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Texte médiocre, politicien, pressions à ciel ouvert

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/07/2008 à 17:40 :: La France de Sarkozy


TEXTE MEDIOCRE, POLITICIEN, PRESSIONS A CIEL OUVERT


Tout est fait comme pour préparer l'opinion à l'échec de la réforme des institutions:
  1.  Le Président part au Maroc pour mettre de la distance entre lui et l'actualité Française.
  2. Le Premier Ministre cherche à banaliser la situation politique.
  3. Les réticents font le pas pour ne pas avoir à supporter la vindicte publique en cas d'échec.
Tous ces signes ne vont pas dans le sens de l'adoption...


Ségolène Royal dénonce "un texte médiocre"


Ségolène Royal estime que si la réforme des institutions n'est pas adoptée lors du congrès de Versailles qui s'ouvre lundi, on ne pourra pas parler d'une victoire du PS, mais d'un "échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre".

Dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle remarque notamment qu'il n'est "malheureusement pas question" du mandat unique dans le texte, et qu'"il y manque tant de choses".

Elle souligne aussi qu'"il ne serait pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques".

AP


Les députés PS maintiennent unanimement leur vote contre


Aux récentes annonces de Nicolas Sarkozy, qui prévoit notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels, Jean-Marc Ayrault répond : "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a annoncé, mercredi 16 juillet à l'AFP, que les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde n'avaient eu "aucun effet" sur la position des députés PS, qui "unanimement voteront contre" la réforme des institutions au Congrès.
Interrogé par l'AFP sur les annonces faites par le chef de l'Etat -notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels-, Jean-Marc Ayrault a déclaré, à l'issue de la réunion des députés PS: "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".
"La plupart des engagements ne relèvent pas de la Constitution et pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps ?", a-t-il ajouté.
"C'est largement insuffisant, ça sent la manoeuvre politique. Cela n'a eu aucun effet sur la position du groupe socialiste qui, unanimement, maintient sa position de voter contre" le texte constitutionnel lors du Congrès de Versailles, lundi.

"L'exercice solitaire du pouvoir"

Le premier secrétaire du PS François Hollande a, de son côté, estimé que la réforme des institutions était synonyme du "bon vouloir de Nicolas Sarkozy" et de "l'exercice solitaire du pouvoir", confirmant que les socialistes allaient "repousser" le texte au congrès.
Cette réforme, "c'est le bon vouloir de Nicolas Sarkozy, c'est le renforcement du système présidentiel et de l'exercice solitaire du pouvoir", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.
Les socialistes sont "dans une opposition responsable. Nous considérons que ce texte n'est pas bon, il faut donc le repousser", a-t-il dit, en soulignant qu'"aucune des propositions de la gauche n'a recueilli l'assentiment du gouvernement et du président de la République".
Selon le numéro un du PS, "les avancées en matière de droits du parlement sont virtuelles". "Ce qui n'est pas virtuel", a-t-il ajouté, "c'est la possibilité donnée au président de la République de s'exprimer devant le parlement réuni en congrès à Versailles". "Cette réforme n'avait qu'un seul objectif, celui-là, le reste était des mesures d'accompagnement", a-t-il insisté.

"Trouble au sein de la majorité"


Le seul point positif du texte, selon lui, est la possibilité donnée aux citoyens de saisir le Conseil constitutionnel dont la composition, a-t-il regretté, reste inchangée.
Pour François Hollande, les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde "ne sont que des initiatives sans traduction juridique" qui dans leur méthode "révèlent la dérive présidentialiste" du pouvoir. Il dénoncé "une méthode qui consiste à jeter des leurres, de la poudre aux yeux".
Le patron du PS a attribué un éventuel échec de la réforme "au trouble au sein de la majorité" car "toute la gauche réunie n'a pas la minorité de blocage de deux cinquièmes".

