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Madeleine Ngombet Chargée du blog

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Ségolène Royal - Interview - (22/06/07)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 22/06/2007 à 12:53 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

 

 

                         Ségolène Royal -

    Les 4 vérités sur France 2

 


 

 

 

 

Le Grand Journal - 8/06

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 09/06/2007 à 0:45 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

 

Le Grand Journal - 8/06

 

Pour voir l'interview de Ségolène Royal au " Grand Journal ",

veuillez clicker ici

 

 

 

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/06/2007 à 22:16 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

 

"Le PS doit insister sur le dangerde la concentration des pouvoirs"

 

par François Bazin, rédacteur en chef du service politique
au Nouvel Observateur

 

A six jours du premier tour des élections législatives, le PS a-t-il encore une chance d'inverser la tendance favorable à l'UMP ? Quelle va être la stratégie du parti pour la dernière ligne droite de la campagne ?

- Le Parti socialiste n'a aucune chance de remporter les élections législatives, c'est plié. Les leaders du parti le reconnaissent eux-mêmes.
 Il paraît également inimaginable que le PS perde d'extrême justesse. La question est de savoir quelle sera l'ampleur de la défaite. Sera-t-elle écrasante, comme en 1993, où les socialistes avaient obtenu 57 sièges, ou simplement nette, mais sans être humiliante, comme en 2002, où 138 députés PS avaient été élus ? C'est là l'unique marge d'incertitude.

La seule stratégie que le parti peut encore adopter est d'enfoncer encore et encore sur le clou du danger que représente la concentration des pouvoirs. Il doit ainsi insister sur la nécessité de mettre en place une opposition conséquente. Les députés vont, quant à eux, jouer la carte locale, car ils pensent que les électeurs les regardent différemment du parti. En réalité, être connu n'est pas un gage de victoire. Plusieurs personnalités de gauche vont probablement perdre leur siège.


François Bayrou parle de "chercher la meilleure solution" au soir du premier tour pour parvenir à un pluralisme. Qu'entend-il par là ? Le pluralisme à l'Assemblée nationale n'est-il pas source de blocage ?


- Les centristes pro-Bayrou risquent de perdre l'essentiel de leur représentativité parlementaire avec ce scrutin. François Bayrou ne demande pas l'absence de majorité, mais la mise en place de contre-pouvoirs. L'élection d'une majorité pléthorique ne serait pas non plus une bonne chose pour Nicolas Sarkozy. Il a plutôt intérêt à avoir à sa disposition une majorité courte, mais plus obéissante.
 
Après la vague rose en 1981, le large groupe socialiste avait donné du fil à retordre à François Mitterrand. Il avait alors mis à sa tête un homme de poigne, Pierre Joxe. Je doute qu'un tel homme existe au sein de l'UMP.


Quel sera l'avenir des partis minoritaires à l'issue des législatives ? Sont-ils menacés par le scrutin à la proportionnelle ?

- Ils seront probablement rayés de la carte de la représentation parlementaire. Ces partis gardent néanmoins une existence locale. Par exemple, même si les Verts sont au bord de l'implosion, une force écologiste peut toujours émerger pendant les municipales, car une part de représentation des minorités est encore permise avec ces élections.

Quant au Front national, qui stagne à moins de 4% des intentions de vote, il constitue la clé de la victoire de l'UMP aux législatives, de la même manière qu'il a permis à Nicolas Sarkozy, qui a siphonné les voix du FN, de remporter l'élection présidentielle. C'est la fin des années Le Pen. Son parti risque de tomber dans une forme de marginalité.

Le scrutin majoritaire pratiqué pendant les législatives a, de plus, un effet amplificateur très fort. 42% des voix donnent 80% de sièges à l'UMP. Par ailleurs, l'inversion du calendrier électoral voulue par Lionel Jospin a institutionnalisé le fait que les législatives soit le prolongement de la présidentielle. Il devient presque automatique que le président dispose d'une majorité à l'Assemblée pour pouvoir réaliser son programme.

Propos recueillis par Bérénice Rocfort-Giovanni
(le lundi 4 juin 2007)

 

 

 

 

Chat Mariette Sineau :"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 01/06/2007 à 18:35 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

"la 'vague bleue' aux législatives va accentuer la défaite des femmes"


L'intégralité du débat avec Mariette Sineau, de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes pour qui "la surdomination des hommes à l'Assemblée nationale" est prévisible. 

