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La fin de l'autorité présidentielle?

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 20:21 :: La France de Sarkozy


 

 



La fin de l'autorité présidentielle?

 

 

Par Édouard Husson, historien de l'Allemagne contemporaine, qui note l'absence d'instinct et de maîtrise de Nicolas Sarkozy dans l'exercice du pouvoir.



Rien n'est plus difficile que de diriger des hommes, a fortiori quand il s'agit d'exercer la fonction de Président d'une république de plus de soixante millions d'habitants. Nicolas Sarkozy va en faire, toujours plus, l'amère expérience. Quel curieux homme que l'actuel président de la République. Il a montré un réel talent pour conquérir son actuelle fonction. Mais, maintenant qu'il y est parvenu, il semble être dénué de tout instinct quant à l'exercice du pouvoir.

Quelques scènes reviennent immédiatement à l'esprit: le président élu jouissant ostensiblement de l'argent mis à sa disposition par des grands patrons dès le soir de son élection; défiant la France entière lorsqu'on lui reproche le prix de la montre qu'il porte au poignet, la remplaçant par une "encore beaucoup plus chère"; étalant de façon impudique son nouvel amour et affichant son bonheur personnel d'époux récent d'une millionnaire au moment où tant de Français se demandent comment ils vont boucler leur fin de mois; augmentant son salaire au lieu de contribuer à hausser le pouvoir d'achat des Français.


Question de tempérament ?

Peut-être tout cela aurait-il été finalement accepté par les Français si le nouveau président avait su garder ses distances, faire un usage rare de la parole présidentielle, agi plus que parlé, conservé au pouvoir tout son mystère.
Mais Nicolas Sarkozy a choisi la voie contraire.
De même qu'il jouit ostensiblement de l'argent mis à sa disposition, il expose en permanence sa fonction. Il est non seulement en permanence à l'écran mais il pratique une version pour le moins curieuse d'un "pouvoir proche du citoyen".
Aucune maîtrise, aucune retenue:
  • un marin-pêcheur lui lance un quolibet, le président lui propose, entouré de ses gardes du corps, une baston, comme dans une cour d'école;
  •  le "casse-toi, pauvre c..." lancé à un contestataire au salon de l'agriculture restera un épisode tristement célèbre de la déchéance de la fonction présidentielle;
  • tout comme le "on va vous niquer" lancé à François Hollande dans un avion ramenant les principaux responsables politiques français du Liban, alors que Nicolas Sarkozy lui-même les avait invités à l'accompagner.

Valéry Giscard d'Estaing avait, voici trente ans, voulu abolir toute distance entre lui-même et les citoyens. Il n'avait pas la vulgarité de Nicolas Sarkozy et n'aurait jamais insulté personne en public mais les Français, en 1981, lui ont tenu rigueur de son mélange d'arrogance de grand-bourgeois et d'abolition du mystère qui doit entourer le pouvoir.

Ses deux successeurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, avaient retenu la leçon - il est vrai que leur tempérament les poussait, chacun à sa manière, à prendre de la hauteur par rapport aux affaires politiques ordinaires, à créer une distance entre eux-mêmes et les gouvernés. Sans s'en rendre compte, Nicolas Sarkozy est revenu aux erreurs giscardiennes, en les accentuant par une absence de contrôle de soi.


Dire que Nicolas Sarkozy n'a, paradoxalement, pas l'instinct du pouvoir, c'est remarquer qu'il ne comprend pas, à la différence de ses deux prédécesseurs, comme le pouvoir est difficile à manier pour celui qui l'exerce, comme il peut se retourner du jour au lendemain contre lui. Celui qui s'élève au-dessus de tous les autres s'expose. L'adulation peut se retourner instantanément en détestation, l'admiration en envie, "la roche tarpéienne est proche du Capitole". Avoir l'instinct du pouvoir, c'est mettre une distance entre soi-même et les administrés, c'est multiplier les intermédiaires, qui pourront essuyer la colère populaire, sauvegardant le prestige du chef suprême, c'est donner du poids à la parole présidentielle en la rendant rare et quelquefois obscure.


