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Madeleine Ngombet Chargée du blog « Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle. » Ségolène Royal

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Obama reçoit le soutien d’Edwards

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 15/05/2008 à 10:19 :: International

Obama reçoit le soutien d’Edwards



John Edwards et Barack Obama, le 14 mai 2008, à Grand Rapids, dans le Michigan.
REUTERS/JEFF HAYNES
"Il y a un homme. Il y a un homme qui sait et comprend que le temps est venu pour une gestion audacieuse du pays. Il y a un homme qui sait comment générer le changement, le changement durable qu'il faut bâtir à partir de la base. Il y a un homme qui sait dans son coeur que le temps est venu de créer une Amérique et non deux. Et cet homme c'est Barack Obama", a dit M. Edwards au cours d'une réunion publique à Grand Rapids, dans le Michigan, au côté de M. Obama.



Son soutien était l’objet de toutes les convoitises. Mercredi soir, devant une foule rugissante de 12.000 personnes à Grand Rapids (Michigan), John Edwards a officialisé son endorsement de Barack Obama. «Les électeurs démocrates ont fait leur choix. Moi aussi», a lancé Edwards  sous les hourras de l’assistance. Et de poursuivre: «S’il est un homme qui sait que le temps est venu de créer une Amérique unie et pas deux, c’est Barack Obama».


Obama joue désormais sur du velours 


Pour le dessinateur et chroniqueur américain Jeff Danziger, le sénateur de l'Illinois aurait déjà pratiquement gagné la partie, face à Clinton comme face à McCain.

Obama doit énormément à Hillary Clinton, qui, ces trois derniers mois, lui a évité le sévère examen auquel il va maintenant devoir se plier. Candidat "présumé" du Parti démocrate, il est désormais livré à lui-même, sans la tumultueuse diversion que lui offrait le couple Clinton.
Mais le sénateur de l'Illinois apprend vite. Par une prise de jujitsu politique, il s'est servi de l'ambition de Hillary pour la faire chuter, et il va sans doute recourir à la même tactique contre John McCain. Dans les débats à venir, il laissera parler son adversaire. McCain s'enfoncera de plus en plus, tandis que lui-même se contentera de regarder, sans intervenir.

Comme s'il avait choisi de s'immoler politiquement, McCain a décidé de prendre l'offensive en défendant les mesures les plus destructrices du gouvernement Bush. La guerre, mais aussi les baisses d'impôt, l'alourdissement ruineux de la dette, la soumission aux entreprises et l'adhésion au libre-échange, considéré comme une vertu inattaquable. Cette politique a valu à Bush un taux de désapprobation record dans les récents sondages. Selon les derniers chiffres, 71 % des Américains considèrent que le pays est sur la mauvaise pente et désapprouvent l'action de Bush.

Comment expliquer, dans ce cas, qu'un candidat à la présidence cherche à se faire élire en proposant de poursuivre la même politique ? La réponse est probablement que, dans l'esprit de McCain, l'important n'est pas la politique, mais l'homme. McCain n'ayant jamais aimé Bush, il doit penser que c'est lui le problème, et non sa politique inepte ou ses idées de droite. Mais dans ce cas, il va avoir la mission peu enviable d'expliquer comment la guerre, le libre-échange, une montagne de dettes et des amis en Arabie Saoudite peuvent contribuer à une amélioration de la situation dès lors que lui-même serait aux commandes à la place de Bush.

Face à de tels arguments, Obama n'aura qu'à écouter, sans même se risquer à esquisser un sourire malin. Un vieux dicton dit que la meilleure chose à faire lorsqu'on est au fond du trou est d'arrêter de creuser, mais le candidat républicain n'est apparemment pas de cet avis.
McCain va donc éviter à Obama de voir ses propres projets pour l'avenir du pays passés au crible, ce dont les démocrates ont tout lieu de se réjouir. Une fois au pouvoir, Obama retirera probablement les troupes d'Irak, une tâche difficile et dangereuse. Si on lui demande comment il compte s'y prendre, il n'aura d'autre issue que de souligner que McCain, lui, ne les retirerait pas, une option encore plus dangereuse. Et si on l'interroge sur la politique qu'il entend adopter dans le domaine de la santé, terrain miné s'il en est, il ne pourra que retourner la question à son adversaire. Le programme de santé des républicains se résume à "ne pas tomber malade" et quand le moment sera venu de défendre cette cruelle conception de la vie, peu d'Américains se souviendront des propositions faites par Obama.

En termes d'expérience et de détermination, McCain représente certainement un meilleur choix pour la présidence. Mais Obama a déjà deux grandes prouesses à son actif : il est le premier candidat africain-américain à la présidence et il a humilié les Clinton, sans doute le plus grand tandem politique depuis Franklin et Eleanor Roosevelt. Il peut se permettre d'afficher l'une des attitudes les plus convaincantes dans une campagne électorale : le calme.

Mais il y a du changement dans l'air. Le camp McCain a commencé à faire circuler une photo représentant le sénateur en compagnie de son épouse et de ses enfants. Les fils de McCain ont tous accompli leur devoir militaire et l'un d'entre eux, pilote de la marine, est aujourd'hui stationné en Irak. Mais le personnage le plus intéressant de la photo est sa fille adoptive, Bridget, qui est d'origine bangladaise. Intelligente et jolie, Bridget est une enfant formidable, mais tout ce qui compte aujourd'hui, c'est la couleur de sa peau. Durant la première campagne de McCain contre Bush, en 2000, des proches du président l'ont présentée en Caroline du Sud comme la fille illégitime que le sénateur aurait eue avec une Noire. Ce mensonge phénoménal a valu la victoire à Bush, et infligé aux McCain une blessure qui n'a sûrement pas cicatrisé.

