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Nicolas Sarkozy poursuit sa chute (mis à jour)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 30/06/2008 à 22:03 :: Sondages


 

 



Nicolas Sarkozy poursuit sa chute


La popularité du chef de l'Etat atteint en juin son plus bas niveau depuis son élection en mai 2007, avec 59% d'opinions négatives et 34% d'opinions positives, selon une enquête LH2-Nouvelobs.com. En matière de politique étrangère, le président ne convainc pas: près d'un Français sur deux estime qu'il a détérioré l'image de la France dans le monde.


Les Français jugent à 55% que Nicolas Sarkozy "utilise son épouse pour son image personnelle", selon un sondage BVA pour L'Express rendu public mardi 1er juillet. 30% sont "tout à fait d'accord" avec cette affirmation, et 25% "plutôt" d'accord. Ils sont 33% à penser le contraire (18% "pas vraiment", 15% "pas du tout"). 12% ne se prononcent pas.



La cote de popularité de Nicolas Sarkozy atteint son plus bas niveau depuis son élection en mai 2007, avec 34% seulement d'opinions positives, selon notre sondage LH2-nouvelobs.com rendu public lundi 30 juin.

Le chef de l'Etat perd deux points par rapport au mois dernier. Les Français sont 59% à avoir une opinion négative, dont 31% "très négative". Avec la baisse du pouvoir d'achat et la hausse du prix des carburants, la cote de confiance semble aussi se répercuter légèrement sur l'image du Premier ministre.
 La cote de Français Fillon, qui reste tout de même plus importante que celle du président, perd un point par rapport au mois dernier, avec 45% d'opinions positives. Le chef du gouvernement reste à 48% d'opinions négatives par rapport à mai.


Sarkozy peine à convaincre sur sa politique étrangère

Par ailleurs, l'enquête de LH2 révèle que le président de la République ne parvient pas plus à convaincre en matière de politique étrangère. Après ses derniers voyages diplomatiques, notamment au Proche-Orient, 45% seulement des Français interrogés déclarent porter un jugement positif sur sa politique étrangère, contre 47% d'avis négatifs. Pire, près d'un Français sur deux (47%) estime que Nicolas Sarkozy a détérioré l'image de la France dans le monde.

Et la présidence française de l'Union européenne, qui commence mardi, ne s'annonce pas comme une réussite pour les personnes interrogées : les Français sont très partagés quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à assurer cette tâche. Quarante-sept pour cent disent lui faire confiance, contre une même proportion qui affirme le contraire. Parmi eux, 28% des sondés ne lui font "pas du tout" confiance pour prendre la tête de l'UE.

Sondage réalisé par LH2 pour Nouvelobs.com les 27 et 28 juin par téléphone, auprès d'un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée à la Commission des sondages.

NOUVELOBS.COM | 30.06.2008

 

 

 

JP MIGNARD sur RTL

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 30/06/2008 à 20:20 :: Général

       

 


Jean-Pierre Mignard ce matin sur RTL


 


Film de présentation de la contribution

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 29/06/2008 à 13:42 :: Ségolène Royal


 

 



 

 



"combattre et proposer"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 29/06/2008 à 10:38 :: Ségolène Royal

 

 



"Combattre et proposer" : Ségolène Royal a présenté sa contribution








Ségolène Royal montre ses forces. Présentant la contribution sur laquelle elle compte s'appuyer pour emporter le poste de premier secrétaire lors du congrès socialiste de novembre, l'ancienne candidate à la présidentielle a voulu démontrer qu'elle était toujours entourée et soutenue, et qu'elle pouvait encore bousculer son parti sur le terrain des idées.


C'est devant des centaines de militants survoltés et accompagnée d'une large équipe de dirigeants socialistes que Ségolène Royal a présenté à la Maison de la Chimie de Paris ses ambitions pour le Parti socialiste, résumées en deux mots: "combattre et proposer".

Mettant en application ce programme en deux volets, la présidente de la région Poitou-Charentes a longuement attaqué la politique de Nicolas Sarkozy et la "déchirure" qui a, selon elle, remplacé la "rupture" promise.

Puis elle a décliné ses propositions, dont une bonne part sont issues des positions-phares de l'ancienne candidate à la présidentielle, comme la "révolution démocratique" (VIe République avec introduction d'une dose de proportionnelle pour les législatives), "l'ordre juste" pour lutter contre la violence, la représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises, l'accent mis sur l'éducation ou l'ambition écologique. Ségolène Royal renouvelle aussi sa volonté d'ouverture à une collaboration avec le centre. "L'idée c'est de fédérer la gauche sans renoncer à attirer tous les démocrates", a-t-elle redit.


