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DALAI LAMA: SARKOZY S'EST COMPORTE COMME " UNE CARPETTE", SELON BIANCO

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 15/08/2008 à 19:10 :: La France de Sarkozy

Dalaï lama: Sarkozy s'est comporté comme "une carpette", selon Bianco

AP | 13.08.2008 | 13:45

Le vice-président du groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale, le socialiste Jean-Louis Bianco, a épinglé mercredi "l'erreur" de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la Chine sur la question tibétaine, jugeant qu'il s'est comporté "comme une carpette".

"Nicolas Sarkozy a fait une erreur, comme cela lui arrive souvent de faire des rodomontades (...), on fait des moulinets et après on se couche. C'est cela l'erreur, c'est d'être excessif dans l'annonce et très faible dans la réalisation", a-t-il fustigé sur France-2. "Il a cédé aussi, c'est un grand classique, à l'idée que si l'on est bien gentils, bien polis, on aura des contrats" avec la Chine.

"Il faut respecter les Chinois mais ce n'est pas en se comportant avec une telle mollesse, j'allais dire comme une carpette, qu'on gagne le respect", a prévenu Jean-Louis Bianco. "Ce n'est pas à la hauteur de ce que doit être la France".

"Je trouve scandaleux" la manière dont le dalaï lama est accueilli en France. "On n'a pas à se cacher, à avoir honte de le recevoir", a jugé le député PS des Alpes de Haute-Provence. "Je trouve que les conditions imposées par le président du Sénat -surtout pas de presse, à huis clos, dans un petit bureau-, c'est indécent".

Et de marteler que "ce genre de médiocrité n'est pas digne de la France".

Quant à la présence de Carla Bruni-Sarkozy à l'inauguration le 22 août d'une pagode près de Lodève (Hérault) aux côtés du chef spirituel des Tibétains, "cela (lui) paraît un peu déplacé". "Elle va assister à l'inauguration d'un temple. Là, on parle de l'autonomie du Tibet, de problèmes politiques, et ce n'est pas très bon de dire: 'on ne fait pas de politique' mais on soutient une manifestation religieuse. Nous sommes un Etat laïc", a-t-il analysé.

"Je crains qu'une fois ces JO terminés, le rideau de fer ne retombe sur le Tibet". Or, "c'est maintenant qu'il faut parler du Tibet. Après, il sera trop tard", a conclu Jean-Louis Bianco.

Dans un communiqué, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, a exprimé sa "plus profonde indignation" après les "propos scandaleux" de M. Bianco. Il dit s'étonner qu'un "parlementaire, ancien secrétaire général de l'Elysée et co-directeur de campagne d'un candidat à l'élection présidentielle, dérape au point de tenir des propos insultants sur le président de la République".

M. Karoutchi annonce qu'il va "saisir dans les plus brefs délais" le président de l'Assemblée nationale. Pour sa part, Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, dénonce des "propos aussi insultants qu'infondés" de la part d'un homme qui "a une fois de plus perdu son sang-froid". AP


Au peuple de juger

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/08/2008 à 0:21 :: La France de Sarkozy



    Au peuple de juger 




Sarkozy : Un avocat peut en cacher un autre





                                                     TOUT SIMPLEMENT EDIFIANT



Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 21/07/2008 à 20:12 :: La France de Sarkozy




Le Parlement réuni en Congrès a adopté la réforme des institutions à une voix près.

     

 





Texte médiocre, politicien, pressions à ciel ouvert

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/07/2008 à 17:40 :: La France de Sarkozy


TEXTE MEDIOCRE, POLITICIEN, PRESSIONS A CIEL OUVERT


Tout est fait comme pour préparer l'opinion à l'échec de la réforme des institutions:
  1.  Le Président part au Maroc pour mettre de la distance entre lui et l'actualité Française.
  2. Le Premier Ministre cherche à banaliser la situation politique.
  3. Les réticents font le pas pour ne pas avoir à supporter la vindicte publique en cas d'échec.
Tous ces signes ne vont pas dans le sens de l'adoption...


Ségolène Royal dénonce "un texte médiocre"


Ségolène Royal estime que si la réforme des institutions n'est pas adoptée lors du congrès de Versailles qui s'ouvre lundi, on ne pourra pas parler d'une victoire du PS, mais d'un "échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre".

Dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle remarque notamment qu'il n'est "malheureusement pas question" du mandat unique dans le texte, et qu'"il y manque tant de choses".

Elle souligne aussi qu'"il ne serait pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques".

