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L'inflation est au plus haut depuis 17 ans

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/07/2008 à 14:39 :: La France de Sarkozy


 

 




 

L'inflation est au plus haut depuis 17 ans




La hausse des prix en juin, qui a progressé de 3,6% en juin sur un an, est à son sommet "depuis octobre 1991, quand elle avait atteint 3,8%".

(Reuters)

(Reuters)

L'inflation a de nouveau accéléré au mois de juin en France avec la hausse des prix du pétrole et des produits frais, selon les chiffres de l'Insee publiés mercredi 16 juillet. L'inflation en France, qui a progressé de 3,6% en juin sur un an, a atteint de nouveaux sommets et se trouve à son plus haut niveau depuis octobre 1991, soit près de 17 ans
Elle n'a pas encore atteint son pic selon des économistes qui la rendent en partie responsable du ralentissement de l'activité.
Les prix de détail ont augmenté de 0,4% au mois de juin en France et leur hausse sur un an a atteint 3,6%, au plus haut depuis juillet 1991, selon les données définitives publiées mercredi par l'Institut national de la statistique.
L'indice des prix IPCH, qui permet une comparaison au niveau européen, a également progressé de 0,4% en juin par rapport à mai, soit une hausse de 4,0% sur un an, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters.


"Un peu au-delà de 4%"


"La hausse de l'indice des prix à la consommation de juin provient du renchérissement des produits pétroliers (+5,4% sur le mois, +12,9% sur trois mois) et, dans une moindre mesure, de la hausse saisonnière des produits frais (+1,6% sur le mois, +11,0% sur trois mois) et des autres services, notamment ceux liés au tourisme", précise l'Insee dans un communiqué.
"Le pic d'inflation n'est probablement pas atteint. On va aller un peu au-delà de 4% sur l'indice IPCH et s'en rapprocher sur l'indice national d'ici le mois de septembre", prévient Olivier Gasnier, économiste à la Société générale.
Il souligne que cette persistance des pressions inflationnistes ne permet pas d'exclure un nouveau relèvement de ses taux directeurs par la Banque centrale européenne malgré la succession de très mauvais chiffres sur l'activité au sein de la zone euro au cours des dernières semaines.
La BCE a relevé ses taux directeurs d'un quart de point le 3 juillet, portant son taux d'intervention à 4,25% pour éviter les effets de second tour qui consisteraient en une diffusion de la hausse des prix des matières premières dans l'ensemble de l'économie, en particulier dans les salaires.
"La raison pour laquelle la BCE a relevé les taux d'intérêt il y a deux semaines et la raison pour laquelle elle pourrait les relever à nouveau est d'éviter que la hausse des prix des matières premières ne se transmette aux salaires et au reste l'économie", explique Dominic White, économiste chez ABN Amro.


"La consommation va rester globalement en berne"

Les économistes s'inquiètent aussi des conséquences de l'inflation sur l'évolution de l'activité.
"A 3,6%, l'inflation est de nature à modifier fondamentalement la trajectoire de l'économie française", prévient Nicolas Bouzou, économiste du bureau d'analyse indépendant Asterès.
"La consommation va rester globalement en berne : avec une progression des salaires nominaux inférieure à 3%, la perte de pouvoir d'achat des salariés est nette", souligne-t-il.
"L'inflation forte constitue de plus en plus une raison directe du ralentissement de l'activité parce qu'elle réduit le pouvoir d'achat des ménages et donc leur consommation et parce qu'elle pèse sur leur confiance et peut donc les inciter à épargner plus", renchérit Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel Leven.


Livret A

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a d'ailleurs annoncé mercredi un relèvement à compter du 1er août de 3,5% à 4% du taux de rémunération du Livret A, détenu par près de 46 millions de Français pour un encours de l'ordre de 120 milliards d'euros.
Cette décision est en partie motivée par l'accélération de l'inflation. Le taux de rémunération du Livret A, calculé deux fois par an, le 15 janvier et le 15 juillet, par la Banque de France, est en effet égal à la moyenne arithmétique entre l'inflation et la moyenne mensuelle des taux courts (Euribor 3 mois et Eonia), arrondie au quart de point le plus proche.
Une dérogation à cette règle de calcul peut toutefois être invoquée pour "circonstances exceptionnelles" par la BdF.
En janvier, la BdF avait ainsi recommandé au gouvernement de ne pas suivre cette règle de calcul qui aurait justifié une hausse du de 3% à 4% du taux du Livret A.
La ministre de l'Economie a aussi pris acte mardi du ralentissement de l'activité en estimant que la croissance de l'économie française serait plus proche cette année du bas de la fourchette de 1,7% à 2% retenue par le gouvernement qui avait déjà revu ses prévisions en baisse en avril par rapport à la fourchette de 2,0% à 2,5% utilisée pour bâtir la loi de Finances 2008. (avec Reuters)
 