La nouveauté était à chercher dans la notion d'"Etat préventif" avancée par la candidate à la tête du PS un Etat "qui attaque les inégalités à la racine" et fait de la prévention une priorité.
Mme Royal entend aussi "repenser sans tabou" la Sécurité sociale, en particulier en instaurant un nouveau système de retraite par points. Les salariés accumuleraient les cotisations tout au long de leur vie, notamment en fonction de la pénibilité de leur métier, et connaîtraient en permanence le montant de la pension à laquelle ils auront droit.
 Elle propose encore une "révolution fiscale" basée sur un impôt sur le revenu prélevé à la source et la suppression "de l'essentiel des niches fiscales".


Pour le député européen Vincent Peillon, les 42 pages de la contribution doivent permettre au PS de "sortir de toutes les hypocrisies" et de clore "les débats non tranchés". Le texte est "profondément différent des autres" contributions, a salué le député des Alpes-de-Haute-Provence Jean-Louis Bianco. Ségolène a, elle, invité ses partisans à ne pas s'occuper de "ce que font les autres" ténors socialistes.

"Ils seront les bienvenus le moment venu. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler", a-t-elle invité, sans citer le nom d'aucun de ses rivaux, à qui ce grand meeting avait pour but de rappeler que l'ancienne candidate peut toujours peser dans le parti, et pas uniquement grâce à l'appui des militants de base.

"Vous voyez que ce qui fait ma force, ma volonté, ma sérénité, ma stabilité, c'est précisement d'être bien entourée", a-t-elle lancé, mettant en avant les nombreuses personnalités socialistes qui l'accompagnaient, de sa jeune garde rapprochée (Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filippetti) aux cadres du parti (le maire de Dijon François Rebsamen, le sénateur Louis Mermaz...). Dix-neuf premiers secrétaires fédéraux ont également signé sa contribution.

Et si l'heure est à la prise de parti, les militants présents ne se sont pas trompés sur les ambitions de leur championne: à l'heure de conclure, c'est aux cris de "Ségolène, présidente!" qu'ils l'ont longuement saluée.

AP


La contribution de Ségolène Royal (pdf)

 

 



46664

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/06/2008 à 12:30 :: Général


Concert pour le 90ème anniversaire de Mandela

     

 




Vingt ans après le concert historique de Wembley pour les 70 ans du prisonnier Mandela, un nouveau concert a été organisé vendredi à Londres. Pour ses 90 ans, le héros de la lutte contre l'apartheid devenu une autorité morale a accepté de sortir de sa retraite. Il est pour une semaine à Londres pour récolter des fonds qui serviront à la lutte contre le sida, un fléau qui frappe particulièrement l'Afrique australe.



Former president of South Africa, Nelson Mandela, chats with Gordon Brown


Retiré de la vie publique depuis quatre ans, Nelson Mandela évite désormais les déclarations politiques. Il préfère se consacrer à la lutte contre le sida.


Des invités de marque ont accompagné l'ex-président sud-africain cette semaine à Londres. Bill Clinton, Gordon Brown, la star de la télévision américaine Oprah Winfrey, les acteurs Robert De Niro et Will Smith, ainsi que le chanteur et militant Bob Geldof ont assisté à son dîner de charité mercredi.

Le héros de la lutte contre l'apartheid, a également eu des audiences avec la reine Elizabeth et le premier ministre britannique.

A l'occasion de cette visite à Londres, l'ancien président d'Afrique du Sud et « l'icône politique » de l'ensemble du continent a dénoncé la « tragique défaillance de la direction » du Zimbabwe au cours d'un dîner en présence du Premier ministre britannique Gordon Brown et de l'ancien président américain Bill Clinton. D'après le journal (gauche), Nelson Mandela « est profondément troublé par les récents événements au Zimbabwe qui ont conduit des milliers de ressortissants de ce pays à se réfugier en Afrique du Sud ». Mais il était resté silencieux jusqu'à présent afin de ne pas gêner l'actuel président sud-africain Thabo Mbeki qui s'est avéré être « le plus important protecteur » en Afrique de Robert Mugabe.


Suite à la vague de violence xénophobe qui a embrasé l'Afrique du Sud en mai, Nelson Mandela préfère garder le profil bas pour ses 90 ans qu'il aura le 18 juillet. Pour ses 80 ans, le héros anti-apartheid avait épousé, en troisièmes noces, l'ex-Première dame du Mozambique. Ses 85 ans avait été marqués par l'inauguration en grandes pompes d'un pont futuriste à son nom à Johannesbourg. Mais cette fois, il se contentera d'une réception familiale intime, le grand concert ayant comme objectif premier la récolte des fonds pour son association contre le sida. L'Afrique du Sud est l'un des pays les plus touchés au monde par le sida avec plus de 5,5 millions de personnes infectées par le virus HIV.