 

 Luc : Connaît-on une "mini-révolution" en ayant pour la première fois en France un gouvernement composé d'autant d'hommes que de femmes ?

 

Mariette Sineau : Oui, d'une certaine façon, et c'est paradoxal que ce soit la droite qui ait fait la parité gouvernementale. En effet, le plus souvent, c'est la gauche qui a été pionnière en la matière, si l'on excepte les gouvernements formés sous la présidence de Giscard d'Estaing, premier président français à avoir voulu féminiser le gouvernement. 

Ensuite, tous les autres présidents, et en particulier François Mitterrand, feront de même et en accentuant la féminisation et en plaçant des femmes à des postes politiquement importants. C'est une révolution car maintenant, ce sera la référence, et il sera très difficile de revenir en arrière. 

 

Andrée : Peut-on parler de parité ou de poudre aux yeux ? Sur 15 ministres, il y a 8 femmes, qui ont hérité de "petits ministères". Quant aux secrétaires d'Etat, ils sont presque exclusivement masculins.

 

Mariette Sineau : Oui, si l'on calcule strictement, on n'atteint pas la parité. Cependant, on doit considérer d'abord les portefeuilles ministériels les plus importants. Et si l'on considère les ministères pleins, la parité est atteinte à une unité près, et c'est ce qui important, notamment de la part de la droite qui, en 1995, lors du premier gouvernement Juppé, avait certes mis douze femmes au gouvernement, mais pour la plupart à des postes hiérarchiquement secondaires, c'est-à-dire secrétaires d'Etat et non ministres à part entière. En outre, ajoutons que deux femmes obtiennent des ministères qu'on appelle régaliens, la justice et l'intérieur. 

 

Paul : Savez-vous quel pourcentage des candidats aux législatives sont des candidates et quel pourcentage de ces candidates ont des chances d'être élues ?  

 

Mariette Sineau : Pour répondre au premier volet de la question, le ministère de l'intérieur ainsi que l'Observatoire de la parité ont diffusé des chiffres : le pourcentage global de candidates atteint cette année 41,6 %, un taux encore un peu plus élevé qu'en 2002 (38,9 %). Par conséquent, ces chiffres globaux sont importants.

Néanmoins, il faut, pour en parler avec plus de justesse, citer le nombre de candidates par parti, selon les formations politiques. Et faire deux remarques : 

1) ce sont les petits partis (sans exception) qui n'ont aucun espoir d'obtenir d'élus, qui respectent la parité, alors que les grands partis, les partis parlementaires (ceux qui ont une représentation au Parlement), ne respectent pas la parité.

2) Parmi les grands partis, il faut opposer ceux de gauche à savoir le PC, les Verts et le PS ainsi que ses alliés, le MRG et le PRG et ceux de droite. Les Verts respectent la parité. Le PC et le PS s'en approchent d'assez près, avec des pourcentages, pour l'un et l'autre, voisins de 46 %. Et je rappelle qu'aux termes de la loi, une tolérance de 2 points de pourcentage est prévue par les partis. En d'autres termes, un parti qui représente 48 % de candidates ne sera pas pénalisé financièrement. Donc les deux partis de gauche, PC et PS, auront de faibles pénalités financières à payer.


En revanche, à droite, les partis politiques sont très loin de la parité. Et le plus mauvais élève est l'UMP, qui présente à peine un quart de femmes parmi ses candidats. L'UDF-UMP est à près de 28 %. Enfin, l'UDF-MoDem, créé par François Bayrou, dépasse le tiers (près de 37 %). 

Le plus dommageable est évidemment que le parti politique qui a le plus de députés sortants (365) ne présente qu'un peu plus d'un quart de femmes. C'est dire si, à l'arrivée, il est fort probable que, évidemment, les sortants, qui sont en majorités des hommes, soient réélus. La probabilité d'avoir une forte féminisation de l'Assemblée nationale est faible. 

On peut prévoir en 2007 ce qui s'est passé en 2002 : la "vague bleue", qui est prévisible, va accentuer la défaite des femmes, puisque le parti vainqueur, l'UMP, est aussi le parti qui présente le moins de femmes. En 2002, seulement 12 % de femmes siégeaient à l'Assemblée nationale, et on peut prévoir qu'il n'y aura guère plus de 20 % de femmes qui siégeront à l'issue des législatives de 2007. 

La seule hypothèse qui serait favorable aux femmes serait une victoire véritablement très, très large de la droite à l'Assemblée, dans la mesure où, dans cette hypothèse, les femmes placées dans des circonscriptions difficilement gagnables ou à la marge pourraient être élues à l'occasion d'un véritable "tsunami". 


