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Madeleine Ngombet Chargée du blog

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Le rêve américain et la diversité française

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 20:54 :: Général

 


 

 

 



Obama, rêve américain d’une inexistante diversité française

 

 

Image181 Il n’y avait pas un américain dans la salle. Pas beaucoup d’américanophiles non plus. Et pourtant, jeudi soir, ils étaient près de 200, venus de Lyon, Paris et Marseille, à se rassembler dans un restaurant-bar lyonnais pour une soirée de soutien… à Barack Obama. Parmi eux, beaucoup de militants de la diversité en France, de gauche, comme de droite, qui voient dans le candidat démocrate l’espoir d’un changement qu’ils peinent même à entrapercevoir dans leur propre pays…

 

« Barack Obama incarne cette capacité d’un pays à dépasser les origines, le poids de l’histoire. Il n’est pas arrivé là grâce à sa couleur de peau, mais par ses compétences », explique Karim Zeribi. L’élu socialiste marseillais se dit « fasciné » par le phénomène Obama depuis qu’il a assisté il y a deux mois à un de ses meetings à Philadelphie. Trouve « très bien » la mise en place des comités Obama franco-français comme celui qui les rassemble ce soir. Mais note que « c’est significatif d’un profond malaise ».

 

« En France, on est obligé de rêver de diversité par transfert. Quand on voit ce qui se passe au PS par exemple, on se dit qu’il est parfaitement impossible qu’un Obama émerge dans les cinq à venir. Ce n’est pas propre aux socialistes, les élites françaises en général sont prisonnières de la reproduction sociale. Alors, forcément, quelqu’un qui s’impose comme candidat aux présidentielles en quelques années, ça fait rêver », analyse Zéribi.

Lui, ne voit pas dans Obama un « symbôle de la diversité ». « Rachida Dati est un symbôle. Obama, non. Personne ne l’a « autorisé » à être là où il est. Il y est allé tout seul ». Et de prévenir les militants de la diversité « à la française ». « Je ne veux pas un jour voter pour un candidat seulement parce qu’il est noir ou maghrébin. Nous devons être fiers de nos origines, mais il faut transcender nos origines, couper le lien naturel. Nous ne pouvons pas sans cesse regarder vers le passé et ne porter que le poids de l’histoire, de l’esclavage, de notre militantisme ».

 

Lors de cette soirée, chacun semblait transférer ses propres attentes politique et sociétales dans la figure du candidat démocrate américain. Patrice Schoendorff, président du comité lyonnais de Barack Obama, perçoit dans l’ascension d’Obama l’univers qu’offre l’Amérique. Par opposition aux conservatismes de la société française. Ce déçu de la gauche, note avec amertume qu’il y a là « beaucoup d’anciens de la marche des Beurs en 1981 ». « Et aucun responsable socialiste ». Il remarque que la nouvelle génération issue de la diversité se tourne de plus en plus vers les pays anglo-saxons. Fabienne Levy, élue radicale (de droite) à la région Rhône-Alpes, voit elle un « nouveau Kennedy » en Obama.

Alice Géraud

PHOTO : Roger Tonye Libelyon

 

 
 
 

La fin de l'autorité présidentielle?

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 20:21 :: La France de Sarkozy


 

 



La fin de l'autorité présidentielle?

 

 

Par Édouard Husson, historien de l'Allemagne contemporaine, qui note l'absence d'instinct et de maîtrise de Nicolas Sarkozy dans l'exercice du pouvoir.



Rien n'est plus difficile que de diriger des hommes, a fortiori quand il s'agit d'exercer la fonction de Président d'une république de plus de soixante millions d'habitants. Nicolas Sarkozy va en faire, toujours plus, l'amère expérience. Quel curieux homme que l'actuel président de la République. Il a montré un réel talent pour conquérir son actuelle fonction. Mais, maintenant qu'il y est parvenu, il semble être dénué de tout instinct quant à l'exercice du pouvoir.

Quelques scènes reviennent immédiatement à l'esprit: le président élu jouissant ostensiblement de l'argent mis à sa disposition par des grands patrons dès le soir de son élection; défiant la France entière lorsqu'on lui reproche le prix de la montre qu'il porte au poignet, la remplaçant par une "encore beaucoup plus chère"; étalant de façon impudique son nouvel amour et affichant son bonheur personnel d'époux récent d'une millionnaire au moment où tant de Français se demandent comment ils vont boucler leur fin de mois; augmentant son salaire au lieu de contribuer à hausser le pouvoir d'achat des Français.


Question de tempérament ?

Peut-être tout cela aurait-il été finalement accepté par les Français si le nouveau président avait su garder ses distances, faire un usage rare de la parole présidentielle, agi plus que parlé, conservé au pouvoir tout son mystère.
Mais Nicolas Sarkozy a choisi la voie contraire.
De même qu'il jouit ostensiblement de l'argent mis à sa disposition, il expose en permanence sa fonction. Il est non seulement en permanence à l'écran mais il pratique une version pour le moins curieuse d'un "pouvoir proche du citoyen".
Aucune maîtrise, aucune retenue:
  • un marin-pêcheur lui lance un quolibet, le président lui propose, entouré de ses gardes du corps, une baston, comme dans une cour d'école;
  •  le "casse-toi, pauvre c..." lancé à un contestataire au salon de l'agriculture restera un épisode tristement célèbre de la déchéance de la fonction présidentielle;
  • tout comme le "on va vous niquer" lancé à François Hollande dans un avion ramenant les principaux responsables politiques français du Liban, alors que Nicolas Sarkozy lui-même les avait invités à l'accompagner.

