CONFOLENS. --En plein marathon de soutien aux candidats PS, la présidente de la Région a fait escale hier dans le Nord-Charente

Les militants ont patiemment attendu sa venue sur le parking du petit hôpital de proximité.
Hervé Devillemandy, le maire divers-droite de Confolens, a préféré ne pas se mêler à la foule et rester à l'intérieur de l'établissement. Une façon pour l'édile, pas candidat à sa propre succession, de ne pas galvauder la neutralité qui sied au président du conseil d'administration de l'hôpital de Confolens.
Car, hier, Ségolène Royal n'a pas fait le déplacement à Confolens uniquement pour visiter un hôpital dont les urgences seront amenées à combler la désertification médicale qui guette le Nord-Charente? La présidente de la Région était avant tout là pour apporter son soutien inconditionnel à Madeleine Ngombet, conseillère régionale chargée des questions de santé et tête de la liste socialiste à Confolens.
« C'est un plaisir pour moi de venir soutenir Madeleine, annonce Ségolène Royal. C'est une façon de faire connaître le travail qu'elle effectue et de dire aux Confolentais que je me porte garante de son efficacité. »
Télé-médecine.
À l'hôpital de Confolens, premier employeur de la ville (300 salariés), Ségolène Royal écoute les doléances de la direction et des médecins. Sur la difficulté à recruter un radiologue. Mais aussi sur le projet de nouvel hôpital qui surgira de terre à l'horizon 2012 si le calendrier est tenu et si les crédits d'État promis sont débloqués.
« Dans notre pays, les hôpitaux de proximité sont mal lotis, déstabilisés, déconsidérés alors qu'ils sont absolument nécessaires dans des secteurs en manque de médecins, affirme Ségolène Royal. On devrait plutôt réfléchir à l'évolution de leur rôle, de leurs compétences, plutôt que de vouloir fermer leurs services à tout prix. »
Madeleine Ngombet ne manque pas de souligner les investissements récents de la Région dans les hôpitaux de proximité : « Nous avons signé une convention avec l'État pour le développement de la télé-médecine dans ces hôpitaux où l'on peine à recruter.
Par exemple, ici, à Confolens, les urgentistes vont bientôt pouvoir envoyer les radios des patients, par internet, au CHU de Poitiers et bénéficier d'une aide immédiate au diagnostic. Il s'agit d'améliorer le service rendu à la population? Au total, la Région va investir un million d'euros pour ce dispositif susceptible d'intéresser nos treize établissements de proximité. »
Sous le soleil de Confolens, Ségolène et Madeleine ont ensuite franchi la Vienne par le vieux pont de pierre pour une rencontre de campagne avec les sympathisants, dans les murs de la mairie.
Sud Ouest Edition du 19.02.2008