Réforme des institutions : la concession de Sarkozy et le NIET du PS

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/07/2008 à 14:24 :: La France de Sarkozy

    Réforme des institutions : la concession de Sarkozy et le NIET du PS 


Vallini - "Le PS n'est pas sensible aux petites manoeuvres et aux grandes pressions"

Par Charlotte Chaffanjon

Vallini -

André Vallini, député de l'Isère en charge des institutions au PS © JOEL SAGET / AFP


"Je prends l'engagement que des garanties seront apportées pour que l'opposition puisse répondre chaque fois que le président de la République tiendra un propos qui concerne la politique française", a déclaré Nicolas Sarkozy dans un entretien au Monde de jeudi ( à lire ci après) . C'est l'ultime concession faite par le chef de l'État pour que les socialistes votent le projet de loi de réforme des institutions, qui nécessite une majorité des 3/5 du Parlement réuni en congrès à Versailles, lundi prochain.

Peine perdue, puisqu'André Vallini, député de l'Isère en charge des institutions au PS, explique au point.fr que son parti ne changera pas sa position : "Nous avons voté au Bureau national mardi, et en réunion de groupe à l'Assemblée ce matin, que les socialistes voteront contre le projet de réforme des institutions. Les concessions de Nicolas Sarkozy arrivent bien trop tard. Le PS n'est pas sensible aux petites manoeuvres et aux grandes pressions de dernières heures", déclare-t-il.

Interrogé sur le "cas" de Jack Lang, député socialiste qui semble enclin à voter cette réforme qui comporte selon lui des avancées, Vallini affirme ne vouloir "blâmer personne". "Jack Lang appartenait au comité Balladur en charge de la modernisation des institutions. Je conçois donc qu'il soit tenté de dire oui au texte." Il affirme en revanche que les 17 députés socialistes qui avaient signé une tribune dans Le Monde le 22 mai se disant favorables au projet "se sont rangés à la position commune". "Ils trouvent le texte finalement décevant et la méthode employée par Nicolas Sarkozy détestable."

Sans les députés socialistes, la réforme peut-elle passer ? "D'après mes comptes, c'est possible, à quelques voix près", lâche le président du conseil général de l'Isère.


Les députés PS maintiennent unanimement leur vote contre


Aux récentes annonces de Nicolas Sarkozy, qui prévoit notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels, Jean-Marc Ayrault répond : "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".




Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault (Sipa)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a annoncé, mercredi 16 juillet à l'AFP, que les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde n'avaient eu "aucun effet" sur la position des députés PS, qui "unanimement voteront contre" la réforme des institutions au Congrès.
Interrogé par l'AFP sur les annonces faites par le chef de l'Etat -notamment la garantie d'un droit de réponse à l'opposition aux propos présidentiels-, Jean-Marc Ayrault a déclaré, à l'issue de la réunion des députés PS: "c'est trop peu, trop tard, trop politicien".
"La plupart des engagements ne relèvent pas de la Constitution et pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps ?", a-t-il ajouté.
"C'est largement insuffisant, ça sent la manoeuvre politique. Cela n'a eu aucun effet sur la position du groupe socialiste qui, unanimement, maintient sa position de voter contre" le texte constitutionnel lors du Congrès de Versailles, lundi.


Hollande a rencontré Sarkozy


François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait rencontré Nicolas Sarkozy mardi à l'Elysée pour discuter de la réforme des institutions, a indiqué le leader socialiste. Cette conversation rien apporté de nouveau, selon le PS. Les socialistes se dirigent toujours vers un vote contre la réforme, a déclaré à l'AFP le secrétaire national, Bruno Le Roux.
Il s'exprimait après la réunion du bureau national, au cours duquel François Hollande a rapporté la discussion, de moins d'une heure selon Bruno Le Roux, qu'il venait d'avoir avec le chef de l'Etat.


"Un temps pour l'opposition"


Le premier secrétaire a demandé de son côté à LCI que le président de la République accepte "de dire que lorsqu'il s'exprime à la télévision dans le cadre de grandes émissions", il peut "y avoir un temps pour l'opposition".
."C'est vraiment trop court, trop faible, pour permettre un véritable pluralisme dans l'audiovisuel", a jugé François Hollande.
Le bureau national du PS avait décidé il y a deux semaines que, en l'état du texte, le vote des socialistes serait un vote contre.




L'entretien de Nicolas Sarkozy au Monde de jeudi 



Un an après avoir lancé le processus de révision constitutionnelle, pensez-vous pouvoir faire adopter cette réforme controversée ?