Aujourd'hui, la photo qui aurait suffi à démentir cette rumeur est partout. Si Obama n'avait pas des origines kényanes, elle dormirait sans doute au fond d'un tiroir. Elle va certainement servir à rappeler aux électeurs l'immense tolérance de McCain et ses admirables positions raciales. Mais n'oublions pas qu'elle a déjà été utilisée pour pousser de méchants et calomnieux racistes du Sud à voter contre lui. Et qui était le responsable ? Obama va pouvoir poser la question calmement. En s'autorisant même un léger sourire.

Jeff Danziger pour le courrier international





Obama séduit les banlieues

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 13/05/2008 à 12:45 :: International


 


Obama séduit les banlieues
 
 
Barack Obama, qui a désormais plus de superdélégués que son adversaire Hillary Clinton, s’achemine vers l’investiture démocrate. Des milliers de jeunes Américains ont voté pour la première fois lors de ces primaires, se reconnaissant dans le sénateur de l’Illinois. Du fait d’abord de l’origine sociale.
Alors que les précédents présidents étaient issus de grandes familles, la mère d’Obama a dû faire appel à des food stamps («bons d’alimentation») pour nourrir sa famille. Du fait aussi de la connivence culturelle. Répondant à un journaliste américain sur ses préférences musicales, Obama évoquait Outkast et Wyclef Jean, tandis que Hillary Clinton précisait que sa fille lui avait concocté une sélection d’albums et promettait de s’y mettre bientôt…
 

Mais l’originalité du phénomène Obama est d’avoir traversé les frontières. Certes, il est courant de voir les Français s’enthousiasmer pour les candidats démocrates, au risque d’être déçus. Mais ni Al Gore ni John Kerry n’avaient suscité un tel engouement dans les banlieues. Les plus anciens, issus, comme le père d’Obama, de cette immigration postcoloniale, se disent qu’il serait extraordinaire de voir cela de leur vivant, et n’osent imaginer un tel destin pour leurs enfants. Les plus jeunes, dont l’hostilité à l’encontre des Etats-Unis a pris racine dans la guerre en Irak, ont des excès qui en feront sourire plus d’un. Une lycéenne nous assurait que la victoire d’Obama serait la «libération de tous les Noirs du monde !»

 

Tous vivent l’avènement d’Obama sur le mode du mythe compensateur. Comme les habitants de ce South Side de Chicago dont est originaire l’épouse du sénateur, beaucoup n’ont pas choisi de vivre «ensemble». Noirs, Maghrébins, Blancs, Asiatiques, ils sont issus de cette mixité que l’on dit, de l’extérieur, «communautariste».

Ne disposant pas de réseaux d’influence, ils font de l’ascension de ce fils d’immigrant africain, élevé dans une famille modeste, le symbole d’une mobilité sociale qu’ils ne connaissent pas. Car en dépit de ses défauts - poids des lobbies, influence de l’argent -, le système politique américain a su faire émerger une jeune génération politique noire : Adrian Fenty est maire de Washington, Michael Nutter maire de Philadelphie, Cory Booker maire de Newark, etc.

Loin de la France et de ses banlieues, où les dernières élections municipales ont montré que la rotation du personnel politique était lente, et excluait toujours, en dépit des discours, la diversité.

 

De Bush à Obama, c’est l’image de l’Amérique qui est sur le point de changer. Beaucoup de jeunes Français, Noirs ou Maghrébins, ont une tante, un cousin, à New York, à Miami ou à Atlanta. Avec une sœur indonésienne et une sœur kenyane, Barack Obama appartient à cette génération dont l’horizon dépasse des frontières nationales. Quand il veut décrire la bigarrure ethnique de ses fêtes de famille, il n’évoque pas les «Etats-Unis», mais bien les «Nations unies».

Son parcours de vie contredit, comme nombre de ces jeunes de banlieues, les propos du président Nicolas Sarkozy au soir de sa victoire : «Aimez votre pays car vous n’en avez qu’un seul»…

 

Français nés en France, ils doivent sans cesse se battre, face aux employeurs ou dans leur rapport à la police, contre l’idée qu’«être français, cela se voit». Ils en viennent à rêver de ce pays où lorsque l’on demande à un Noir d’où il vient, c’est pour savoir s’il est né dans l’Ohio ou en Californie…

Lassés de devoir répondre à la sempiternelle question - «Te sens-tu plus malien (camerounais, etc.) ou plus français ?» -, ils se reconnaissent dans l’ambiguïté identitaire d’Obama, qui embarrasse plus d’un journaliste : faut-il écrire «noir» ou «métis» ? Si l’identité était naturelle, il serait «métis», étant de père kenyan et de mère blanche originaire du Kansas, mais elle est un construit social : Obama est «noir» si la société continue à le voir comme tel…

 

Car il ne faut pas faire d’angélisme. D’abord, parce que les propos du pasteur Jeremiah Wright, en réintroduisant le spectre de la division raciale, ont montré que les vieux démons de l’Amérique pouvaient saper le rêve de cette nouvelle génération. Les républicains ne manqueront pas de jouer sur les origines «douteuses» du sénateur, et d’activer les peurs.

