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Dans cette vidéo de l'équipe du site "funnyordie.com" fondé par le comédien Will Ferrell, l'héritière apparaît en maillot de bain aux motifs léopard, alanguie sur un transat au bord d'une piscine, et fait mine d'annoncer sa propre candidature.
Le spot original de la campagne de M. McCain présentait M. Obama comme "la plus grande célébrité du monde", alors que défilaient des images de lui à Berlin entrecoupées de photos de Britney Spears et Paris Hilton. "Mais, est-il prêt à prendre les commandes?" ajoutait une voix off.
La parodie de "funnyordie.com" montre M. McCain en l'accompagnant du commentaire: "il est la plus vieille célébrité du monde, genre, super vieux. Suffisament vieux pour se souvenir de l'époque où danser était un péché (...) mais, est-il prêt à prendre les commandes?"
"Salut l'Amérique, je suis Paris Hilton et je suis aussi une célébrité. Mais je ne viens pas du passé et je ne promets pas le changement comme l'autre mec. Je suis juste une bombe", lance la jeune femme à la caméra.
"Mais ce mec ridé aux cheveux blancs m'a utilisé dans son spot de campagne, ce qui j'imagine veut dire que je suis candidate à la présidence. Alors, merci pour le soutien, mec aux cheveux blancs, et je veux que l'Amérique sache que je suis, du style, complètement prête à prendre les commandes", poursuit-elle.
Et de développer très sérieusement son propre programme pour une politique énergétique des Etats-Unis: encourager des forages en mer dans un premier temps, puis des énergies alternatives. Elle ajoute: "rendez-vous au débat, les filles!"
"Je suis Paris Hilton et j'approuve ce message, je trouve qu'il est complètement super", conclut le faux spot, alors que la starlette pose dans une attitude hiératique, son chihuahua dans les bras.
L'équipe de campagne du candidat républicain a saisi la balle au bond. "On dirait que Paris Hilton soutient l'approche multiple de John McCain face à la crise énergétique, dont des forages et des alternatives" au pétrole, a déclaré Tucker Bounds, porte-parole du sénateur de l'Arizona.
"Paris Hilton n'est peut-être pas une aussi grande célébrité que Barack Obama, mais elle a de toute évidence un meilleur plan pour l'énergie", a-t-il ajouté.
L'un des responsables du site internet "funnyordie.com" a expliqué à l'AFP avoir eu l'idée de la vidéo avec Paris Hilton après avoir eu vent du spot de M. McCain sur M. Obama. Contactée, l'héritière "a dit banco. Alors on a écrit un scénario", a raconté Adam McKay.
"Elle a compris que ce truc de McCain était un coup bas. Elle pensait qu'il ne fallait pas répondre avec colère, et que (cette vidéo) était la meilleure façon de répliquer", a-t-il ajouté.
"Elle est bien plus intelligente que ce que les gens pensent", a renchéri un autre responsable du site, Chris Henchy.
"Nous nous trouvons à l'un des moments les plus critiques de l'histoire de notre pays et que ce mec (M. McCain, ndlr) sorte des spots de campagne avec Paris Hilton et Britney Spears est vraiment absurde et insultant pour les gens", a estimé M. McKay.
AFP

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De
retour aux Etats-Unis, le sénateur Barack Obama a défendu dimanche sa
tournée d'une semaine à l'étranger vivement critiquée par John McCain,
son rival républicain dans la course à la Maison blanche. Ce voyage a
été "utile" pour être un "président efficace", a jugé le candidat
démocrate à l'élection présidentielle, rejetant l'idée que son périple
ait été excessivement ambitieux.
| A Berlin, Obama appelle l'Europe et l'Amérique à surmonter leurs différences Plus de 200.000 personnes ont assisté jeudi soir à Berlin au discours prononcé par le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama. Dans ce discours sans précédent pour un candidat à la Maison Blanche en déplacement à l'étranger, Barack Obama a appelé "une nouvelle génération" d'Européens et d'Américains à s'unir pour abattre les murs entre alliés, races et religions et relever ensemble les défis de la planète.
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a appelé jeudi à Berlin l'Europe et l'Amérique à surmonter leurs différences pour relever les défis mondiaux, du terrorisme au réchauffement de la planète. Aux plus de 200.000 personnes qui s'était massées sur la longue avenue reliant la Porte de Brandebourg à la Colonne de la Victoire pour venir l'écouter le candidat à la Maison Blanche a appelé "une nouvelle génération" d'Européens et d'Américains à s'unir pour abattre les murs entre alliés, races et religions et relever ensemble les défis de la planète. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés", a lancé le sénateur à la foule massée au pied de la colonne de la Victoire au coeur de Berlin.
