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« Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle. »
Ségolène Royal



Raleigh, Caroline du Nord - 07/05
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Du pur bonheur avec Anne ROUMANOFF A voir ou à revoir
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Eric Besson hué dans l'hémicycle par les députés PS Le secrétaire d'Etat à la Prospective a été vivement malmené lors des questions au gouvernement. Lorsqu'il a cité une formule de Tony Blair sur la mondialisation, de nombreux élus PS ont quitté la séance, criant notamment "à la soupe". Traitre", "félon", "Ganelon"... Ces invectives ont été lancées, mercredi 30 avril à l'Assemblée nationale, par les députés PS à l'adresse d'Eric Besson. Cet ancien socialiste devenu secrétaire d'Etat à la Prospective a été vivement chahuté lors de la séance des questions au gouvernement sur son projet France 2025. Dès qu'il a pris la parole pour répondre à une question du député UMP Gérard Millet, Eric Besson s'est fait malmené et le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dû intervenir à plusieurs reprises pour tenter, en vain, de ramener le calme.
La bronca des élus de gauche a redoublé lorsqu'Eric Besson a cité une formule de Tony Blair : "la mondialisation est une chance pour les pays en mouvement, un risque pour les pays immobiles". Des "traître", "félon", "Ganelon", "à la soupe", "à la gamelle" ont été scandés au milieu des huées. Le secrétaire d'Etat s'en est alors pris au premier secrétaire du PS, François Hollande, accusé d'avoir "demandé aux députés socialistes de réagir" contre lui. "On n'a pas de leçons à recevoir d'un traître"
De nombreux élus PS ont alors quitté l'hémicycle, faisant du bras un geste de dégoût, comme Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe, ou encore Christian Paul, qui s'est approché du banc du gouvernement pour lancer au ministre : "on n'a pas de leçons à recevoir d'un traître".
"Vous venez, mes chers ex-camarades, de décider, 40 ans après les Allemands, de découvrir l'économie sociale de marché. A ce rythme-là, dans 25 ans, ils (les socialistes) vont accepter la prospective et la stratégie, c'est le rythme actuel du Parti socialiste", a conclu le secrétaire d'Etat, quasi inaudible dans l'hémicycle. Eric Besson avait dénoncé dimanche sur Canal+ le bilan de François Hollande à la tête du PS depuis onze années. François Hollande "a hérité du PS et va rendre la SFIO", avait-il déclaré. NOUVELOBS.COM | 30.04.2008
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Pour Ségolène Royal, Sarkozy a "raté" sa 1ère année de mandat
Pour la présidente PS de la région Poitou-Charentes , le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir (...) ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle".
Nicolas Sarkozy a "raté" la première année de son mandat, a estimé, mardi 22 avril, Ségolène Royal à quelques jours du premier anniversaire de sa défaite à l'élection présidentielle.