AP


Les députés PS maintiennent unanimement leur vote contre


Aux récentes annonces de Nicolas Sarkozy, qui prévoit notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels, Jean-Marc Ayrault répond : "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a annoncé, mercredi 16 juillet à l'AFP, que les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde n'avaient eu "aucun effet" sur la position des députés PS, qui "unanimement voteront contre" la réforme des institutions au Congrès.
Interrogé par l'AFP sur les annonces faites par le chef de l'Etat -notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels-, Jean-Marc Ayrault a déclaré, à l'issue de la réunion des députés PS: "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".
"La plupart des engagements ne relèvent pas de la Constitution et pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps ?", a-t-il ajouté.
"C'est largement insuffisant, ça sent la manoeuvre politique. Cela n'a eu aucun effet sur la position du groupe socialiste qui, unanimement, maintient sa position de voter contre" le texte constitutionnel lors du Congrès de Versailles, lundi.

"L'exercice solitaire du pouvoir"

Le premier secrétaire du PS François Hollande a, de son côté, estimé que la réforme des institutions était synonyme du "bon vouloir de Nicolas Sarkozy" et de "l'exercice solitaire du pouvoir", confirmant que les socialistes allaient "repousser" le texte au congrès.
Cette réforme, "c'est le bon vouloir de Nicolas Sarkozy, c'est le renforcement du système présidentiel et de l'exercice solitaire du pouvoir", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.
Les socialistes sont "dans une opposition responsable. Nous considérons que ce texte n'est pas bon, il faut donc le repousser", a-t-il dit, en soulignant qu'"aucune des propositions de la gauche n'a recueilli l'assentiment du gouvernement et du président de la République".
Selon le numéro un du PS, "les avancées en matière de droits du parlement sont virtuelles". "Ce qui n'est pas virtuel", a-t-il ajouté, "c'est la possibilité donnée au président de la République de s'exprimer devant le parlement réuni en congrès à Versailles". "Cette réforme n'avait qu'un seul objectif, celui-là, le reste était des mesures d'accompagnement", a-t-il insisté.

"Trouble au sein de la majorité"


Le seul point positif du texte, selon lui, est la possibilité donnée aux citoyens de saisir le Conseil constitutionnel dont la composition, a-t-il regretté, reste inchangée.
Pour François Hollande, les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde "ne sont que des initiatives sans traduction juridique" qui dans leur méthode "révèlent la dérive présidentialiste" du pouvoir. Il dénoncé "une méthode qui consiste à jeter des leurres, de la poudre aux yeux".
Le patron du PS a attribué un éventuel échec de la réforme "au trouble au sein de la majorité" car "toute la gauche réunie n'a pas la minorité de blocage de deux cinquièmes".

Hollande a rencontré Sarkozy


François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait rencontré Nicolas Sarkozy mardi à l'Elysée pour discuter de la réforme des institutions, a indiqué le leader socialiste. Cette conversation rien apporté de nouveau, selon le PS. Les socialistes se dirigent toujours vers un vote contre la réforme, a déclaré à l'AFP le secrétaire national, Bruno Le Roux.
Il s'exprimait après la réunion du bureau national, au cours duquel François Hollande a rapporté la discussion, de moins d'une heure selon Bruno Le Roux, qu'il venait d'avoir avec le chef de l'Etat.


Bayrou fustige les "pressions" de l'Elysée



Le député centriste persiste dans son refus de voter pour la réforme des institutions, lundi à Versailles. Il fustige "un chantage qui s'est fait à ciel ouvert", considérant que "la constitution n'est pas un poker menteur".

François Bayrou (Reuters)

François Bayrou (Reuters)

Le président du modem François Bayrou dénonce, samedi 19 juillet, dans un entretien accordé au Parisien, les "pressions" qu'aurait exercées l'Elysée sur les parlementaires récalcitrants pour les inciter à voter oui à la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy.

"La constitution n'est pas un poker menteur"

Alors que le congrès doit se réunir lundi à Versailles, le président du Modem maintient qu'il ne votera pas le texte proposé insistant sur le fait que la "constitution n'est pas un poker menteur" en référence aux nouvelles concessions qui pourrait être avancées, lundi par le premier ministre François Fillon, incluant la possible introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives.

"On a distribué carotte et bâton"

Répondant aux rumeurs de pressions éventuelles exercées par le pouvoir sur les récalcitrants, François Bayrou dénonce "un chantage qui s'est fait à ciel ouvert". "Il y a eu une organisation de pressions sans précédent! Aux uns on a promis des secrétariats d'Etat, aux autres des avantages pour leur circonscription (…). On a distribué carotte et bâton".
Chaque voix est en effet précieuse pour l'Elysée, à deux jour du Congrès de Versailles, la majorité ne disposant pas seule des 3/5 des voix nécessaires à l'adoption définitive de la réforme des institutions.