"Le XXIe siècle s'est ouvert sur un monde plus interdépendant que jamais dans l'histoire humaine". "Mais ce rapprochement a entraîné de nouveaux dangers qui ne peuvent pas être endigués par les frontières ou les océans", a-t-il poursuivi. "Aucune nation, aussi grande et aussi puissante soit-elle, ne peut relever seule ces défis". Evoquant la chute du Mur de Berlin en 1989, il a lancé un appel à abattre d'autres murs. "Les murs entre les alliés de longue date, de part et d'autre de l'Atlantique, ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout". Par ce discours sans précédent pour un candidat à la Maison Blanche en déplacement à l'étranger, Barack Obama entend montrer à l'opinion américaine qu'il a l'étoffe d'un président. Après ses escales en Afghanistan, en Irak, en Jordanie et en Israël, le candidat démocrate à la Maison Blanche est arrivé jeudi matin à Berlin, en Allemagne. Le sénateur noir de l'Illinois s'est entretenu pendant une heure avec la chancelière conservatrice Angela Merkel pour aborder notamment la situation en Afghanistan et en Irak. L'"Obamamania" bat des records en Allemagne, où le candidat démocrate est souvent comparé à l'ancien président américain John Fitzgerald Kennedy. Selon un récent sondage TNS, 76% des Allemands souhaitent la victoire du jeune sénateur, contre 10% seulement qui préfèreraient celle du candidat républicain John McCain. "La présidence de (George W.) Bush a eu des conséquences désastreuses pour le monde entier, c'est pourquoi les choses doivent changer avec Obama", explique un jeune Allemand, créateur d'un groupe de soutien à Obama sur internet. Vendredi, Barack Obama fera une brève escale à Paris et rencontrera Nicolas Sarkozy. Il terminera par Londres sa tournée internationale.
Voici le discours de Barack Obama, à Berlin, devant la colonne de la victoire, devant 200.000 personnes, transmis par CNN : |
Al Gore n'a pas raté son entrée sur la scène de la campagne présidentielle 2008. Le Nobel de la paix vient de promettre de "tout" faire pour la victoire de Barack Obama, seul capable selon lui de tirer un trait sur les années Bush. Dans un vibrant plaidoyer en forme d'attaque en règle, l'ancien vice-président démocrate a éreinté lundi soir celui qui l'avait privé de Maison blanche huit ans plus tôt. "Après huit ans d'incompétence, de négligence et d'échec, nous avons besoin de changement", a lancé Al Gore, apparu aux côtés de Barack Obama lors d'un meeting dans le stade Joe Louis de Detroit. "Après huit ans qui ont vu notre Constitution déshonorée et bafouée, nous avons besoin de changements".
Le soutien enthousiaste de celui qui fut le vice-président de Bill Clinton s'annonce comme un "plus" pour Barack Obama au moment où le futur candidat démocrate cherche à s'assurer le ralliement des partisans de son ancienne rivale, l'ex-Première dame Hillary Clinton. D'autant qu'Al Gore, l'une des personnalités les plus respectées du parti de l'âne, s'était tenu en retrait pendant la longue campagne des primaires. Al Gore reste celui qui avait remporté le vote populaire lors de la présidentielle 2000, mais finalement perdu l'élection après la victoire de George W. Bush en Floride, au terme d'un éprouvant recomptage des bulletins, finalement suspendu par la cour suprême. Un épisode resté en travers de la gorge des démocrates, que Barack Obama n'a pas manqué de rappeler. En chauffeur de salle averti, il a présenté son invité comme "le vainqueur du vote populaire de l'élection présidentielle", suscitant immédiatement une tempête de hurlements et applaudissements. "Vous vous en rappelez", a-t-il constaté. Depuis 2000, Al Gore s'est trouvé, avec plus de succès, un nouveau cheval de bataille, la lutte contre le changement climatique. Alors que George W. Bush refusait catégoriquement de ratifier le protocole de Kyoto, les efforts de son adversaire malheureux pour alerter l'opinion sur les conséquences du réchauffement de la planète ont été salués dans le monde entier. Et couronnés par un Oscar pour son documentaire "Une vérité qui dérange" et un prix Nobel de la Paix partagé avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU).
barack obama, licence cc, flickr
A Detroit, Al Gore a reproché à George W. Bush une accumulation de graves faux pas, de l'indigence de réponse des pouvoirs publics à l'ouragan Katrina à la crise économique, en passant par les erreurs de la politique étrangères. Et l'a même rendu responsable d'avoir laissé entrer dans le pays des importations chinoises de jouets toxiques et de nourritures pour chiens et chats empoisonnée. "Même nos chiens et nos chats ont compris que les élections ça compte", a-t-il lancé. "Cette élection compte plus que jamais car l'Amérique a besoin plus que jamais de changement". Al Gore a expliqué que John McCain méritait le respect pour ce qu'il avait fait pour le pays et pour sa volonté de débattre du changement climatique et autres problèmes cruciaux. Mais "l'âge et l'expérience" du futur candidat républicain, âgé de 71 ans, ne font pas le poids face à la fiabilité du jugement de Barack Obama, a-t-il avancé, soulignant que le sénateur de l'Illinois s'était opposé dès le début à la guerre en Irak. Barack Obama a d'ailleurs annoncé qu'il comptait se rendre en Irak et en Afghanistan avant le scrutin de novembre. De son côté le parti républicain s'est fait fort de rappeler que le co-listier d'Al Gore en 2000, le sénateur Joe Lieberman, qui briguait la vice-présidence, avait depuis quitté le parti démocrate pour devenir indépendant et soutenir McCain. ![]() Former Vice President Al Gore offered a vigorous endorsement of Senator Barack Obama in Detroit on Monday night. (Photo: Paul Sancya/Associated Press)
"L'enjeu de cette élection, ce n'est pas de changer le passé, c'est de changer l'avenir", a répliqué le porte-parole du parti après le discours d'Al Gore. "C'est très révélateur qu'une moitié du 'ticket' démocrate pour 2000 ait soutenu John McCain au début de la campagne, alors que l'autre moitié a attend que Barack Obama soit déjà le futur candidat depuis plusieurs semaines". Barack Obama s'est assuré le 3 juin de l'investiture démocrate lors de la convention du mois d'août. AP
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