Nelson Mandela speaks as actor Will Smith, British singer Annie Lennox, British Formula 1 driver Lewis Hamilton and US actress Jada Pinket Smith look on at the 46664 charity concert

Nelson Mandela speaks as actor Will Smith, British singer Annie Lennox, British Formula 1 driver Lewis Hamilton and US actress Jada Pinket Smith look on at the 46664 charity concert


 

Intitulé "46664" en référence au matricule d'ancien prisonnier de Mandela, il a réuni de grands noms de la musique dont Queen, Razorlight, les Sugababes et plusieurs artistes africains comme Pape Wemba, Johny Clegg et le Soweto Gospel Choir, les Simple Minds et Annie Lennox, qui avaient déjà participé au concert "Free Mandela" en 1988, pour la libération de l'ex-leader de l'ANC.

 En tout 46.664 billets avaient été vendus, nombre correspondant au matricule de Nelson Mandela pendant les 27 ans qu'il a passés en prison. L'ancien président et prix Nobel de la paix a appelé la nouvelle génération à reprendre le flambeau de ses combats contre la maladie ou l'oppression dans le monde.

« C'est un honneur d'être de retour à Londres pour cette formidable occasion, pour cette célébration. Mais pendant que nous faisons la fête, n'oublions pas que notre travail est loin d'être terminé. Là où il y a de la pauvreté et des maladies, y compris le sida, là où les êtres humains sont opprimés, il y a encore du travail à faire. »

Le Sénat américain a adopté une loi visant à retirer l'ancien président sud-africain et son parti, le Congrès national africain, de la liste noire américaine du terrorisme. « Les Etats-Unis ont enfin franchi une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader », a déclaré le sénateur John Kerry. Depuis la législation introduite dans les années 80, sous Ronald Reagan, les membres de l'ANC pouvaient se rendre au siège des Nations unies à New York, mais pas à Washington ou dans le reste des Etats-Unis.




Ségolène Royal : "Ma gauche est celle qui affronte la réalité, qui ne se résigne pas"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 26/06/2008 à 10:58 :: Ségolène Royal

 


 



Ségolène Royal : "Ma gauche est celle qui affronte la réalité, qui ne se résigne pas"

      
Le 8 juillet, Ségolène Royal publiera un ouvrage dans lequel elle confronte son analyse de la société française avec le sociologue Alain Touraine. Les deux auteurs dialoguent autour de sept thèmes.
Ségolène Royal préconise une réforme de l'Etat-providence. Elle défend le principe d'un "Etat préventif", capable d'intervenir en amont afin de prévenir les difficultés économiques et sociales, insiste sur la nécessité de réduire la dette publique et se prononce en faveur d'un régime de retraite "par points".
A cinq mois du congrès du PS, parti qu'elle souhaite diriger, Ségolène Royal considère qu'il "vaut mieux une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse"
 

Un Etat préventif
 
Cette idée d'un Etat préventif, qui intervient et investit prioritairement avant, plutôt qu'après, on peut la décliner dans bien des domaines. Les délocalisations et plans de licenciement massifs d'abord. Aujourd'hui, nous les subissons : ce sont les salariés qui sont victimes, et les contribuables qui en financent les conséquences.

Il faut changer de stratégie. D'abord, en mettant en œuvre une stratégie de compétitivité par le haut, et non de concurrence par le bas. Pour cela, il faut mettre l'accent sur la formation des salariés, sur les investissements en recherche et en innovation des entreprises, notamment dans les PME.
Ensuite, l'Etat et les régions doivent conditionner leurs aides aux entreprises à des comportements responsables en préservant une capacité d'intervention à travers une agence de réindustrialisation permettant des maîtrises publiques temporaires. La question des salaires impose le même type de démarche.
Dans l'immédiat, l'annulation de l'aberrant "paquet fiscal" aussi injuste qu'inefficace permettrait de récupérer des marges de manœuvre. (…) L'Etat ne peut certes pas donner d'ordres aux entreprises, mais il doit utiliser les leviers dont il dispose, comme les exonérations de cotisations patronales.

Qui nous empêche de conditionner ces aides non pas à l'ouverture de négociations salariales – ce qui n'engage à rien –, mais à la conclusion d'accords entre patronat et syndicats sur les salaires et les conditions de travail ?