Bari : Une femme aurait pu être élue présidente de la République : est-ce que les Français ont évolué ?  

 

Mariette Sineau : La candidature de Ségolène Royal, investie par plus de 60 % des militants, est une révolution culturelle. Un grand parti a désigné une femme, présente au second tour, et qui avait de véritables chances d'être élue. 

Au départ, les sondages ont révélé un très grand "désir de femme" à la tête de l'Etat, comme symbole de renouveau politique. Quand la campagne a véritablement commencé, au début, on a observé un survote féminin en faveur de Ségolène Royal. Les intentions de vote montraient que les femmes avaient davantage l'intention de voter pour elle que les hommes jusqu'en janvier 2007.

Mais cette tendance s'est estompée ensuite, et à l'issue du scrutin, la grande enquête faite au Cevipof a montré que les femmes n'avaient pas davantage voté pour Ségolène Royal.


Par conséquent, il faut dire en conclusion que le vote obéit évidemment à une logique complexe. On vote bien sûr pour un individu, et cet individu est sexué, mais en même temps, on vote pour le candidat d'une formation politique qui est situé idéologiquement et qui appartient à la gauche ou à la droite. 

Et je dirai en conclusion que les Français sont dans l'ensemble beaucoup moins misogynes que la classe politique, mais que dans cette élection, le succès de Nicolas Sarkozy ne s'explique pas évidemment par une variable d'appartenance sexuelle. Cela a été un élément de la décision finale. 

 

laura :  Peut-on considérer que les partis jouent la "carte de la femme", et que ce n'est qu'une stratégie ? 

 

Mariette Sineau : L'opinion publique est en demande de renouvellement des élites. Renouvellement de générations, on l'a vu avec le duel final opposant Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, appartenant à la génération des quinquas. Mais elle demande également de têtes nouvelles et par conséquent, demande non seulement des jeunes, mais aussi des femmes, des membres de ce qu'on appelle les minorités visibles, et enfin, aussi, des membres des catégories populaires. Dans ce contexte, la féminisation de la vie politique apparaît de fait comme un gage de modernité aux yeux des électeurs et des électrices. 

 

Bilal : Pouvez-vous nous rappeler les lois qui ont tenté d'imposer la parité ? Ont-elles été efficaces ? Est-ce finalement par la loi que les femmes accèdent aux hauts postes politiques ?

 

Mariette Sineau : Je rappelle en deux mots les termes de la loi que j'appelle "dite de parité", car le mot n'est pas prononcé dans la loi, qui n'évoque que le mot d'égalité. Cette loi, du 6 juin 2000, dit deux choses :


1) elle impose une parité absolue des candidatures hommes-femmes aux partis politiques sur les scrutins de liste à la proportionnelle ; 

2) en outre, elle leur impose une alternance des candidats hommes-femmes, ou bien une alternance absolue du début jusqu'à la fin de la liste, ou bien, dans le cas des municipales, une alternance hommes-femmes par tranches de six candidats. Et c'est une obligation absolue pour les partis politiques. Dès lors, cette loi a eu de très bons effets pour toutes les élections au scrutin de listes, et on observe que les femmes représentent désormais 47 % des élus dans les assemblées municipales, pour les villes de 3 500 habitants et plus. De même, dans les assemblées régionales, élues également à la proportionnelle, on a 47 % de femmes.


En revanche, pour les scrutins uninominaux – c'est le cas pour les assemblées départementales, les conseils généraux –, la loi est muette. Elle l'est aussi pour la moitié des sièges du Sénat, élu suivant ce même système uninominal.


Et enfin, pour les législatives, la loi prévoit une parité non obligatoire, qu'on peut appeler incitative. Et si les partis ne respectent pas la parité des candidatures hommes-femmes, à 2 % près comme je l'ai dit, ils ont des pénalités financières. Dans ce cas précis, la loi est à repenser, car quand elle a été appliquée en 2002, les partis politiques ont préféré payer des pénalités, même lourdes – l'UMP a ainsi plus de 4 millions d'euros par an à payer – plutôt que de présenter des femmes, ce qui les aurait obligés à évincer des députés sortants et des notables pour faire place aux femmes. 

