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Revue de presse du samedi 7 juillet

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 07/07/2007 à 11:24 :: Revue de presse

 

 

 

 

 

 

 

 


Revue de presse du samedi 7 juillet

 

 

Les commentaires de la presse française, samedi 7 juillet, sur les perquisitions dans les bureaux de l'ancien Premier ministre et sur les offres du président à des personnalités du Parti socialiste.

 

LA CHARENTE LIBRE
Dominique Garraud

"Le Président rassembleur au-delà des clivages politiques traditionnels que veut incarner Nicolas Sarkozy se retrouvera bientôt presque seul contre tous, avec l'unique rempart d'une garde rapprochée élargie au contingent des ralliés socialistes? Il est évidemment très prématuré de pronostiquer un isolement aussi radical, mais il faut tout de même remarquer que plus le chef de l'Etat avance ses pions dans une stratégie d'ouverture menée tambour battant, plus il déplaît à gauche et à droite dans son propre camp parlementaire. (...) Au-delà de l'affichage du rassemblement, l'objectif avoué par Nicolas Sarkozy à sa propre majorité est de déstabiliser l'opposition socialiste dans la perspective des prochaines élections municipales. Et vu le bazar que provoque sa campagne de débauchage dans un Parti socialiste déjà miné par les querelles intestines, le chef de l'Etat devrait être enclin à maintenir la cadence. (...)"



LE FIGARO
Nicolas Barré

"Le CNE est mort. Il a été tué par la cour d'appel de Paris qui, dans une édifiante leçon d'économie rendue " au nom du peuple français ", a jugé " pour le moins para¬doxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements". (...) Enfin, le bilan du contrat nouvelles embauches est plutôt positif. La dernière enquête menée par les experts du ministère de l'Emploi montre qu'une embauche sur dix en CNE n'aurait pas eu lieu si ce type de contrat n'avait pas existé et que deux sur dix ont été anticipées. Ce sont donc bien des dizaines de milliers d'emplois qui ont ainsi été créés dans ce pays depuis deux ans. Nul doute que les salariés concernés se feraient un plaisir d'expliquer à nos praticiens du droit social que leur feuille de paie n'est pas si " paradoxale " que cela... Le vrai sujet, désormais, n'est plus l'avenir de ce contrat. Il est de mettre fin à l'insécurité juridique qui frappe le droit du licenciement. C'est tout l'enjeu de la négociation sur la réforme du marché du travail et du contrat unique. Il est temps que le mot flexibilité fasse jurisprudence."



L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo

"Qui se souciait encore de Dominique de Villepin ? Il a fallu que les juges l'extirpent des oubliettes de l'Histoire pour que le pays se souvienne de ce Premier ministre arrivé à Matignon à la fin d'un quinquennat raté. (...) Et comme si une tuile à la fois ne suffisait pas, voici que la cour d'Appel de Paris juge que le contrat nouvelle embauche - mesure emblématique qu'il a laissée en héritage - est contraire au droit international, car elle précarise le travail. On peut toujours dire qu'avec l'affaire Clearstream et le CPE - un vrai fiasco celui là- Dominique de Villepin a été son propre bourreau. Mais que penser de cette mémoire informatique bizarrement retrouvée en juillet ? Des confessions d'un as des services secrets, devenu sur le tard plus bavard qu'une pie ? De l'empressement des juges à réactiver ce dossier. (...) Voilà qui nous ramène à la petite politique que méprise Dominique de Villepin. Mais est-il lui même étranger à toutes les bassesses de ce milieu, où l'on peut très vite passer du sublime au nauséabond."



L'ALSACE
Patrick Fluckiger

"(...) Si les démêlés de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream ont de quoi réjouir Nicolas Sarkozy (...) le désaveu du même Villepin à propos du CNE est très gênant pour le nouveau président de la République. Nicolas Sarkozy a promis un contrat de travail unique dont les contours ne sont pas très éloignés de ceux du CNE-CPE. Cette défaite judiciaire rendra plus difficile tout texte qui faciliterait les licenciements. La libéralisation du marché du travail est prise entre deux feux : la rue a eu la peau du CPE, la justice est en passe d'avoir celle du CNE. Ironie du calendrier, le coup est porté juste avant le 2e anniversaire de son entrée en vigueur, faisant dire à la CGT que sa "période d'essai" est close. Celle du chômage et des emplois précaires, en revanche, continue, et avec elle la recherche d'un inaccessible contrat de travail qui satisferait tout le monde."



LA VOIX DU NORD
Hervé Favre

"(...) Le ministère du Travail a comptabilisé quelque neuf cent mille "intentions d'embauche" en CNE depuis sa création, mais il est bien difficile de faire la part entre l'effet d'aubaine pour des recrutements qui auraient eu lieu de toutes façons, CNE ou pas, et l'effet réellement déclencheur du nouveau contrat. Aujourd'hui, le CNE arrive bientôt au bout de sa période d'essai de deux ans, et il n'est pas sûr que Nicolas Sarkozy et François Fillon utilisent encore très longtemps les services de ce "contrat nouvelle embûche" hérité de Dominique de Villepin ! Ils misent, eux, sur un " contrat unique " qui viendrait remplacer la jungle des contrats existants et mettrait fin à l'emploi à trois vitesses : CDD pour les uns, CDI pour les autres, et CNE pour quelques-uns. Bernard Thibault, pour la CGT, avait dit au congrès de Lille vouloir "faire la peau" du CNE. Les juges sont en train de le faire pour lui!"