Là encore, l'Etat ne doit pas agir seulement pour réparer, à travers des exonérations de charges, qui se superposent de législation en législation. Il ne doit pas, sauf exception ou urgence comme aujourd'hui, compenser l'absence d'augmentations salariales par des allocations provisoires, mais doit au contraire stimuler la négociation sociale, de façon ciblée et incitative, pour amener les entreprises à adopter des principes de justice et de responsabilité. Les incitations fiscales doivent être délivrées en fonction du degré d'exposition des entreprises à la concurrence internationale et de leur respect du dialogue social.
Dernier exemple, celui de la dette, sujet macroéconomique par excellence, que l'on a tendance à ne traiter que sous l'angle comptable et qui paraîtra le plus éloigné des sujets de ce chapitre. Ce n'est pourtant pas le cas. La réduction de la dette, ce n'est pas une priorité parmi d'autres, c'est une obligation. La dette n'est pas un prétexte pour faire moins, c'est une obligation pour faire autrement. (…) Notre dette est le produit d'un système qui fonctionne mal, d'un Etat rigide ou de groupes de pression puissants.
Si on ne remet pas en cause les règles du jeu, on ne réussira pas à faire baisser la dette. Il faut rompre avec une mauvaise habitude française : ne jamais remettre en cause les anciennes dépenses, et venir y empiler les nouvelles. La nouvelle règle du jeu, en ce domaine, est simple : 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Cela signifie très concrètement : ne pas engager de dépenses nouvelles sans économies sur les dépenses anciennes; reconduire des dépenses anciennes seulement après évaluation de leurs résultats avec les usagers. Et surtout, un Etat efficace grâce à une nouvelle étape de décentralisation.
 
 
La France métissée

Que de débats ai-je levés avec La Marseillaise, le drapeau, la nation, l'identité, la France, tout cela dont les socialistes n'osaient plus parler !!! Et l'hymne national que nous n'osions plus chanter, l'ayant abandonné à la droite et à l'extrême droite, comme jadis le thème de la famille. Et de même que j'ai fait revenir dans les références de la gauche l'affirmation du rôle majeur des familles, de même que j'ai fait revenir vers la gauche la question de l'autorité par le concept d'ordre juste, de même j'ai assumé, défendu, illustré l'identité nationale et l'hymne national.

Une fois de plus ce sont les grincements dans mon propre camp qui ont malheureusement affaibli le message. (…) La France métissée, comme aujourd'hui l'Amérique métissée de Barack Obama, a d'abord besoin de se reconnaître comme telle. Cette réalité n'est pas regardée en face et n'est pas reconnue. Son invisibilité économique, sociale et politique est le premier obstacle à lever, pour avancer.

Car il y a bien des "mécanismes de stigmatisation et de relégation" dans la société française, de discrimination négative, et donc de talents gaspillés. Le vote massif des jeunes des quartiers nous donne, à nous socialistes, une responsabilité considérable. Et je m'en sens personnellement redevable.

Je propose, pour renforcer le sentiment d'appartenance à la nation, de créer une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, quelle que soit leur origine, pour le passage à la majorité à 18 ans, l'âge du droit de vote. Je crois aussi que le service national civil maintes fois proposé mais jamais réalisé doit effectivement être mis en place.
 
 
La fragmentation de la société

Dans le même temps où le salariat s'est généralisé, notre société est de plus en plus fragmentée par la diversité des statuts, notamment professionnels. Les catégories sociales traditionnelles n'ont plus de correspondances politiques automatiques. Je dirais : moins que jamais. (…)

Les clivages démographiques jouent désormais un rôle essentiel. Les moins de 35 ans, tout d'abord, nés avec la crise des années 1970, subissent de plein fouet la précarisation de l'emploi, alors qu'ils ont bénéficié de la démocratisation de l'éducation (même s'il y a débat sur la portée de ces bénéfices). Ils ont grandi dans une société débarrassée des conformismes des années 1950 et 1960, marquée par l'explosion des médias audiovisuels et des révolutions technologiques.
A l'autre bout, les plus de 60 ans ont connu les "trente glorieuses" de la société industrielle et ont été élevés dans une France encore traditionnelle. Ils ont souvent rencontré la crise économique en fin de vie active et bénéficient de notre système de retraites par répartition, lequel leur assure un revenu régulier, auquel s'ajoute souvent un patrimoine, même minime, qu'ils ont pu acquérir.

Il y a, rappelons-le, une pauvreté dramatique chez les retraités – surtout les retraitées –, mais elle touche une proportion moindre de personnes âgées qu'il y a trente ou quarante ans. Enfin, les 35-55 ans – ce cœur de la population active – doivent élever et éduquer leurs enfants plus longtemps qu'avant, reçoivent éventuellement l'héritage de leurs parents à un âge tardif, du fait de l'allongement de la durée de vie.
 