Valéry Giscard d'Estaing avait, voici trente ans, voulu abolir toute distance entre lui-même et les citoyens. Il n'avait pas la vulgarité de Nicolas Sarkozy et n'aurait jamais insulté personne en public mais les Français, en 1981, lui ont tenu rigueur de son mélange d'arrogance de grand-bourgeois et d'abolition du mystère qui doit entourer le pouvoir.

Ses deux successeurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, avaient retenu la leçon - il est vrai que leur tempérament les poussait, chacun à sa manière, à prendre de la hauteur par rapport aux affaires politiques ordinaires, à créer une distance entre eux-mêmes et les gouvernés. Sans s'en rendre compte, Nicolas Sarkozy est revenu aux erreurs giscardiennes, en les accentuant par une absence de contrôle de soi.


Dire que Nicolas Sarkozy n'a, paradoxalement, pas l'instinct du pouvoir, c'est remarquer qu'il ne comprend pas, à la différence de ses deux prédécesseurs, comme le pouvoir est difficile à manier pour celui qui l'exerce, comme il peut se retourner du jour au lendemain contre lui. Celui qui s'élève au-dessus de tous les autres s'expose. L'adulation peut se retourner instantanément en détestation, l'admiration en envie, "la roche tarpéienne est proche du Capitole". Avoir l'instinct du pouvoir, c'est mettre une distance entre soi-même et les administrés, c'est multiplier les intermédiaires, qui pourront essuyer la colère populaire, sauvegardant le prestige du chef suprême, c'est donner du poids à la parole présidentielle en la rendant rare et quelquefois obscure.


Le déclin de l'autorité


L'individu démocratique est encore plus exigeant vis-à-vis de ceux qu'il élève sur le pavois que ne l'étaient ses ancêtres vis-à-vis de leurs monarques. La confiance accordée est provisoire et le droit d'être au-dessus des autres n'est accordé que conditionnellement. Contrairement à l'opinion répandue, le chef démocratique doit inspirer un respect absolu. Les spécialistes en communication qui ont amené les responsables politiques à "se déshabiller en public" en permanence ont accompagné le déclin du fonctionnement des institutions démocratiques.


Nous vivons en direct le déclin de l'autorité de Nicolas Sarkozy. Sa chute dans les sondages a été spectaculaire l'hiver dernier; et le chef de l'État ne peut pas remonter s'il s'obstine à utiliser les mêmes méthodes, à étaler son goût de l'argent, exposer sa femme, insulter ses interlocuteurs en public, intervenir sur tous les sujets, y compris des questions insignifiantes.

 

  • Les généraux et les professeurs redressent la tête alors que le chef de l'État leur affiche son mépris en public.
  • Le président de France Télévision vient de franchir un seuil en retournant contre le Président sa façon de faire, parlant d'un jugement présidentiel comme "stupide et faux". Et cela ne s'arrêtera pas là.

Nicolas Sarkozy semble être inconscient du danger qu'il y a à se mettre à la portée de ceux qu'on gouverne tout en ne cessant de répéter que l'on est le chef. Il risque de servir d'exutoire aux frustrations de la société française, les faits se mettant à mimer la violence de ses propos.

Quand l'on force un chef d'Etat major à démissionner pour une défaillance locale, on s'expose à devoir un jour quitter le pouvoir contraint et forcé pour une bavure policière en banlieues. Quand on explique publiquement que la justice a été trop lente à poursuivre le précédent président de la République, on prend le risque d'être un jour soi-même sans recours face à la justice. Quand on dit à un simple citoyen "casse-toi, pauvre c...", il est probable que l'on quittera l'Élysée sous les injures.


 Article publié sur Marianne.fr Dimanche 06 Juillet 2008
 
 

 

 

Les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves font un tollé à gauche et chez les syndicats

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 20:06 :: Général

 

    Les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves font un tollé à gauche et chez les syndicats  

 

 

 

 

Plusieurs syndicats ainsi que le Parti socialiste ont critiqué dimanche 6 juillet les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves, l'avertissant du risque de "jouer avec le feu" et d'"attiser les conflits" au moment où les salariés éprouvent "un réel mécontentement".

 

Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

 


"Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République:

  • Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", a déclaré dimanche le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer quelques-uns", le leader de FO a souligné "un réel mécontentement des salariés" au sujet des retraites, du pouvoir d'achat ou de l'avenir du service public.
  • "Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", a mis en garde Mme Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT.
  • Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues".

 


"RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER"

 

De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social". S'adressant aux dirigeants de l'UMP ainsi qu'au président Sarkozy, M. Dray a lancé : "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de recréation : Rira bien qui rira le dernier".

