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C'est au pied du mur que l'on voit le maçon: Depuis onze mois, Sarkozy déçoit
Sur les réformes ou projets engagés, le jugement est là aussi sans appel. Hormis les secteurs relevant de la politique extérieure (rapprochement avec les Etats-Unis et relance de l’UE) et la défiscalisation des heures supplémentaires (une traduction du slogan de campagne, «travailler plus pour gagner plus» et un point positif sur le pouvoir d’achat), rien ne satisfait : de la revente des jours de RTT (un échec pour 45 %) au «paquet fiscal» (54 %), en passant par la suppression des régimes spéciaux (54 %) et même les efforts déployés pour la libération d’Ingrid Betancourt. «Régression». Comme l’exprime une personne interrogée par Viavoice, «c’est la régression sur tous les plans» (lire les témoignages ci-dessous). Un constat d’échec tant sur le plan de la justice sociale que sur le pouvoir d’achat ou le style présidentiel. Logique, dans ces conditions que la cote de popularité du chef de l’Etat baisse encore (38 % contre 40 %, fin mars), alors que celle de son Premier ministre, François Fillon, passe sous la barre des 50 %. «Face aux sentiments de régression révélés par cette enquête, analyse François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, il appartient à Nicolas Sarkozy de restaurer sa crédibilité et la confiance des Français en sa capacité à améliorer la situation du pays.» C’est dire que l’émission télévisée spéciale de jeudi, lors de laquelle le Président sera interrogé durant au moins une heure et demie, ne sera pas trop longue pour convaincre les Français qu’ils doivent nourrir encore quelques espoirs, un an après son entrée triomphale à l’Elysée. QUOTIDIEN Libération: lundi 21 avril 2008
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