Les plus pauvres et notamment les enfants, vont moins souvent chez le médecin que la moyenne des Français et sont moins couverts par les complémentaires santé, selon une étude de l'Insee
Les plus pauvres ne creusent pas le trou de la sécurité.
Le public concerné par l'étude à un niveau de vie inférieur à 60% du revenu moyen. Soit 7 millions de personnes vivant avec moins de 817 euros par mois pour une personne seule. Leur consommation médicale est plus faible que celle du reste de la population.
Les enfants vont moins chez le spécialiste.
Nombreux sont ceux qui n'ont pas consulté de médecin l'année qui précédait l'enquête. Encore moins de spécialistes. L'écart est encore plus grand lorsqu'il s'agit d'enfants.
Se soigner revient plus cher.
L'explication est financière bien sûr, alors même qu'existe la CMU (couverture médicale universelle) et sa complémentaire. Mais les plus pauvres ne demandent pas toujours à en bénéficier. D'autre part, souligne l'étude, leurs ressources peuvent être supérieures au plafond requis pour l'affiliation.
Se soigner revient donc plus cher à ces personnes non couvertes puisqu'elles ne sont remboursées que sur la base de la sécurité sociale obligatoire.
Cap sur l'hôpital.
Les personnes les plus pauvres fréquentent en revanche davantage les hôpitaux (19% des plus de 50 ans ont été hospitalisés au moins une fois au cours de l'année précédente contre 16% du reste de la population).
Plus de carries et de maladies digestives.
Certaines pathologies sont plus répandues chez les personnes pauvres, comme les maladies de l'appareil digestif (20% en souffrent contre 17%). Les caries dentaires sont plus fréquentes (11% contre 6%). Après 50 ans, ce sont les maladies de l'appareil circulatoire, comme les rhumatismes ou les varices, l'arthrose ou les maux de dos.
Chez les enfants, les caries sont bien plus fréquentes (6% en ont contre 2%), ainsi que l'asthme (6% contre 4%).
Attention cancer.
Une moindre fréquentation médicale s'accompagne d'une plus faible prévention des personnes les plus pauvres.
Ainsi pour la prévention du cancer : 34% des femmes de plus de 40 ans appartenant à des ménages modestes n'ont jamais réalisé de mammographie contre 19% des autres, et 12% des femmes entre 20 et 70 ans n'ont jamais réalisé de frottis gynécologique, contre 6% pour les autres.