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Paris Hilton dans la campagne présidentielle

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/08/2008 à 8:55 :: Elections Américaines


Paris Hilton dans la campagne présidentielle








Dans une vidéo parodique, la starlette répond au candidat républicain Mc Cain, qui avait mis en cause la capacité de Barack Obama à diriger le pays en le comparant à Hilton et Spears.
AFP




La starlette Paris Hilton, dont l'image avait été utilisée par John McCain pour critiquer son concurrent Barack Obama, a répliqué mardi avec une vidéo parodique dans laquelle elle qualifie le candidat républicain à la Maison Blanche de "mec ridé aux cheveux blancs".

Dans cette vidéo de l'équipe du site "funnyordie.com" fondé par le comédien Will Ferrell, l'héritière apparaît en maillot de bain aux motifs léopard, alanguie sur un transat au bord d'une piscine, et fait mine d'annoncer sa propre candidature.

Le spot original de la campagne de M. McCain présentait M. Obama comme "la plus grande célébrité du monde", alors que défilaient des images de lui à Berlin entrecoupées de photos de Britney Spears et Paris Hilton. "Mais, est-il prêt à prendre les commandes?" ajoutait une voix off.

La parodie de "funnyordie.com" montre M. McCain en l'accompagnant du commentaire: "il est la plus vieille célébrité du monde, genre, super vieux. Suffisament vieux pour se souvenir de l'époque où danser était un péché (...) mais, est-il prêt à prendre les commandes?"

"Salut l'Amérique, je suis Paris Hilton et je suis aussi une célébrité. Mais je ne viens pas du passé et je ne promets pas le changement comme l'autre mec. Je suis juste une bombe", lance la jeune femme à la caméra.

"Mais ce mec ridé aux cheveux blancs m'a utilisé dans son spot de campagne, ce qui j'imagine veut dire que je suis candidate à la présidence. Alors, merci pour le soutien, mec aux cheveux blancs, et je veux que l'Amérique sache que je suis, du style, complètement prête à prendre les commandes", poursuit-elle.

Et de développer très sérieusement son propre programme pour une politique énergétique des Etats-Unis: encourager des forages en mer dans un premier temps, puis des énergies alternatives. Elle ajoute: "rendez-vous au débat, les filles!"

"Je suis Paris Hilton et j'approuve ce message, je trouve qu'il est complètement super", conclut le faux spot, alors que la starlette pose dans une attitude hiératique, son chihuahua dans les bras.

L'équipe de campagne du candidat républicain a saisi la balle au bond. "On dirait que Paris Hilton soutient l'approche multiple de John McCain face à la crise énergétique, dont des forages et des alternatives" au pétrole, a déclaré Tucker Bounds, porte-parole du sénateur de l'Arizona.

"Paris Hilton n'est peut-être pas une aussi grande célébrité que Barack Obama, mais elle a de toute évidence un meilleur plan pour l'énergie", a-t-il ajouté.

L'un des responsables du site internet "funnyordie.com" a expliqué à l'AFP avoir eu l'idée de la vidéo avec Paris Hilton après avoir eu vent du spot de M. McCain sur M. Obama. Contactée, l'héritière "a dit banco. Alors on a écrit un scénario", a raconté Adam McKay.

"Elle a compris que ce truc de McCain était un coup bas. Elle pensait qu'il ne fallait pas répondre avec colère, et que (cette vidéo) était la meilleure façon de répliquer", a-t-il ajouté.

"Elle est bien plus intelligente que ce que les gens pensent", a renchéri un autre responsable du site, Chris Henchy.

"Nous nous trouvons à l'un des moments les plus critiques de l'histoire de notre pays et que ce mec (M. McCain, ndlr) sorte des spots de campagne avec Paris Hilton et Britney Spears est vraiment absurde et insultant pour les gens", a estimé M. McKay.

AFP





Un Americain à Paris : Visite éclair d'Obama

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 29/07/2008 à 8:39 :: Elections Américaines



    Un Americain à Paris : Visite éclair d'Obama
     




obama sarkozy


Le candidat démocrate Barack Obama a reçu un accueil amicale du président Nicolas Sarkozy qui a scéllé ainsi la réconciliation franco américaine en matiére de politique .

Le président français Sarkozy a déclaré que la france serait “Ravie” si Obama était élu finalement en novembre comme président des USA.

Le président Français a accueilli Obama sur les marches de l’Élysée honneur auquel McCain n’avait pas eu droit.




Une vidéo de la conférence de presse d’Obama à Paris





Le dilemme de la popularité française d’Obama :


Contrairement à Berlin ou il a fait un discours historique et avant son départ vers londre, Obama a réduit sa visite parisienne à 5 heures , le minimum syndical .il éspere ainsi éviter d’étre trop considéré comme francophile (Kerry avait en 2004 été considéré comme francophile)

L’enthousiasme de l’europe pour OBAMA est en fait un dilemme pour ses leaders politiques, ils vascillent entre admiration pour le jeune sénateur noir et l’amitié nécessaire pour l’administration Bush encore aux affaires jusqu’en Novembre et puis on ne sait jamais , McCain n’est pas encore battu.

En fait, la popularité européenne d’obama est une arme à double tranchant pour lui, elle pourrait le faire passer pour le candidat de l’étranger face à un McCain Nationaliste mais en même temps elle rassure les votants centristes sur sa capacité à étre un leader internationale surtout en matiére de politique étrangére.




Vidéo Résumé de sa visite Parisienne



A la question d’un journalise français sur le bien fondé de sa popularité française, Obama a rétroqué sur le fait que les américains moyens ont une profonde admiration pour le peuple français.

Malgré tout David Axelrod un conseiller de Barack Obama a rappellé les bénéfices limités du “rock tour” actuel   et que l’américain moyen ne se décidera surement pas au vu de périple européen.

Obama a par contre annulé une visite à la base aérienne Ramstein en Allemagne prévue initialement suite aux pressions du pentagone qui n’a pas souhaité que l’image de soldats bléssés américaines puissent étre utilisés pour la campagne d’Obama .




