Voilà la phrase de Ségolène Royal qui a déclenché la tempête médiatique française: "Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération" (AFP)
Par Utica, utica Blog internaute
Article paru dans Le jdd.fr Samedi 05 Juillet 2008
Dans un communiqué, Jean-Louis Bianco, qui fut directeur de campagne de Ségolène Royal, est venu au soutien de la dirigeante socialiste, concernant ses déclaration sur "le dossier Ingrid Betancourt"". "Ségolène Royal n'a fait que reprendre les termes même du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant: 'Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris part' a en effet déclaré le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy jeudi sur France 3", explique le texte. "La droite soulève donc une polémique inutile et vindicative. Ségolène Royal exprime des faits admis et reconnus par les plus hautes autorités de l'Etat. Il est bon de rappeler la vérité."
"C'est à un véritable théâtre d'ombres que l'on a assisté, mené de main de maître par Uribe. Trois jours avant de lancer l'opération le Président colombien a reçu l'envoyé du président français et son homologue suisse venus tenter une fois de plus de négocier avec la guérilla. Or, le président colombien aurait donné son feu vert à ces négociations, manière de les utiliser pour tromper la vigilance des chefs des FARC, alors que lui et les Américains avaient programmé depuis trois mois l'opération " échange otages contre dollars et immunité ". Même si Nicolas Sarkozy a sportivement reconnu qu'il n'était pour rien dans cette libération, il a joué, sans le savoir, le rôle " d'idiot utile ", en servant de paravent à une mascarade américano-colombienne. On comprend mieux les déclarations d'Ingrid Betancourt disant hier qu'il " n'y a pas eu une seule balle, un seul tir ". Il n'y a pas eu de tirs parce qu'il n'y en avait pas besoin ! Mais l'important, c'est qu'Ingrid Betancourt soit libre. Peu importe comment. Même s'il n'est pas indifférent de connaître la vérité."
Jean-Marcel Bouguereau pour LA REPUBLIQUE DES PYRENEES