 

 

 

LES ECHOS

 
reviennent vendredi sur les nombreuses modifications apportées jeudi au “paquet fiscal“ de Nicolas Sarkozy. La commission des Finances de l'Assemblée nationale, présidée par Didier Migaud (PS), a adopté 58 amendements retouchant certains engagements du chef de l'Etat. Concernant le bouclier fiscal, l'amendement adopté en a exclu la CSG et la CRDS. La commission a aussi étendu la déduction des intérêts immobiliers aux emprunts pour grands travaux. Autre extension: “la conversion de l'impôt sur la fortune en investissement dans les PME“ s'appliquera aussi “aux établissements de recherche et aux chantiers d'insertion“. La commission n'a pas modifié les mesures relatives aux heures supplémentaires, excepté le renforcement "du bénéfice des exonérations patronales égales à 0,50 ou 1,50 euro selon que les entreprises emploient plus ou moins de 20 salariés“. L'Assemblée examinera le “paquet fiscal“ à partit du 10 juillet.

 

 

LIBERATION


 

“Villepin rattrapé par Clearstream“, titre Libération. Les juges ont perquisitionné pendant 6 heures et demi l'appartement de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, jeudi, après avoir découvert des notes du général Philippe Rondot le plaçant au cœur de l'enquête. D'après les informations retrouvées sur le disque dur du général, Dominique de Villepin “aurait donné instruction à Jean-Louis Gergorin, en avril 2004, de prendre contact avec le juge Renaud van Ruymbeke“. Si cela s'avère vrai, l'ancien chef de gouvernement pourrait être poursuivi pour “complicité de dénonciation calomnieuse“. Mercredi, Philippe Rondot a été entendu, et s'est fait fouillé son disque dur. “Ce militaire s’était vu confier par Dominique de Villepin des missions particulières, et notamment l’affaire des listings de Clearstream, attribuant faussement des comptes bancaires offshore à une série de personnalités, dont Nicolas Sarkozy“, rappelle le quotidien. Selon ses notes inédites, l’ancien ministre serait à l'origine des informations transmises à un juge d’instruction, sous forme d’un envoi anonyme.



MIDI LIBRE
Roger Antech

"(...) Redevenu simple citoyen mais justiciable pas tout à fait lambda, Jacques Chirac peut choisir sa justice à la carte. Repousser, ainsi, les questions des magistrats sur les affaires embarrassantes qui, si souvent, ont secoué sa présidence. Ses anciens Premiers ministres n'ont pas la même latitude. Et si les juges mettent autant d'application à perquisitionner partout où Villepin a laissé une trace, c'est aussi parce que, dans un ténébreux récit de manipulations et de corbeau, ils n'auront jamais accès à la version de l'ancien locataire de l'Elysée. Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier Clearstream, avait promis que le "salopard" à l'origine de l'affaire finirait "sur un crochet de boucher". Il peut maintenant contempler ce qu'il en coûte à d'autres de trop s'exposer à la tête de l'Etat. Et se demander si pour des sujets certes moins tortueux, pour la simple conduite du gouvernement, François Fillon, son Premier ministre, ne serait finalement pas le très utile fusible du Président qu'il est."



LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean Guisnel

"(...) Pour les juges, c'est très simple : la principale disposition du CNE est illégale, car elle entre en contradiction avec le droit international, à savoir une convention de l'Organisation internationale du travail. Les magistrats sont impitoyables pour les politiques ayant voté le texte, quand ils écrivent qu'il constitue une " régression ", laquelle " va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail dégagés par la jurisprudence et reconnus par la loi". Ne refusant pas de manier l'ironie, le jugement ajoute qu'il est "pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements". Dominique de Villepin n'a pas commenté le jugement, trop occupé à assister à une nouvelle perquisition dans le cadre de l'affaire Clearstream. Il y a des jours où rien ne va plus !"



LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
François Tartarin

" (...) Au-delà de la mise en berne des ambitions de l'ancien Premier ministre, l'arrêt de la cour d'appel de Paris fragilise un CNE qui a fait naître devant les tribunaux 800 litiges en deux ans. Il peut sonner comme un avertissement au gouvernement Fillon, à la veille de l'ouverture de la discussion entre partenaires sociaux sur " l'évolution du marché du travail ", alors même que le Premier ministre rappelle qu'il n'entend pas tergiverser. Présentant cette semaine le programme de son gouvernement, il a ainsi estimé que " l'obligation d'agir " prévaudrait sur " la nécessité de la concertation et de la négociation ", si aucune solution n'était en vue à la fin de l'année. L'expérience, pourtant, ne plaide pas pour des prises de décision à la hussarde, selon la méthode Villepin aujourd'hui désavouée.(...)"

 

 

NICE MATIN
Alain Duhamel

"C'est un piège délicieux que Nicolas Sarkozy tend au Parti socialiste : jour après jour, le président de la République poursuit et accentue sa politique d'ouverture et, jour après jour, le PS se débat de plus en plus maladroitement dans ce filet aussi séduisant qu'implacable. (...) La politique de la tentation se poursuit avec les missions, les rapports, les commissions ouverts aux dirigeants socialistes. Hubert Védrine, ministre marquant de Lionel Jospin, planche sur la mondialisation. Jacques Attali, Claude Allègre et bien d'autres sont approchés et sollicités. Jack Lang est pressenti pour collaborer à la réforme des institutions, ce qui lui vaut une algarade de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, à laquelle il réplique avec fureur. C'est la discorde chez l'adversaire, le trouble dans le camp d'en face, d'autant plus que Nicolas Sarkozy n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Seul inconvénient de cette manoeuvre d'encerclement, le mécontentement d'une fraction de l'UMP : le PS devrait offrir aux frustrés de les accueillir." 


Nouvel Obs.com


 

 

 

 

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