Vidéo qui présente la vision de FoxNews sur ce sujet



Bryan Whitman, porte parole du pentagone a démenti les rumeurs selon laquelle le pentagone aurait dissuadé Obama d’effectuer sa visite, mais il est clair que cela n’était pas du gôut de l’administration américaine.

A peine sa courte visite parisienne achevée, Obama s’est envolé pour Londre ou il rencontre Gordon Brown .




obama vol londres



Vidéo de la visite d’Obama à Londres











La tournée internationale d'Obama

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/07/2008 à 17:33 :: Elections Américaines

La tournée internationale d'Obama




La tournée internationale d'Obama

     

 



Barack Obama a débuté samedi sa <a href=''http://www.lefigaro.fr/debats/2008/07/22/01005-20080722ARTFIG00017-obama-l-internationaliste-veut-etre-paye-de-retour-.php''>tournée</a> par une visite surprise en <b>Afghanistan</b>, sa priorité en matière de politique étrangère. Il a rencontré dimanche des militaires américains et le président afghan, Hamid Karzai (photo). Les deux hommes ont évoqué le terrorisme et le trafic de drogue. Barack Obama a répété que le front de la ''guerre contre le terrorisme'' se trouvait non pas en Irak mais en Afghanistan. Il a promis, s'il est élu, l'envoi de <a href=''http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/07/20/01017-20080720ARTFIG00147-obama-veut-plus-de-soldats-en-afghanistan-maintenant-.php''>10.000 hommes supplémentaires</a><br />.

Barack Obama a débuté samedi sa tournée par une visite surprise en Afghanistan, sa priorité en matière de politique étrangère. Il a rencontré dimanche des militaires américains et le président afghan, Hamid Karzai (photo). Les deux hommes ont évoqué le terrorisme et le trafic de drogue. Barack Obama a répété que le front de la "guerre contre le terrorisme" se trouvait non pas en Irak mais en Afghanistan. Il a promis, s'il est élu, l'envoi de 10.000 hommes supplémentaires



Barack Obama s’est ensuite rendu au <b>Koweït</b> où il s’est entretenu avec l'émir. Le sénateur de l’Illinois est allé à la rencontre des soldats américains de la base d’Arifjan n’hésitant pas à signer des autographes. 15.000 militaires américains sont stationnés dans l’émirat.

Barack Obama s’est ensuite rendu au Koweït où il s’est entretenu avec l'émir. Le sénateur de l’Illinois est allé à la rencontre des soldats américains de la base d’Arifjan n’hésitant pas à signer des autographes. 15.000 militaires américains sont stationnés dans l’émirat.




Le sénateur de l’Illinois, <a href=''http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/07/22/01017-20080722ARTFIG00009-obama-plaide-a-bagdad-pour-un-retrait-des-troupes-.php''>partisan d'un retrait</a> dans les deux ans du contingent américain, a débarqué lundi en <b>Irak</b>. Barack Obama, opposant de toujours à la guerre en Irak, s'est entretenu avec le premier ministre Nouri al-Maliki (photo) et le président Jalal Talabani dans la Zone verte à Bagdad. Le premier ministre irakien lui a exprimé le souhait de voir partir d’Irak les troupes américaines en 2010.

Le sénateur de l’Illinois, partisan d'un retrait dans les deux ans du contingent américain, a débarqué lundi en Irak. Barack Obama, opposant de toujours à la guerre en Irak, s'est entretenu avec le premier ministre Nouri al-Maliki (photo) et le président Jalal Talabani dans la Zone verte à Bagdad. Le premier ministre irakien lui a exprimé le souhait de voir partir d’Irak les troupes américaines en 2010.




Barack Obama a rencontré le patron des forces américaines en Irak, le général David Petraeus et a petit déjeuné avec des soldats américains en poste à <b>Bagdad</b>.

Barack Obama a rencontré le patron des forces américaines en Irak, le général David Petraeus et a petit déjeuné avec des soldats américains en poste à Bagdad.




Le candidat démocrate s’est ensuite rendu pour quelques heures en <b>Jordanie</b>, où il a rencontré le roi Abdallah II qui l’a raccompagné à l’aéroport dans sa voiture, un honneur rare.

Le candidat démocrate s’est ensuite rendu pour quelques heures en Jordanie, où il a rencontré le roi Abdallah II qui l’a raccompagné à l’aéroport dans sa voiture, un honneur rare.



AP Photo

From left, Sen. Jack Reed, D-R.I., Democratic presidential candidate Sen. Barack Obama, D-Ill., conservation architect May Shaer and Sen. Chuck Hagel, R-Neb., tour the citadel in Amman, Jordan, Tuesday, July 22, 2008. (AP Photo/Jae C. Hong)





Le candidat du parti de l’Âne est arrivé mardi soir <b>en Israël</b>. Costume sombre et kippa blanche sur la tête, il a visité mercredi matin le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah. « Ce mémorial est un lieu de tragédie mais aussi d’espoir car il nous rappelle notre responsabilité pour construire un monde meilleur. Que nos enfants viennent ici afin qu'ils puissent proclamer 'plus jamais cela''', a-t-il écrit, ajoutant qu’il espérerait revenir à Yad Vashem avec ses filles.

Le candidat du parti de l’Âne est arrivé mardi soir en Israël. Costume sombre et kippa blanche sur la tête, il a visité mercredi matin le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah. « Ce mémorial est un lieu de tragédie mais aussi d’espoir car il nous rappelle notre responsabilité pour construire un monde meilleur. Que nos enfants viennent ici afin qu'ils puissent proclamer 'plus jamais cela'", a-t-il écrit, ajoutant qu’il espérerait revenir à Yad Vashem avec ses filles.