Cette réforme est débattue, elle n'est pas controversée ! Il n'y a pas un responsable politique, pas un juriste, pas un journaliste, qui soit aujourd'hui partisan du statu quo. La véritable controverse aurait d'ailleurs dû avoir lieu au moment du passage du septennat au quinquennat car c'est à ce moment-là que s'est produit le vrai bouleversement institutionnel. Je n'ai pris personne en traître : j'avais annoncé durant ma campagne que je réformerais les institutions. Les mesures annoncées, à une ou deux exceptions près, figuraient toutes dans mon programme présidentiel.




Il n'empêche, le PS est hostile et une partie de la droite renâcle.

Pour les uns, je ne vais pas assez loin, pour les autres, je vais trop loin. Ils oublient que, s'il y a une tradition gaulliste, c'est celle du changement profond, de la rupture. Et puis il y a des calculs partisans. Certains se disent : "N'offrons pas une victoire au président de la République", comme si les constitutions ne valaient que pour celui qui les applique au moment où elles sont votées ! Si la réforme échoue, ce sera un échec pour tout le monde, et d'abord pour la démocratie, pour le Parlement, pour les droits des citoyens.

Heureusement, il y a dans les rangs du Parti socialiste quelques personnalités éclairées qui considèrent que la Constitution n'est pas simplement l'objet de leur futur congrès. Cette réforme est importante. Elle modifie quasiment la moitié des articles de la Constitution. Elle vise à faire émerger une démocratie exemplaire. Je veux dégager la pratique du pouvoir de l'esprit de clan, de secte et de "partisannerie", en donnant plus de pouvoir au Parlement, plus de possibilités de recours aux citoyens et en encadrant davantage les pouvoirs du président de la République.




Entre ces trois objectifs, quel est, à vos yeux, le plus important ?

Le renforcement des droits du Parlement. Lui donner la maîtrise de la moitié de son ordre du jour, c'est un progrès immense par rapport à la situation d'aujourd'hui où le pouvoir exécutif octroie chichement quelques heures de "niches" chaque mois aux parlementaires.




Vous renforcez les pouvoirs du Parlement ou les pouvoirs de la majorité au Parlement ?

C'est extraordinaire de raisonner ainsi. La majorité d'aujourd'hui sera forcément l'opposition de demain. Acceptera-t-on un jour de me juger sur ce que je fais et non pas sur des a priori ?

Pour rééquilibrer les pouvoirs, certaines personnalités, comme Jack Lang, vous demandent des gestes supplémentaires. Notamment pour mieux garantir le temps de parole de l'opposition par rapport à celui du président.

J'y suis prêt. J'ai lu avec intérêt les suggestions de Jack Lang. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a écrit une lettre à ce sujet, le Conseil supérieur de l'audiovisuel va formuler des propositions. Je prends l'engagement que des garanties seront apportées pour que l'opposition puisse répondre chaque fois que le président de la République tiendra un propos qui concerne la politique française.

Les propositions de Bernard Accoyer sur les droits de l'opposition et des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale [temps de parole et moyens plus importants] seront mises en œuvre. Je suis pour que le seuil de constitution d'un groupe à l'Assemblée, qui est actuellement de vingt membres, soit abaissé à quinze. Je suis favorable à l'égalité du temps de parole entre majorité et opposition dans les débats, en particulier lors des questions d'actualité.

Lors du vote de la loi organique, qui précisera les conditions et limites du droit d'amendement, je veillerai à ce que les droits de l'opposition soient garantis. Je souhaite que, chaque année, un certain nombre de commissions d'enquête puissent être créées à la demande de l'opposition.




Combien ?

Ce n'est pas à moi d'en fixer le nombre. J'annonce enfin que, pour le redécoupage électoral que le Conseil constitutionnel m'oblige à faire, l'opposition participera à la commission indépendante qui sera créée, et qu'elle sera associée à la détermination du mode d'élection des députés des Français de l'étranger. J'espère que les socialistes sincères comprendront qu'il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont ils n'ont cessé de rêver les contours sans jamais la mettre en œuvre.




Vous plaidez pour une démocratie exemplaire mais votre pratique du pouvoir inquiète : depuis un an vous vous occupez de tout.

Croyez-vous qu'il soit plus respectueux de dire "j'ai été élu, je demande au gouvernement de faire ceci ou cela et de soupirer, quand ça échoue, je n'y suis pour rien" ? J'ai été élu pour cinq ans, j'assume le fait que je fixe le cap, parce que les Français m'ont accordé leur confiance, parce que j'ai fait campagne sur un projet présidentiel et que je le mets en œuvre.




La France ne retourne-t-elle pas au despotisme éclairé alors que les autres pays ont un régime parlementaire ?

Je rappelle qu'à la différence d'un despote je suis élu. A la différence d'un despote, je limite le nombre de mandats successifs du Président. J'essaie, ce faisant, de résoudre un problème ancien de la vie politique française qui est celui de carrières infiniment longues. Tous les huit ans, aux Etats-Unis, on change de personnel politique. J'observe que, dans les pays qui limitent la durée des mandats, les citoyens ont tendance à renouveler la confiance. Assumer ses responsabilités, dire qu'on fixe la ligne et qu'on est responsable des échecs et, peut-être, des succès, c'est être démocrate, profondément démocrate.