 

 

 

 

 

Le lynchage médiatique de Ségolène Royal

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/07/2008 à 19:30 :: Général

 

    Le lynchage médiatique de Ségolène Royal  

 

 

 

Voilà la phrase de Ségolène Royal qui a déclenché la tempête médiatique française: "Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération" (AFP)

S'en est alors suivi un véritable lynchage médiatique franco-français de Ségolène Royal, relayant les déclarations des ténors de l'UMP (Raffarin, Lefèbvre, Fillon,...) puis de nombreux articles la dénigrant et la critiquant, particulièrement dans les médias proches de l'UMP. Les militants UMP se lâchant de manière particulièrement outrancière.


Alors que sur le fond, elle a raison de dire que dans l'opération de libération, Sarkozy n'y est strictement pour rien.

"La France, qui mettait en doute la stratégie de fermeté du président colombien Alvaro Uribe et privilégiait les canaux de la négociation, n'a pas été associée à l'opération militaire qui a conduit mercredi à la libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages. Le président français en a été informé par téléphone au dernier moment par son homologue colombien."
(Reuters)


Si on situe cette opération dans un contexte plus vaste, il est probable que l'activisme de Sarkozy sur ce dossier, à l'instar de ses prédécesseurs, Villepin et Chirac (qu'Ingrid Betancourt a d'ailleurs remercié à plusieurs reprises), a bien contribué à remettre ce problème à l'ordre du jour colombien. Personnellement, je partage l'excellente analyse publiée par lejdd.fr dans un louable souci d'objectivité rédactionnelle: "Daniel Pécaut, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et spécialiste de la Colombie, partage l'avis de la passionaria du PS: "Les déclarations françaises qui consistent à dire que c'est grâce à la mobilisation française que cette libération a été possible sont ridicules. C'est exagéré. La mobilisation française a été utile pour que la cause d'Ingrid Betancourt devienne en Colombie ce qu'elle n'était pas il y a encore un an, une cause majeure. Elle a par ailleurs poussé Alvaro Uribe à agir, à s'investir davantage.
 
C'est seulement dans ce sens que la mobilisation française a servi", estime-t-il, interrogé par leJDD.fr".


Parmi les critiques qui ne relèvent pas des propos dégradants et outranciers, il y en a une qui revient souvent: "On ne doit pas critiquer le chef de l'Etat en dehors de la France" Et pourquoi donc? Parce qu'au Canada, l'UMP n'y contrôle pas les médias comme en France? C'est vrai, que la fameuse vidéo de Sarkozy du G8 de 2007, avait fait le tour du monde des millions de fois, pendant que les médias français avaient imposé un black out total durant une semaine entière. Ou bien, aurait-on peur d'une perte de crédibilité du chef de l'Etat?


Un chef d'Etat ne devrait aucunement avoir peur de la vérité des faits, s'il est en adéquation avec la réalité. D'autant plus, que Ségolène Royal n'a fait qu'enfoncer une porte ouverte. Un fait qui était déjà connu sur tout le continent américain où elle est actuellement: on y parlait d'opération colombienne, de services secrets US et israéliens, mais pas de la France.

A mon humble avis, elle a dérangé une savante mise en scène médiatique franco-française destinée au peuple français. C'est pour cela qu'elle a été lynchée médiatiquement.

 

Par Utica, utica  Blog internaute

Article paru dans Le jdd.fr Samedi 05 Juillet 2008

 

 

Dans un communiqué, Jean-Louis Bianco, qui fut directeur de campagne de Ségolène Royal, est venu au soutien de la dirigeante socialiste, concernant ses déclaration sur "le dossier Ingrid Betancourt"". "Ségolène Royal n'a fait que reprendre les termes même du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant: 'Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris part' a en effet déclaré le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy jeudi sur France 3", explique le texte. "La droite soulève donc une polémique inutile et vindicative. Ségolène Royal exprime des faits admis et reconnus par les plus hautes autorités de l'Etat. Il est bon de rappeler la vérité."




"C'est à un véritable théâtre d'ombres que l'on a assisté, mené de main de maître par Uribe. Trois jours avant de lancer l'opération le Président colombien a reçu l'envoyé du président français et son homologue suisse venus tenter une fois de plus de négocier avec la guérilla. Or, le président colombien aurait donné son feu vert à ces négociations, manière de les utiliser pour tromper la vigilance des chefs des FARC, alors que lui et les Américains avaient programmé depuis trois mois l'opération " échange otages contre dollars et immunité ". Même si Nicolas Sarkozy a sportivement reconnu qu'il n'était pour rien dans cette libération, il a joué, sans le savoir, le rôle " d'idiot utile ", en servant de paravent à une mascarade américano-colombienne. On comprend mieux les déclarations d'Ingrid Betancourt disant hier qu'il " n'y a pas eu une seule balle, un seul tir ". Il n'y a pas eu de tirs parce qu'il n'y en avait pas besoin ! Mais l'important, c'est qu'Ingrid Betancourt soit libre. Peu importe comment. Même s'il n'est pas indifférent de connaître la vérité."


Jean-Marcel Bouguereau pour LA REPUBLIQUE DES PYRENEES


 

 

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