Barack Obama a ensuite rencontré le président israélien <b>Shimon Peres</b>, louant «le miracle de la création d’Israël». ''La chose la plus importante pour moi est de partager des relations historiques et uniques entre Israël et les Etats-Unis, du genre qui ne peuvent être brisées'', a souligné le sénateur. Prudent, il a estimé toutefois, ''qu'il n'est pas réaliste d'attendre qu'un président américain, seul, <a href=''http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/23/01003-20080723ARTFIG00390-obama-loue-le-miracle-de-la-creation-d-israel-.php''>apporte la paix dans la région</a>''.<br />

Barack Obama a ensuite rencontré le président israélien Shimon Peres, louant «le miracle de la création d’Israël». "La chose la plus importante pour moi est de partager des relations historiques et uniques entre Israël et les Etats-Unis, du genre qui ne peuvent être brisées", a souligné le sénateur. Prudent, il a estimé toutefois, "qu'il n'est pas réaliste d'attendre qu'un président américain, seul, apporte la paix dans la région".




Puis il est allé à <b> Ramallah</b> pour rencontrer le président palestinien <b> Mahmoud Abbas</b>, auquel il a assuré qu’il serait un «acteur important» du processus de paix, d’après l’entourage du président palestinien. Evitant de donner trop d'éclat à cet entretien pour ne pas <a href=''http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/07/21/01017-20080721ARTFIG00198-barack-obama-en-campagne-au-proche-orient-.php''> s'aliéner l'électorat juif</a> américain qui s’inquiète de ses positions, le sénateur s'est abstenu de toute déclaration à l'issue de sa rencontre.

Puis il est allé à Ramallah pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas, auquel il a assuré qu’il serait un «acteur important» du processus de paix, d’après l’entourage du président palestinien. Evitant de donner trop d'éclat à cet entretien pour ne pas s'aliéner l'électorat juif américain qui s’inquiète de ses positions, le sénateur s'est abstenu de toute déclaration à l'issue de sa rencontre.




Barack Obama a prié peu avant l'aube jeudi <b>au Mur des Lamentations</b>, le lieu le plus sacré du judaïsme. Comme le veut la tradition, il a glissé une petite note dans une des anfractuosités du Mur.

Barack Obama a prié peu avant l'aube jeudi au Mur des Lamentations, le lieu le plus sacré du judaïsme. Comme le veut la tradition, il a glissé une petite note dans une des anfractuosités du Mur




Arrivé <b>en Allemagne</b> dans la matinée de jeudi, le sénateur de l'Illinois a rencontré la chancelière Angela Merkel. Ensemble ils ont évoqué l'Iran, l'Afghanistan, le réchauffement climatique et l'état de l'économie mondiale. Ils ont réaffirmé la nécessité de coopérer pour apporter une réponse globale et efficace à ces enjeux.

Arrivé en Allemagne dans la matinée de jeudi, le sénateur de l'Illinois a rencontré la chancelière Angela Merkel. Ensemble ils ont évoqué l'Iran, l'Afghanistan, le réchauffement climatique et l'état de l'économie mondiale. Ils ont réaffirmé la nécessité de coopérer pour apporter une réponse globale et efficace à ces enjeux.
Point d'orgue de son séjour européen, Barack Obama s'est exprimé jeudi soir devant 200.000 spectateurs, acquis à sa cause, sur la place de la Colonne de la Victoire à Berlin.
Le sénateur a exhorté "la nouvelle génération à abattre tous les murs". «Les murs de part et d'autre de l'Atlantique ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres, entre les races et les tribus, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout», a-t-il martelé. AFP





French President Nicolas Sarkozy deemed Barack Obama “my pal,” and boasted to a reporter that he always believed the Illinois senator would beat Hillary Rodham Clinton.
Photo: AP


Un peu ridicule quand même!
Le fist bump auquel s'essaie Sarkozy, est naturellement réservé aux complices.
 Là visiblement, c'est raté.

 Démocrates et UMP!! Bizarre
Et encore plus bizarre il n'y'avait aucun socialiste à la rencontre d'Obama!!!



AP Photo

Democratic presidential candidate Sen. Barack Obama, D-Ill., poses for photos at 10 Downing Street after a meeting with British Prime Minister Gordon Brown in London, Saturday, July 26, 2008. (AP Photo/Jae C. Hong)



BARACK OBAMA DÉFEND SA TOURNÉE À L'ÉTRANGER AUPRÈS DES AMÉRICAINS



AP Photo
Sen. Barack Obama, D-Ill., arrives at Midway Airport in Chicago, Saturday, July 26, 2008. .(AP Photo/Paul Beaty)


De retour aux Etats-Unis, le sénateur Barack Obama a défendu dimanche sa tournée d'une semaine à l'étranger vivement critiquée par John McCain, son rival républicain dans la course à la Maison blanche. Ce voyage a été "utile" pour être un "président efficace", a jugé le candidat démocrate à l'élection présidentielle, rejetant l'idée que son périple ait été excessivement ambitieux.



Encore une fois ce sont les Américains qui votent.




Citoyen du monde

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 24/07/2008 à 21:03 :: Elections Américaines


 

 


 

A Berlin, Obama appelle l'Europe et l'Amérique à surmonter leurs différences




Plus de 200.000 personnes ont assisté jeudi soir à Berlin au discours prononcé par le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama. Dans ce discours sans précédent pour un candidat à la Maison Blanche en déplacement à l'étranger, Barack Obama a appelé "une nouvelle génération" d'Européens et d'Américains à s'unir pour abattre les murs entre alliés, races et religions et relever ensemble les défis de la planète.


Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a appelé jeudi à Berlin l'Europe et l'Amérique à surmonter leurs différences pour relever les défis mondiaux, du terrorisme au réchauffement de la planète.



Aux plus de 200.000 personnes qui s'était massées sur la longue avenue reliant la Porte de Brandebourg à la Colonne de la Victoire pour venir l'écouter le candidat à la Maison Blanche a appelé "une nouvelle génération" d'Européens et d'Américains à s'unir pour abattre les murs entre alliés, races et religions et relever ensemble les défis de la planète. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés", a lancé le sénateur à la foule massée au pied de la colonne de la Victoire au coeur de Berlin.


David Katz/Obama for America, flickr, compte de Barack Obama


"Le XXIe siècle s'est ouvert sur un monde plus interdépendant que jamais dans l'histoire humaine". "Mais ce rapprochement a entraîné de nouveaux dangers qui ne peuvent pas être endigués par les frontières ou les océans", a-t-il poursuivi. "Aucune nation, aussi grande et aussi puissante soit-elle, ne peut relever seule ces défis".


