| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | ||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 |
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 |
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||

|
La présidente de Poitou-Charentes était hier à Périgueux et sera aujourd'hui à Bordeaux, Talence et Gradignan, mais elle voit déjà plus loin que les enjeux de mars. Elle veut incarner l'alternative à Nicolas Sarkozy
On s'en doutait, mais depuis le début du mois de janvier,c'est désormais clair : Ségolène Royal a toujours l'objectif d'être la candidate du Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle.
Hier, dans sa réaction aux débordements verbaux de Nicolas Sarkozy, elle est restée très mesurée, appelant chacun à conserver sa sérénité et son sang-froid. Une façon de répondre de haut à l'ancien candidat qui l'avait accusée de « perdre ses nerfs » dans leur débat télévisé. 1 Conquérir l'opinion Pour y parvenir, elle a entrepris de mener en amont une campagne de fond, comme son ancien concurrent. Sa stratégie est restée la même pour s'imposer au Parti socialiste : conquérir d'abord l'opinion, catégorie sociale par catégorie sociale, secteur par secteur, ville par ville, pour apparaître ensuite comme LA candidate. Ayant renoncé à toute campagne municipale pour elle-même, elle est donc entièrement disponible. Hier encore, elle en était aux travaux pratiques, avec l'agriculture au Salon, puis à Périgueux. Le pivot de son équipe, Vincent Peillon, le dit ouvertement : « Il faut d'abord travailler des propositions pour la France, pour l'Europe, et ensuite les soumettre aux socialistes ». Bien sûr, si elle était élue cette année première secrétaire du PS pour succéder à François Hollande, cela lui faciliterait les choses, pense François Peillon : « Le fait que le candidat soit le leader de son parti a plutôt servi Mitterrand, Chirac et Sarkozy. » C'est ainsi qu'elle a choisi la campagne des municipales pour se manifester, prenant quelques longueurs d'avance sur ses éventuels rivaux, comme Bertrand Delanoë, qui doivent ferrailler d'abord pour leur élection ou réélection. D'autres se sont déjà déclarés, comme Pierre Moscovici ou Julien Dray, porte-parole du PS. 2 Une équipe en dehors du PS Ne négligeant rien, elle a déjà mis en place une équipe extérieure au Parti socialiste, avec un nouveau directeur de cabinet, Cyril Piquemal, énarque de 28 ans, et une attachée de presse, Dominique Bouissou, qui l'a accompagnée pendant la campagne présidentielle. La Région Poitou-Charentes continue de servir de base arrière avec Sophie Bouchet-Petersen, plume de ses discours et conseillère politique. Elle y côtoie une nouvelle recrue, Philippe Guibert, politologue et spécialiste des médias, qui a déjà travaillé pour des régions amies et a publié en janvier un ouvrage faisant l'analyse de la campagne 2007 telle qu'elle est apparue aux téléspectateurs. Un livre pointant les erreurs qu'elle a commises face à Nicolas Sarkozy. 3 Des experts à son service Tous les mardis matin, une réunion rassemble des proches et des parlementaires comme Jean-Louis Bianco, Aurélie Filipetti, Delphine Batho ou David Assouline. D'autres, comme Manuel Valls et Gaëtan Gorce, prodiguent aussi leurs conseils. Le député européen Gilles Savary, en campagne électorale à Talence (Gironde), lui envoie régulièrement des notes sur Bruxelles. Un groupe d'experts conduit par Philippe Aghion, professeur d'économie à Harvard, que Vincent Peillon décrit comme « nobélisable », rassemble Thomas Piketty, Mathieu Pigasse et la sociologue Dominique Méda. 4Désirs d'avenir, une locomotive toujours très active Elle n'a pas oublié, bien sûr, de maintenir le réseau Désirs d'avenir en état de répondre à la moindre sollicitation. C'est ce réseau, d'ailleurs, qui est bien utile aujourd'hui pour mobiliser les troupes sur ses déplacements « municipaux ». Présidé par un proche, l'avocat Jean-Pierre Mignard, il est toujours animé par le site Web qui avait été si actif pendant la campagne présidentielle. Pour l'instant, elle termine son tour de France, à la demande des candidats PS aux municipales qui lui demandent son soutien, comme le dit Vincent Peillon, « parce que c'est la personnalité la plus populaire à gauche » et parce qu'elle attire « une mobilisation populaire extrêmement forte, et qu'elle a cette force de ramener à l'espérance politique toute une catégorie de gens que l'on avait perdus ». Le succès qui s'annonce à gauche ne lui fera pas regretter de s'être lancée dans la campagne dès le 12 janvier, alors que tous les leaders du PS étaient pris par leur propre campagne. Sud Ouest.com |
|
Récompensée pour son interprétation d'Edith Piaf dans "La Môme" d'Olivier Dahan, elle est apparue très émue, serrant la statuette dans ses mains. C'est la première fois depuis 1960 et l'Oscar donné à Simone Signoret qu'une Française reçoit ce prix.
