La manifestation des lycéens se déroule dans une atmosphère tendue

Déçues après leur rencontre, mercredi, avec le ministre de l’Education nationale, les organisations lycéennes battaient à nouveau le pavé parisien, ce jeudi après-midi, pour leur dernière manifestation avant les vacances de Pâques. Ils étaient 13.000 selon la police et 40.000 selon les organisateurs, contre 20.000 - 50.000, mardi dernier.
La manifestation, agitée par des bousculades et mouvements de foule, se déroulait dans une atmosphère tendue, tous les commerces sur le parcours étaient fermés.
Plusieurs interpellations ont eu lieu tout au long du parcours.
«Intensification» du mouvement
«Malheureusement, sur la revendication centrale de la mobilisation lycéenne, que sont les moyens, on n'avance toujours pas», avait affirmé dans la matinée Florian Lecoultre, président de l'UNL , le principal syndicat lycéen. Pour Alix Nicolet, la présidente de la Fidl , «il y a toujours un vrai blocage sur les suppressions de postes». Les deux organisations tablent sur l'«intensification» du mouvement.
Pourtant, de son côté, le ministre répète aussi bien devant les médias que face aux députés qu'il ne cèdera pas sur le non-renouvellement de 11.200 postes, en majorité d'enseignants, affirmant que le taux d'encadrement des élèves n'en souffrira pas.
Les lycéens, qui battent le pavé parisien depuis quatre semaines maintenant, accusent le ministre de jouer le «pourrissement». Le mouvement, ancré en région parisienne, où six manifestations ont déjà eu lieu, est contraint à une pause avant la nouvelle journée d'actions - avec parents et enseignants - prévue le 15 mai, un mois pile avant le bac.
20 minutes.fr
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