Evoquant la chute du Mur de Berlin en 1989, il a lancé un appel à abattre d'autres murs. "Les murs entre les alliés de longue date, de part et d'autre de l'Atlantique, ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout".


Par ce discours sans précédent pour un candidat à la Maison Blanche en déplacement à l'étranger, Barack Obama entend montrer à l'opinion américaine qu'il a l'étoffe d'un président. Après ses escales en Afghanistan, en Irak, en Jordanie et en Israël, le candidat démocrate à la Maison Blanche est arrivé jeudi matin à Berlin, en Allemagne. Le sénateur noir de l'Illinois s'est entretenu pendant une heure avec la chancelière conservatrice Angela Merkel pour aborder notamment la situation en Afghanistan et en Irak.


L'"Obamamania" bat des records en Allemagne, où le candidat démocrate est souvent comparé à l'ancien président américain John Fitzgerald Kennedy. Selon un récent sondage TNS, 76% des Allemands souhaitent la victoire du jeune sénateur, contre 10% seulement qui préfèreraient celle du candidat républicain John McCain. "La présidence de (George W.) Bush a eu des conséquences désastreuses pour le monde entier, c'est pourquoi les choses doivent changer avec Obama", explique un jeune Allemand, créateur d'un groupe de soutien à Obama sur internet.


Vendredi, Barack Obama fera une brève escale à Paris et rencontrera Nicolas Sarkozy. Il terminera par Londres sa tournée internationale.



Voici le discours de Barack Obama, à Berlin, devant la colonne de la victoire, devant 200.000 personnes, transmis par CNN :



 




Al Gore apporte son soutien à Barack Obama

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 17/06/2008 à 15:57 :: Elections Américaines

 


 

 

 


 

Al Gore apporte son soutien à Barack Obama
   
Alex Brandon/Associated Press
Former Vice President Al Gore formally endorsed Senator Barack Obama on Monday in Detroit. NYT June 17, 2008 

 

Al Gore n'a pas raté son entrée sur la scène de la campagne présidentielle 2008. Le Nobel de la paix vient de promettre de "tout" faire pour la victoire de Barack Obama, seul capable selon lui de tirer un trait sur les années Bush. Dans un vibrant plaidoyer en forme d'attaque en règle, l'ancien vice-président démocrate a éreinté lundi soir celui qui l'avait privé de Maison blanche huit ans plus tôt.

"Après huit ans d'incompétence, de négligence et d'échec, nous avons besoin de changement", a lancé Al Gore, apparu aux côtés de Barack Obama lors d'un meeting dans le stade Joe Louis de Detroit. "Après huit ans qui ont vu notre Constitution déshonorée et bafouée, nous avons besoin de changements".

 

Le soutien enthousiaste de celui qui fut le vice-président de Bill Clinton s'annonce comme un "plus" pour Barack Obama au moment où le futur candidat démocrate cherche à s'assurer le ralliement des partisans de son ancienne rivale, l'ex-Première dame Hillary Clinton. D'autant qu'Al Gore, l'une des personnalités les plus respectées du parti de l'âne, s'était tenu en retrait pendant la longue campagne des primaires.

Al Gore reste celui qui avait remporté le vote populaire lors de la présidentielle 2000, mais finalement perdu l'élection après la victoire de George W. Bush en Floride, au terme d'un éprouvant recomptage des bulletins, finalement suspendu par la cour suprême.

Un épisode resté en travers de la gorge des démocrates, que Barack Obama n'a pas manqué de rappeler. En chauffeur de salle averti, il a présenté son invité comme "le vainqueur du vote populaire de l'élection présidentielle", suscitant immédiatement une tempête de hurlements et applaudissements. "Vous vous en rappelez", a-t-il constaté.

Depuis 2000, Al Gore s'est trouvé, avec plus de succès, un nouveau cheval de bataille, la lutte contre le changement climatique. Alors que George W. Bush refusait catégoriquement de ratifier le protocole de Kyoto, les efforts de son adversaire malheureux pour alerter l'opinion sur les conséquences du réchauffement de la planète ont été salués dans le monde entier. Et couronnés par un Oscar pour son documentaire "Une vérité qui dérange" et un prix Nobel de la Paix partagé avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU).

 

barack obama, licence cc, flickr
barack obama, licence cc, flickr
 

A Detroit, Al Gore a reproché à George W. Bush une accumulation de graves faux pas, de l'indigence de réponse des pouvoirs publics à l'ouragan Katrina à la crise économique, en passant par les erreurs de la politique étrangères. Et l'a même rendu responsable d'avoir laissé entrer dans le pays des importations chinoises de jouets toxiques et de nourritures pour chiens et chats empoisonnée.

"Même nos chiens et nos chats ont compris que les élections ça compte", a-t-il lancé. "Cette élection compte plus que jamais car l'Amérique a besoin plus que jamais de changement".

Al Gore a expliqué que John McCain méritait le respect pour ce qu'il avait fait pour le pays et pour sa volonté de débattre du changement climatique et autres problèmes cruciaux.

Mais "l'âge et l'expérience" du futur candidat républicain, âgé de 71 ans, ne font pas le poids face à la fiabilité du jugement de Barack Obama, a-t-il avancé, soulignant que le sénateur de l'Illinois s'était opposé dès le début à la guerre en Irak. Barack Obama a d'ailleurs annoncé qu'il comptait se rendre en Irak et en Afghanistan avant le scrutin de novembre.

De son côté le parti républicain s'est fait fort de rappeler que le co-listier d'Al Gore en 2000, le sénateur Joe Lieberman, qui briguait la vice-présidence, avait depuis quitté le parti démocrate pour devenir indépendant et soutenir McCain.

 
 
Al Gore and Barack Obama
Former Vice President Al Gore offered a vigorous endorsement of Senator Barack Obama in Detroit on Monday night. (Photo: Paul Sancya/Associated Press)

 

"L'enjeu de cette élection, ce n'est pas de changer le passé, c'est de changer l'avenir", a répliqué le porte-parole du parti après le discours d'Al Gore. "C'est très révélateur qu'une moitié du 'ticket' démocrate pour 2000 ait soutenu John McCain au début de la campagne, alors que l'autre moitié a attend que Barack Obama soit déjà le futur candidat depuis plusieurs semaines". Barack Obama s'est assuré le 3 juin de l'investiture démocrate lors de la convention du mois d'août.