La loi est nécessaire en France, car les partis politiques ont fait blocage à l'entrée des femmes dans les assemblées élues. Ils y ont été aidés précisément par ce mode de scrutin uninominal, qui privilégie les notables et qui accentue le cumul des mandats, toléré en France alors qu'il est interdit ou non pratiqué par la plupart des pays voisins. Dès lors, une loi était nécessaire pour légitimer les femmes dans l'espace politique et leur permettre d'accéder à la représentation. 


Alfred Rodrigues :  Puisque l'on impose la parité en politique : à quand la parité dans l'armée, la police, l'éducation nationale, la santé, les services sociaux ? Pourquoi cette discrimination positive de genre ? A quand la parité entre Noirs et Blancs ? entre vieux et jeunes ? entre hétéros et homos ? musulmans et chrétiens ?  


Mariette Sineau : Au départ, la démocratie politique en France, quand elle s'est construite en 1789, s'est construite sur l'exclusion des femmes. On a déclaré : chaque individu est égal, chaque individu a une voix, mais les femmes ne sont pas des vrais individus, et par conséquent, elles n'ont aucun droit à la citoyenneté politique. Autrement dit, ce qu'on appelle l'universalisme républicain s'est construit sur l'exclusion de la moitié de l'humanité. Et cela revient à dire : les hommes ont construit des quotas de 100 % d'hommes. Cette situation a duré un siècle et demi, jusqu'en 1944. J'en profite pour rappeler que la France a été un des derniers pays européens à octroyer des droits politiques aux femmes. 

Deuxième élément de réponse : le politique s'est également construit sur l'opposition entre la sphère publique et politique réservée aux hommes, et une sphère privée dans laquelle on a cantonné les femmes. Par conséquent, le politique tel qu'on le vit actuellement s'est construit sur ce double principe : exclusion des femmes du politique, et en même temps, cantonnement de celles-ci dans le privé. Pour sortir de ce système, la parité en politique a un effet beaucoup plus révolutionnaire qu'on ne pourrait le penser au premier abord.

Une fois réalisé dans le politique, ce principe paritaire se trouve légitimé dans d'autres sphères de la société, tant dans l'économie que, effectivement, dans l'armée, l'administration. On espère aussi que la parité salariale évoquée par Nicolas Sarkozy et son ministre des affaires sociales sera effective. Donc ce principe d'égalité homme-femme finit par diffuser du politique au sociétal et au professionnel. 

Dernier élément : pourquoi la parité homme-femme et non pas la parité bourgeois-ouvrier, jeune-vieux, etc. ? Cet argument a été très employé durant le débat sur la parité. Il n'y a pas d'argument imparable pour expliquer que seule l'égalité homme-femme est légitime. Sinon celui que j'ai évoqué en premier : le mode de construction du politique en France.  

La demande de diversité sociale dans l'ensemble des assemblées élues, à savoir représenter la société dans toute sa diversité, plus de jeunes, plus de membres des catégories populaires, est totalement justifiée. Et on peut penser que la parité homme-femme est elle-même porteuse de renouveau social, dans la mesure où la féminisation entraîne en général un rajeunissement et, dans une certaine mesure, une diversification sociale.

 

Edenia :  Quels sont, hormis la loi, les moyens qui permettraient d'accélérer l'instauration de la parité en politique ?  

 

Mariette Sineau :  Hormis la loi, il faut faire en sorte qu'en amont de la politique, les femmes soient socialisées à un plus grand intérêt pour la chose publique, notamment à l'école. Il faudrait également que la parité domestique advienne, c'est-à-dire faire en sorte que les femmes qui veulent s'engager en politique puissent être aidées dans toutes leurs tâches domestiques et éducatives, et que pour elles, la politique ne soit pas un luxe et la troisième journée après la journée professionnelle et la journée de tâches ménagères. Dès lors, on peut prévoir des mesures, mais qui seraient là encore en grande partie d'ordre législatif et qui pourraient améliorer le statut de l'élue et faire en sorte qu'on puisse donner des facilités en matière de garde d'enfants à tous les jeunes parents qui veulent faire campagne et être élus. 

 

En conclusion, il faut souligner un paradoxe : le décalage entre la parité gouvernementale désormais réalisée et la surdomination plus que probable des hommes à l'Assemblée nationale, lieu symbolique du pouvoir républicain. 


Chat modéré par Anne-Gaëlle Rico

LEMONDE.FR | 25.05.07 | 18h57  •  Mis à jour le 01.06.07 | 18h24

 

 


 

 

 

" Je n'étais pas l'homme du schéma de Sarkozy "

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/05/2007 à 19:46 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

" Je n'étais pas l'homme du schéma de Sarkozy "

 

 

Ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin de 1997 à 2002, Hubert Védrine explique pourquoi il a refusé les avances de Sarkozy.