 

Car l’Amérique n’est pas cette société «postraciale» que d’aucuns anticipent. Des rapports récents en témoignent. Un jeune Noir sur neuf de 20 à 34 ans est incarcéré, contre un adulte blanc sur 106. En Caroline du Nord, le dernier Etat à avoir voté, les deux tiers des Noirs et des Latinos sont scolarisés dans des lycées qui comptent moins de 10 % de Blancs.

 

Il faut également souligner l’ambiguïté de l’appropriation française du phénomène Obama. Si son discours constitue une rupture dans le contexte américain, c’est que le sénateur met en avant le dépassement des clivages communautaires plutôt que la réussite de telle ou telle «minorité». A moins de le réduire, à nouveau, à sa couleur, il est paradoxal d’en faire un symbole pour les «minorités visibles». Car si Barack Obama apparaissait, au début de la campagne, trop noir pour les Blancs et trop blanc pour les Noirs, il a su depuis tenir un discours fédérateur.

Obtenant lors des deux dernières primaires 90 % du vote noir et la majorité du vote blanc pour la tranche d’âge 17-29 ans (57 % en Caroline du Nord contre 41 % pour Clinton), Obama propose ce choix aux électeurs : «Nous pouvons accepter une politique qui instrumentalise les conflits communautaires […] ou nous pouvons parler du manque de moyens pour l’éducation, qui entrave l’avenir de nos enfants, qu’ils soient noirs, blancs, hispaniques…»

En cela - et la banlieue l’a bien compris -, le destin d’Obama met en jeu bien plus que l’avenir de l’Amérique : la capacité, pour les nouvelles générations, à assumer leurs identités multiples.

Par François Durpaire historien (université Paris-I, Centre de recherches d’histoire nord-américaine)et Jean-Claude Tchicaya porte-parole du collectif Devoirs de mémoires, ancien maire-adjoint de Bagneux (Hauts-de-Seine).
QUOTIDIEN Libération: Edition du mardi 13 mai 2008
 

 

 

Le New York Times lâche Clinton (mis à jour)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 10/05/2008 à 13:37 :: International
 


 

 Le New York Times lâche Clinton 
 
 
 
Après les primaires en Indiana et en Caroline du Nord, le ton a changé dans la presse américaine. Barack Obama est désormais vu comme le candidat d'office et le plus sérieux pour représenter le Parti démocrate, comme l'affirme The New York Times. 
 

 
On entend partout que Hillary Clinton ne remportera pas l'investiture démocrate et qu'elle devrait se retirer de la course. Nous sommes convaincus qu'elle a parfaitement le droit de rester dans la course et d'affronter Barack Obama aussi longtemps qu'elle le souhaite et qu'elle en a les moyens. C'est le fondement du processus démocratique.
Mais nous sommes également intimement persuadés que Mme Clinton ferait une énorme erreur – pour elle-même, pour son parti et pour le pays – si elle s'entêtait à poursuivre cette campagne agressive chargée de sous-entendus racistes.
 
Après huit années catastrophiques sous la présidence de George W. Bush, les Etats-Unis ont besoin d'une rupture. Et pour l'instant, le sénateur John McCain nous prépare un Bush II : une guerre sans fin en Irak, des réductions d'impôts pour les riches alors que la classe moyenne peine à joindre les deux bouts, des tribunaux assaillis par des activistes de droite bien décidés à défaire les avancées obtenues en matière de droits et de libertés civiles et d'autres domaines d'une importance vitale.
 
Le Parti démocrate doit présenter le candidat le plus efficace et le plus charismatique possible. Et ce n'est pas en multipliant les publicités désobligeantes et les querelles stériles qu'il risque d'atteindre cet objectif.
 
  1. Si M. Obama l'emporte dans une telle atmosphère, il en sortira encore plus amoindri et l'unité du parti ne sera que plus difficile à retrouver. Qu'elle gagne ou qu'elle perde, la réputation de Mme Clinton sera plus détériorée que jamais. Les millions d'Américains qui ont voté pour elle méritent mieux que cela.
  2.  Ces deux derniers jours, les deux candidats ont promis de faire l'unité du parti et M. Obama pourrait s'attacher davantage à modérer les élans de son équipe de campagne ainsi que ses partisans qui passent leurs journées à traîner Mme Clinton dans la boue.
  3. Les superdélégués qui ne se sont pas encore prononcés devraient cesser d'entretenir le suspense. Sauf rares exceptions, il n'y a aucune raison valable (en dehors d'éventuelles négociations de dernière minute) pour que les superdélégués des Etats qui ont déjà voté gardent leurs positions secrètes. Les autres devraient rendre leur choix public dès que les primaires auront lieu dans les prochaines semaines.
Il y a encore beaucoup de sujets que les sénateurs Clinton et Obama doivent aborder ces prochaines semaines. Pour commencer, qu'ils nous expliquent comment ils comptent sortir le pays de cette guerre désastreuse menée par le président Bush en Irak. Un débat consistant sur la santé et la crise du crédit immobilier permettrait également de rappeler à tous les électeurs américains le véritable enjeu de ces élections. Le futur candidat serait ainsi mieux préparé pour les joutes oratoires de cet automne.
 