Nouvelobs.com 20/07/2008


Pasqua ne votera pas la réforme des institutions



L'ancien ministre de l'Intérieur estime que la réforme se résume à "un seul article : autoriser le président de la République à venir s'exprimer devant les députés et les sénateurs !"


(c) Reuters
Le sénateur UMP, Charles Pasqua a déclaré dans un entretien accordé à France-Soir dans l'édition du vendredi 18 juillet qu'il ne devrait pas voter lundi pour le projet de réforme des institutions. L'ancien ministre de l'Intérieur, considère que le projet cher à Nicolas Sarkozy "ressemble à une usine à gaz".
"Finalement la réforme n'aurait du comporter qu'un seul article : autoriser le président de la République à venir s'exprimer devant les députés et les sénateurs ! Tel est le véritable enjeu pour Nicolas Sarkozy qui veut s'inspirer de la tradition américaine", explique-t-il. "Pour obtenir l'adhésion des parlementaires, il a décidé dans le même temps de réévaluer les pouvoirs du Parlement. Mais cela a entraîné un jeu de dominos : en effectuant certaines concessions, il a soulevé de nouvelles hostilités".

"La réforme est mal partie"

Pour que le texte passe, "il faudrait déjà pour cela faire le plein de voix à droite, ce qui est loin d'être le cas. Mais cela ne serait même pas suffisant pour obtenir la majorité des trois cinquièmes requises. Le vote de parlementaires de gauche et du centre est indispensable, et là aussi, c'est mal engagé. Le PS, qui a livré un bras de fer pour obtenir de nouvelles concessions (...), reste inflexible", ajoute-t-il en concluant: "La réforme est mal partie".





Deux députés villepinistes se rallient au oui



Hervé Mariton et Georges Tron (UMP) voteront la réforme des institutions par crainte de transformer le vote "en piège pour la majorité et en impasse pour les réformes". Bernard Debré, farouche opposant à la réforme, c'est lui aussi rallié.



Jack Lang dit "merci" à Sarkozy naturellement!!!



Ce qui est sûr c'est que cette réforme des Institutions sera votée dans une ambiance peu honorable.



Réforme des institutions: Ultimes pressions sur les recalcitrants

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/07/2008 à 17:32 :: La France de Sarkozy

 

 




 
 Réforme des institutions: ultimes pressions sur les récalcitrants, l'exécutif confiant


A la veille du Congrès, ce week-end était le théâtre d'ultimes pressions sur les élus récalcitrants, selon les intéressés, de la part de la majorité et de l'exécutif qui, en privé, se montrent désormais raisonnablement confiants sur l'adoption de la réforme des institutions.
Si Nicolas Sarkozy n'est pas à l'abri, lundi, d'un rejet du texte, qui constituerait un revers personnel, l'UMP et le gouvernement s'emploient en tout cas à maintenir jusqu'au bout le suspense pour ne pas démobiliser les parlementaires de la majorité, pour certains peu enthousiastes à l'idée de voter cette révision constitutionnelle, la 24e depuis 1958.

La plupart des responsables de droite se relaient dans les médias pour affirmer que le scrutin se jouera à quelques voix près, situation inédite. La réforme doit être votée aux 3/5e des suffrages exprimés (60%) des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles.
"C'est bon, ça passera. Le plus dur est derrière nous", assurait samedi un ministre. Un responsable UMP affirme même qu'au final, le oui disposera d'une majorité "supérieure à 10 voix".
Après le ralliement symbolique de Bernard Debré, fils du père de la Ve République, le camp des oui s'est agrandi samedi de deux députés villepinistes, Georges Tron et Hervé Mariton, qui refusent de participer à un "piège pour la majorité".

Dans un entretien au JDD, François Fillon affirme qu'il ne s'estimerait pas "désavoué" par un rejet de la réforme, excluant donc implicitement de démissionner de Matignon dans cette hypothèse.
"Je serais désavoué si j'étais désavoué par la majorité. Ce qui ne sera pas le cas (...) Avec Nicolas Sarkozy, nous aurons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la réussite" de la réforme, ajoute-t-il en prenant bien soin de souligner: "cette réforme nous est totalement commune".
Selon certains députés, joints par l'AFP, le chef de l'Etat appelle lui-même, depuis Marrakech où il se repose jusqu'à dimanche, les derniers hésitants, tentant aussi sa chance auprès de ceux qui sont considérés, à l'UMP, comme "irrécupérables

