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Déclarations et contre-déclarations s'enchaînent au gouvernement.
Dernier en date : Bernard Laporte sur les JO de Pékin.
La colère gronde au sein des élus UMP. "Tous les jours, il y a quelque chose. Ça suffit", tonne le député villepiniste Jacques Le GuenCafouillage gouvernemental sur la carte famille nombreuse, sur la prise en charge des frais d'optique par la Sécurité sociale, "recadrage" de Nathalie Kosciusko-Morizet, "punie" pour avoir tiré un peu trop fort sur son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et sur Jean-François Copé... Les couacs, déclarations et contre-déclarations s'enchaînent au gouvernement. Faudra-t-il bientôt ajouter le revirement de Bernard Laporte ? Mardi, le secrétaire d'Etat aux Sports a appelé les médias à prendre leurs responsabilités et à s'engager dans la polémique sur les JO de Pékin, manifestant le souhait que "tout le monde boycotte la cérémonie d'ouverture", avant de faire demi-tour dans un communiqué publié quelques heures plus tard. "Les sportifs, eux au moins, se sont déjà engagés, ils ont fait passer un message repris dans le monde entier. Ils vont maintenant se consacrer à leur passion, au sport", déclarait-il à la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale mardi matin. Avant d'ajouter à l'adresse des journalistes : "Je voudrais que vous aussi, vous vous engagiez, que ce soient les télévisions, que ce soient les journaux". Quelque peu pressé par les journalistes, le secrétaire d'Etat aux Sports finissait par lâcher : "Je voudrais que tout le monde boycotte la cérémonie d'ouverture". Sans préciser la portée exacte de ce "tout le monde", ni à qui l'expression pouvait s'appliquer au juste. Mais au cours de la même journée, machine arrière : Bernard Laporte expliquait qu'il s'agissait là d'une "boutade".
"Manque de visibilité, de cohérence et de cohésion" Il est vrai que le thème est de plus en plus sensible après les déclarations du président du Comité national olympique et sportif français, Henri Sérandour. Reste que cette valse-hésitation et ces déclarations plus ou moins intempestives de divers membres du gouvernement irritent de plus en plus les élus UMP. "Tous les jours, il y a quelque chose. Quand ce n'est pas la carte famille nombreuse, ce sont les lunettes. Ça suffit, ça manque de visibilité, de cohérence et de cohésion au gouvernement", a tempêté mardi le député villepiniste Jacques Le Guen. Dans les couloirs de l'Assemblée, Claude Goasguen a dénoncé "un bombardement de mesures individuelles" dont "on ne voit pas l'intérêt global" et a souhaité "que le Premier ministre François Fillon assure la cohérence du gouvernement". Il faut dire que pendant que les ministres s'exposent ainsi, quitte à recevoir des coups, les élus de la majorité ont l'impression de faire de la figuration. Arlette Grosskost déplore ainsi que les élus UMP aient parfois "l'impression de devoir se soumettre béatement" au gouvernement. D'autres critiquent le "mépris" vis-à-vis des parlementaires à l'heure où Nicolas Sarkozy promet pourtant de revaloriser le rôle des deux assemblées. "On a l'impression que, pour se faire une popularité, les ministres se disent qu'il faut injurier les députés UMP", dénonce un élu en allusion à la récente accusation de "lâcheté" lancée par Nathalie Kosciusko-Morizet. Des prises de position que le patron du groupe, Jean-François Copé, ne fait rien pour contenir. Lui-même décoche d'ailleurs ses flèches, en regrettant par exemple "le grand cafouillage" sur la carte famille nombreuse ou en prônant "pédagogie" et "méthode" sur les frais d'optique. LCI le 16/04/2008 - 13h00
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