Nous avons soutenu Mme Clinton et nous savons qu'elle a beaucoup de choses à apporter. Mais, au lieu de nous faire part de ses grandes idées, Mme Clinton préfère confier à USA Today
Oui, c'est une tendance – et une tendance qui n'a rien de nouveau et qui est des plus sordides. C'est à Mme Clinton d'y mettre fin si elle espère avoir la moindre chance de remporter l'investiture démocrate ou de préserver son intégrité et son influence en cas de défaite, qu'elle serait une meilleure candidate parce qu'un récent sondage a montré que "la cote de popularité du sénateur Obama chez les Américains blancs qui travaillent, qui travaillent dur, chutait de nouveau". Et elle a ajouté : "C'est une tendance qui s'installe." 
 
Editorial
The New York Times
 
 
Et justement
 
 
AP Photo 
Democratic presidential hopeful, Sen. Barack Obama, D-Ill., speaks at a town hall-style meeting in Bend, Ore., Saturday, May 10, 2008. (AP Photo/Jae C. Hong)
 

Superdélégués: Obama passe devant Clinton pour la première fois

Barack Obama a dépassé Hillary Clinton par le nombre de soutiens de superdélégués pour la première fois depuis le début de la campagne pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, selon un décompte établi samedi par l'Associated Press.

Quatre superdélégués supplémentaires se sont ralliés à Barack Obama, dont deux superdélégués des Iles Vierges qui soutenaient jusqu'à présent Hillary Clinton. Les deux autres superdélégués déclarés représentent les Etats de l'Ohio et de l'Utah.

Alors qu'Hillary Clinton avait commencé la saison des primaires et caucus avec 169 superdélégués dans son camp contre 63 dans celui d'en face, Barack Obama affiche désormais un score de 275 superdélégués, contre 272,5 à sa rivale.

AP | 10.05.2008 | 22:10

 

Alors

 

 

 

 

Quelle sortie pour Hillary ?

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 09/05/2008 à 15:42 :: International

 
 

 


 


Le téléphone sonne à la maison blanche, il est 3heures du matin, malheureusement ce n'est pas pour Hillary.






Quelle sortie pour Hillary ? Si elle ne tient pas à y penser, quelques amis l'ont fait pour elle, comme George McGovern, un fidèle, et qui l'était resté pendant toute la campagne alors qu'il voit en Barack Obama un "nouveau Lincoln". A 85 ans, M. McGovern est encore le modèle du candidat démocrate inspiré, l'homme qui soulevait les foules en 1972, mais qui avait été balayé à l'automne par Nixon, ce qui a traumatisé durablement les démocrates qui se méfient depuis de leur tropisme idéaliste.

Mercredi, au lendemain de la performance décevante de Mme Clinton en Caroline du Nord et dans l'Indiana, George McGovern a appelé la candidate à abandonner. "Les mathématiques sont contre elle, a-t-il dit. Le plus tôt sera le mieux."
Les proches de M. Obama se sont gardés de pavoiser ou de réclamer le retrait de leur rivale, faisant assaut de remarques respectueuses sur sa "ténacité" et sachant qu'elle n'a pas tout à fait tort lorsqu'elle dit représenter une fraction du parti que le candidat John Kerry n'avait pas su mobiliser en 2004, à savoir les cols bleus, les femmes à revenus modestes, ou les latinos.

Leur ton conciliant, assorti à celui de Mme Clinton, a relancé le "buzz" autour d'un ticket commun Obama-Clinton. Mais les nerfs sont très à vif et Hillary n'en est pas là. Elle a passé la matinée en Virginie Occidentale, fraîche comme au premier jour, confirmant qu'elle avait puisé sur ses fonds personnels pour financer sa campagne - 6,4 millions de dollars - ce qui était bien le signe de la ferveur de son "engagement". "Je reste dans la course jusqu'à ce qu'il y ait un candidat désigné", a-t-elle prévenu. Aussitôt le camp Obama a compris que le combat continuait, quoi qu'à petit train, et David Plouffe, le directeur des opérations, en a profité pour tenter d'alimenter les caisses. Appel a été lancé à la génération Obama pour "une donation de 25 dollars pour concurrencer le prêt du sénateur Clinton".

En même temps, M. Plouffe a publié "les maths" vus du côté Obama. Par "maths", les spécialistes entendent l'algorithme compliqué qui fait passer, par une voie non proportionnelle, des bulletins de vote aux délégués, en passant par les "super-délégués". "Si on comptait au scrutin majoritaire, comme les républicains, j'aurais déjà gagné", comme dit souvent Mme Clinton. A quelques unités près, les "maths" sont désormais les mêmes d'un média à l'autre. Avec l'Indiana et la Caroline du Nord, M. Obama a engrangé une centaine de délégués supplémentaires. Il ne lui manque plus que 180 voix (sur 478 encore en jeu). "Sauf intervention divine, la course est finie", a assuré le journaliste Tim Russert.

Dans l'après-midi, Mme Clinton s'est rendue au siège du parti pour s'entretenir avec des "super-délégués" indécis. Si on prend le Congrès par exemple (283 démocrates), un tiers environ sont pour Obama, un tiers pour Clinton et les derniers essaient de rester neutres, soit qu'ils soient amis des deux, soit qu'ils craignent les représailles s'ils ne votent pas comme leur circonscription, soit qu'ils attendent qu'elle prenne les devants et laisse tomber.

Quatre super-délégués,se sont déclarés mercredi, dont 3 pour Obama. Si les anti-Hillary dessinent des scénario du pire, qui la voient aller jusqu'à la Convention, au risque de saborder le parti, d'autres prévoient une sortie à l'amiable et sans précipitation. Mme Clinton finirait tranquillement sa campagne. "Il faut lui donner du temps. C'est l'implosion de toutes ses aspirations; l'implosion de toutes ses ambitions", résume le commentateur Mark Shields.