Hollande a rencontré Sarkozy


François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait rencontré Nicolas Sarkozy mardi à l'Elysée pour discuter de la réforme des institutions, a indiqué le leader socialiste. Cette conversation rien apporté de nouveau, selon le PS. Les socialistes se dirigent toujours vers un vote contre la réforme, a déclaré à l'AFP le secrétaire national, Bruno Le Roux.
Il s'exprimait après la réunion du bureau national, au cours duquel François Hollande a rapporté la discussion, de moins d'une heure selon Bruno Le Roux, qu'il venait d'avoir avec le chef de l'Etat.


Bayrou fustige les "pressions" de l'Elysée



Le député centriste persiste dans son refus de voter pour la réforme des institutions, lundi à Versailles. Il fustige "un chantage qui s'est fait à ciel ouvert", considérant que "la constitution n'est pas un poker menteur".

François Bayrou (Reuters)

François Bayrou (Reuters)

Le président du modem François Bayrou dénonce, samedi 19 juillet, dans un entretien accordé au Parisien, les "pressions" qu'aurait exercées l'Elysée sur les parlementaires récalcitrants pour les inciter à voter oui à la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy.

"La constitution n'est pas un poker menteur"

Alors que le congrès doit se réunir lundi à Versailles, le président du Modem maintient qu'il ne votera pas le texte proposé insistant sur le fait que la "constitution n'est pas un poker menteur" en référence aux nouvelles concessions qui pourrait être avancées, lundi par le premier ministre François Fillon, incluant la possible introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives.

"On a distribué carotte et bâton"

Répondant aux rumeurs de pressions éventuelles exercées par le pouvoir sur les récalcitrants, François Bayrou dénonce "un chantage qui s'est fait à ciel ouvert". "Il y a eu une organisation de pressions sans précédent! Aux uns on a promis des secrétariats d'Etat, aux autres des avantages pour leur circonscription (…). On a distribué carotte et bâton".
Chaque voix est en effet précieuse pour l'Elysée, à deux jour du Congrès de Versailles, la majorité ne disposant pas seule des 3/5 des voix nécessaires à l'adoption définitive de la réforme des institutions.

Nouvelobs.com 20/07/2008


Pasqua ne votera pas la réforme des institutions



L'ancien ministre de l'Intérieur estime que la réforme se résume à "un seul article : autoriser le président de la République à venir s'exprimer devant les députés et les sénateurs !"


(c) Reuters
Le sénateur UMP, Charles Pasqua a déclaré dans un entretien accordé à France-Soir dans l'édition du vendredi 18 juillet qu'il ne devrait pas voter lundi pour le projet de réforme des institutions. L'ancien ministre de l'Intérieur, considère que le projet cher à Nicolas Sarkozy "ressemble à une usine à gaz".
"Finalement la réforme n'aurait du comporter qu'un seul article : autoriser le président de la République à venir s'exprimer devant les députés et les sénateurs ! Tel est le véritable enjeu pour Nicolas Sarkozy qui veut s'inspirer de la tradition américaine", explique-t-il. "Pour obtenir l'adhésion des parlementaires, il a décidé dans le même temps de réévaluer les pouvoirs du Parlement. Mais cela a entraîné un jeu de dominos : en effectuant certaines concessions, il a soulevé de nouvelles hostilités".

"La réforme est mal partie"

Pour que le texte passe, "il faudrait déjà pour cela faire le plein de voix à droite, ce qui est loin d'être le cas. Mais cela ne serait même pas suffisant pour obtenir la majorité des trois cinquièmes requises. Le vote de parlementaires de gauche et du centre est indispensable, et là aussi, c'est mal engagé. Le PS, qui a livré un bras de fer pour obtenir de nouvelles concessions (...), reste inflexible", ajoute-t-il en concluant: "La réforme est mal partie".





Deux députés villepinistes se rallient au oui



Hervé Mariton et Georges Tron (UMP) voteront la réforme des institutions par crainte de transformer le vote "en piège pour la majorité et en impasse pour les réformes". Bernard Debré, farouche opposant à la réforme, c'est lui aussi rallié.



Jack Lang dit "merci" à Sarkozy naturellement!!!



Ce qui est sûr c'est que cette réforme des Institutions sera votée dans une ambiance peu honorable.



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