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| Feu d'artifice au dessus du stade olympique (Ap) | |
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| Une convention pour valoriser le patrimoine Destinée à faciliter les partenariats entre public et privé, elle sera signée en septembre. Le secrétaire d'Etat au tourisme, Hervé Novelli, en a fait l'annonce jeudi, en marge d'une visite à la citadelle Vauban de Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), qui n'a pas été retenue par l'Unesco en juillet pour être inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Pour ses défenseurs, c'est parce qu'elle est exploitée par une société privée. M. Novelli espère envoyer un "contre-signal" au secteur privé, afin qu'il ne soit pas "découragé" par ce refus de l'Unesco. Londres toujours aussi embouteillée Et ce en dépit du péage instauré à l'entrée de la ville, selon une étude de Transport for London. En cause, les travaux sur la voie publique et les aménagements de pistes cyclables, de voies piétonnes et de lignes de bus. |
Les Faits.
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Stéphane le Foll (Sipa)

Une mortalité en baisse en 2007 (2 millions de personnes) pour la première fois depuis des décennies, des progrès "considérables" dans quelques pays, contrebalancés par une aggravation de la situation dans d'autres, des crédits multipliés par six pour les pays pauvres depuis 2001 : ces statistiques bisannuelles dévoilent une réalité contrastée, à quelques jours de la 17e conférence internationale sur le sida, qui commence dimanche à Mexico.
Au chapitre des bonnes nouvelles, le rapport note des progrès encourageants de la prévention, particulièrement dans la distribution des programmes évitant la transmission du virus de la femme à l'enfant à naître. En deux ans, le nombre d'infections nouvelles chez les enfants a ainsi chuté de 410 000 à 370 000.
Autre progrès notable, le nombre de nouvelles infections a baissé de 10 % depuis 2001, passant de 3 à 2,7 millions de personnes. Quant au nombre de personnes vivant avec le sida, il continue d'augmenter doucement, grâce aux trithérapies qui prolongent la vie, mais aussi parce que l'infection est loin d'être jugulée.
67 % DES CAS EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE
L'Afrique subsaharienne reste de loin le premier foyer d'infection, avec 67 % de la population mondiale infectée, dont près de 90 % des enfants touchés dans le monde. La prévention gagne cependant du terrain dans cette région, et l'on note dans certains pays des modifications du comportement sexuel comme le recours plus fréquent au préservatif chez les jeunes. Dans certains pays, comme le Zimbabwe, la baisse du taux de prévalence a ainsi chuté de façon "particulièrement frappante", selon Onusida.
Contrairement à ce qui se passe dans les pays développés, ce sont les rapports hétérosexuels qui restent la cause dominante de la contamination en Afrique subsaharienne. En Occident, les rapports sexuels non protégés entre hommes restent le principal mode de transmission, alors que les cas liés à l'injection de drogue sont en baisse. En Allemagne, les infections chez les homosexuels masculins ont ainsi augmenté de 96 % entre 2002 et 2006.
Si certains progrès sont constatés en Afrique subsaharienne, les taux de nouvelles infections sont en augmentation dans d'autres pays du monde, tels la Chine, le Kenya, la Russie ou le Vietnam... En sept ans, l'épidémie de sida a plus que doublé en Europe orientale et en Asie centrale pour atteindre 1,5 million de personnes, dont 69 % vivent dans la fédération de Russie, et 29 % en Ukraine."Le monde possède aujourd'hui les moyens de prévenir les nouveaux cas d'infection, de réduire la morbidité et la mortalité", affirme le rapport. Mais on est encore loin du compte pour réaliser l'engagement des pays de l'ONU de fournir à tous un accès à la prévention et au traitement en 2010, voire de renverser le cours de la maladie d'ici à 2015.
Pas moins de 10 milliards de dollars ont été mis à disposition des programmes sur le sida en 2007. Continuer d'améliorer l'accès aux soins comme aujourd'hui nécessiterait 50 % de plus. Quant à l'accès universel aux traitements et à la prévention, il coûterait plus de 42 milliards d'euros. Un sujet dont on devrait beaucoup discuter à Mexico.
33 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont quelque 2 millions d'enfants de moins de 15 ans. 50 % des adultes contaminés sont des femmes.
L'Afrique subsaharienne est la région la plus touchée avec 22 millions de séropositifs et 75 % des décès l'an dernier, devant l'Asie du Sud et du Sud-Est (4,2 millions de personnes infectées). En Europe occidentale et centrale, 730 000 personnes vivent avec le virus, soit autant qu'au Brésil.
Avec 5,7 millions de séropositifs, l'Afrique du Sud est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes infectées dans le monde.
Le Swaziland, avec une prévalence de 26 % chez les adultes, connaît le taux le plus élevé au monde.
Il y a eu 2,7 millions de nouvelles infections en 2007 (1,9 dans la seule Afrique subsaharienne), soit quelque 7 500 personnes par jour. 370 000 enfants de moins de 15 ans ont été infectés l'an dernier.
Trois millions de personnes reçoivent un traitement d'antirétroviraux dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, soit 31 % des gens qui en ont besoin. Un chiffre en hausse de 45 % par rapport à 2006.
Le monde.fr
De l'opposition en démocratie
Fallait-il s'associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n'a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l'adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d'en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée.
La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l'attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu'une majorité applaudira le président lorsqu'il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement. Il n'a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d'amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées !
La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l'image d'un jeu d'échecs, on prend à son adversaire. D'emblée, c'est une stratégie de contournement des partis institués de l'opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.
Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu'on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D'où le verrouillage bien compris du Sénat.
Nous disons à nos amis qui s'interrogent sur la bienséance de l'opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s'excuser lorsque l'on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s'esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.
La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu'ils consentent aux règles du jeu qu'elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.
En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l'inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les "importants" et les "puissants".
Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l'éducation, cadres pressurés par l'augmentation du forfait jours, accords d'entreprises d'autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d'être enfin raisonnables... Quelle fraternité peut-on espérer d'une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l'avenir quand tout semble joué et que les réseaux d'influence et de cooptation l'emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n'est que le début. C'est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu'une autre politique est possible.
La politique d'un tel pouvoir ne se divise ni ne s'épluche comme les quartiers ou la peau d'une orange. Elle est un bloc. C'est d'ailleurs ainsi qu'elle se présente et qu'elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste. Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue.
Nous nous opposerons d'autant plus fermement que nous proposerons d'autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l'après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République. Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n'est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme. En matière de convictions, la fermeté n'est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd'hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c'est elle aussi qui nous sera demandée en 2012.
Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l'unité et au courage.
LE MONDE | 29.07.08 |
C dans l' air - Obama : un Américain noir à Paris