Une solution serait trouvée à la question de la représentation à la Convention de la Floride et du Michigan. Le camp Obama lui rachèterait ses dettes… Et à terme, on lui proposerait la fonction stratégique de chef de file démocrate au Sénat. Un poste qui lui permettrait de participer à la campagne de novembre et, dans le cas où M. Obama serait battu par John McCain, de se préparer à l'élection de 2012.



Nouveaux soutiens démocrates cruciaux pour Obama

WASHINGTON - Barack Obama a de plus en plus nettement le vent en poupe dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, avec le renfort vendredi d'un "superdélégué" qui soutenait jusqu'ici sa rivale Hillary Clinton et le quasi-soutien de John Edwards.

Donald Payne, un élu du New Jersey (est) à la Chambre des représentants qui soutenait Hillary Clinton, a annoncé dans le quotidien local The Star-Ledger qu'il se rangeait désormais derrière Barack Obama.

"Après avoir soigneusement réfléchi, je suis parvenu à la conclusion que Barack Obama est le mieux à même d'apporter au pays le changement qu'il attend et dont il a si désespérément besoin", a-t-il expliqué.

Or, l'investiture du candidat démocrate dépend désormais uniquement du vote des "superdélégués" dont fait partie Donald Payne et qui sont libres de leur vote à la convention nationale démocrate fin août à Denver (Colorado, ouest).

Alors qu'il ne reste plus que six scrutins dans de petits Etats, aucun des deux rivaux n'est plus en mesure d'obtenir grâce aux délégués simples, issus du vote populaire, les 2.025 délégués nécessaires à l'investiture.

Après une victoire en Caroline du Nord (sud-est) beaucoup plus large que celle de sa rivale dans l'Indiana (nord) mardi, Barack Obama dispose d'une avance en termes de délégués que les médias jugent impossible à rattraper, mais Hillary Clinton compte sur le soutien des "superdélégués" pour combler l'écart.

Coup dur supplémentaire pour l'ancienne Première dame, John Edwards, qui fut le troisième homme de la course et qui était ardemment courtisé par les deux rivaux, a clairement laissé entendre vendredi qu'Obama serait le candidat démocrate.

"Je pense que (Hillary Clinton) a très bien défendu sa candidature (mais) le problème, ce sont les chiffres", a-t-il dit à la chaîne de télévision NBC. "Considérons simplement que Barack sera investi, car les choses vont dans cette direction".

"Je crois que les Américains attendent quelqu'un qui se battra chaque jour pour eux (...) et je crois que c'est ce que fera Obama", a-t-il ajouté, indiquant qu'il pensait que ce dernier serait le mieux à même de battre le candidat républicain John McCain lors de la présidentielle du 4 novembre.

Jeudi, Barack Obama a apporté sa contribution au débat et évoqué une date-butoir:  le 20 mai. «Si à ce stade, nous avons la majorité des délégués élus, ce qui est possible, alors je crois que nous aurons des arguments assez forts pour dire que nous avons gagné le plus (de consultations) et que c'est (la fin du match) et que nous avons gagné», a déclaré le sénateur de l'Illinois.

Barack Obama n'exclut pas de choisir Hillary Clinton pour la vice-présidence s'il parvient à être investi comme candidat démocrate à la présidentielle du 4 novembre aux dépens de la sénatrice de New York. L'hypothèse d'un ticket Obama-Clinton s'est renforcée après les primaires de l'Indiana et de la Caroline du Nord, qui se sont soldées mardi à l'avantage du sénateur de l'Illinois. "Elle est qualifiée pour être vice-présidente, ça ne fait aucun doute. Elle est qualifiée pour être présidente, ça ne fait aucun doute", a déclaré Obama jeudi sur NBC News.

"Elle est infatigable, intelligente. Elle est capable. Et de manière si évidente qu'elle serait présélectionnée par n'importe qui comme candidate potentielle à la vice-présidence". Parmi les autres noms envisagés par les médias pour former un ticket avec Obama, figurent aussi le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, le républicain Chuck Hagel, le sénateur de Virginie, Jim Webb, le sénateur du Delaware, Joe Biden ou la sénatrice du Missouri, Claire McCaskill.

De son côté, l'entourage de Clinton se refuse à tout commentaire pour l'instant. Howard Wolfson, porte-parole de la sénatrice, a jugé cette discussion prématurée, assurant qu'il n'avait jamais entendu Hillary Clinton exprimer un quelconque intérêt pour la vice-présidence.



(©AFP / 09 mai 2008 14h11)

 

 

 



Clinton s'accroche

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 07/05/2008 à 20:55 :: International

 

 

    Obama prend une solide option dans la course démocrate, Clinton s'accroche  

 

 

 

En dépit de la solide option qu'a prise Barack Obama dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, sa rivale Hillary Clinton a annoncé mercredi qu'elle n'entendait pas renoncer, comme certains le voudraient déjà.

En dépit de la solide option qu'a prise Barack Obama dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, sa rivale Hillary Clinton a annoncé mercredi qu'elle n'entendait pas renoncer, comme certains le voudraient déjà.

"Je reste dans cette course jusqu'à ce qu'il y ait un candidat" désigné, a tranché Hillary Clinton en Virginie occidentale (est), petit Etat rural des Appalaches qu'elle espère emporter mardi lors de la prochaine consultation électorale. "Je vais travailler aussi dur que je peux pour être ce candidat", a-t-elle ajouté.