AP

 

 

Barack Obama et les cols bleus

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 15/06/2008 à 17:48 :: Elections Américaines

 

    Les atouts de Barack Obama pour reconquérir l'électorat populaire 




Selon le sociologue Norman Birnbaum, le candidat doit rappeler qu'il vient du Midwest, muscler son projet économique et contrer la posture patriotique de John McCain.


Norman Birnbaum est sociologue. Il a enseigné à la London School of Economics, à Amherst College.Il a été conseiller de Ted Kennedy.





L'élection présidentielle montre le retour des "travailleurs" sur la scène politique. Qui sont ces cols bleus américains qui font défaut à Barack Obama ?


Il y a une longue tradition de populisme de gauche aux Etats-Unis. Les ouvriers ont voté massivement pour Franklin Roosevelt, puis pour Truman. Après avoir bénéficié du New Deal et du plein emploi keynésien de l'après-guerre, ils ont choisi le républicain Eisenhower, plutôt que l'intellectuel démocrate Adlai Stevenson. Il est vrai que c'était pendant la guerre froide. Eisenhower avait fait campagne sur son image d'homme fort pouvant faire face à l'Union soviétique.

Ces électeurs ne sont retournés au Parti démocrate que grâce à Kennedy en 1960. Beaucoup ont voté pour Nixon et le sudiste raciste Wallace en 1968. Ronald Reagan les a récupérés vingt ans plus tard, puis certains ont voté Bush en 2000 et même en 2004. Ce sont ces "Reagan democrats" que la gauche doit reconquérir, dans l'Ohio, la Pennsylvanie, le Michigan, le New Jersey. Les ouvriers votaient démocrate quand les syndicats étaient plus forts. Les syndicats ont perdu en influence, du fait de la désindustrialisation du pays.

Ces électeurs sont frappés de plein fouet en ce moment par le chômage, les délocalisations, les problèmes d'assurance médicale, l'augmentation du coût des études pour leurs enfants. L'état de l'économie devrait les pousser à voter démocrate. Mais il y a cette dimension du patriotisme, de la guerre, de l'identité nationale. Là, McCain a de bonnes cartes à jouer.

Comment peut-on être démocrate et passer par des phases de vote républicain ?
Pendant le New Deal, le poète Carl Sandburg, de l'Illinois, a publié ce poème sur le peuple, The People, Yes. Il y a un culte du peuple, dans la gauche américaine, même si le peuple est parfois raciste, impérialiste, homophobe... Les jeunes n'ont pas ces réactions. Mais leurs grands-parents ont la mémoire d'une Amérique plutôt blanche, où l'on doit monter peu à peu. Pour cette catégorie, c'est très dur d'accepter Obama.

Il souffre d'un manque d'enracinement dans le milieu ouvrier, surtout parmi les catholiques, même si en Virginie-Occidentale, par exemple, les démocrates sont plutôt protestants. Je parle de la classe ouvrière d'origine irlandaise, italienne ou slave. Les Italiens ont toujours eu des difficultés avec les Noirs. Voyez les propos de Geraldine Ferraro par exemple (l'ancienne candidate à la vice-présidence, qui soutenait Mme Clinton, a indiqué qu'elle ne voterait pas pour Barack Obama). C'est le groupe ethnique européen qui a le plus souffert d'un manque de considération dans le pays. On ne peut pas imaginer une série comme "Les Sopranos", par exemple, sur les Irlandais ou sur les juifs de Wall Street.




Que peut faire Barack Obama ?

Il doit utiliser davantage ses racines du Kansas. Il a évoqué son grand-père, mais il n'a pas suffisamment dit qu'il a combattu dans l'armée américaine pendant la seconde guerre mondiale. Il doit parler de sa mère, chrétienne, qui a été saisie par cette notion de mission. Les Eglises évangéliques ou fondamentalistes sont plutôt contre les démocrates. Mais la plupart des Eglises unies dans le National Council of Churches, composées de protestants ouverts, sont plutôt à gauche. Obama devrait pouvoir utiliser cette force de mobilisation dans la population blanche, par l'intermédiaire des pasteurs, des associations. Il faut aussi qu'il présente un projet économique beaucoup plus détaillé et concret. Avec peut-être une proposition spectaculaire, comme la relance d'un chemin de fer rapide, l'investissement dans les transports en commun dans les grandes villes. En même temps, il doit se présenter comme l'homme du futur, sur l'environnement par exemple. Ou sur le financement de l'éducation. Savez-vous que, dans les universités américaines, plus de la moitié des enseignants sont à temps partiel sans avantages sociaux ?

Obama a discuté avec Joseph Stiglitz (le Prix Nobel d'économie). Il doit choisir quelques thèmes liés à une refondation des relations économiques internationales. Là-dessus aussi, il lui reste beaucoup à faire. Mais la capacité de mobilisation de son appareil est formidable. Les gens de moins de 30 ans ont un taux de participation très faible. S'il le double, il aura ses chances. Il peut aussi modifier la carte électorale : s'il parvient à mobiliser les 30 à 40 % de Noirs qui ne votent pas, il peut peut-être gagner dans des Etats républicains comme la Virginie, la Caroline du Nord, la Géorgie...




Le chroniqueur du New York Times Frank Rich affirmait récemment que les électeurs de droite sont tellement dégoûtés de Bush qu'il est exclu pour eux de voter à nouveau républicain ?


Il n'est pas le seul à le penser. Personnellement, j'ai des doutes. McCain va être assez malin. Il va ajuster son message. Il va dire : je vais négocier sur la scène internationale mais en position de force, et j'ai l'expérience. Déjà on voit dans quelle direction il avance ses arguments. Il a reproché à Obama par exemple de vouloir négocier avec le président iranien mais de refuser de s'asseoir pour discuter avec le général Petraeus (le commandant des forces en Irak). Obama aurait dû répondre en disant la vérité : Petraeus est un général très politique. Il a fait une belle carrière avec les républicains. Il a commencé la guerre avec deux étoiles. Maintenant il en a quatre.