Le déclin de l'autorité


L'individu démocratique est encore plus exigeant vis-à-vis de ceux qu'il élève sur le pavois que ne l'étaient ses ancêtres vis-à-vis de leurs monarques. La confiance accordée est provisoire et le droit d'être au-dessus des autres n'est accordé que conditionnellement. Contrairement à l'opinion répandue, le chef démocratique doit inspirer un respect absolu. Les spécialistes en communication qui ont amené les responsables politiques à "se déshabiller en public" en permanence ont accompagné le déclin du fonctionnement des institutions démocratiques.


Nous vivons en direct le déclin de l'autorité de Nicolas Sarkozy. Sa chute dans les sondages a été spectaculaire l'hiver dernier; et le chef de l'État ne peut pas remonter s'il s'obstine à utiliser les mêmes méthodes, à étaler son goût de l'argent, exposer sa femme, insulter ses interlocuteurs en public, intervenir sur tous les sujets, y compris des questions insignifiantes.

 

  • Les généraux et les professeurs redressent la tête alors que le chef de l'État leur affiche son mépris en public.
  • Le président de France Télévision vient de franchir un seuil en retournant contre le Président sa façon de faire, parlant d'un jugement présidentiel comme "stupide et faux". Et cela ne s'arrêtera pas là.

Nicolas Sarkozy semble être inconscient du danger qu'il y a à se mettre à la portée de ceux qu'on gouverne tout en ne cessant de répéter que l'on est le chef. Il risque de servir d'exutoire aux frustrations de la société française, les faits se mettant à mimer la violence de ses propos.

Quand l'on force un chef d'Etat major à démissionner pour une défaillance locale, on s'expose à devoir un jour quitter le pouvoir contraint et forcé pour une bavure policière en banlieues. Quand on explique publiquement que la justice a été trop lente à poursuivre le précédent président de la République, on prend le risque d'être un jour soi-même sans recours face à la justice. Quand on dit à un simple citoyen "casse-toi, pauvre c...", il est probable que l'on quittera l'Élysée sous les injures.


 Article publié sur Marianne.fr Dimanche 06 Juillet 2008
 
 

 

 

Journalistes, militaires, même combat !

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 03/07/2008 à 23:13 :: La France de Sarkozy


 

 



Journalistes, militaires, même combat !

    

Patrick de Carolis se fâche avec panache. Il se lâche aussi. Avec une brutalité inédite chez un patron du service public, le président de France Télévisions a répliqué, mercredi 2 juillet, au micro de RTL, aux propos tenus lundi soir sur France 3 par le chef de l'Etat. C'était un festival d'épithètes. Les racines de sa colère et les ailes de son mécontentement. Un grand moment de fureur, pas du tout contenue.


"Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision du service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide et je trouve cela injuste, profondément injuste", a martelé Patrick de Carolis. Une première en France ! Le patron de la télévision publique affirme d'un ton furieux, au micro d'une radio privée, que le président de la République est menteur, stupide et profondément injuste. On remarquera que les militaires pensent exactement la même chose, mais qu'ils n'ont pas le droit de parler.

Heureusement pour les oreilles du président, car les militaires ont du vocabulaire ! Ils sont muets par vocation, mais cela ne les empêche pas d'avoir, en matière d'injures diverses et variées, un lexique très riche.

On en revient à la colère froide de Patrick de Carolis. La scène avait évidemment été enregistrée, et elle a beaucoup été utilisée dans les journaux télévisés, mercredi soir. Sur le service public, remonté comme une pendule, bien sûr, mais pas seulement. Patrick Poivre d'Arvor, à quelques jours de son propre départ forcé du journal télévisé de TF1, était lui aussi soucieux d'informer le téléspectateur du cri de révolte du président de France Télévisions. Les deux Patrick ont en commun d'être des cibles préférées du tireur de l'Elysée. PPDA a eu le tort de traiter, à l'antenne, le président de "petit garçon".

Carolis énerve Sarkozy pour d'autres raisons. Il ne tiendrait pas ses troupes, surtout à France 3, dont la rédaction est en révolte ouverte contre le pouvoir. Son virage éditorial (davantage de théâtre, de musique, d'émissions scientifiques...) est jugé minimaliste par le petit garçon de l'Elysée, qui regrette tout à la fois "Apostrophes" et "Thierry la Fronde", bref la chaîne publique unique, en noir et blanc, de son enfance. Le péché de Carolis est originel, en quelque sorte. Il est à la tête d'un groupe qui se sent (comme l'armée !) à la fois méprisé par le président et destiné à une sévère diminutio capitis. Il va y avoir moins de garnisons et moins de soldats. La suppression de la pub à la télévision ne sera pas compensée. "Le compte n'y est pas", dit Carolis, qui menace de démissionner, dès la rentrée de septembre, s'il n'a pas les moyens budgétaires nécessaires. A moins qu'il n'y soit poussé dès maintenant, comme le chef d'état-major de l'armée de terre.