 
La réforme des retraites

Plutôt que de concevoir les évolutions de nos systèmes de protection sociale en fonction de strictes contraintes d'adaptation comptable, il faut les reconsidérer en fonction de nos objectifs d'épanouissement de l'individu. Peut-on par exemple poser sans tabou la question de l'activité après 60ans ? Oui, nous devons le faire, et nous devons trouver, sous certaines conditions bien sûr, les nouveaux atouts de l'allongement de la vie. (…) 
La notion d'âge elle-même n'a plus de sens précis, et viendra un jour où empêcher une personne de travailler, de s'assurer ou de pratiquer un sport ou toute autre activité parce qu'elle a dépassé un seuil d'âge sera considéré comme une discrimination. (…)

Je propose que la gauche fasse sien le projet d'une évolution profonde de l'ensemble de nos régimes de retraite de base vers un système inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d'un compte individuel sur lequel il accumule des points tout au long de sa vie active de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de partir en retraite.
 
 
La stratégie d'alliance

Je pense, comme Alain Touraine, que la question des alliances découle de la redéfinition d'une force socialiste attractive. Un Parti socialiste attractif et ambitieux peut et doit progresser au-delà des 20 %-25 % que j'évoquais. Mais jamais dans notre histoire un candidat socialiste ou le PS n'ont obtenu plus de 35 % au premier tour d'une élection décisive (c'est le score obtenu par François Mitterrand au premier tour de la présidentielle de 1988). J'ajoute qu'à cette époque François Mitterrand s'est bien gardé d'attaquer le candidat du centre, Raymond Barre. Bien au contraire, François Mitterrand a fait campagne au second tour sur le thème de "l'Etat impartial".
 
Il existe donc une irréductible pluralité de la gauche, dont le Parti socialiste se doit d'être le fédérateur. Une fois cette gauche rassemblée, une ouverture vers d'autres mouvements est possible. Je suis convaincue que seul un Parti socialiste fort, reconstruit, sûr de ses valeurs claires, pourra ensuite – et j'insiste : ensuite – envisager les alliances adéquates pour rassembler une majorité de Français autour de son projet.

D'ailleurs, c'est ce qui fut fait au second tour de la présidentielle : rassembler toute la gauche puis tendre la main sur la base d'un projet aux électeurs démocrates du centre. (…)

Nous ne sommes plus dans une société où l'appartenance sociale détermine automatiquement le vote. (…) Les électeurs ont désormais acquis une autonomie et une liberté de pensée qui n'est que la conséquence du processus d'individualisation que nous avons longuement détaillé dès l'ouverture de ce livre. Les identités politiques ne sont plus figées. Elles se reconstruisent à chaque élection, en fonction des contextes sociaux et médiatiques, des enjeux, des candidats eux-mêmes.

Les électeurs de gauche sont particulièrement exposés à cette quête d'identité. Pourquoi ? Parce que, en dépit d'un attachement à des valeurs et à des convictions, l'identité de gauche ne va plus de soi. Ce livre en témoigne : nous ne parlons que de ce sujet depuis notre première rencontre. Parce que le monde dans lequel nous vivons a changé, "être de gauche" n'a plus la même traduction systématique.
Les messages que les électeurs envoient en votant n'ont pas toujours un contenu idéologique construit. Je doute que ceux qui votent pour l'extrême gauche soient tous des trotskistes convaincus. Ils expriment en revanche une colère et une demande de radicalité évidentes. Je ne suis pas sûre que tous les électeurs de François Bayrou en 2007 aient tous été des démocrates chrétiens convaincus, mais ils ont dit leur volonté de sortir d'une logique de "bloc contre bloc".

Nous sommes à la fin d'un cycle politique. Celui qui a été ouvert au congrès d'Epinay doit se clore maintenant, pour en commencer un nouveau. L'union de la gauche de François Mitterrand, telle qu'elle a été conçue dans les années 1970, puis la gauche plurielle de Lionel Jospin servent de socle, mais ne suffisent plus.
 
 
Les défis du Parti socialiste

Je partage deux des constats établis par Alain Touraine. Oui, nous sommes collectivement responsables de cette "perte de contact avec tous les secteurs de la vie sociale". Oui, "le PS perd peu à peu de sa force de mobilisation". Le constat n'est pas qu'électoral, même si les élections municipales ont été encourageantes, il est intellectuel et social.

