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Car à mêmes causes, mêmes effets. Les causes: un vote catégoriel marqué. CBS News rappelle les grandes lignes de ces primaires démocrates encore à l’œuvre en Pennsylvanie: «Clinton a gagné dans sa base: les syndiqués, les votants moins éduqués et de plus faibles revenus et les électeurs ruraux. Obama l’emporte, lui, chez les votants plus aisés et plus instruits et les noirs ».
Les effets ? Hillary Clinton «survit à une autre journée» pour le journal en ligne The Huffington Post et cette nette victoire - 55% des voix contre 45% - «lui donne de bonnes raisons pour maintenir sa candidature malgré ceux des démocrates qui préféreraient la voir s’allier à Obama» estime le New York Times. Mais ABC News douche toute velléité de triomphalisme: les démocrates devront «continuer à se battre».
Car «malgré cette victoire, le mode de calcul proportionnel des délégués des démocrates fait qu’il était improbable que Clinton refasse son retard sur Obama, même si elle regagne du terrain en nombres de voix pures» analyse le LA Times. De fait, selon le décompte du site Realclearpolitics.com, le sénateur de l’Illinois n’abandonne que 6 délégués en Pennsylvanie, lui qui en compte plus de 120 d’avance.
Mais le LA Times met en valeur un autre point, plus à l’avantage de la gagnante du jour: la capacité d’Hillary Clinton à rafler «les grands Etats dont les démocrates auront besoin pour la Maison blanche en novembre. En sus de la Pennsylvanie et de l’Ohio, elle peut s’appuyer sur ses victoires en Californie, dans le New Jersey et dans l’Etat de New York».
Mais l’éternel problème de la campagne de l’ex-First Lady subsiste: l’argent. Car là aussi Obama fait la course en tête depuis longtemps. Mais d’après le New York Times, «des responsables de la campagne ont déclaré que mardi a été leur meilleure nuit en termes de collecte de fonds en ligne, avec 2.5 millions de dollars en moins de quatre heures».
Dans son éditorial, le quotidien – qui a choisi Obama – se montre malgré tout très critique envers la campagne des démocrates et celle d’Hillary Clinton en particulier. «La campagne de Pennsylvanie qui s’est conclu sur un nouveau résultat dont ne peut rien tirer, a été encore plus mesquine, vide, désespérée et pleine de basses flatteries que les scrutins mesquins, vides, désespérés et pleins de basses flatteries qui l’ont précédée. Les électeurs en ont assez. (…) Il est plus que temps qu’Hillary Clinton reconnaisse que la négativité, dont elle est principalement responsable, ne fait que lui nuire, ainsi qu’à son rival, à son parti et aux élections 2008.»
Car le vrai grand vainqueur de cette primaire, c’est une nouvelle fois le républicain John McCain qui, goguenard, peut continuer sa campagne à son rythme, sans rival encombrant. En effet, la poursuite de la bataille entre les deux candidats démocrates Barack Obama et Hillary Clinton satisfait pleinement leur opposant du parti républicain John McCain, les stratèges de son camp estimant que la nomination du sénateur de l'Arizona dès le mois de mars lui a fourni un avantage en lui laissant le temps de récolter des fonds et de préparer sa campagne finale.