![]() Marion Cotillard a reçu dimanche 24 février l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d'Edith Piaf dans le film "La Môme" d'Olivier Dahan, rebaptisé "La Vie en Rose" aux Etats-Unis.
Déjà couronnée aux Golden Globes, aux BAFTAs et aux César, l'actrice française réussit un exceptionnel quarté en remportant la prestigieuse statuette de la 80ème cérémonie des Oscars, à Los Angeles. Elle rejoint ainsi dans l'histoire des Academy Awards Simone Signoret, qui avait reçu la statuette dorée dans cette catégorie il y a 38 ans pour "Les chemins de la haute ville", film britannique de Jack Clayton.
Marion Cotillard remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans "La môme", d'Olivier Dahan (AP) "Tu as bouleversé ma vie" "Merci, merci", a-t-elle dit, très émue, serrant la statuette dans ses mains. "Maître Olivier Dahan, tu as bouleversé ma vie, vraiment", a-t-elle déclaré à l'adresse du réalisateur français de "La Môme". "Merci à l'amour! C'est vrai, il y a des anges, ici dans cette ville...", a-t-elle lancé avant de repartir vers les coulisses du Kodak Theater d'Hollywood et de s'effondrer, en larmes, dans les bras de Forest Whitaker, lauréat de l'Oscar du meilleur acteur l'an dernier pour son rôle dans "Le dernier roi d'Ecosse". Que l'Académie des Oscars couronne une actrice étrangère dans un film en langue étrangère est un phénomène rarissime. D'autant que Marion Cotillard affrontait dimanche de sérieuses prétendantes, à commencer par Julie Christie pour son interprétation d'une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer dans "Loin d'elle". Etaient également en course Cate Blanchett ("Elisabeth: l'Age d'or"), Laura Linney ("La Famille Savage") et la jeune Ellen Page ("Juno"). Incarnation Le rôle de Piaf s'impose comme le plus marquant de la déjà longue carrière d'actrice de Marion Cotillard, âgée de 32 ans. Récompense qui est venue s'ajouter à un Golden Globe (meilleure actrice dans une comédie ou un film musical), les Oscars de la presse étrangère à Hollywood, et à un BAFTA, les César britanniques (meilleure actrice). L'interprétation d'Edith Piaf que l'actrice livre dans le film en faisant revivre l'artiste de ses jeunes années à la fin de sa vie est impressionnante. Au-delà du maquillage, elle a repris la démarche, les expressions et les intonations de celle qui chantait "L'hymne à l'amour", jusqu'à l'incarner totalement. Fille d'une comédienne et d'un metteur en scène, la brune actrice aux yeux bleus s'est lancée dans l'art dramatique à l'adolescence, son mélange désarmant de douceur et d'impertinence lui permettant progressivement d'enchaîner les rôles. Le public l'a notamment vue dans la série des "Taxi" produits par Luc Besson, "Les Jolies Choses" de Gilles Paquet-Brenner, "Une Affaire Privée" de Guillaume Nicloux, "Ma Vie en l'air" de Rémi Bezançon, "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet (qui lui avait valu le César du meilleur second rôle féminin) ou encore "Mary" d'Abel Ferrara. AP
|
|
Hélas, trois fois hélas, le chef de l'Etat s'est immédiatement employé à démentir, par ses actes comme par ses paroles, cette "haute idée" de la politique qui habitait le fondateur de la Ve République. Et à fournir lui-même l'explication de la défaveur, voire du désaveu, que lui signifient les Français, sondage après sondage.