Le Parti socialiste n'est pas suffisamment au cœur des mobilisations sociales ni des débats intellectuels. Nous sommes peu présents dans les mouvements sociaux et n'avons pas d'échange avec eux. Cet écueil tient à notre façon de faire de la politique. Le PS est un point de rencontre entre des électeurs d'origines très diverses, mais il n'est pas pour autant un lieu de convergence durable ouvert à la société. Plusieurs raisons expliquent cette faiblesse.
La première, la plus souvent invoquée, relève de la sociologie et de la démographie des adhérents du parti. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers et cette France métissée qui est venue massivement voter pour nous. Cela est vrai. Pourtant, les candidats PS aux municipales ont montré qu'ils savaient accueillir sur leurs listes des employés, des ouvriers, des syndicalistes, des responsables de la vie associative et de la vie économique ou des jeunes de toutes origines, des artisans ou des agriculteurs. Bref, tous ceux qui font la France. Ils savent aussi être à l'écoute.

La démocratie participative est présente dans presque tous les projets des candidats socialistes. Le Parti socialiste a donc su irriguer la France par ses élus. Nous devons en retour apprendre, en repensant notre organisation, à enrichir davantage notre projet. (…)

Ma gauche est celle qui affronte les réalités, qui ne se résigne pas, même lorsque ces réalités sont désagréables, et surtout lorsqu'elles sont difficiles. Je ne veux pas d'une gauche qui, sous couvert de réalisme, renoncerait de fait à corriger un certain nombre d'inégalités et d'injustices, notamment celles produites par le libéralisme économique. Ce dont le socialisme a impérativement besoin, aujourd'hui plus que jamais, c'est d'une lucidité radicale. (…)

Qu'est-ce qu'un parti où, sans que la chose soit jamais admise, une sorte de loi salique (unique en Europe) serait tacitement reconduite, et où la guerre amère de quelques hommes (et de quelques femmes) pour le seul pouvoir d'empêcher ne connaîtrait jamais de fin ni même de trêve ? Mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse qui, toujours, à plus ou moins long terme, nourrira des affrontements autrement plus diviseurs qu'un vrai débat, aussi tendu soit-il.
 
Si la gauche veut des idées, de Ségolène Royal et Alain Touraine, Grasset, 336p., 20 euros
 
Le Monde.fr
 
 
 


Des économies sur le dos des Français en longue maladie: Tout simplement scandaleux

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 24/06/2008 à 22:32 :: La France de Sarkozy

    Le scandale: Après les franchises médicales,  une nouvelle provocation sur le dos des malades lourds et  chroniques!!! 

 


L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009

Les propositions de l'assurance-maladie pour réduire son déficit seront débattues, jeudi. La réforme de la prise en charge des maladies graves, et notamment le déremboursement partiel de certains médicaments, devrait focaliser l'attention.






Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, avait demandé à l'assurance-maladie, mercredi dernier, de lui faire des propositions afin de contenir le dérapage des dépenses. Les choses n'ont pas traîné puisque Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, présentera jeudi au conseil de l'Uncam une feuille de route ambitieuse, qui vise à ramener le déficit de 4,1 milliards d'euros cette année à 2,8 milliards en 2009, alors que la croissance « naturelle » des dépenses conduirait à un déficit de 6 milliards. Il faut, indique-t-il, « opérer un redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros ».


L'essentiel (2 milliards d'euros) devra provenir de nouvelles économies. Afin de contenir la croissance des remboursements à 3,3 % en 2009, l'assurance-maladie avance des mesures classiques de baisses de prix des médicaments et de maîtrise des prescriptions. Mais elle pousse aussi à des réformes structurelles. Côté médicaments, il s'agit de s'appuyer sur une « hiérarchisation » des traitements établie par la Haute Autorité de santé (en commençant par les anti-cholestérol et les anti-ulcéreux) et de signer ensuite des contrats individuels incitant les médecins à prescrire au meilleur coût. L'assurance-maladie propose aussi une batterie de mesures visant à améliorer la productivité des hôpitaux : plan de redressement pour les 100 établis- sements les plus mal en point, offre de services aux médecins traitants, mise sous accord préalable des hôpitaux dont l'activité évolue de façon anormale, etc.