 

Comment le Président vous a-t-il proposé de revenir au Quai d'Orsay ?

Nicolas Sarkozy a discuté avec moi de mon entrée au gouvernement de façon extrêmement chaleureuse et pressante. Nous avons eu une longue conversation téléphonique le 8 mai sur la nature de la politique étrangère nécessaire pour la France, puis nous nous sommes vus trois jours plus tard. Je pense de longue date qu'en politique étrangère il faut avoir une attitude bipartisane. Il n'y a pas une politique étrangère de droite et une politique étrangère de gauche.

 

Pourquoi avoir refusé ?

C'était une décision lourde politiquement. J'ai reçu beaucoup de pressions venant du monde entier pour m'inciter à franchir le pas. J'aurais pu dire oui si j'avais obtenu une compétence très large sur la politique étrangère. J'estime essentiel pour la France que le ministère des Affaires étrangères soit fort et que son rôle central dans l'ensemble des négociations soit reconnu. Ce n'est pas de la gloutonnerie. J'avais eu la même attitude avec Lionel Jospin lorsque j'étais son ministre, et j'aurais eu la même s'il avait été élu en 2002. Depuis plusieurs années, certains ministères, l'Immigration, l'Intérieur, etc., prétendent dépouiller de leurs compétences les Affaires étrangères morceau par morceau. Je pense au contraire qu'il faut une tour de contrôle générale au Quai d'Orsay. Nicolas Sarkozy semble impulser une présidentialisation. Je n'étais pas l'homme de ce schéma.

 

Comment Sarkozy a-t-il pu donner le même poste à Kouchner dont les options, en matière de politique extérieure, sont très différentes des vôtres ?

Ça, c'est une question qu'il faut poser au Président, pas à moi. De loin, les positions de Bernard Kouchner semblent plus compatibles avec les siennes. Mais Nicolas Sarkozy m'a dit : «Je ne suis pas l'atlantiste que l'on croit.» Je n'ai pas à juger la décision de Bernard Kouchner. Je ne peux que lui souhaiter bonne chance.

Renaud DELY / Libération

 

 

 

 

« Je m'appuierai sur la majorité la plus large possible »

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/05/2007 à 21:34 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lendemain de son débat télévisé musclé avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a reçu « le Parisien » et « Aujourd'hui en France ». Elle explique ce qu'elle fera si elle est élue dimanche soir.

 

 


Photos : Philippe de Poulpiquet

AU LENDEMAIN de son face-à-face télévisé avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal apparaît hier matin, dans son quartier général du boulevard Saint-Germain à Paris (VIIe arrondissement), tranquille et déterminée.

  • Tranquille comme une candidate qui, non contente d'avoir le 22 avril accédé au second tour, a fait mercredi soir devant tous la démonstration de sa pugnacité, elle que beaucoup jugeaient incompétente et d'abord fragile.
  • Déterminée comme une femme qui se sent, au final, poussée par une « vraie ferveur populaire » et croit toujours, n'en déplaise aux sondages, qu'elle peut gagner sur le fil dimanche.

 

Alors que François Bayrou a confirmé hier qu'il ne voterait pas Sarkozy, elle rêve de disposer à l'Assemblée, au-delà des clivages habituels, de « la majorité la plus large possible ».

Visant implicitement son rival, elle martèle,

 

 

« Avec moi, il n'y a aucun risque. Vous avez tout à gagner... »

Réponse dimanche à 20H   



 

Quel est, chez vous, le sentiment dominant après le débat télévisé de jeudi soir ?
Ségolène Royal.

J'ai défendu mes idées.



Vous n'avez aucun regret ?

On a toujours des regrets après un débat, parce qu'on n'a pas dit tout ce qu'on aurait voulu dire.

Mais, globalement, ce débat a été éclairant sur le choix qui s'offre dimanche aux Français entre deux projets de société, deux visions de la France.

 

 Comment vous est apparu Nicolas Sarkozy ?


Sur la défensive. Et, parfois, j'ai eu l'impression qu'il était en difficulté. Je pense notamment à nos échanges sur la sécurité, l'environnement, le nucléaire, la scolarisation des enfants handicapés. Ce dernier sujet est, pour moi, révélateur d'un certain comportement politique dont les Français ne veulent plus.



