Après cette mini-crise et le cafouillage autour de la carte famille nombreuse, M. Goasguen n'hésite pas à prédire "de nouveaux couacs" au sein du gouvernement. "On va aborder des sujets sensibles comme l'ouverture des magasins le dimanche, le Revenu de solidarité active, la loi sur le Grenelle de l'environnement, le redéploiement de l'armée, la carte hospitalière dans un contexte budgétaire difficile", explique-t-il, estimant qu'il sera nécessaire de "faire de la pédagogie, et non balancer les mesures les unes après les autres comme un bombardement".
"Les ministres ont acté que le Parlement n'avait plus de pouvoir, déplore-t-il par ailleurs. "Ils assistent de moins en moins aux séances, ne répondent plus à nos questions, et vont chercher le satisfecit auprès du président". Or, affirme le député de Paris, ses collègues de la majorité "ne veulent plus être traités comme de simples bulletins de vote". "Beaucoup ont le sentiment que le volontarisme de Sarkozy s'étiole", ajoute-t-il.
"Il est urgent de réformer les institutions et de rétablir la souveraineté parlementaire", fait enfin valoir M. Goasguen, qui assure que "le face-à-face entre Sarkozy et l'opinion publique ne peut pas durer cinq ans". "Il faudra bien qu'il y ait un premier ministre et un Parlement", constate-t-il.
LeMonde.fr avec AFP | 12.04.08