Et pourtant, à part son entourage, bien peu sont ceux qui estiment encore viable sa candidature.

"Je ne vois pas comment Mme Clinton pourrait maintenant emporter l'investiture, Barack Obama dispose d'une avance énorme en termes de délégués" gagnés lors des primaires, a relevé mercredi George McGovern, personnalité démocrate respectée et candidat malheureux de la présidentielle de 1972. M. McGovern, qui avait apporté son soutien à Mme Clinton en octobre, l'a appelée mercredi à se retirer au nom de l'unité nécessaire du parti.

"Elle est cuite" titrait cruellement mercredi le tabloïd New York Post au lendemain de la sévère défaite (14 points) de Hillary Clinton en Caroline du Nord (sud-est) et de sa victoire étriquée (2 points) dans l'Indiana (nord).

La Caroline du Nord était le dernier grand Etat en jeu dans le processus de sélection du candidat démocrate. Il ne reste que six consultations d'ici le 3 juin, dont la primaire de Virginie occidentale.

M. Obama quant à lui a rejoint son fief de Chicago et devait passer la journée de mercredi en conclave avec ses conseillers.

"Il est maintenant temps que les superdélégués (cadres et élus du parti libres d'endosser le candidat de leur choix) amorcent la fin de ce processus et annoncent leur préférence", a estimé la gouverneure de l'Arizona (sud-ouest) Janet Napolitano, pro-Obama.

Outre les primaires restant à organiser et le choix des super-délégués, c'est peut-être l'argent qui pourrait hâter la fin du processus.

En effet, après avoir consenti en février un prêt sur ses fonds personnels de 5 millions de dollars, Mme Clinton a de nouveau mis la main à la poche à trois reprises depuis le 11 avril pour maintenir à flot sa campagne, pour un total de 6,4 millions de dollars, selon son entourage.

Selon le site indépendant RealClearPolitics, M. Obama compte aujourd'hui 1.845 délégués et Mme Clinton 1.693. Il en faut 2.025 pour s'adjuger l'investiture.

Le stratège de Mme Clinton, Geoff Garin, a fait valoir mercredi que l'attrait de Mme Clinton auprès des électeurs "qui seront sans doute l'électorat clé" de novembre, particulièrement les foyers modestes, faisait d'elle "la candidate la plus forte pour le parti démocrate en novembre".

Mais le directeur de campagne de M. Obama, David Plouffe, souligne que Mme Clinton devrait remporter au moins 68% des délégués encore en jeu, un scénario improbable, pour espérer rattraper M. Obama.

"Nous savons qui sera le candidat démocrate", a déjà affirmé Tim Russert, le journaliste politique vedette de la chaîne NBC. Son confrère de la chaîne ABC George Stephanopoulos a prédit que de nombreux "super délégués" allaient incessamment apporter leur soutien à Barack Obama "par groupe de trois, quatre, cinq à la fois et la course à l'investiture va être bouclée".

De nombreux médias ont noté que les déclarations de M. Obama mardi avaient déjà les accents d'un discours de candidat investi. Il a défendu "l'Amérique qu'il aime" et plaidé pour l'unité des démocrates, et au-delà de tous les Américains, anticipant sur la campagne qui devrait l'opposer au républicain John McCain à l'automne.

  AFP 07/05/2008

 

Obama accentue son avantage aux points sur Clinton

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 07/05/2008 à 9:34 :: International

 

 

 

Une longueur d'avance

USA 2008 - Les résultats des primaires de l'Indiana et de la Caroline du Nord confirment

 

Obama accentue son avantage aux points sur Clinton

Barack Obama © Jae C. Hong / AP / SIPA

 

Barack Obama a certainement poussé un gros soupir de soulagement quand les résultats des primaires en Caroline du Nord et dans l'Indiana sont tombés mardi soir. Il est des jours où un match nul vaut une victoire et c'est ce qui s'est passé. Il a remporté comme prévu haut la main la Caroline du Nord avec 16 % d'avance (58 % à 42 %), et il a presque fait jeu égal, comme il l'espérait, avec Hillary Clinton dans l'Indiana qu'elle a remporté 51 % à 49 %.


Du coup, le jeune sénateur métis de l'Illinois a fait un pas de plus vers la nomination du Parti démocrate à la présidentielle de novembre. Il n'a certes pas encore remporté le match, car il n'est toujours pas parvenu à mettre Hillary KO. Elle est bien décidée à tenir la distance, fidèle à son image de "Rocky" au féminin. Il y a encore six rounds d'ici la fin du match le 3 juin et, comme elle ne manque jamais une occasion de le rappeler, "on ne sait jamais ce qui peut arriver en politique". Le combat va donc probablement continuer au finish, même si la campagne Clinton est de plus en plus handicapée par le manque d'argent.



Clinton espérait renverser le cours du jeu

Mais les conseillers d'Obama craignaient que les polémiques déclenchées ces dernières semaines par les propos antiaméricains de son ex-pasteur, Jeremy Wright, et ses propres maladresses ne lui coûtent cher dans les urnes, en particulier auprès de l'électorat populaire blanc. Il avait vu fondre son avance dans l'Indiana et en Caroline du Nord, deux États où il était donné gagnant (avec 25 points d'avance en Caroline du Nord).