Nicolas Sarkozy dit qu'il vous a trouvée agressive...


C'est son habitude de se sentir agressé dès qu'on n'est pas d'accord avec lui. Or, c'est simplement le débat politique qui doit être mené avec conviction et passion. Car je crois profondément à la politique.



Vous, vous n'estimez pas avoir été agressive ?


Non, j'ai rempli mon rôle. Avec la volonté qu'on comprenne qu'avec moi, les intérêts des Français seront bien défendus et que je ne me laisserai pas faire.



Votre stratégie était, à vos yeux, la bonne ?


Je voulais que ce débat montre clairement quel est l'enjeu de dimanche et notamment en quoi Nicolas Sarkozy est responsable du bilan du gouvernement actuel.

Je voulais aussi montrer la démagogie de certaines de ses propositions. Ainsi, après avoir visité un foyer de femmes battues sans papiers, il leur a promis la régularisation. Comme je n'imagine pas que le propos ne valait que pour ce foyer-là - ou alors l'impartialité de l'Etat serait remise en cause - ,vous imaginez jusqu'où sa promesse peut conduire ! D'autant qu'il a promis aussi un autre jour la nationalité française à toutes les femmes martyrisées du monde. Ce qui doit représenter au moins 200 millions de personnes !

 Soit Nicolas Sarkozy promet n'importe quoi, soit il n'est pas responsable. Combien de promesses, en réalité, pourrait-il tenir ?

Sûrement pas ses promesses d'allègements fiscaux, qui dépassent de loin ce que Margaret Thatcher a fait en dix ans de pouvoir et qui conduirait à la ruine des services publics. Et puis son programme est rempli d'injustices. Je ne citerai que le bouclier fiscal, qui consiste à rembourser une partie de l'impôt des plus riches contribuables, comme cette riche héritière qui vient de récupérer plus de 7 millions d'euros.



Un échange a beaucoup frappé. Nicolas Sarkozy vous a reproché de perdre vos nerfs et vous lui avez répondu qu'il y a des indignations, même pour un chef d'Etat, sincères et saines...


C'était un temps fort, oui. Je porte des convictions. Je ne suis pas dans le calcul. Le sort réservé aux élèves handicapés à l'école ne peut laisser personne indifférent. J'avais imposé l'accueil des enfants trisomiques à l'école maternelle et, aujourd'hui, le gouvernement est revenu en arrière et on ne veut plus d'eux : est-ce que cette situation scandaleuse, cette souffrance des familles ne méritent pas du coeur et de l'indignation ?

« On n'imposera pas d'en haut, par la loi, une extension des 35 heures »



Mercredi soir, l'échange sur le nucléaire a été plutôt confus...


J'apporte une précision : le pourcentage de 17 % que j'ai évoqué représente la part du nucléaire dans la totalité de l'énergie consommée, et non la part de l'électricité produite par le nucléaire. Quant aux 50 % que Nicolas Sarkozy a cités, cela ne correspond à rien.

Sur le fond, il ne sait ni que l'EPR, c'est la troisième génération du nucléaire, ni que les gisements d'uranium risquent d'être épuisés d'ici quelques dizaines d'années.

Même sur le nucléaire iranien, il n'a pas maîtrisé le sujet, car, aujourd'hui, ce n'est pas le nucléaire militaire qui est en cause : la prolifération s'organise à partir du nucléaire civil.



Sur les 35 heures, vous avez dit qu'il n'y aurait pas généralisation automatique...


Une des révélations du débat a été l'acceptation par Nicolas Sarkozy de ce que les 35 heures constituent désormais en France la durée légale du travail, sur laquelle il ne reviendrait pas. Soit les 35 heures sont nocives à l'économie, comme le disent le Medef et le candidat sortant, et il faut qu'il ait le courage politique de les supprimer. Soit c'est un acquis social et une mesure qui a créé de l'emploi, comme je le crois, et il faut les défendre, même s'il faut tirer des leçons pour mieux faire.



Vous, vous avez admis que la deuxième loi sur les 35 heures avait été, pour le moins, brutale...


J'ai dit que la deuxième loi avait été précipitée et qu'il n'y aurait pas demain de généralisation des 35 heures aux PME sans accord des partenaires sociaux, branche par branche.



Cela veut dire quoi ?


Cela veut dire que le débat sera ouvert et que, s'il n'y pas d'accord, on n'imposera pas d'en haut, par la loi, une extension des 35 heures.



