur parti."

 

LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus

"Le parti socialiste reste un bateau ivre à qui il manque toujours, quoi qu'on en dise, un cap et... un capitaine. Il faut en tout cas une bonne dose d'optimisme pour estimer que les rancunes ont été, une fois pour toutes, jetées... à l'océan. Si Bertrand Delanoë s'est taillé un joli succès d'estime, c'est bien parce que les militants ont horreur du vide (...) Le PS ne fera pas longtemps l'économie d'une bataille de prétendants. Autant dire que le premier secrétaire aura beaucoup de mal à mener sa barque jusqu'au congrès de 2008. Pour tenter d'y parvenir, François Hollande a choisi, une fois de plus, de ne pas faire de vagues. Il dit non aux quadras qui veulent changer de "logiciel"! Il dit non à celle qui veut "ouvrir les portes et les fenêtres". Il dit non à la formule creuse de la rénovation! Quant à savoir si le PS doit virer vers le bord social-démocrate ou, au contraire, éviter les écueils de la droitisation, c'est une autre histoire. Au PS, la fin des mutineries n'est pas pour demain."

 

L'ALSACE
Patrick Fluckiger

"Quoi qu'en dise le premier secrétaire, un grand choc électoral est parfois le meilleur moyen de faire revenir les rêveurs sur la terre ferme. Le PS est en phase d'atterrissage. La procédure promet d'être longue, et réserve des difficultés. D'abord, les manoeuvres continuent dans le cockpit pour s'emparer du manche à balai. Ensuite, les municipales approchent et avec elles la question des alliances. A La Rochelle, les socialistes ont décidé de se battre à gauche. Les centristes sont appelés à se rallier purement et simplement. C'est exactement ce que disait le PS avant le 1er tour de la présidentielle. Moins de 24 heures après la proclamation des résultats, le ton avait changé et Ségolène Royal appelait François Bayrou sur son portable. On peut s'attendre à ce qu'il en soit de même dans plusieurs grandes villes de France au printemps prochain : les socialistes ne sont qu'au commencement de leur déchirante révision doctrinale." 

 

LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Michel Helvig

"A peine François Hollande avait-il invité les jeunes socialistes à ne plus rêver d'un "grand soir" qui mettrait à bas le capitalisme, qu'ils entonnaient l'Internationale, hymne "révolutionnaire" s'il en fut. Tout cela peut prêter à sourire, mais il y a dans cette anecdote le verre grossissant d'un PS qui a dû mal à se débarrasser de ses postures de principe quand tout dans la réalité l'invite à un aggiornamento sans tabous. C'est ce que le premier secrétaire a pourtant très bien résumé hier dans son discours de clôture de l'Université d'été de son parti en raillant des socialistes "dans une perpétuelle mauvaise conscience, dans l'équilibrisme, le ni-ni ou dans les formules incantatoires." (...) Mais pourquoi avoir remis sur le tapis, au moment où il évoquait les alliances, une nouvelle mouture d'union de la gauche sous forme d'un "comité de liaison" avec le PCF et les Verts, alors même que les électeurs du PS comme les nouveaux rapports de forces politiques du pays donnent à penser que sans ce que représente le Modem de François Bayrou, l'alternance à la droite risque de ce faire attendre pour le PS?"

 

LA MONTAGNE
Alexandre Morel

"Ce n'est pas la dernière "Université d'été" de François Hollande comme premier secrétaire du PS puisque son dernier mandat court jusqu'au prochain congrès fin 2008, mais il est trop avisé des choses de la politique pour ne pas savoir que les militants venus en nombre ce week-end à la Rochelle, attendaient de lui un testament politique. Sur ce point il aura déçu (...) À l'évidence François Hollande veut rester l'apôtre obstiné du "rassemblement" au sein de son parti, un positionnement central dont il entend tirer sans doute les bénéfices pour une éventuelle candidature présidentielle en 2012. L'inconvénient est que Ségolène Royal semble avoir adopté le même profil comme l'a montré son propre discours à l'ouverture de l'Université d'été. Dans les têtes, sinon les discussions de beaucoup de socialistes présents ou non à La Rochelle, la question de la " rénovation " passe aussi par le refus d'être enfermé dans le duel incongru, sinon ingérable entre deux conjoints plus séparés dans leurs egos que dans leurs idées."

