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| Plus de 200 000 manifestants contre les suppressions de postes dans la fonction publique
Près d'un enseignant sur deux en grève, des lycéens formant le gros des cortèges
dans les manifestations : l'éducation nationale et la question des suppressions
de poste ont été au centre de la journée de mobilisation dans la fonction
publique, mardi 15 mai. Les chiffres fournis jeudi faisaient état d'une mobilisation importante des agents du secteur, aussi bien selon les méthodes de comptage du ministère que des organisations syndicales. Pour les collèges et lycées, les syndicats avançaient un taux de grévistes supérieur à 55 %, et atteignant 63 % dans les écoles. Selon le ministère de l'éducation nationale, les grévistes étaient 33,55 % dans le secondaire, et 46,16 % dans le primaire.
AFP/MICHEL GANGNE
A Marseille, 30 000 personnes, de source
syndicale, 7 000 selon la police, ont défilé à l'appel des syndicats UNL, FIDL,
FSU, CGT, CFDT, UNSA et Solidaires. Force ouvrière a défilé séparément, avec 10
000 manifestants selon le syndicat, un millier selon la police.
AFP/MEHDI FEDOUACH A Paris, entre 50 000 et 60 000
personnes ont rallié la place de la République, selon la FSU.
AFP/FREDERICK FLORIN Envriron 2 500 personnes ont défilé à
Strasbourg.
SERVICE MINIMUM PEU UTILISÉ "C'est une mobilisation réussie qui marque un mécontentement extrêmement sérieux", s'est félicité Gérard Aschieri, de la FSU (majoritaire dans l'éducation). "La mobilisation d'aujourd'hui, qui est déjà une réussite, n'est qu'un prélude à celle de jeudi prochain", a de son côté prévenu Bernard Dieudevant, secrétaire départemental de la FSU. A Paris, comme à Marseille ou Strasbourg, lycéens et enseignants formaient le gros des cortèges. Le président de l'UNL, Florian Lecoultre, expliquait jeudi matin au Monde.fr que cette mobilisation ne constituait pas un "baroud d'honneur" et que le mouvement lycéen se poursuivrait après le 15 mai. Le ministre du budget et de la fonction publique, Eric Woerth, a quant à lui estimé que "défiler avec des pancartes pour dire 'je veux plus de moyens', c'est une manière très égoïste de voir les choses". Pour faire face à la fermeture de nombreuses écoles, Xavier Darcos avait à nouveau demandé aux communes d'organiser un service minimum d'accueil, assuré par des agents communaux. Le dispositif a été refusé par la quasi-totalité des grandes villes, qui avancent des problèmes juridiques, d'organisation et le principe du respect du droit de grève. Près de 3 000 communes petites ou moyennes ont introduit ce service. Nicolas Sarkozy a promis, jeudi soir, que le gouvernement déposera avant l'été un projet de loi sur un "droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles" lors des mouvements de grèves et sur une déclaration préalable des enseignants grévistes. AFP et Reuters | 15.05.08 |