Nouvelles demandes seulement

Autre priorité : le dispositif des affections de longue durée (cancer, diabète, etc.), qui offre une prise en charge à 100 % des soins à près de 8 millions de malades, et dont le coût progresse à vive allure. Pour l'assurance-maladie, il faut « réserver le bénéfice »« aux pathologies qui sont véritablement longues et coûteuses ». Ce qui n'est notamment pas le cas des personnes souffrant d'hypertension artérielle ou de certains diabètes. La Haute Autorité avait déjà, fin 2007, proposé de retirer de la liste une partie des 32 ALD. La mesure risquant de s'avérer très impopulaire, l'Uncam propose de n'appliquer cette règle qu'aux nouvelles demandes du dispositif ALD


Des contrats spécifiques

Elle préconise ensuite de ne plus rembourser qu'au taux normal de 35 % les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (sauf pour les invalides, les victimes d'accidents du travail et les soins délivrés en maternité). Avec une économie de 250 millions d'euros à la clef qu'Eric Woerth aimerait obtenir rapidement en mettant en place la mesure dès cet été. Pour justifier ce déremboursement partiel, présenté comme un « transfert » aux mutuelles et aux assurances, l'assurance-maladie souligne que cela ne ferait que stabiliser la part des dépenses prises en charge par le régime obligatoire, qui s'accroît en raison du dynamisme des ALD.

En outre, les complémentaires n'augmenteraient pas leurs tarifs si les prix des médicaments diminuent concomitamment. Mais près de 8 % de la population n'a pas de complémentaire, en dépit de l'aide accordée aux ménages modestes. D'où l'idée de l'assurance-maladie de proposer elle-même des contrats spécifiques à ces personnes.

Pour boucler le budget 2009, le directeur de l'Uncam demande enfin à l'Etat d'apporter 700 millions d'euros de recettes nouvelles et de transférer à la Cades les déficits accumulés, comme Eric Woerth s'y est engagé. Cela réduira de 400 millions les frais financiers de l'assurance-maladie.


Tollé général


Cette remise en cause de la prise en charge à 100% de maladies graves comme le cancer ou le diabète suscite de très vive critiques de toutes parts.


Une levée de boucliers généralisée. Telle est la tonalité des réactions au plan de redressement proposé par le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). 

La proposition cristallise les mécontentements.

Syndicats de salariés (CGT, CFTC, Unsa, etc.) de médecins libéraux (CSMF, MG-France), partis de gauche et associations de malades ou de handicapés (AFD, Ciss, Fnath) ont très vivement réagi à ces propositions jugées "choquantes", "scandaleuses" ou "inacceptables". La CFTC et le collectif d'usagers de la santé Ciss voient ainsi dans une baisse de la prise en charge des malades chroniques une remise en cause du principe de "solidarité" qui régit la protection sociale en France. La CFE-CGC dénonce une "étape supplémentaire du désengagement de l'Etat", menée "sans aucun débat".

Alors que le PS dénonce "une logique de déremboursements massifs", la CGT juge les propositions du directeur de la Cnam d'autant plus "insupportables" qu'il est déjà "de plus en plus difficile de se soigner du fait de la multiplication des forfaits, des franchises et des dépassements d'honoraires médicaux".

D'autres ont souligné l'urgence de trouver de nouvelles recettes face à des dépenses dont l'augmentation est rendue inéluctable par le vieillissement de la population. "On parle beaucoup de rogner sur les dépenses et on ne parle jamais des recettes. Or, tous les experts s'accordent pour dire que les dépenses de santé ont vocation à augmenter d'un point un point et demi au-dessus du PIB", a déclaré à l'AFP le président du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF), Michel Chassang. "Il y a peut-être des recettes à aller chercher ailleurs qu'en taxant exclusivement le travail. Aujourd'hui, il y a des gens qui vivent très bien par des revenus autres que ceux du travail", a déclaré le président de l'Association française des diabétiques (AFD), Gérard Raymond.

Au delà, M. Roekeghem attend près d'un milliard d'euros d'économies sur les tarifs de certains médicaments, dont des génériques, ou produits de santé, et d'une diminution des tarifs de radiologie et biologie médicale, a-t-il dit à l'AFP. Il entend aussi limiter les prescriptions de transport (ambulances) ou d'arrêts maladies. Mais le message est quelque brouillé du côté de la Cnam. Dans un communiqué laconique diffusé mardi après-midi, elle assure ainsi qu'elle "n'envisage aucunement de remettre en cause la prise en charge à 100% pour les affections de longue durée", soulignant que "l'enjeu est au contraire de pouvoir continuer à prendre en charge intégralement les soins délivrés aux patients souffrant de maladies graves".

Reste désormais au gouvernement de trancher. Interpellée à l'Assemblée nationale, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'est gardée de se prononcer, mais a qualifié d'"immoral" le déficit de la Sécu. "Nous avons demandé à l'assurance maladie de nous faire des propositions", elles seront examinées "dans les semaines qui viennent", a pour sa part déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth.