 

LE MIDI LIBRE
Michel Noblecourt

"Toujours premier secrétaire, M.Hollande, en l'absence de vraie concurrence, a repris la main. Il a pratiqué l'autocritique, jugeant que le PS "n'est pas entendu par le plus grand nombre" car il ne dit "plus rien de net, de clair, de lisible". Il a brocardé les rénovateurs, ironisé sur le propos de son ex-compagne qui veut "ouvrir les portes et les fenêtres". Mais tout en jouant le gardien des valeurs et des alliances à gauche, il a souligné la nécessité de se livrer à un réel aggiornamento, "sinon nous n'en finirons pas avec la droite". M. Hollande est allé plus loin, prônant une nouvelle déclaration des principes - l'actuelle date de 1990 - qui acte que le Parti socialiste "accepte non seulement le marché mais la mondialisation", et tournant même la page des 35heures car "globalement, le pays doit travailler plus". Pour les socialistes, le plus dur reste à faire : se remettre au boulot !"

 

L'UNION
Jean-Michel Roustand

"Ce ne sont pas les questions qui sont de droite ou de gauche, mais les réponses ". Pour avoir négligé cette évidence rappelée, hier à La Rochelle, par François Hollande, le PS a privé les Français d'un véritable débat lors de l'élection présidentielle (...) L'autocritique et le réalisme, notamment sur la mondialisation, ont été à l'honneur à La Rochelle. Le PS et la gauche auraient-ils vaincu leurs vieux démons ? Pas si simple. Avant de quitter ses troupes, le premier secrétaire n'a rien trouvé de mieux pour les galvaniser que de leur proposer " un comité de liaison " avec le PCF et les Verts, suivi " d'ouverture de discussions " dans la perspective du Grenelle de l'environnement avant de réunir " des assises de la gauche ". Certes, les socialistes n'ont pas fini de parler. Mais, pour le programme, il faudra encore attendre le lendemain de la prochaine présidentielle ?" 

NOUVELOBS.COM | 03.09.2007

 

 

Revue de presse du 23 Août 2007

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 23/08/2007 à 21:18 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 


Les commentaires de la presse, jeudi 23 août, sur la situation politique au Parti socialiste

 



LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Michel Helvig

"(...)En revanche, pour tous les Français, c'est ce dernier (ndlr: DSK)qui est préféré dans les deux sondages comme la personnalité la plus susceptible de conduire une alternance de gauche. Dommage qu'il soit en partance pour le FMI diront les uns, pas étonnant, ricaneront d'autres, qu'il soit plus apprécié à droite et au centre qu'à gauche. Certes, mais on ne gagne pas une présidentielle avec les seules voix de son camp. Et cette inclination des Français est en phase avec leur choix majoritaire, y compris à gauche, d'une alliance entre le PS, les Verts et le Modem. Cette fameuse alliance au centre qui fait hurler les gardiens du temple socialiste des années 70 feignant d'ignorer que l'alliance traditionnelle entre le PS et le PC, voire élargie à l'extrême gauche, ne recueille plus les faveurs que d'une petite minorité. Puisque des " lionceaux " quadragénaires veulent évincer les " éléphants " du parti, à eux de montrer qu'ils sont capables de s'adapter au monde qui change, sauf à ce que le monde change sans eux."


L'ECLAIR DES PYRENEES
Philippe Reinhard

"(...)La stratégie de contournement du Parti socialiste via la direction d'un organisme international prestigieux pourrait se révéler payante. Pendant quelques années, DSK se placerait au-dessus de la mêlée - tout ne laissant ses lieutenants mener le combat quotidien au sein du parti. Il lui serait loisible, à l'approche de la prochaine échéance présidentielle, de s'imposer comme le recours du PS. L'autre avantage de cette démarche tient à la popularité du nouveau locataire de l'Elysée. Celle-ci s'effritera peut-être un jour, mais, pour l'heure, il serait vain de s'opposer frontalement à Nicolas Sarkozy. Mieux vaut donc, aux yeux de DSK, laisser ses rivaux socialistes s'épuiser à combattre ce président plébiscité par le Français. Le détour par le FMI n'est toutefois pas sans risque. Dès lors en effet que Strauss-Kahn décrocherait le poste convoité, il le devrait en grande partie à celui qu'il envisage d'affronter en 2012. Il n'est pas avéré que les électeurs apprécient ce qui pourrait passer à bien des égards pour un double jeu."