Les démocrates n'ont pas besoin des voix républicaines s'ils sont capables de faire le plein de leurs propres voix. Tout cela va dépendre des débats, et des événements. S'il y avait une attaque contre l'Iran par exemple, cela diviserait beaucoup les démocrates, surtout si elle est présentée comme quelque chose qui est fait pour le bien d'Israël. Il serait très difficile aux candidats de s'y opposer, notamment pour Obama, après les propos qu'il a tenus devant l'organisation pro-israélienne Aipac.




En politique étrangère aussi, beaucoup oppose les deux candidats.



Quand Obama dit qu'il faut parler à tout le monde, il veut faire comme Eisenhower, comme Kennedy, comme Nixon : tirer un nouveau bilan des forces dans le monde. Il veut trouver pour les Etats-Unis un moyen de maintenir une position de pouvoir relatif mais non plus absolu, qui n'est plus possible. McCain avec la proposition de Ligue des démocraties, avec son idée d'exclure la Russie du G8, s'est fait l'avocat d'une hégémonie absolue.

Mais Kennedy lui-même a remporté l'élection de 1960 avec ce mythe de la supériorité soviétique : le missile gap. C'était un mythe total. C'est après la baie des Cochons qu'il a commencé à penser qu'il valait mieux ne pas écouter les généraux ou les faucons parmi ses conseillers. Il a sauvé le monde en 1962. Avec son discours de juin 1963, à l'American University, c'est vraiment lui qui a dit : il faut en finir avec la guerre froide. Obama a déjà beaucoup osé en disant qu'il faut parler aux dictateurs. Je ne sais pas s'il a la force pédagogique de dire : mon projet est de parvenir à réduire nos engagements dans le monde. Nous avons des bases dans 130 pays ou à peu près. Le débat porte en ce moment sur l'Irak. Faut-il quitter l'Irak ? Mais nous sommes arrivés aux Philippines à la fin du XIXe siècle ! Et nous sommes encore là-bas ! Faut-il quitter les Philippines ?

Obama a critiqué les faiblesses de la politique d'hégémonie de Bush, mais sans avoir encore développé une vision, un contre-projet cohérent qui va rassurer les gens et leur dire qu'on évitera les nouvelles aventures, mais que nos intérêts seront défendus et qu'on trouvera le moyen de travailler avec tout le monde, pas seulement avec les Européens.




Après huit ans de présidence Bush, la question du "patriotisme" est-elle toujours aussi importante ?


Il y a une opposition tranchée entre Barack Obama et McCain fils et petit-fils d'amiral, patriote acharné, convaincu que la mission américaine est de protéger la nation contre les autres et d'aider ceux qui sont assez intelligents pour vouloir être comme nous. Les républicains vont jouer sur la question de l'identité américaine, comme Nicolas Sarkozy l'a fait contre Ségolène Royal sur l'identité française. Ils vont dire qu'on ne peut pas faire confiance à Obama pour nous protéger parce qu'il n'a pas les "racines". Cela va être une confrontation de la nouvelle immigration contre l'immigration de la vague de la fin du XIXe-XXe siècle. Italie, Irlande, Europe de l'Est, avec la communauté juive divisée, mais qui penche plutôt de son côté.

Le discours d'Obama est très bien. Mais il y a des réticences primordiales à son égard. Il y a des doutes sur ses capacités comme commandant en chef. Pratiquement tous les prétendants à la Maison Blanche sont passés par l'armée. Franklin D. Roosevelt était un ancien secrétaire adjoint à la marine du président Woodrow Wilson. Eisenhower était général. JFK était un héros de guerre. Johnson a servi dans le Pacifique. Nixon était officier de marine. Ford aussi. Même Jimmy Carter était officier de carrière sur un sous-marin nucléaire. Reagan, mobilisé, a "joué" la guerre à Hollywood. George H. Bush était un héros de guerre. Al Gore a servi au Vietnam, comme John Kerry...

Si on ajoute à tout cela la colère des femmes du camp progressiste, qui estiment que c'était leur tour et que cet homme venu de nulle part leur a pris l'occasion de faire élire une femme - et c'est un groupe qui a de l'influence dans le camp démocrate -, Barack Obama a beaucoup à faire s'il veut être élu. Il doit rester fidèle à son message, continuer à dire qu'il représente une nouvelle politique pour une nation qui a suffisamment de guerriers ou de prédicateurs, mais qui a besoin de réflexion et de sagesse...


Propos recueillis par Corine Lesnes Le monde.fr Edition du 14 juin 2008




Le monde entier salue l'investiture démocrate d'Obama

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/06/2008 à 19:53 :: Elections Américaines

 

    Le monde entier salue l'investiture démocrate d'Obama  

 

 

Des Etats-Unis au Kenya, du réalisateur de la "Guerre des étoiles" aux éditorialistes des grands journaux, le monde entier salue la victoire de Barack Obama à l'investiture démocrate américaine.

 

Saint-Paul, dans le Minnesota, à l'occasion du discours de Barack Obama (AP)

Saint-Paul, dans le Minnesota, à l'occasion du discours de Barack Obama (AP)

Le sénateur de l'Illinois, à 46 ans, est devenu mardi le premier noir à avoir une chance d'être élu à la Maison Blanche lors de l'élection présidentielle du 4 novembre prochain contre le républicain John McCain, 71 ans.


Georges W. Bush, président des Etats-Unis : Il salue cette victoire historique d'un Noir qui démontre que les Etats-Unis ont "beaucoup évolué".


Condoleeza Rice, secrétaire d'Etat américaine : Le fait que le démocrate Barack Obama devienne le premier candidat noir d'un parti à la présidentielle américaine montre que les Etats-Unis sont "un pays extraordinaire".