Y a-t-il encore aujourd'hui un vrai clivage droite-gauche sur les 35 heures ?


Non, puisque Nicolas Sarkozy s'est aligné sur ma position !



Vous avez aussi indiqué qu'il n'y aurait pas de régularisation systématique des sans-papiers...


Je le confirme. Les régularisations auront lieu sur des critères. Mais dans des conditions honnêtes : nous ne dirons pas, nous, avant l'examen des dossiers, combien il y aura, à l'arrivée, de personnes régularisées en créant autant de drames humains. Avec moi, les règles seront claires.

« J'ai trouvé Nicolas Sarkozy désinvolte »



Vous avez évoqué le cas de cette policière violée en Seine-Saint-Denis alors qu'elle regagnait son domicile après son service. Vous auriez souhaité qu'elle soit raccompagnée...


J'ai trouvé Nicolas Sarkozy désinvolte. D'autant que ce viol atroce avait été précédé, en mars, au même endroit, d'un autre viol. Et aucune disposition concrète de protection n'avait été prise entre-temps. Dans les quartiers ultrasensibles, je considère qu'il faut raccompagner la nuit les femmes policières - et peut-être même tous les policiers -, comme cela se fait déjà au Québec. On peut imaginer qu'une patrouille puisse faire un détour pour les redéposer chez elles.



Certains vous reprochent, à propos des enfants handicapés, d'avoir surjoué la colère...


La capacité d'indignation d'un responsable politique sur une telle question est une qualité et non pas un défaut. Je ne veux pas qu'on exploite la misère des gens pour faire de la commisération. Or, Nicolas Sarkozy donne de plus en plus dans ce registre. Il imite George W. Bush dans cette technique du compassionnel conservateur. On pleure sur les gens. On utilise les faits divers et, lorsqu'on est aux responsabilités, on n'agit pas pour le présent et on promet pour demain. Voyez les campagnes électorales de Bush, mais, quand il y a eu la catastrophe de La Nouvelle-Orléans, on ne l'a pas vu sur le terrain !



Il y aurait un parallèle entre Bush et Sarkozy ?


Il porte la même idéologie néoconservatrice. Il n'hésite pas à envisager de démanteler les services publics, alors qu'on a tant besoin d'infirmières, d'enseignants. Moi, je suis pour redéployer, pour bouger, mais pas pour supprimer.


Qu'auriez-vous envie de dire à ceux qui hésitent encore ?


Depuis des mois, il y a eu une campagne orchestrée par la droite mettant en doute ma compétence, voire m'accusant de fragilité. Je pense que le débat a permis de rétablir la vérité aux yeux de tous les Français. Tous ceux qui me connaissent le savent : je suis une femme solide, au clair sur mes convictions, capable de défendre les intérêts de la France.

Aux indécis, je dis donc : « Ayez confiance. La France sera bien présidée et ses intérêts défendus. »

« Le seul sondage qui vaille, c'est le vote des Français »



Vous insistez sur le fait que vous souhaitez être la présidente d'une France apaisée. Vous suggérez qu'avec Nicolas Sarkozy, le pays connaîtrait des turbulences, voire des troubles ?


Je souhaite rassembler une majorité de Françaises et de Français sur mon pacte présidentiel et sur les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. Je ne fais pas, comme Nicolas Sarkozy, de procès d'intention. Je pense, en effet, que ses propositions - qui consistent à privilégier toujours une catégorie au détriment des autres, à chercher en permanence un bouc émissaire, à ne pas être respectueux des Françaises et des Français, bref à jeter de l'huile sur le feu comme on l'a vu avec l'emploi de mots violents comme Kärcher - divisent et ne peuvent pas ramener la sérénité et la confiance dont nous avons besoin. La fermeté, ce n'est pas des mots, mais des actes !



Votre première décision dimanche si vous êtes élue ?


Ma première décision sera de constituer la meilleure équipe gouvernementale pour la France. Et, après, d'agir vite.


Le Premier ministre sera-t-il, comme l'assure François Hollande, socialiste ?


C'est l'hypothèse la plus probable, mais je ne m'interdis rien.



Quel sera votre premier chantier ?


Celui des emplois tremplins pour les jeunes. Je réunirai tout de suite les présidents de région et je leur dirai de mettre en place tout de suite, en concertation avec l'Etat et les chefs d'entreprise, le premier volet du plan prévu pour cinq ans et qui doit conduire à la création de 500 000 emplois. Sans oublier les contrats première chance pour les jeunes sans qualification. Et puis nous réunirons très vite la conférence nationale sur les salaires pour décider rapidement de la revalorisation du smic, des petites retraites et aussi des bas salaires afin que la hiérarchie des salaires ne soit pas écrasée.