LA MONTAGNE
Alexandre Morel

"(...) À cette pagaille répond l'inflation éditoriale de la rentrée, où l'on recense une bonne dizaine de livres de responsables socialistes établissant le bilan de la présidentielle et esquissant, chacun, ses propres perspectives de rénovation. La gestation de cette dernière s'annonçant plutôt longue et l'hyperactivité de Nicolas Sarkozy rendant l'opposition quasiment inaudible, les orphelins de François Mitterrand s'accordent, au moins, sur un point : les conséquences du coup de torchon boursier vont fragiliser les objectifs de croissance du gouvernement, privant celui-ci du choc de confiance attendu de ses premières mesures législatives. L'occasion pour le PS de sortir des " pleurnicheries bon chic bon genre " dénoncées par le sénateur Mélenchon - encore lui - et se ménager ainsi un ballon d'oxygène en stigmatisant l'austérité qui se prépare. La crise des " subprimes " comme béquille d'un PS commençant tout juste son travail d'introspection."


LA LIBERTE DE L'EST
Gérard Noël

"(...)Bref le parti socialiste, en dépit d'un score honorable aux législatives et d'un vivier de militants renouvelé, se trouve à la fin d'un cycle : celui des courants et des motions de synthèse, des "écuries présidentielles" comme les qualifie Valls. Il lui faut donc réinventer un futur en adéquation avec une société qui évolue à un rythme plus rapide que les idéologies. Changer de logiciel pour reprendre une formule qui a eu son succès après la présidentielle. On l'aura compris, François Hollande n'est plus jugé par ses pairs comme étant l'homme de la situation. Pour Valls, le premier secrétaire se contente d'attendre les municipales pour éviter d'affronter les questions de fond. Cruel constat, d'autant que le temps presse pour proposer une alternance plausible à un Sarkozy qui, au terme de cent jours d'exercice du pouvoir, continue d'occuper tout le terrain et laisse peu d'espace aux atermoiements d'une opposition déboussolée."


LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST
Jean-Pierre Bel

"La meilleure façon de rallier la rue de Solferino, c'est de lui tourner le dos ! En faisant l'immense détour par le Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn revient inopinément au Parti socialiste. Dans la foulée de son tour du monde, l'air de rien, entre Amérique du Sud, Asie et Afrique, il double Ségolène Royal sur un autre chemin, bien plus long et plus risqué, celui du leadership de la gauche française (...) Ce phénomène estival aussi surprenant que la météo détraquée tient aussi beaucoup au soutien du président de la République. " Ma priorité, avoue ce dernier en privé quand on lui parle d'ouverture, c'est de réussir l'opération DSK. Avec Dominique, on fait une équipe formidable ". Cette cohabitation rampante plaît aux Français (...) Reste à savoir si, dans le feuilleton à venir sur la rénovation de la gauche, l'épisode " DSK le retour " est majeur et durable ou anecdotique et éphémère."


LA CHARENTE LIBRE
Jacques Guyon

"L'intérêt des Français pour DSK serait donc inversement proportionnel au désintérêt que celui-ci manifesterait désormais pour la politique politicienne étroitement franco-française._Bref, ce serait en quelque sorte "loin des yeux, près du cour". Mais il faut relativiser. D'abord, parce que dans ce sondage, si Ségolène Royal décroche pour l'ensemble des Français, elle reste encore au coude à coude avec DSK quand on interroge les seuls sympathisants de gauche. Ensuite, parce que même si DSK obtient la présidence du FMI -ce qui est moins joué d'avance que prévu puisque depuis hier il n'est plus candidat unique...- son CDD à la tête de la prestigieuse institution internationale prendra fin quelques mois avant la prochaine élection présidentielle. Pour un match-retour Royal - Strauss-Kahn ? Pour l'heure, en tout cas, le Parti socialiste a d'autres chats à fouetter: il lui faut se rénover, se renouveler, se réformer afin de proposer un projet politique cohérent et crédible. A La Rochelle, on pourra déjà mesurer s'il en prend le chemin.  
NOUVELOBS.COM | 23.08.2007  

 

 

Désirs d'Avenir Charente - Blog créé avec ZeBlog