Hillary Clinton avait elle-même exprimé l'espoir de pouvoir "renverser le cours du jeu", en remportant l'Indiana, et en refaisant son retard en Caroline du Nord. Elle n'y est pas parvenue.

Sa défaite a été trop nette en Caroline du Nord, et sa victoire trop serrée dans l'Indiana, pour changer un statu quo favorable à Obama, qui reste en tête dans la course aux délégués comme dans le décompte des votes obtenus.

 Le sénateur de l'Illinois a une fois de plus bâti sa victoire sur son score écrasant dans un électorat noir très mobilisé (plus de 90 %), qui représentait plus du tiers des électeurs en Caroline du Nord, et une part importante des zones urbaines les plus peuplées de l'Indiana. Mais il continue aussi de mobiliser les moins de 30 ans, les électeurs blancs les plus aisés et les mieux éduqués, et les citadins en général.


Obama sort du round du 6 mai debout sur ses jambes

 


La sénatrice de New York, qui a adopté un ton de plus en plus populiste, se présentant en championne des laissés-pour-compte et des "invisibles" et proposant de faire payer par les pétroliers la taxe fédérale sur les carburants cet été, l'emporte pour sa part nettement chez les gens les plus âgés, les ruraux et les "cols bleus". Le Parti démocrate continue donc en fait d'être coupé en deux, et aucun des deux prétendants ne semble en mesure de s'imposer sans discussion comme son champion. Mais plus on avance dans les primaires, plus la voie vers la nomination devient étroite pour Hillary Clinton.

Barack Obama sort du round du 6 mai debout sur ses jambes malgré les coups qu'il a encaissés. Il a même accentué son avantage aux points. Les résultats de mardi ont démontré qu'il a retrouvé sa foulée après avoir trébuché. Les "super délégués" du parti, qui devront trancher entre deux prétendants pratiquement à égalité, n'ont donc pas de raison de ne pas le couronner. Même si Hillary remporte, comme c'est probable, la majorité des six primaires à venir (elle est favorite en Virginie-Occidentale, dans le Kentucky et à Porto Rico et peut s'imposer dans l'Oregon), elle ne peut dépasser Obama au nombre des délégués, et des votes obtenus, que dans un seul scénario. Celui dans lequel la direction du Parti démocrate accepterait de prendre en considération les votes exprimés dans les primaires de Floride et du Michigan, et les délégués élus dans ces deux États.

Hillary Clinton l'a largement emporté dans les deux cas, mais ce résultat a été invalidé, car ces scrutins avaient été organisés en violation du calendrier des primaires fixé par le parti, et les candidats n'y avaient pas fait campagne (le nom d'Obama n'était même pas sur les bulletins dans le Michigan). Clinton avait proposé d'organiser un nouveau vote dans les deux États, mais Obama avait refusé, craignant probablement d'y essuyer une défaite qui aurait pu lui être fatale.

"Il est important que les votes de la Floride et du Michigan soient comptabilisés", a réclamé mardi soir Hillary devant ses partisans qui fêtaient sa victoire à Indianapolis. "Il serait quand même bizarre que notre candidat soit désigné par seulement 48 États !" Le Parti démocrate se retrouve en fait dans une situation embarrassante, car la Floride et le Michigan sont deux États clés pour l'élection présidentielle. Un refus de faire siéger leurs délégués serait prendre le risque de donner l'impression que la nomination d'Obama a été assurée par une manoeuvre rappelant le "vol" de la victoire de Gore par Bush en Floride en 2000, ce qui peut faire perdre aux démocrates les deux États en novembre.



"On ne gagne pas la présidentielle avec les seuls Noirs et les intellos"

Les partisans de Clinton continuent par ailleurs d'avancer l'argument de l'éligibilité d'Obama, faisant remarquer aux super délégués qu'Hillary Clinton l'a emporté dans la plupart des grands États indispensables à une victoire démocrate en novembre, alors que Barack Obama a construit son succès en raflant surtout des États dont beaucoup sont à majorité républicaine. Obama est mis en échec dans les sondages nationaux les plus récents par le candidat républicain John McCain, alors qu'ils indiquent qu'Hillary le battrait nettement. Près de la moitié de ceux qui ont voté Clinton en Caroline et dans l'Indiana disent en outre qu'ils ne voteront pas pour Obama en novembre si celui-ci est le candidat démocrate. Et comme le rappelait un partisan de Clinton "on ne gagne pas la présidentielle avec les seuls Noirs et les intellos".



Les conseillers d'Obama sont bien conscients du problème de leur candidat, et du risque d'une défaite en novembre si une partie de l'électorat populaire démocrate se tourne vers le candidat républicain, comme il l'a fait à plusieurs reprises depuis les années 80.

Le sénateur de l'Illinois a donc entrepris de remodeler son image pour se débarrasser de l'étiquette, fatale aux États-Unis, d'"élitiste" et d'"intellectuel". Il a imité Hillary en adoptant un ton et un comportement plus "populaire", insistant sur ses origines modestes, tenant un discours beaucoup plus social et économique que par le passé.

Mardi soir, il s'en est pris exclusivement à John McCain, comme pour convaincre les super délégués qu'ils n'ont plus le choix, et qu'il est déjà le candidat des démocrates.

 

Revue de presse

 

Le "momentum" est à nouveau passé du côté d'Obama, estime le New York Times, après la victoire du sénateur en Caroline du Nord et les résultats très serrés en Indiana, où l'avance de la sénatrice est très faible, écrit de son côté le Washington Post.