"Aux uns on a promis des secrétariats d'Etat, aux autres des avantages pour leur circonscription, d'autres encore ont été menacés d'un redécoupage leur faisant perdre leur siège. On a distribué carotte et bâton. Ce chantage s'est fait à ciel ouvert", dénonçait samedi dans Le Parisien François Bayrou (MoDem). "C'est du jamais vu !", renchérit le député chiraquien Henri Cuq.
Evoquant des "appels" fréquents, la députée MPF Véronique Besse, qui entend toujours voter non, se dit "admirative" de ses collègues UMP "qui résistent encore": "on me demande ce que je veux", "on me demande si une mission sur la famille me ferait plaisir, en me disant qu'on s'arrangera sur les conditions" financières.
Au-delà de la droite, alors que le camp des non devrait faire le plein au PS, au PCF et chez les Verts, les efforts se concentrent sur les centristes, les radicaux sans oublier les élus des DOM-TOM.
"Difficile pour un élu domien, y compris de gauche, de résister au rouleau compresseur du gouvernement qui lui promet des kilomètres de bitume dans sa circonscription enclavée !", déclare une source socialiste.
"C'est une semaine qui risque de coûter cher aux finances publiques...", persifle un parlementaire UMP, "atterré" par de tels "marchandages" pour une réforme "qui ne mérite pas tant d'énergie".

Paris AFP




Sarkozy joue son va tout

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/07/2008 à 15:45 :: La France de Sarkozy


 

 


 

Sarkozy joue son va-tout



"Il vaut mieux partir en vacances après avoir réussi le bac", résumait récemment Nicolas Sarkozy au sujet du Congrès qui doit avaliser -ou pas- la réforme des institutions. Le chef de l'Etat a joué son va-tout en convoquant sénateurs et députés lundi à Versailles, prenant le risque d'un revers cinglant -et inédit- à la veille de la trêve estivale.

Info ou intox? Les responsables de la majorité affichaient en tout cas avec insistance leur inquiétude ces derniers jours, en assurant s'attendre à un vote serré. "Tous les comptages que nous faisons montrent que ça va se jouer à très, très, très peu", a encore affirmé vendredi le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé.

Contrairement à Georges Pompidou, qui avait préféré renoncer au Congrès sur le quinquennat en 1973 faute d'avoir réuni la majorité des trois cinquièmes requise, ou à Jacques Chirac en 2000, qui avait fait de même sur la réforme de la justice, Nicolas Sarkozy a décidé de prendre le risque d'un échec. Ce serait une première dans l'histoire de la Ve République, aucun Congrès n'ayant jamais débouché sur un "non".

Le débat parlementaire sur la réforme des institutions -promise par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle- avait jusque-là été mené par le Premier ministre François Fillon.

Mais le chef de l'Etat est monté au front dans la dernière ligne droite pour convaincre les parlementaires de lui accorder -notamment- le droit de venir s'exprimer directement devant eux. Il a ainsi reçu les élus UMP à l'Elysée, s'est entretenu personnellement avec les récalcitrants et fait d'ultimes gestes en direction de l'opposition à quelques jours du Congrès. En vain: le Parti socialiste a dit et répété qu'il voterait contre la réforme.


Une dizaine de "nonistes" à l'UMP

Pour être adoptée, la réforme, dont les grandes lignes sont approuvées par une majorité de Français selon un sondage, doit être entérinée par les 3/5e des suffrages exprimés du Congrès (Assemblée et Sénat réunis). Il faudrait à Nicolas Sarkozy pouvoir compter sur tous les parlementaires de sa majorité, plus l'abstention de quelques autres. Or, outre la gauche qui, en bloc, rejette le projet (sauf Jack Lang, qui a fait partie de la commission Balladur sur cette réforme), l'UMP compte dans ses rangs une dizaine de "nonistes".

Le chef de l'Etat a réussi à en faire changer d'avis quelques-uns comme les chiraco-villepinistes Georges Tron et Hervé Mariton ou encore Bernard Debré, fils du père de la Constitution de la Ve République, Michel Debré. D'autres restent sur leur position: "le président m'a appelé vendredi, mais sans faire de pression sur moi. Il m'a également reçu. Il a demandé à me revoir, mais je n'étais pas libre", a expliqué dimanche Jacques Myard. "Je suis déterminé à voter sur le fond et le fond n'est pas conforme à l'intérêt de la Constitution. Cette réforme, c'est la VIe République avec le goût amer de la IVe. Si le président me rappelle, je ne changerai pas d'avis", affirme le député des Yvelines. Même réaction de Jacques Le Guen (Finistère): "Nicolas Sarkozy m'a appelé jeudi soir, de manière tout à fait courtoise et républicaine. Il n'y a eu aucune pression. Je lui ai expliqué pourquoi je dirai non. C'est une question de conviction", dit-il.