Le général de Gaulle croyait assez à la force du langage pour ne dédaigner ni les bons mots ni même une rudesse de vocabulaire toute militaire. Mais sans jamais verser dans la saillie incontrôlée ni la vulgarité. En insultant publiquement un visiteur qui refusait de lui serrer la main, samedi, au Salon de l'agriculture, le chef de l'Etat a confirmé ce sentiment qu'il préside trop mal à ses propres emportements pour incarner une présidence sereine et maîtrisée. La veille, déjà, il en avait fait une autre démonstration, sur le terrain de la politique pénale. En demandant au président de la Cour de cassation de lui "faire des propositions" pour permettre "une application immédiate" de la loi sur la rétention de sûreté, il a tout bonnement invité la plus haute juridiction française à l'aider à contourner la censure (très) partielle de cette loi, décidée jeudi par le Conseil constitutionnel. Que le président veuille voir ses promesses de campagne sur la détention des délinquants les plus dangereux, en particulier les violeurs d'enfants, mises en oeuvre, on le comprend. Réhabiliter la politique commence, une fois élu, par l'application des programmes électoraux. Mais on ne condamne pas les violeurs en violant les institutions. Or c'est bien le sens de l'extravagante démarche présidentielle. Quelle que soit son insatisfaction personnelle, le président de la République est le garant des institutions. Il donne ici la très dangereuse impression de vouloir passer outre le Conseil constitutionnel, dont les décisions "ne sont susceptibles d'aucun recours", selon l'article 62 de la Loi fondamentale française. La haute politique est volontariste. Nicolas Sarkozy n'a pas tort de revendiquer cet héritage-là. Mais pas s'il s'agit d'agitation sans profondeur ni durée. Et pas au mépris des institutions de la République. Le président donne l'impression, avec la loi de sûreté, qu'il ne s'agit plus de haute politique mais d'électoralisme, à la veille d'élections locales très incertaines. Le Monde Article paru dans l'édition du 26.02.08.
|
|
La vidéo originale était issue du parisien qui la propose toujours sur son site et explique comment elle a été réalisée : ici On y voit un visiteur du salon le repousser alors qu’il s’apprêtait à à accorder une poignée de main : "Touche moi pas, tu me salis." Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l’Etat s’est alors emporté : "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Voilà qui rappelle sa colère face aux pêcheurs bretons. Quelques heures après, celle-ci a été répliquée sur de nombreux sites de stockage de vidéo en ligne. Sauf sur le site de vidéo en ligne Dailymotion où elle a été retirée après avoir été mise en ligne par le blog sarkostique. De même, les commentaires ont été désactivés. Voyez par vous même : ici C’est dommage, sur youtube, la même vidéo en est déjà à plusieurs milliers de visites. |
|
![]() Le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain ont poursuivi mardi dans le Wisconsin, à Hawaï et dans l'Etat de Washington leur série de victoires, le premier affichant sa confiance face à sa rivale Hillary Clinton tandis que le second anticipait sur son investiture.
"Houston, je crois qu'on a réussi notre décollage", a déclaré Barack Obama devant des milliers de partisans réunis au Texas (sud), leur demandant de l'aider à changer un Washington où "les bonnes idées vont mourir (..) parce que les politiciens passent trop de temps à essayer de marquer des points". A des milliers de kilomètres de là, dans un autre Etat appelé à voter dans deux semaines, l'Ohio (nord), sa rivale Hillary Clinton a tenté de durcir les contrastes entre eux deux, s'affirmant la seule à même de l'emporter en novembre face à John McCain, puis de gouverner. "Tant M. Obama que moi changerions l'Histoire. Mais l'un de nous seulement est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie, et à vaincre les républicains. L'un d'entre nous seulement a passé 35 ans à faire les choses, à se battre et à défendre les sans voix - voilà ce que j'apporterais à la Maison Blanche, voilà le choix dans cette élection", a dit l'ex-Première dame, qui depuis le "super-mardi" d'il y a deux semaines a essuyé dix défaites d'affilée. ![]() Après le dépouillement de 97% des résultats des bureaux de vote, le jeune sénateur noir de l'Illinois était crédité de 58% des suffrages contre 41% pour Hillary Clinton.