BBC News est du même avis et considère que la large victoire du sénateur a "boosté" sa fin de campagne.

Il semblerait que l'affaire du pasteur Jeremiah Wright soit désormais derrière le sénateur. Pour le Washington Post, il sera difficile désormais pour Hillary Clinton de renverser la vapeur et d'empêcher Barack Obama d'être le candidat du Parti. A moins, écrit-il, que le Parti démocrate intègre le Michigan et la Floride dans le décompte.

Malgré sa victoire, lance le Los Angeles Times, Barack Obama n'a pas réussi son pari : mettre un terme à la campagne démocrate après le mardi 6 mai. La bataille pour l'investiture va donc continuer, quoique sa courte victoire en Indiana et celle plus conséquente en voix et en délégués pour Obama en Caroline du Nord, va rendre difficile sa collecte de fonds, écrit le Boston Globe.

Le célèbre aggrégateur de news américain «Drudge Report» ne prend pas de pincettes: il affiche en une la photo d'Obama, barrée du titre «The nominee» (le candidat investi).
 

Le point.frLEMONDE.FR 20minutes.fr | 07.05.08

 

Étape clé pour le duel

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/05/2008 à 12:21 :: International

 

 

      Une victoire d'Obama en Caroline du Nord et dans l'Indiana pourrait sceller sa nomination.


             

           

           

           

           

          USA 2008: Des super-délégués super-courtisés

          Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 02/05/2008 à 18:10 :: International

           

           

          Des super-délégués super-courtisés

           

           

           

           

          © REUTERS / Gary Hershorn -

          Dans le duel ultra-serré que se livrent Hillary Clinton et Barak Obama, ce sont les quelque 796 super-délégués, électeurs hors-normes, qui feront basculer l’investiture démocrate. Ils sont aujourd’hui très courtisés par les candidats…

           

          On les avait presque oubliés


          En entrant dans l’œil du cyclone, eux-mêmes réalisent subitement combien ils vont peser sur la nomination du candidat démocrate dans les tout prochains mois. Jusqu’à présent, 263 super-délégués se sont prononcés pour Hillary Clinton, 244 pour Barak Obama. Les autres ne sont pas décidés. Alors, au fil des primaires, ils deviennent de plus en plus courtisés.

          La "création" des super-délégués remonte au début des années 80.
          Il s’agit alors de rééquilibrer les forces entre la base et la direction du parti, pour éviter que les militants ne tirent trop le parti à gauche, que leur aveuglement n’envoie pour le sprint final un candidat battu d’avance. Ce rôle de pondérateur a été utilisé dès 1984 quand les super-délégués ont pesé sur la nomination de Walter Mondale contre le trop libéral Gary Hart, à l’époque candidat des campus principalement. Pour la petite histoire, les démocrates ont perdu la présidentielle face à Ronald Reagan.

          Ces 796 barons pèsent à eux-seuls plus de 20% des voix dans la course à l’investiture démocrate. Qu’ils soient élus du Congrès, gouverneurs ou cadres du parti, ces "pros" au pouvoir démesuré peuvent faire basculer la nomination.

          Pas un jour sans un coup de téléphone, un courriel ou une lettre. Par centaines, les partisans de Clinton ou Obama tentent de les convaincre. Les candidats eux-mêmes, leurs conjoints, leurs enfants décrochent leur téléphone régulièrement. Car chacun a bien compris qu’aucun des deux candidats n’atteindra le seuil des 2.025 délégués "normaux", nécessaire à l’investiture. Il faudra que les super-délégués s’en mêlent pour faire la différence.

           

          Le dilemme

          Doivent-ils suivre le vote populaire ou donner automatiquement leur voix à celui ou celle qui aura récolté le plus grand nombre de délégués "normaux" ? C’est tout le dilemme. Faut-il faire bouger les lignes et voter pour le candidat de son choix, quitte à invalider ce vote populaire ?

          Côté Obama, on se targue d’avoir réussi à mobiliser des milliers d’électeurs qui ne se seraient pas déplacés en tant normal. C’est le champion des "primo-votants", des jeunes donc, et de la communauté noire sans laquelle un démocrate ne peut pas gagner l’élection générale. L’analyse est juste.
          Côté Clinton, on souligne que la candidate a remporté le plus grand nombre des Etats qui compteront le soir du 4 novembre : la Pennsylvanie et l’Ohio notamment, qui sont réputés "swing states", c’est-à-dire qui changent de candidat au fil des élections et "font" donc le vainqueur final. Cette analyse est juste également.

           

          Il reste neuf primaires

           

          Mardi, c’est au tour de la Caroline-du-Nord et de l’Indiana de voter. La première est acquise à Obama. Si Hillary Clinton emporte dans la seconde, elle aura définitivement fait la démonstration qu’elle est la seule à attirer les ouvriers. Après sa nette victoire en Pennsylvanie, l’ex-first lady sera totalement relancée.
          Si le sénateur de l’Illinois gagne dans l’Indiana, Hillary Clinton aura laissé passer le "momentum", l’élan du moment, et quasiment perdu la course.

          Quelque soit le résultat, il constituera une indication importante pour les qulque 230 super-délégués encore indécis. Poussés par le numéro un du parti démocrate Howard Dean, ils devront en tout cas se déterminer avant la convention du mois d’août, car il n’est pas question d’arriver en ordre dispersé à Denver (Colorado). Ce serait suicidaire pour l’élection générale du 4 novembre.

          Reportage : Fabienne Sintès, à New-York
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
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