Dominique Dhombres LE MONDE | 03.07.08

 

 

 


N. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 03/07/2008 à 23:01 :: La France de Sarkozy



N. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme



Finis le "casse-toi, pauvre con" à un visiteur du Salon de l'agriculture ou les agressions contre le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet. Il devait se modérer, pour reconquérir une aura présidentielle auprès des Français et incarner dignement la présidence de l'Union européenne (UE), à compter du 1er juillet.

Mais ce fut la rechute. En quelques jours, Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques, mettant en cause personnellement plusieurs personnalités :
  •  le chef d'état major de l'armée de terre, Bruno Cuche, auquel il lance un "vous êtes tous des amateurs", et qui a présenté sa démission après la fusillade de Carcassonne ;
  •  le commissaire européen Peter Mandelson, accusé d'avoir "sapé" la position de l'Union dans la négociation à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui a boudé le dîner offert à l'Elysée ;
  • le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, auquel il dicte depuis des mois la manière de diriger le service public de la télévision et qui a fini par qualifier de "stupide" le discours de M. Sarkozy.


Faute d'accord sur une formulation de compromis pour la ratification des futures adhésions à l'Union européenne, la commission des lois de l'Assemblée nationale a décidé, mercredi 2 juillet, de laisser en l'état le texte de la Constitution, modifié en 2005 à la demande de Jacques Chirac. Le texte impose un référendum automatique pour la ratification de toute nouvelle adhésion.

Le projet de réforme sur les institutions du gouvernement laissait au président de la République la possibilité d'opter pour la voie parlementaire ou la voie référendaire, alignant ainsi la règle en matière d'élargissement sur celle des révisions constitutionnelles. Les opposants à l'entrée de la Turquie avaient obtenu en première lecture à l'Assemblée l'adoption d'une clause spécifique pour les pays dont la population dépasserait 5 % de celle de l'Union européenne, rejetée au Sénat. Aucune autre formule n'a fait consensus.

"Nicolas Sarkozy touche à des institutions, à ce qui était des sanctuaires", s'inquiète François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, qui voit dans l'attitude du président "un comportement personnel et une méthode politique : en cherchant la responsabilité des autres, il cherche à exonérer la sienne". Pour l'ancien eurodéputé Jean-Louis Bourlanges, "Sarkozy a moins le goût du pouvoir que de l'arbitraire. Il veut, en face de n'importe quelle situation, affirmer sa supériorité".
Cet observateur voit là l'explication de sa contestation des experts ou de sa propension à humilier ses interlocuteurs.


"LES GENS ONT PEUR"

Ses collaborateurs sont habitués à ses sautes d'humeur. "Si on prend ses critiques au premier degré, mieux vaut ne pas travailler avec lui", s'amuse un proche conseiller. Mais cela est mal vécu dans les cercles plus distants : "A l'UMP, les gens ont peur, peur de se faire engueuler", assure un ancien ministre. Certains conseillers ne réfutent pas une dose d'arbitraire, voire d'injustice délibérée du président : selon eux, il doit imposer sa "rupture" et il continue de jouer la carte d'une opinion à reconquérir contre les corps intermédiaires. Mais au-delà du premier cercle, le caractère présidentiel passe mal.

Sur l'Europe pourtant, les attaques se veulent maîtrisées. Nicolas Sarkozy entend briser la "chape de plomb de la pensée unique". Les critiques contre la BCE sont traditionnelles et, pour une fois, n'émanent pas uniquement de Paris. L'attaque contre Peter Mandelson s'explique par un conflit classique entre la France et la Commission et une brouille plus personnelle : "Mandelson ne s'est pas comporté de manière loyale ; nous n'avons pas les chiffres sur lesquels il est en train de négocier à l'OMC. Ce n'est pas correct", accuse-t-on à l'Elysée. Le débat sera clos fin août.