Déjà, l'Elysée rodait son discours en cas de rejet du texte, sur le thème: "nous avons fait des concessions, mais le Parti socialiste n'a fait aucun effort". "Il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont (les socialistes) n'ont cessé de rêver les contours sans jamais la mettre en oeuvre", plaidait ainsi Nicolas Sarkozy dans "Le Monde", protestant de sa volonté de "dégager la pratique du pouvoir de l'esprit de clan".

Le président "a réussi à dégoûter (...) les meilleures volontés socialistes", a rétorqué le socialiste Pierre Moscovici.

François Fillon pourrait faire les frais d'un échec, alors que le chef de l'Etat estimait récemment qu'il "faudra(it) se poser la question" d'un remaniement gouvernemental "à mi-quinquennat".

Mais un "non" lundi serait d'abord un revers pour l'Elysée, venant ternir une fin d'année plutôt positive pour le chef de l'Etat. Cela "assombrira(it) tout le bilan de cette première année de législature", plaidait d'ailleurs M. Copé dans une lettre adressée à tous les députés UMP.

Après avoir sombré dans les sondages début 2008, Nicolas Sarkozy connaît un peu de répit depuis quelques semaines grâce à quelques bonnes nouvelles sur la scène diplomatique: la libération d'Ingrid Betancourt, mais aussi le lancement réussi de l'Union pour la Méditerranée à Paris. Ces succès ne se sont pourtant pas vraiment traduits par une remontée de sa popularité dans les sondages, signe que les Français s'inquiètent plus que jamais de la situation économique et de la baisse de leur pouvoir d'achat.

La journée de lundi s'annonce en tout cas délicate à tous les points de vue pour Nicolas Sarkozy, en déplacement le même jour à Dublin pour tenter de démêler l'écheveau institutionnel européen. L'ambiance risque d'y être fraîche, les Irlandais n'ayant guère apprécié que le président en exercice du Conseil européen explique, lors d'une rencontre avec des députés UMP, qu'ils devraient revoter sur le traité de Lisbonne. AP


 




L'inflation est au plus haut depuis 17 ans

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/07/2008 à 14:39 :: La France de Sarkozy


 

 




 

L'inflation est au plus haut depuis 17 ans




La hausse des prix en juin, qui a progressé de 3,6% en juin sur un an, est à son sommet "depuis octobre 1991, quand elle avait atteint 3,8%".

(Reuters)

(Reuters)

L'inflation a de nouveau accéléré au mois de juin en France avec la hausse des prix du pétrole et des produits frais, selon les chiffres de l'Insee publiés mercredi 16 juillet. L'inflation en France, qui a progressé de 3,6% en juin sur un an, a atteint de nouveaux sommets et se trouve à son plus haut niveau depuis octobre 1991, soit près de 17 ans
Elle n'a pas encore atteint son pic selon des économistes qui la rendent en partie responsable du ralentissement de l'activité.
Les prix de détail ont augmenté de 0,4% au mois de juin en France et leur hausse sur un an a atteint 3,6%, au plus haut depuis juillet 1991, selon les données définitives publiées mercredi par l'Institut national de la statistique.
L'indice des prix IPCH, qui permet une comparaison au niveau européen, a également progressé de 0,4% en juin par rapport à mai, soit une hausse de 4,0% sur un an, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters.


"Un peu au-delà de 4%"


"La hausse de l'indice des prix à la consommation de juin provient du renchérissement des produits pétroliers (+5,4% sur le mois, +12,9% sur trois mois) et, dans une moindre mesure, de la hausse saisonnière des produits frais (+1,6% sur le mois, +11,0% sur trois mois) et des autres services, notamment ceux liés au tourisme", précise l'Insee dans un communiqué.
"Le pic d'inflation n'est probablement pas atteint. On va aller un peu au-delà de 4% sur l'indice IPCH et s'en rapprocher sur l'indice national d'ici le mois de septembre", prévient Olivier Gasnier, économiste à la Société générale.
Il souligne que cette persistance des pressions inflationnistes ne permet pas d'exclure un nouveau relèvement de ses taux directeurs par la Banque centrale européenne malgré la succession de très mauvais chiffres sur l'activité au sein de la zone euro au cours des dernières semaines.
La BCE a relevé ses taux directeurs d'un quart de point le 3 juillet, portant son taux d'intervention à 4,25% pour éviter les effets de second tour qui consisteraient en une diffusion de la hausse des prix des matières premières dans l'ensemble de l'économie, en particulier dans les salaires.
"La raison pour laquelle la BCE a relevé les taux d'intérêt il y a deux semaines et la raison pour laquelle elle pourrait les relever à nouveau est d'éviter que la hausse des prix des matières premières ne se transmette aux salaires et au reste l'économie", explique Dominic White, économiste chez ABN Amro.