Il faut redonner confiance aux acteurs économiques de notre pays et faire repartir la croissance. Je m'y engage. Et puis je préparerai la rentrée scolaire pour que, dès septembre, la priorité éducative soit une réalité.

« Avec moi, vous avez tout à gagner »



Tous les sondages disent que Nicolas Sarkozy va gagner...


Ah, les sondages ! Pour moi, le seul qui vaille, c'est le vote des Français. A ceux qui n'ont pas encore choisi, je dis : « Avec moi, il n'y a aucun risque, vous avez tout à gagner. » La France, si je suis élue, sera une France rayonnante et confiante dans son avenir. Je m'appuierai sur la majorité la plus large possible, car il faut sortir de l'affrontement bloc contre bloc. Je travaillerai avec tous ceux qui m'ont soutenue ou dont les idées convergent largement avec mon projet. Je tiendrai compte du vote des Français. Et notamment de celui qui s'est exprimé au premier tour. On ne peut pas faire comme si François Bayrou n'avait pas réuni sur son nom plusieurs millions d'électeurs. Une démocratie moderne, c'est aussi cette capacité à sortir de l'affrontement systématique.



Si vous êtes élue, avec quel partenaire européen souhaitez-vous établir en premier le contact ?


Tout de suite, avec la chancelière allemande Angela Merkel. A cause de l'Europe qu'il faut relancer



Ph. M. et D. de M.

Le Parisien , vendredi 04 mai 2007

 


 



 

Ségolène Royal promet une "France apaisée"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 30/04/2007 à 14:57 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview de Ségolène Royal  lundi au quotidien Le Monde

 

 

 

 

Pensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ? 


 

C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour.

 

J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs.

 

J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.

 

  Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.

 

 

Avant le premier tour, vous aviez une autre attitude. Comment expliquez-vous ce changement vis-à-vis du parti centriste ?

 


C'est vrai, je l'ai dit : l'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc.

C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions.

 

François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy.

La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste.

 

Pour lire la suite de l'interview, cliquez ici

 

 

 

 

Ségolène Royal sur France Inter.

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/04/2007 à 11:14 :: Interviews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La France a besoin d’un chef d’Etat qui regarde les choses différemment et qui a compris que tout se tenait.

 

Intérrogée sur les propos de Nicolas Sarkozy qui trouve la campagne difficile, Ségolène Royal répond : « Ecoutez, si on pense que ces échéances sont dures, si on est là pour se plaindre, il ne faut pas s’y engager, c’est quand même assez curieux de la part du candidat de l’UMP de s’engager dans une échéance comme celle-ci où chacun connaît les épreuves, ensuite de s’en plaindre. Moi, je ne parle pas de moi. Je suis étonnée de voir à quel point Nicolas Sarkozy parle sans arrêt de lui.

 Ce qui concerne les Français c’est leur avenir, c’est comment on va régler les problèmes d’urgence qui sont graves en France, la question de la dette, du chômage, des bas salaires.



La France « a besoin d’un chef d’Etat, d’un chef d’Etat mais qui regarde les choses différemment et surtout qui a compris que tout se tenait, que tout se tenait, et cette approche globale, peut-être je ne sais pas si elle est féminine, en tout cas j’assume, moi, ma part de féminité, comme dans chaque personne humaine, homme ou femme, il y a une part de masculinité, une part de féminité, donc forcément la part de féminité l’emporte.

C’est peut-être ce qui m’aide à comprendre cette approche globale où tout se tient, il n’y a pas des, comment dirais-je, des lieux politiques disjoints les uns des autres mais si l’on sait par exemple bien faire fonctionner la famille au bon moment, on sait que les enfants réussissent mieux à l’école, donc, famille/école ; s’ils travaillent bien à l’école, ils trouvent du travail, donc école/famille/travail/emploi, tout se tient.

Je pense aussi que notre avenir national dépend de la façon dont nous réussirons à réduire les écarts entre pays riches et pays pauvres, nous ne nous sauverons pas tout seul. Donc, cette approche globalisante des problèmes de société, des solutions à trouver, est aujourd’hui un regard et une méthode qui sont nécessaires pour résoudre rapidement les problèmes qui se posent au pays. »

 
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