Mais s'ils sont assumés, les changements de stratégie politique ne se font pas sans risques. Ils peuvent passer pour une trahison. La décision de passer en force contre Bernard Thibault, leader de la CGT, et François Chérèque, numéro un de la CFDT, sur l'assouplissement des 35 heures, a été "soigneusement pesée", assure un conseiller. Tant pis pour les dégâts causés sur la confiance qui s'était instaurée avec les syndicats, notamment la CFDT, "un peu blessée", selon la litote employée à l'Elysée. Jugeant le rapport de force favorable, le président a préféré miser sur l'électorat de droite, qui regarde avec méfiance un excès de dialogue social.

La méthode sarkozienne occasionne, aussi, des cafouillages. M. Sarkozy avait décidé de priver les généraux militaires de promotion de la Légion d'honneur, dans la foulée de la fusillade de Carcassonne et d'une tribune d'officiers anonymes s'opposant au Livre blanc sur la défense. Avant de faire machine arrière, sur pression de certains conseillers : cela aurait été trop brutaliser l'institution.

"Nicolas Sarkozy ouvre beaucoup de fronts, et il y a un moment où la guerre devient générale", estime M. Hollande, qui prédit un effet "boomerang". Stéphane Rozès, de l'institut d'études CSA, est plus circonspect. "Même si le lien entre Nicolas Sarkozy et l'opinion s'est délité, il pense que, faute d'alternative, il a de grandes marges de manoeuvre." A l'Elysée, on est convaincu qu'"il n'y aura pas de retour de bâton". Et l'on cite René Char : "Va vers ton risque, à te regarder, ils s'habitueront."

Arnaud Leparmentier LE MONDE | 03.07.08
 
 

 



Interessant

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 02/07/2008 à 20:18 :: La France de Sarkozy

 

 

Courageux et suicidaire

 

 

 

Audrey Pulvar, hier soir, sur France 3,  interviewe le président de la République.



(Source :
Europe 1)

 

 


"Off de Sarkozy sur France-3

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 01/07/2008 à 23:21 :: La France de Sarkozy


"off " de Sarkozy sur France-3

     



Quelques minutes avant son intervention télévisée dans le 19/20, lundi soir, le président s'est plaint de l'accueil qui lui était réservé: "On n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants!" Puis il menace : "Ça va changer, là.". La vidéo a déjà été visionnée 300.000 fois.



L
a direction générale de France 3 a condamné "avec la plus grande fermeté" la diffusion sur internet des images tournées avant le début de l'édition spéciale du 19/20 lundi avec Nicolas Sarkozy et a lancé une enquête interne, a annoncé mardi 1er juillet la chaîne.
"France 3 condamne avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées pendant la mise en place de l'édition spéciale du 19/20 qui recevait hier le Président de la République", indique la chaîne publique dans un communiqué. "La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne pour déterminer comment les images ont pu sortir de France Télévisions", a-t-elle ajouté.



Plaintes du président


La vidéo tournée quelques minutes avant l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy sur France-3, lundi , montre le président de la République patientant dans une ambiance glaciale. Elle avait été visionnée plus de 300.000 fois sur internet mardi en milieu de journée. Installé sur le plateau du 19/20, Nicolas Sarkozy se trouve face aux journalistes Audrey Pulvar, Véronique Auger et Gérard Leclerc, ainsi que Paul Nahon, le directeur de l'information de France-3.
La vidéo montre un technicien régler les micros du président, qui le salue. Le technicien ne répond pas. Ce qui agace Nicolas Sarkozy. Le président commence par se plaindre: "C'est une question d'éducation. Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même... Ou alors on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants... Incroyable... Et grave!" Puis il menace : "Ça va changer, là."


"T'es resté combien de temps au placard ?"