"La consommation va rester globalement en berne"

Les économistes s'inquiètent aussi des conséquences de l'inflation sur l'évolution de l'activité.
"A 3,6%, l'inflation est de nature à modifier fondamentalement la trajectoire de l'économie française", prévient Nicolas Bouzou, économiste du bureau d'analyse indépendant Asterès.
"La consommation va rester globalement en berne : avec une progression des salaires nominaux inférieure à 3%, la perte de pouvoir d'achat des salariés est nette", souligne-t-il.
"L'inflation forte constitue de plus en plus une raison directe du ralentissement de l'activité parce qu'elle réduit le pouvoir d'achat des ménages et donc leur consommation et parce qu'elle pèse sur leur confiance et peut donc les inciter à épargner plus", renchérit Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel Leven.


Livret A

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a d'ailleurs annoncé mercredi un relèvement à compter du 1er août de 3,5% à 4% du taux de rémunération du Livret A, détenu par près de 46 millions de Français pour un encours de l'ordre de 120 milliards d'euros.
Cette décision est en partie motivée par l'accélération de l'inflation. Le taux de rémunération du Livret A, calculé deux fois par an, le 15 janvier et le 15 juillet, par la Banque de France, est en effet égal à la moyenne arithmétique entre l'inflation et la moyenne mensuelle des taux courts (Euribor 3 mois et Eonia), arrondie au quart de point le plus proche.
Une dérogation à cette règle de calcul peut toutefois être invoquée pour "circonstances exceptionnelles" par la BdF.
En janvier, la BdF avait ainsi recommandé au gouvernement de ne pas suivre cette règle de calcul qui aurait justifié une hausse du de 3% à 4% du taux du Livret A.
La ministre de l'Economie a aussi pris acte mardi du ralentissement de l'activité en estimant que la croissance de l'économie française serait plus proche cette année du bas de la fourchette de 1,7% à 2% retenue par le gouvernement qui avait déjà revu ses prévisions en baisse en avril par rapport à la fourchette de 2,0% à 2,5% utilisée pour bâtir la loi de Finances 2008. (avec Reuters)
 



Réforme des institutions : la concession de Sarkozy et le NIET du PS

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/07/2008 à 14:24 :: La France de Sarkozy

    Réforme des institutions : la concession de Sarkozy et le NIET du PS 


Vallini - "Le PS n'est pas sensible aux petites manoeuvres et aux grandes pressions"

Par Charlotte Chaffanjon

Vallini -

André Vallini, député de l'Isère en charge des institutions au PS © JOEL SAGET / AFP


"Je prends l'engagement que des garanties seront apportées pour que l'opposition puisse répondre chaque fois que le président de la République tiendra un propos qui concerne la politique française", a déclaré Nicolas Sarkozy dans un entretien au Monde de jeudi ( à lire ci après) . C'est l'ultime concession faite par le chef de l'État pour que les socialistes votent le projet de loi de réforme des institutions, qui nécessite une majorité des 3/5 du Parlement réuni en congrès à Versailles, lundi prochain.

Peine perdue, puisqu'André Vallini, député de l'Isère en charge des institutions au PS, explique au point.fr que son parti ne changera pas sa position : "Nous avons voté au Bureau national mardi, et en réunion de groupe à l'Assemblée ce matin, que les socialistes voteront contre le projet de réforme des institutions. Les concessions de Nicolas Sarkozy arrivent bien trop tard. Le PS n'est pas sensible aux petites manoeuvres et aux grandes pressions de dernières heures", déclare-t-il.

Interrogé sur le "cas" de Jack Lang, député socialiste qui semble enclin à voter cette réforme qui comporte selon lui des avancées, Vallini affirme ne vouloir "blâmer personne". "Jack Lang appartenait au comité Balladur en charge de la modernisation des institutions. Je conçois donc qu'il soit tenté de dire oui au texte." Il affirme en revanche que les 17 députés socialistes qui avaient signé une tribune dans Le Monde le 22 mai se disant favorables au projet "se sont rangés à la position commune". "Ils trouvent le texte finalement décevant et la méthode employée par Nicolas Sarkozy détestable."

Sans les députés socialistes, la réforme peut-elle passer ? "D'après mes comptes, c'est possible, à quelques voix près", lâche le président du conseil général de l'Isère.


Les députés PS maintiennent unanimement leur vote contre


Aux récentes annonces de Nicolas Sarkozy, qui prévoit notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels, Jean-Marc Ayrault répond : "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".




Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a annoncé, mercredi 16 juillet à l'AFP, que les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde n'avaient eu "aucun effet" sur la position des députés PS, qui "unanimement voteront contre" la réforme des institutions au Congrès.
Interrogé par l'AFP sur les annonces faites par le chef de l'Etat -notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels-, Jean-Marc Ayrault a déclaré, à l'issue de la réunion des députés PS: "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".
"La plupart des engagements ne relèvent pas de la Constitution et pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps ?", a-t-il ajouté.
"C'est largement insuffisant, ça sent la manoeuvre politique. Cela n'a eu aucun effet sur la position du groupe socialiste qui, unanimement, maintient sa position de voter contre" le texte constitutionnel lors du Congrès de Versailles, lundi.


Hollande a rencontré Sarkozy


François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait rencontré Nicolas Sarkozy mardi à l'Elysée pour discuter de la réforme des institutions, a indiqué le leader socialiste. Cette conversation rien apporté de nouveau, selon le PS. Les socialistes se dirigent toujours vers un vote contre la réforme, a déclaré à l'AFP le secrétaire national, Bruno Le Roux.
Il s'exprimait après la réunion du bureau national, au cours duquel François Hollande a rapporté la discussion, de moins d'une heure selon Bruno Le Roux, qu'il venait d'avoir avec le chef de l'Etat.


"Un temps pour l'opposition"


Le premier secrétaire a demandé de son côté à LCI que le président de la République accepte "de dire que lorsqu'il s'exprime à la télévision dans le cadre de grandes émissions", il peut "y avoir un temps pour l'opposition".
."C'est vraiment trop court, trop faible, pour permettre un véritable pluralisme dans l'audiovisuel", a jugé François Hollande.
Le bureau national du PS avait décidé il y a deux semaines que, en l'état du texte, le vote des socialistes serait un vote contre.




L'entretien de Nicolas Sarkozy au Monde de jeudi 



Un an après avoir lancé le processus de révision constitutionnelle, pensez-vous pouvoir faire adopter cette réforme controversée ?

Cette réforme est débattue, elle n'est pas controversée ! Il n'y a pas un responsable politique, pas un juriste, pas un journaliste, qui soit aujourd'hui partisan du statu quo. La véritable controverse aurait d'ailleurs dû avoir lieu au moment du passage du septennat au quinquennat car c'est à ce moment-là que s'est produit le vrai bouleversement institutionnel. Je n'ai pris personne en traître : j'avais annoncé durant ma campagne que je réformerais les institutions. Les mesures annoncées, à une ou deux exceptions près, figuraient toutes dans mon programme présidentiel.




Il n'empêche, le PS est hostile et une partie de la droite renâcle.

Pour les uns, je ne vais pas assez loin, pour les autres, je vais trop loin. Ils oublient que, s'il y a une tradition gaulliste, c'est celle du changement profond, de la rupture. Et puis il y a des calculs partisans. Certains se disent : "N'offrons pas une victoire au président de la République", comme si les constitutions ne valaient que pour celui qui les applique au moment où elles sont votées ! Si la réforme échoue, ce sera un échec pour tout le monde, et d'abord pour la démocratie, pour le Parlement, pour les droits des citoyens.

Heureusement, il y a dans les rangs du Parti socialiste quelques personnalités éclairées qui considèrent que la Constitution n'est pas simplement l'objet de leur futur congrès. Cette réforme est importante. Elle modifie quasiment la moitié des articles de la Constitution. Elle vise à faire émerger une démocratie exemplaire. Je veux dégager la pratique du pouvoir de l'esprit de clan, de secte et de "partisannerie", en donnant plus de pouvoir au Parlement, plus de possibilités de recours aux citoyens et en encadrant davantage les pouvoirs du président de la République.




Entre ces trois objectifs, quel est, à vos yeux, le plus important ?

Le renforcement des droits du Parlement. Lui donner la maîtrise de la moitié de son ordre du jour, c'est un progrès immense par rapport à la situation d'aujourd'hui où le pouvoir exécutif octroie chichement quelques heures de "niches" chaque mois aux parlementaires.




Vous renforcez les pouvoirs du Parlement ou les pouvoirs de la majorité au Parlement ?

C'est extraordinaire de raisonner ainsi. La majorité d'aujourd'hui sera forcément l'opposition de demain. Acceptera-t-on un jour de me juger sur ce que je fais et non pas sur des a priori ?

Pour rééquilibrer les pouvoirs, certaines personnalités, comme Jack Lang, vous demandent des gestes supplémentaires. Notamment pour mieux garantir le temps de parole de l'opposition par rapport à celui du président.

J'y suis prêt. J'ai lu avec intérêt les suggestions de Jack Lang. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a écrit une lettre à ce sujet, le Conseil supérieur de l'audiovisuel va formuler des propositions. Je prends l'engagement que des garanties seront apportées pour que l'opposition puisse répondre chaque fois que le président de la République tiendra un propos qui concerne la politique française.

