Pour souffler les 50 bougies sur le gros gâteau, le Festival a fait appel à la fois aux groupes fidèles qui ont marqué le festival durant ce demi-siècle, mais il a également invité des troupes que le public n'a jamais croisé à Confolens.
A l'honneur depuis des années, le Ballet bulgare Naiden Kirov. Créé en 1960, ce groupe a fait les délices du festival confolentais par ses chorégraphies calées au millimètre près. Un sacré travail d'artiste.
De la même manière, le Ballet d'Antioquia a provoqué de belles montées d'adrénaline aux festivaliers... Souvenons-nous des chorégraphies d'Albéro Roldan, aujourd'hui disparu, quand le groupe était sur scène en 1998! A la fois puisant aux sources de la culture colombienne, et montrant une traduction stylisée que ne renieraient pas les plus grands ballets contemporains.
N'oublions pas non plus, arrivant d'Equateur, «El Grupo Folclorico Tungurahua». Là, c'est la cordillère des Andes qui se déplace dans la cité limousine. Du feu sur scène, avec une partition écrite depuis plus de 30 ans par Carlos Quinde Mancero. Du grand art.
L'incontournable «Lo Gerbo Baudo»
Un peu plus au nord, c'est l'ensemble de la Brigham Young University qui débarque à nouveau de l'Utah célèbre, aux Etats-Unis, connu pour être un des fiefs du mouvement Mormon. Ses quelque trente danseurs excellent dans le répertoire «américano-celtique» avec un enthousiasme qui n'est pas sans rappeler celui du célèbre groupe irlandais Riverdance.
Et puisque la BYU est à Confolens, le Festival ne pouvait pas ne pas inviter les costauds de l'ensemble Hoy Tur d'Ankara. Comme il l'avait fait en 1982 pour le 25e anniversaire. Les Turcs, qui avaient subjugué le public avec leur danse des sabres, étaient littéralement tombés amoureux des blondes platines américaines, au point de faire main basse sur toutes les fleurs disponibles dans la ville et de les offrir aux jeunes Américaines lors d'un final inoubliable.
Sur scène également, la compagnie de danse polynésienne «Manahau», de Tahiti, le ballet folklorique de l'université de Colima (Mexique), l'ensemble serbe «Branko Krsmanovic», de Belgrade, le grand ballet «Molodost Daghestana», du Daghestan (Russie), l'ensemble «Maracuan» de Cuba, l'ensemble des nationalités des villages du Yunnan (Chine). Et il fait revenir pour la seconde année consécutive l'excellent «Matsamo Cultural Group» d'Afrique du sud. Enfin, pionniers des pionniers, l'incontournable «Lo Gerbo Baudo». Les enfants du pays, sur la scène confolentaise pour la 48è fois. Pour le simple plaisir d'une belle mazurka au son de la cabrette, de la vielle et de l'accordéon diatonique. Voilà, le programmation est calée, le rideau s'est ouvert.
La fête promet d'être belle!
La Charente libre (Edition du 9 Août 2007)