Nicolas Sarkozy ironise ensuite sur la "placardisation" du journaliste Gérard Leclerc: "T'es resté combien de temps au placard?", lui demande-t-il ? "J'avais protesté quand tu avais été mis au placard", affirme-t-il. Gérard Leclerc est l'un des signataires, avec d'autres journalistes et présentateurs de France-3, d'une tribune critique envers la réforme de l'audiovisuel voulue par le président.
Très nerveux, Nicolas Sarkozy s'agite sur sa chaise et consulte régulièrement sa montre. Juste avant que l'émission ne commence, il insiste pour être interrogé sur son déplacement du jour: "Vous voulez pas poser une question sur Carcassonne?" Paul Nahon répond par l'affirmative, et donne un ordre dans son micro: "Donc on parlera de Carcassonne avec le Président après, hein? Yes! Parfait!"
Sans doute Nicolas Sarkozy a-t-il été agacé par la manifestation, rassemblant plusieurs centaines de salariés de la chaîne publique, qui l'attendait à l'entrée de France-3, avec pour slogans: "hold up sur le service public" et "plus belle la vie sans Sarkozy".
La réforme de l'audiovisuel public inquiète les salariés de France Télévisions. Ils considèrent notamment que la suppression de la publicité n'est pas compensée par des garanties sur le financement. Dans ce contexte, la venue de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France-3 -ce qui est très rare pour un président de la République- a été vécue par nombre de journalistes comme une provocation.

La vidéo:




Des économies sur le dos des Français en longue maladie: Tout simplement scandaleux

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 24/06/2008 à 22:32 :: La France de Sarkozy

    Le scandale: Après les franchises médicales,  une nouvelle provocation sur le dos des malades lourds et  chroniques!!! 

 


L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009

Les propositions de l'assurance-maladie pour réduire son déficit seront débattues, jeudi. La réforme de la prise en charge des maladies graves, et notamment le déremboursement partiel de certains médicaments, devrait focaliser l'attention.






Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, avait demandé à l'assurance-maladie, mercredi dernier, de lui faire des propositions afin de contenir le dérapage des dépenses. Les choses n'ont pas traîné puisque Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, présentera jeudi au conseil de l'Uncam une feuille de route ambitieuse, qui vise à ramener le déficit de 4,1 milliards d'euros cette année à 2,8 milliards en 2009, alors que la croissance « naturelle » des dépenses conduirait à un déficit de 6 milliards. Il faut, indique-t-il, « opérer un redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros ».


L'essentiel (2 milliards d'euros) devra provenir de nouvelles économies. Afin de contenir la croissance des remboursements à 3,3 % en 2009, l'assurance-maladie avance des mesures classiques de baisses de prix des médicaments et de maîtrise des prescriptions. Mais elle pousse aussi à des réformes structurelles. Côté médicaments, il s'agit de s'appuyer sur une « hiérarchisation » des traitements établie par la Haute Autorité de santé (en commençant par les anti-cholestérol et les anti-ulcéreux) et de signer ensuite des contrats individuels incitant les médecins à prescrire au meilleur coût. L'assurance-maladie propose aussi une batterie de mesures visant à améliorer la productivité des hôpitaux : plan de redressement pour les 100 établis- sements les plus mal en point, offre de services aux médecins traitants, mise sous accord préalable des hôpitaux dont l'activité évolue de façon anormale, etc.


Nouvelles demandes seulement

Autre priorité : le dispositif des affections de longue durée (cancer, diabète, etc.), qui offre une prise en charge à 100 % des soins à près de 8 millions de malades, et dont le coût progresse à vive allure. Pour l'assurance-maladie, il faut « réserver le bénéfice »« aux pathologies qui sont véritablement longues et coûteuses ». Ce qui n'est notamment pas le cas des personnes souffrant d'hypertension artérielle ou de certains diabètes. La Haute Autorité avait déjà, fin 2007, proposé de retirer de la liste une partie des 32 ALD. La mesure risquant de s'avérer très impopulaire, l'Uncam propose de n'appliquer cette règle qu'aux nouvelles demandes du dispositif ALD


Des contrats spécifiques

Elle préconise ensuite de ne plus rembourser qu'au taux normal de 35 % les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (sauf pour les invalides, les victimes d'accidents du travail et les soins délivrés en maternité). Avec une économie de 250 millions d'euros à la clef qu'Eric Woerth aimerait obtenir rapidement en mettant en place la mesure dès cet été. Pour justifier ce déremboursement partiel, présenté comme un « transfert » aux mutuelles et aux assurances, l'assurance-maladie souligne que cela ne ferait que stabiliser la part des dépenses prises en charge par le régime obligatoire, qui s'accroît en raison du dynamisme des ALD.

En outre, les complémentaires n'augmenteraient pas leurs tarifs si les prix des médicaments diminuent concomitamment. Mais près de 8 % de la population n'a pas de complémentaire, en dépit de l'aide accordée aux ménages modestes. D'où l'idée de l'assurance-maladie de proposer elle-même des contrats spécifiques à ces personnes.