Les propositions de Bernard Accoyer sur les droits de l'opposition et des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale [temps de parole et moyens plus importants] seront mises en œuvre. Je suis pour que le seuil de constitution d'un groupe à l'Assemblée, qui est actuellement de vingt membres, soit abaissé à quinze. Je suis favorable à l'égalité du temps de parole entre majorité et opposition dans les débats, en particulier lors des questions d'actualité.

Lors du vote de la loi organique, qui précisera les conditions et limites du droit d'amendement, je veillerai à ce que les droits de l'opposition soient garantis. Je souhaite que, chaque année, un certain nombre de commissions d'enquête puissent être créées à la demande de l'opposition.




Combien ?

Ce n'est pas à moi d'en fixer le nombre. J'annonce enfin que, pour le redécoupage électoral que le Conseil constitutionnel m'oblige à faire, l'opposition participera à la commission indépendante qui sera créée, et qu'elle sera associée à la détermination du mode d'élection des députés des Français de l'étranger. J'espère que les socialistes sincères comprendront qu'il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont ils n'ont cessé de rêver les contours sans jamais la mettre en œuvre.




Vous plaidez pour une démocratie exemplaire mais votre pratique du pouvoir inquiète : depuis un an vous vous occupez de tout.

Croyez-vous qu'il soit plus respectueux de dire "j'ai été élu, je demande au gouvernement de faire ceci ou cela et de soupirer, quand ça échoue, je n'y suis pour rien" ? J'ai été élu pour cinq ans, j'assume le fait que je fixe le cap, parce que les Français m'ont accordé leur confiance, parce que j'ai fait campagne sur un projet présidentiel et que je le mets en œuvre.




La France ne retourne-t-elle pas au despotisme éclairé alors que les autres pays ont un régime parlementaire ?

Je rappelle qu'à la différence d'un despote je suis élu. A la différence d'un despote, je limite le nombre de mandats successifs du Président. J'essaie, ce faisant, de résoudre un problème ancien de la vie politique française qui est celui de carrières infiniment longues. Tous les huit ans, aux Etats-Unis, on change de personnel politique. J'observe que, dans les pays qui limitent la durée des mandats, les citoyens ont tendance à renouveler la confiance. Assumer ses responsabilités, dire qu'on fixe la ligne et qu'on est responsable des échecs et, peut-être, des succès, c'est être démocrate, profondément démocrate.




Mais l'"hyper-présidence" est quand même une réalité.

Que me reproche-t-on ? Je propose de limiter le pouvoir de nomination du président de la République [aux emplois et fonctions dans les organismes publics et de contrôle des droits et libertés], qui a été si souvent mis en cause, qu'il ait été, du reste, le fait d'un président de gauche ou de droite. Aujourd'hui, j'ai le pouvoir de nommer en conseil des ministres sans aucune discussion. Si la réforme passe, il y aura audition obligatoire des candidats devant les commissions parlementaires. C'est du jamais vu !

Puis possibilité d'émettre un avis négatif à la majorité des trois-cinquièmes. C'est un changement considérable. Il est quand même extraordinaire qu'un certain nombre d'hommes de gauche dénoncent les nominations claniques et refusent que ces nominations soient encadrées !




Pourquoi n'avez-vous pas clairement opté pour un régime présidentiel qui aurait mis face à face deux forces équilibrées : le président de la République et le Parlement ?

Il aurait fallu, pour cela, supprimer le poste de premier ministre et supprimer le droit de dissolution. Or, je pense que la fonction de premier ministre dans un pays de 64 millions d'habitants est utile. Le premier ministre peut soulager le président de la République dans les arbitrages entre ministres, dans la gestion des problèmes du pays et dans la dimension internationale de la fonction. Je ne crois pas au domaine réservé. J'ai été content de pouvoir compter sur François Fillon pour préparer la présidence française de l'Union européenne.




En même temps, on voit que François Fillon souffre beaucoup.

François Fillon assume pleinement sa mission. En ce moment, il souffre beaucoup du dos, c'est sûr, mais je ne pense pas qu'il souffre davantage dans l'exercice de sa fonction que Pompidou ou Debré sous De Gaulle ou que Mauroy sous Mitterrand. Il est normal que celui qui a été élu fixe le cap par rapport à celui qui est nommé.



Vous teniez aussi à conserver le droit de dissolution ?

Honnêtement je ne suis pas un fanatique de la dissolution depuis l'exemple de 1997, mais, dans certains cas de blocage, cela peut servir.
Propos recueillis par Alain Frachon, François Fressoz, Arnaud Leparmentier et Patrick Roger



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