AFP


A SUIVRE


Coup de propagande sur le pouvoir d'achat

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 24/06/2008 à 11:57 :: La France de Sarkozy

 


 

 

 



Coup de propagande sur le pouvoir d'achat
 
Le gouvernement lance une campagne publicitaire pour vanter ses mesures sur le pouvoir d’achat. Un total de 1.630 spots sera diffusé. Coût de l’opération pour le contribuable: 4,3 millions d’euros.
  
A défaut de résultats probants, il reste la communication. François Fillon a lancé ce matin une campagne de publicité sur les mesures en faveur du pouvoir d'achat. «Pouvoir d’achat. Vous êtes impatients? Nous aussi», lance le slogan de la publicité.

Déclinée pendant trois semaines à la télévision, sur Internet et dans la presse – soit un total de 1.630 diffusions - cette campagne de propagande gouvernementale, conçue par l'agence Young & Rubicam, coûte aux contribuables 4,3 millions d’euros.
Son maître d’oeuvre? Thierry Saussez, ex-publicitaire que Sarkozy a voulu comme délégué interministériel à la communication et à la tête du service d'information du gouvernement (SIG). Les spots sont à voir sur le site Internet du gouvernement.

«Nous avons pris depuis un an beaucoup de mesures, certaines assez techniques et complexes, et toutes nécessitent d'être expliquées pour être comprises et intégrées par nos concitoyens», a justifié le Premier ministre en présentant l'opération au Service d'information du gouvernement (SIG).

La campagne démarre lundi soir sur les cinq grandes chaînes nationales et vingt chaînes de la TNT, du câble et du satellite. Elle comprend quatre spots thématiques de 20 secondes et un spot «générique» reprenant toutes les annonces en 45 secondes.


Les radios au régime sec

Le gouvernement a ciblé quatre sujets: la défiscalisation des heures supplémentaires, les possibilités d'exonération d'impôt pour les jobs étudiants, la diminution de moitié de la caution locative et l'exonération des intérêts d'emprunt à l'achat d'une résidence principale.

«Nous avons voulu être très concrets et précis», a expliqué François Fillon. Si chacun des spots télévisés débute par «Vous êtes impatients. Nous aussi», il s'achève par la phrase : «C'est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d'achat». Sous entendu: ne vous inquiétez pas, ça vient.
 
La campagne se décline aussi en bandeaux sur neuf sites Internet commerciaux et à travers trois annonces thématiques diffusées dans dix titres de la presse quotidienne nationale, 59 titres de la presse quotidienne régionale et quatre titres de la presse quotidienne gratuite, soit 147 insertions. Seule la radio a été écartée, «pour des raisons budgétaires» selon Thierry Saussez.

L’initiative gouvernementale a fait réagir le premier secrétaire du PS, François Hollande. Le gouvernement "aurait pu économiser plus de quatre millions d'euros". "Quand on n'a plus rien à dire en politique, on fait de la pub", a ironisé le Premier secrétaire du Parti socialiste en marge d'une réunion des parlementaires PS au Grand Rex à Paris. "On va nous faire croire tous les soirs à 20h que si on n'a pas de pouvoir d'achat, c'est de notre faute, on n'aurait pas bien compris les mesures du gouvernement. Tous les soirs, on va avoir le rappel des mesures qui ne marchent pas", a-t-il poursuivi.
"Le gouvernement devrait comprendre que ce n'est pas en faisant une campagne de pub qu'il se rendra efficace, c'est en changeant de politique", a souligné le Premier secrétaire du PS.


"Qu'ils redonnent quatre millions d'euros"

"Si le chef du gouvernement, le chef de l'Etat, le chef de la majorité veulent rendre un service aux Français, qu'ils redonnent quatre millions d'euros sous forme au moins de subventions aux plus modestes, ce sera toujours plus efficace en termes de pouvoir d'achat que ce qui vient d'être fait en termes d'image", a encore dit François Hollande.
Les parlementaires socialistes se sont réunis lundi après-midi en assemblée générale afin de "faire le bilan" de leur action menée depuis un an "pour être utiles aux Français", selon lui. Ils ont dialogué pendant quatre heures avec des représentants de la société civile sur le pouvoir d'achat, l'Europe ou la santé.
Autre réaction, celle de Jean-Marie Le Pen, président du FN. Il accuse le gouvernement de chercher «à vendre sa politique comme une lessive. Mais ce sont les Français qui sont lessivés, et aucune publicité ne peut les convaincre que leur porte-monnaie s'en porte mieux», écrit Jean-Marie Le Pen dans un communiqué.
 
LIBERATION.FR /NOUVELOBS.COM: lundi 23 juin 2008
 
 

 

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