Pour boucler le budget 2009, le directeur de l'Uncam demande enfin à l'Etat d'apporter 700 millions d'euros de recettes nouvelles et de transférer à la Cades les déficits accumulés, comme Eric Woerth s'y est engagé. Cela réduira de 400 millions les frais financiers de l'assurance-maladie.


Tollé général


Cette remise en cause de la prise en charge à 100% de maladies graves comme le cancer ou le diabète suscite de très vive critiques de toutes parts.


Une levée de boucliers généralisée. Telle est la tonalité des réactions au plan de redressement proposé par le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). 

La proposition cristallise les mécontentements.

Syndicats de salariés (CGT, CFTC, Unsa, etc.) de médecins libéraux (CSMF, MG-France), partis de gauche et associations de malades ou de handicapés (AFD, Ciss, Fnath) ont très vivement réagi à ces propositions jugées "choquantes", "scandaleuses" ou "inacceptables". La CFTC et le collectif d'usagers de la santé Ciss voient ainsi dans une baisse de la prise en charge des malades chroniques une remise en cause du principe de "solidarité" qui régit la protection sociale en France. La CFE-CGC dénonce une "étape supplémentaire du désengagement de l'Etat", menée "sans aucun débat".

Alors que le PS dénonce "une logique de déremboursements massifs", la CGT juge les propositions du directeur de la Cnam d'autant plus "insupportables" qu'il est déjà "de plus en plus difficile de se soigner du fait de la multiplication des forfaits, des franchises et des dépassements d'honoraires médicaux".

D'autres ont souligné l'urgence de trouver de nouvelles recettes face à des dépenses dont l'augmentation est rendue inéluctable par le vieillissement de la population. "On parle beaucoup de rogner sur les dépenses et on ne parle jamais des recettes. Or, tous les experts s'accordent pour dire que les dépenses de santé ont vocation à augmenter d'un point un point et demi au-dessus du PIB", a déclaré à l'AFP le président du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF), Michel Chassang. "Il y a peut-être des recettes à aller chercher ailleurs qu'en taxant exclusivement le travail. Aujourd'hui, il y a des gens qui vivent très bien par des revenus autres que ceux du travail", a déclaré le président de l'Association française des diabétiques (AFD), Gérard Raymond.

Au delà, M. Roekeghem attend près d'un milliard d'euros d'économies sur les tarifs de certains médicaments, dont des génériques, ou produits de santé, et d'une diminution des tarifs de radiologie et biologie médicale, a-t-il dit à l'AFP. Il entend aussi limiter les prescriptions de transport (ambulances) ou d'arrêts maladies. Mais le message est quelque brouillé du côté de la Cnam. Dans un communiqué laconique diffusé mardi après-midi, elle assure ainsi qu'elle "n'envisage aucunement de remettre en cause la prise en charge à 100% pour les affections de longue durée", soulignant que "l'enjeu est au contraire de pouvoir continuer à prendre en charge intégralement les soins délivrés aux patients souffrant de maladies graves".

Reste désormais au gouvernement de trancher. Interpellée à l'Assemblée nationale, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'est gardée de se prononcer, mais a qualifié d'"immoral" le déficit de la Sécu. "Nous avons demandé à l'assurance maladie de nous faire des propositions", elles seront examinées "dans les semaines qui viennent", a pour sa part déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth.

AFP


A SUIVRE


Coup de propagande sur le pouvoir d'achat

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 24/06/2008 à 11:57 :: La France de Sarkozy

 


 

 

 



Coup de propagande sur le pouvoir d'achat
 
Le gouvernement lance une campagne publicitaire pour vanter ses mesures sur le pouvoir d’achat. Un total de 1.630 spots sera diffusé. Coût de l’opération pour le contribuable: 4,3 millions d’euros.
  
A défaut de résultats probants, il reste la communication. François Fillon a lancé ce matin une campagne de publicité sur les mesures en faveur du pouvoir d'achat. «Pouvoir d’achat. Vous êtes impatients? Nous aussi», lance le slogan de la publicité.

Déclinée pendant trois semaines à la télévision, sur Internet et dans la presse – soit un total de 1.630 diffusions - cette campagne de propagande gouvernementale, conçue par l'agence Young & Rubicam, coûte aux contribuables 4,3 millions d’euros.
Son maître d’oeuvre? Thierry Saussez, ex-publicitaire que Sarkozy a voulu comme délégué interministériel à la communication et à la tête du service d'information du gouvernement (SIG). Les spots sont à voir sur le site Internet du gouvernement.