L'Afrique salue le succès de Barack Obama: L'Afrique s'est félicitée jeudi 5 juin de la victoire à l'investiture démocrate présidentielle américaine d'un "fils" du continent, Barack Obama, dont le père était kényan. La presse y voit "la fin effective des préjugés raciaux aux Etats-Unis".
"Notre fils à la tête de la super-puissance" américaine, s'exclame le quotidien de Nairobi Daily Metro, avec une photo pleine page du sénateur, souriant, le bras levé en signe de victoire.
"Moment historique", titre de son côté le Nation, selon qui il y a "beaucoup de raisons" pour expliquer "l'hystérie" pro-Obama au Kenya, la première étant "la fierté raciale et ethnique qu'un homme noir puisse devenir le roi de l'empire", tout en ayant gardé des attaches en Afrique.
Nyang'oma, petit village d'ouest du Kenya sur les rives du lac Victoria, au coeur du continent: Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant la maison de la grande-mère de Barack Obama, Sarah Obama, paysanne âgée de 86 ans, pour fêter l'investiture de son petit-fils par alliance. "J'ai été vraiment ravie d'apprendre qu'il avait remporté une grande victoire contre sa rivale", a déclaré Sarah Obama.
"Obama a rendu notre communauté et notre pays fiers", a confié un commerçant de Kisumu, principale ville de l'ouest du Kenya.

La victoire de Barack Obama - premier métis de l'histoire américaine à avoir une chance de gagner la présidentielle - est "un moment décisif", relève le quotidien sud-africain The Star, selon qui ce succès "reflète la croissance phénoménale de la tolérance en Amérique".

"historique"

Mettant en avant le caractère "historique" de ce succès, la presse camerounaise, comme le Cameroon Tribune, estime que le sénateur démocrate devient le symbole de "la nouvelle société américaine, où les conditions raciales deviennent une préoccupation secondaire pour certains".
Cette analyse de l'évolution de la société américaine est d'ailleurs largement partagée en Afrique, où certains parlent même de "révolution", comme le président sénégalais Aboulaye Wade.
"Je pense que le fait qu'aujourd'hui des Blancs puissent choisir un Noir comme candidat, c'est une révolution dans les mentalités aux Etats-Unis", Aboulaye Wade.
L'investiture de Barack Obama montre "la capacité (de la société américaine) à avancer et à transcender ses contradictions, même si les vieux démons ne sont pas totalement anéantis", commente le quotidien algérien AlgérieNews.

La fin des préjugés raciaux

"Si l'Amérique profonde semble prête à être gouvernée par un président de couleur, il n'en demeure pas moins que des lobbies ultra-conservateurs, allergiques à une telle éventualité, peuvent tenter de réconcilier l'Amérique avec les vieux démons", met toutefois en garde le journal.
N'empêche, le choix des démocrates américains achève un cycle ouvert avec le combat de Martin Luther King pour les droits civiques, analyse l'ancien chef de la diplomatie congolaise, Gérard Kamanda wa Kamanda.
"Qu'il gagne la course à la Maison Blanche ou non, l'investiture de Barack Obama est déjà un événement politique majeur qui date la fin effective des préjugés raciaux aux Etats-Unis", selon lui.
"C'est la montée politique en puissance de la communauté afro-américaine des Etats-Unis (...) C'est le rêve de Martin Luther King en marche qui entre dans sa phase décisive. C'est aussi un signe des temps qui annonce des changements ethniques importants dans le monde au cours du troisième millénaire", prophétise Gérard Kamanda wa Kamanda.

Avant tout un Américain

Si l'enthousiasme est flagrant sur le continent à propos du succès de Barack Obama, son accession à la présidence ne signifierait pas nécessairement un changement des relations entre les Etats-Unis et l'Afrique, avertissent toutefois certains.
"Obama est un Américain avant d'être autre chose. Il n'est pas le seul à avoir ses racines en dehors des Etats-unis (...) Mais au finish, ils sont tous Américains", nuance Aboulaye Wade.
"Obama, d'origine africaine, certes, n'est nullement élu pour les Africains. Que cela soit clair. Dès le départ", souligne le quotidien gouvernemental ivoirien Fraternité Matin


George Lucas, cinéaste américain, réalisateur de la saga de "La guerre des étoiles" et créateur d'"Indiana Jones", en tournée au Japon pour promouvoir le dernier opus d'Indiana Jones, il voit en Obama un héros des temps modernes: «Un héros est en train d'apparaître aux Etats-Unis aujourd'hui parce que nous avons un nouveau candidat à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama. (...) Pour tous ceux d'entre nous qui ont des rêves et de l'espoir, (Obama) est un héros.»


Ségolène Royal,  n'a pas tardé à saluer «un choix historique, celui d'un porteur d'espoir» qui incarne «l'Amérique d'aujourd'hui et de demain, l'Amérique métissée».

 
"Je suis très heureuse du beau succès de Barak Obama à l'issue des élections primaires américaines et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Je l'avais soutenu dès le départ, avant même qu'il ne devienne favori.
(...)
De tous les procès instruits contre lui, Barack Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son parti-pris de rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.
(...)
Je lui souhaite aujourd'hui d'avoir, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés car c'est une des conditions de la victoire.




Le Parti socialiste espagnol (PSOE)
: Le parti du chef du gouvernement José Luis Zapatero félicite le "brillant vainqueur" des primaires démocrates.
 

Werner Weidenfeld, directeur du Centre de recherche politique appliquée (CAP) à Munich : Barack Obama est un "personnage charismatique, qui impressionne beaucoup les gens avec beaucoup d'emphase" mais "on ne sait pas encore ce qu'il va en sortir".


Alexander Skiba
, expert en relations transatlantiques à la Société allemande de politique étrangère (DGAP) : Barack Obama "donne une image romantique de l'Amérique" avec un "facteur nouveauté" qui "apporterait une nouvelle crédibilité à la Maison Blanche".



La presse européenne :

Le Figaro (quotidien français): Hillary Clinton "partait avec un avantage sur tous les plans: les réseaux, l'argent, l'expérience, la notoriété". Barack Obama "avait pour lui des atouts plus fragiles : le charme, la nouveauté, la jeunesse et un air de changement". "S'il parvient à surmonter une méfiance parfois nourrie de racisme, l'élection du 4 novembre devrait se résumer à un choix entre le candidat de l'avenir et celui du passé".