"Plus de deux Français sur trois estiment que cette première année est une année ratée. Notre pays ne peut pas se permettre de rater une année de sa vie. La situation est très grave, et c'est de la faute de Nicolas Sarkozy", a déclaré la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 lors d'un point presse dans ses bureaux parisiens. Nicolas Sarkozy "avait en main tout le potentiel pour réussir à faire avancer la France. Il avait promis un choc de croissance, une rupture, un recul de la précarité, et on a tout le contraire", a dénoncé la candidate putative au poste de Premier secrétaire du PS. "Décisions injustes" Pour Ségolène Royal, le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir (...) ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle". Nicolas Sarkozy a aussi "gâché les chances de la France" du fait de "premières décisions très injustes". "Le paquet fiscal, les cadeaux fiscaux aux riches (...) ont mis les Français en colère", a dénoncé la candidate socialiste. Interrogée sur ses attentes avant l'intervention télévisée jeudi soir de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a dit "attendre qu'il reconnaisse ses erreurs" sur le paquet fiscal. "Il faut récupérer ces 15 milliards dépensés qui ne vont servir à rien, et avec cette somme doubler la Prime pour l'emploi (PPE), aider les PME à innover, baisser la TVA", a-t-elle expliqué. Démocratie participative La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que le bilan de la première année de présidence Sarkozy montrait que sa méthode de démocratie participative était adaptée. "Si les Français avaient été écoutés, consultés sur ce qui les attendait, ce ne sont pas les décisions que Nicolas Sarkozy a prises qui auraient été prises", a-t-elle jugé. Ségolène Royal a présenté un rapport d'étape de la "consultation participative" lancée le 4 avril dernier pour préparer sa contribution au congrès du PS qui se tiendra du 7 au 9 novembre. Les militants socialistes ont déposé 735 contributions sur son site http://www.congresutileetserein.com. Une participation jugée encourageante, mais encore insuffisante si on la rapporte aux quelque 160.000 adhérents du PS. (AP) |
Car à mêmes causes, mêmes effets. Les causes: un vote catégoriel marqué. CBS News rappelle les grandes lignes de ces primaires démocrates encore à l’œuvre en Pennsylvanie: «Clinton a gagné dans sa base: les syndiqués, les votants moins éduqués et de plus faibles revenus et les électeurs ruraux. Obama l’emporte, lui, chez les votants plus aisés et plus instruits et les noirs ».
Les effets ? Hillary Clinton «survit à une autre journée» pour le journal en ligne The Huffington Post et cette nette victoire - 55% des voix contre 45% - «lui donne de bonnes raisons pour maintenir sa candidature malgré ceux des démocrates qui préféreraient la voir s’allier à Obama» estime le New York Times. Mais ABC News douche toute velléité de triomphalisme: les démocrates devront «continuer à se battre».
Car «malgré cette victoire, le mode de calcul proportionnel des délégués des démocrates fait qu’il était improbable que Clinton refasse son retard sur Obama, même si elle regagne du terrain en nombres de voix pures» analyse le LA Times. De fait, selon le décompte du site Realclearpolitics.com, le sénateur de l’Illinois n’abandonne que 6 délégués en Pennsylvanie, lui qui en compte plus de 120 d’avance.
Mais le LA Times met en valeur un autre point, plus à l’avantage de la gagnante du jour: la capacité d’Hillary Clinton à rafler «les grands Etats dont les démocrates auront besoin pour la Maison blanche en novembre. En sus de la Pennsylvanie et de l’Ohio, elle peut s’appuyer sur ses victoires en Californie, dans le New Jersey et dans l’Etat de New York».
Mais l’éternel problème de la campagne de l’ex-First Lady subsiste: l’argent. Car là aussi Obama fait la course en tête depuis longtemps. Mais d’après le New York Times, «des responsables de la campagne ont déclaré que mardi a été leur meilleure nuit en termes de collecte de fonds en ligne, avec 2.5 millions de dollars en moins de quatre heures».
Dans son éditorial, le quotidien – qui a choisi Obama – se montre malgré tout très critique envers la campagne des démocrates et celle d’Hillary Clinton en particulier. «La campagne de Pennsylvanie qui s’est conclu sur un nouveau résultat dont ne peut rien tirer, a été encore plus mesquine, vide, désespérée et pleine de basses flatteries que les scrutins mesquins, vides, désespérés et pleins de basses flatteries qui l’ont précédée. Les électeurs en ont assez. (…) Il est plus que temps qu’Hillary Clinton reconnaisse que la négativité, dont elle est principalement responsable, ne fait que lui nuire, ainsi qu’à son rival, à son parti et aux élections 2008.»
Car le vrai grand vainqueur de cette primaire, c’est une nouvelle fois le républicain John McCain qui, goguenard, peut continuer sa campagne à son rythme, sans rival encombrant. En effet, la poursuite de la bataille entre les deux candidats démocrates Barack Obama et Hillary Clinton satisfait pleinement leur opposant du parti républicain John McCain, les stratèges de son camp estimant que la nomination du sénateur de l'Arizona dès le mois de mars lui a fourni un avantage en lui laissant le temps de récolter des fonds et de préparer sa campagne finale.