«Nous avons pris depuis un an beaucoup de mesures, certaines assez techniques et complexes, et toutes nécessitent d'être expliquées pour être comprises et intégrées par nos concitoyens», a justifié le Premier ministre en présentant l'opération au Service d'information du gouvernement (SIG).

La campagne démarre lundi soir sur les cinq grandes chaînes nationales et vingt chaînes de la TNT, du câble et du satellite. Elle comprend quatre spots thématiques de 20 secondes et un spot «générique» reprenant toutes les annonces en 45 secondes.


Les radios au régime sec

Le gouvernement a ciblé quatre sujets: la défiscalisation des heures supplémentaires, les possibilités d'exonération d'impôt pour les jobs étudiants, la diminution de moitié de la caution locative et l'exonération des intérêts d'emprunt à l'achat d'une résidence principale.

«Nous avons voulu être très concrets et précis», a expliqué François Fillon. Si chacun des spots télévisés débute par «Vous êtes impatients. Nous aussi», il s'achève par la phrase : «C'est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d'achat». Sous entendu: ne vous inquiétez pas, ça vient.
 
La campagne se décline aussi en bandeaux sur neuf sites Internet commerciaux et à travers trois annonces thématiques diffusées dans dix titres de la presse quotidienne nationale, 59 titres de la presse quotidienne régionale et quatre titres de la presse quotidienne gratuite, soit 147 insertions. Seule la radio a été écartée, «pour des raisons budgétaires» selon Thierry Saussez.

L’initiative gouvernementale a fait réagir le premier secrétaire du PS, François Hollande. Le gouvernement "aurait pu économiser plus de quatre millions d'euros". "Quand on n'a plus rien à dire en politique, on fait de la pub", a ironisé le Premier secrétaire du Parti socialiste en marge d'une réunion des parlementaires PS au Grand Rex à Paris. "On va nous faire croire tous les soirs à 20h que si on n'a pas de pouvoir d'achat, c'est de notre faute, on n'aurait pas bien compris les mesures du gouvernement. Tous les soirs, on va avoir le rappel des mesures qui ne marchent pas", a-t-il poursuivi.
"Le gouvernement devrait comprendre que ce n'est pas en faisant une campagne de pub qu'il se rendra efficace, c'est en changeant de politique", a souligné le Premier secrétaire du PS.


"Qu'ils redonnent quatre millions d'euros"

"Si le chef du gouvernement, le chef de l'Etat, le chef de la majorité veulent rendre un service aux Français, qu'ils redonnent quatre millions d'euros sous forme au moins de subventions aux plus modestes, ce sera toujours plus efficace en termes de pouvoir d'achat que ce qui vient d'être fait en termes d'image", a encore dit François Hollande.
Les parlementaires socialistes se sont réunis lundi après-midi en assemblée générale afin de "faire le bilan" de leur action menée depuis un an "pour être utiles aux Français", selon lui. Ils ont dialogué pendant quatre heures avec des représentants de la société civile sur le pouvoir d'achat, l'Europe ou la santé.
Autre réaction, celle de Jean-Marie Le Pen, président du FN. Il accuse le gouvernement de chercher «à vendre sa politique comme une lessive. Mais ce sont les Français qui sont lessivés, et aucune publicité ne peut les convaincre que leur porte-monnaie s'en porte mieux», écrit Jean-Marie Le Pen dans un communiqué.
 
LIBERATION.FR /NOUVELOBS.COM: lundi 23 juin 2008
 
 

 

EH BEN!!!

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/06/2008 à 16:52 :: La France de Sarkozy

Vive altercation entre Christine Boutin et Claude Goasguen


En visite mercredi 11 juin dans le XVIe arrondissement de Paris, à l'occasion de l'inauguration d'un centre d'hébergement pour SDF, Christine Boutin et Claude Goasguen se sont violemment querellés devant les caméras. Canalplus.fr et LePost.fr ont diffusé cette séquence vidéo, dans laquelle la ministre du Logement menace clairement le député-maire UMP de rendre publique une mystérieuse lettre, compromettante si l'on en croit le ton employé par Christine Boutin...



Marianne.fr


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