Le Monde (quotidien français): Cette victoire a "démontré que la démocratie américaine n'est pas vouée à être confisquée par une classe politique étroite, financée par des lobbies et pilotée par des experts de la communication".


El Mundo (quotidien espagnol) : Le quotidien plaide pour l'union des rivaux démocrates face à John McCain, dans un éditorial intitulé "Obama-Hillary, un ticket pour rêver".


Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) (site internet du quotidien allemand) : Hillary Clinton acceptera-t-elle un ticket avec Barack Obama, car "habituellement, les vices-présidents ne sont que du décor"? "Et est-ce que cela plaira à Obama d'avoir deux vices-présidents au lieu d'un dans son sillage?", avec Bill Clinton.


The Times
(quotidien britannique) : BarackObama a "ravivé l'admiration envers le pays des opportunités" que sont les Etats-Unis et, même si "le voyage a été semé d'embûches", "aujourd'hui du moins, la course de l'histoire semble être avec lui".


Die Welt
(site internet du quotidien allemand) : "La route qu'il a devant lui n'est pas facile. Avant qu'il ne mesure ses forces à John McCain, Obama doit sauver son parti".


The Guardian
(quotidien britannique) : John McCain a "ses lignes d'attaques contre Obama déjà écrites pour lui. Il doit simplement reprendre là où Clinton a abandonné". Le quotidien estime qu'un ticket associant un Noir et une femme est "improbable" car "trop difficile à faire avaler en une fois" à l'électorat américain.
 
 
 

Fin des primaires démocrates

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/06/2008 à 6:13 :: Elections Américaines



 
HISTORIQUE:  OBAMA le candidat démocrate  à l'élection présidentielle 2008


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"Cette nuit, après 54 difficiles consultations, notre saison de primaires arrive à son terme (...) Cette nuit, je peux dire devant vous que je serai le candidat démocrate pour la présidence des Etats-Unis", a affirmé le sénateur de l'Illinois devant des milliers de partisans rassemblés dans le palais des expositions de Saint Paul (Minnesota, nord).

"La route sera longue. Je fais face à ce défi avec une grande humilité et en connaissant mes propres limites. Mais je fais aussi face à ce défi avec une foi sans limite dans les capacités du peuple américain", a ajouté Barack Obama.

Rendant un hommage appuyé à Hillary Clinton, il a assuré que le parti démocrate serait uni en novembre. "La sénatrice Clinton a fait l'histoire dans cette campagne (...) Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l'honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton", a-t-il dit sous les applaudissements.


Les extraits du discours d'Obama

mardi 3 juin au soir à Saint Paul (Minnesota, nord)

"Ce soir, je peux me dresser devant vous et dire que je serai le candidat démocrate pour la présidence des Etats-Unis.
(...) Hillary Clinton a fait l'Histoire dans cette campagne, pas seulement parce qu'elle est une femme qui a accompli ce qu'aucune femme n'avait accompli avant, mais parce qu'elle est un leader qui inspire des millions d'Américains par sa force, son courage, et son engagement envers les causes qui nous ont amenés ici.
(...) Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l'honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton.
(...) Dans quelques petits mois, le parti républicain va arriver à Saint Paul avec un programme très différent: ils vont venir nommer John McCain, un homme qui a héroïquement servi ce pays. Je rends hommage à ces états de service, même s'il choisit de nier les miens. Mes différends avec lui ne sont pas personnels, ils portent sur les politiques qu'il défend dans cette campagne.
(...) Il y a beaucoup de mots pour décrire la tentative de John McCain de faire passer pour pluraliste et nouvelle son adhésion aux politiques de George W. Bush - mais le changement n'en fait pas partie
Le changement, c'est une politique étrangère qui ne commence et ne finit pas avec une guerre qui n'aurait jamais dû être autorisée ni livrée. Je ne vais pas prétendre qu'il reste beaucoup de bonnes options en Irak, mais ce qui n'est pas une option, c'est de laisser nos militaires dans ce pays pour les 100 ans à venir (...)
Le changement, c'est reconnaître que répondre aux menaces d'aujourd'hui n'exige pas seulement notre puissance de feu, mais le pouvoir de notre diplomatie - une diplomatie dure, directe, où le président américain n'a pas peur de laisser savoir aux dictateurs mesquins où en est l'Amérique et ce qu'elle défend. Nous devons retrouver le courage et la conviction de mener le monde libre. C'est l'héritage de Roosevelt, et Truman, et Kennedy.
(...) Le changement, c'est construire une économie qui ne récompense pas seulement la richesse, mais le travail et les travailleurs qui l'ont créée
(...) Ce que vous ne méritez pas, c'est une (campagne) électorale dominée par la peur, les sous-entendus et les clivages. Ce que vous n'entendrez pas dans cette (équipe de) campagne et ce parti c'est le genre de politique qui utilise la religion comme un facteur de division, et le patriotisme comme une matraque - qui voit nos adversaires non comme des concurrents, mais comme des ennemis à diaboliser. Parce que nous pouvons bien nous appeler démocrates ou républicains, nous sommes américains avant tout. Nous sommes toujours américains avant tout.
(...) Dans notre pays, j'ai appris que la coopération arrive non parce que nous sommes d'accord sur tout, mais parce que derrière toutes les fausses étiquettes et fausses divisions et les catégories qui nous définissent, au-delà des disputes mesquines à Washington, les Américains sont des gens bien, généreux, pleins de compassion, unis par des difficultés communes et des espoirs communs.
(...) Amérique, ceci est notre moment, ceci est notre heure, le temps de tourner la page sur les politiques du passé, le temps d'apporter une nouvelle énergie et de nouvelles idées pour les difficultés auxquelles nous faisons face, le temps d'offrir un nouveau cap au pays que nous aimons.
Le voyage sera difficile, la route sera longue, j'affronte ce défi avec une profonde humilité, et conscient de mes limites, mais aussi avec une foi sans borne dans les capacités du peuple américain.
(...) Merci, que Dieu vous bénisse, Minnesota, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique".


 

Barack OBAMA

 


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