Selon les sondages sorties des urnes, Mme Clinton ne l'a emporté que dans une seule catégorie, les plus de 65 ans, M. Obama grignotant son bastion chez les femmes (51% contre 49% à l'avantage du sénateur de l'Illinois selon la TV Fox) et chez les foyers modestes (51% contre 49%). Ces résultats sont un mauvais présage pour l'ex-Première dame, avant les primaires du 4 mars dans l'Ohio (nord) et au Texas (sud), deux Etats qu'elle doit impérativement remporter, de l'avis de certains de ses proches, pour préserver ses chances d'obtenir l'investiture démocrate en vue de la présidentielle de novembre. Or le Wisconsin et l'Ohio ont des typologies assez semblables, ces Etats industriels ayant beaucoup souffert de la crise économique. Ces dernières semaines les deux candidats ont d'ailleurs rivalisé de propositions pour attirer le vote des catégories les plus fragilisées par la crise de l'immobilier et les délocalisations. Un total de 94 délégués démocrates (74 dans le Wisconsin, 20 à Hawaï) étaient en jeu mardi, répartis à la proportionnelle. Il faut au moins 2.025 délégués pour décrocher l'investiture démocrate. Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics.com (RCP), à l'issue de ces scrutins, M. Obama a creusé l'écart avec Mme Clinton avec 1.342 délégués contre 1.265 pour Mme Clinton. Le sénateur de l'Illinois, né à Hawaï il y a 46 ans, a facilement remporté les assemblées électorales (caucus) organisées dans cet archipel du Pacifique, selon plusieurs médias américains.
Côté républicain, John McCain - qui a remporté mardi le Wisconsin face à l'ex-pasteur baptiste Mike Huckabee - anticipe, se présentant déjà comme le candidat républicain affrontant Barack Obama en novembre. "Même un pilote superstitieux de l'aéronavale (comme moi) peut affirmer avec confiance et humilité que je serai le candidat de notre parti" pour la présidentielle de novembre, a réagi M. McCain devant des partisans rassemblés à Columbus (Ohio). "Je me battrai (..) tous les jours de cette campagne pour que les Américains ne soient pas trompés par un appel au changement éloquent mais creux", a-t-il ajouté, à propos des promesses de campagne d'Obama. Il a également remporté une primaire dans l'Etat de Washington (nord-ouest), devant attribuer 19 délégués supplémentaires. Selon RCP, M. McCain a accumulé après les scrutins de mardi 877 délégués sur les 1.191 nécessaires pour obtenir l'investiture républicaine. |
|
CONFOLENS. --En plein marathon de soutien aux candidats PS, la présidente de la Région a fait escale hier dans le Nord-Charente
Les militants ont patiemment attendu sa venue sur le parking du petit hôpital de proximité.
Hervé Devillemandy, le maire divers-droite de Confolens, a préféré ne pas se mêler à la foule et rester à l'intérieur de l'établissement. Une façon pour l'édile, pas candidat à sa propre succession, de ne pas galvauder la neutralité qui sied au président du conseil d'administration de l'hôpital de Confolens.
Car, hier, Ségolène Royal n'a pas fait le déplacement à Confolens uniquement pour visiter un hôpital dont les urgences seront amenées à combler la désertification médicale qui guette le Nord-Charente? La présidente de la Région était avant tout là pour apporter son soutien inconditionnel à Madeleine Ngombet, conseillère régionale chargée des questions de santé et tête de la liste socialiste à Confolens. « C'est un plaisir pour moi de venir soutenir Madeleine, annonce Ségolène Royal. C'est une façon de faire connaître le travail qu'elle effectue et de dire aux Confolentais que je me porte garante de son efficacité. » Télé-médecine. À l'hôpital de Confolens, premier employeur de la ville (300 salariés), Ségolène Royal écoute les doléances de la direction et des médecins. Sur la difficulté à recruter un radiologue. Mais aussi sur le projet de nouvel hôpital qui surgira de terre à l'horizon 2012 si le calendrier est tenu et si les crédits d'État promis sont débloqués.
« Dans notre pays, les hôpitaux de proximité sont mal lotis, déstabilisés, déconsidérés alors qu'ils sont absolument nécessaires dans des secteurs en manque de médecins, affirme Ségolène Royal. On devrait plutôt réfléchir à l'évolution de leur rôle, de leurs compétences, plutôt que de vouloir fermer leurs services à tout prix. »
Madeleine Ngombet ne manque pas de souligner les investissements récents de la Région dans les hôpitaux de proximité : « Nous avons signé une convention avec l'État pour le développement de la télé-médecine dans ces hôpitaux où l'on peine à recruter. Par exemple, ici, à Confolens, les urgentistes vont bientôt pouvoir envoyer les radios des patients, par internet, au CHU de Poitiers et bénéficier d'une aide immédiate au diagnostic. Il s'agit d'améliorer le service rendu à la population? Au total, la Région va investir un million d'euros pour ce dispositif susceptible d'intéresser nos treize établissements de proximité. »
Sous le soleil de Confolens, Ségolène et Madeleine ont ensuite franchi la Vienne par le vieux pont de pierre pour une rencontre de campagne avec les sympathisants, dans les murs de la mairie. Sud Ouest Edition du 19.02.2008 |
|
|