Mais l'"hyper-présidence" est quand même une réalité.

Que me reproche-t-on ? Je propose de limiter le pouvoir de nomination du président de la République [aux emplois et fonctions dans les organismes publics et de contrôle des droits et libertés], qui a été si souvent mis en cause, qu'il ait été, du reste, le fait d'un président de gauche ou de droite. Aujourd'hui, j'ai le pouvoir de nommer en conseil des ministres sans aucune discussion. Si la réforme passe, il y aura audition obligatoire des candidats devant les commissions parlementaires. C'est du jamais vu !

Puis possibilité d'émettre un avis négatif à la majorité des trois-cinquièmes. C'est un changement considérable. Il est quand même extraordinaire qu'un certain nombre d'hommes de gauche dénoncent les nominations claniques et refusent que ces nominations soient encadrées !




Pourquoi n'avez-vous pas clairement opté pour un régime présidentiel qui aurait mis face à face deux forces équilibrées : le président de la République et le Parlement ?

Il aurait fallu, pour cela, supprimer le poste de premier ministre et supprimer le droit de dissolution. Or, je pense que la fonction de premier ministre dans un pays de 64 millions d'habitants est utile. Le premier ministre peut soulager le président de la République dans les arbitrages entre ministres, dans la gestion des problèmes du pays et dans la dimension internationale de la fonction. Je ne crois pas au domaine réservé. J'ai été content de pouvoir compter sur François Fillon pour préparer la présidence française de l'Union européenne.




En même temps, on voit que François Fillon souffre beaucoup.

François Fillon assume pleinement sa mission. En ce moment, il souffre beaucoup du dos, c'est sûr, mais je ne pense pas qu'il souffre davantage dans l'exercice de sa fonction que Pompidou ou Debré sous De Gaulle ou que Mauroy sous Mitterrand. Il est normal que celui qui a été élu fixe le cap par rapport à celui qui est nommé.



Vous teniez aussi à conserver le droit de dissolution ?

Honnêtement je ne suis pas un fanatique de la dissolution depuis l'exemple de 1997, mais, dans certains cas de blocage, cela peut servir.
Propos recueillis par Alain Frachon, François Fressoz, Arnaud Leparmentier et Patrick Roger



Un Christ à la Française bien sûr

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/07/2008 à 0:42 :: Général

 

 




Sarkozy, un "christ" à la française?





C'est ce que pense un journal chilien, qui ironise sur la "manie" du "libérateur" français de vouloir sauver tout le monde...

Ce journal chilien, Tercera, ironise sur la politique internationale du président français.

Selon ce journal de gauche, "Sarkozy veut résoudre des conflits, alors qu'on ne lui demande rien", citant plusieurs exemples comme la libération des infirmières bulgares, le sauvetage des membres de l'Arche de Zoé des prisons tchadiennes,  sa volonté de libérer des prisonniers politiques chinois et sa tentative de libérer  Ingrid Betancourt...

Conclusion du journal chilien: "Nicolas Sarkozy est un libérateur, un christ à la française, ce qui ne l'empêche pas d'être au plus bas dans les sondages".

C'est la chaîne France 24, qui relève l'information dans sa revue de presse internationale du 10 juillet.

(Sources : France 24, Tercera )

 

 




Nicolas Sarkozy ne veut pas modifier le mode de scrutin des régionales

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/07/2008 à 0:29 :: Général


 

 




 Nicolas Sarkozy ne veut pas modifier le mode de scrutin des régionales

    

Interrogé par un député de sa majorité, mardi 15 juillet, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il n'était pas favorable à un changement du mode de scrutin pour les élections régionales. Des voix s'étaient alors élevées à droite pour demander que la réforme des institutions intègre une modification du mode de scrutin, qui instituerait une dose de proportionnelle avant la prochaine élection de 2010.

Cette réforme aurait dû permettre à la droite de regagner certaines des régions perdues en 2004 au profit du Parti socialiste. La gauche contrôle 20 des 22 conseils régionaux. Le premier ministre, François Fillon, s'était lui-même déclaré favorable "à titre personnel" à ce projet. "On ne gagne pas les élections en changeant de mode de scrutin", aurait répondu Nicolas Sarkozy.


CONCESSION AU PS ?

Le 7 juin, dans l'avion qui ramenait le président et les principaux dirigeants politiques français du Liban, le sujet avait été évoqué. François Hollande soupçonnait alors M. Sarkozy de vouloir changer les règles du jeu, avant les prochaines élections de 2010 pour instituer un système proportionnel à un tour. Le président s'était voulu rassurant : "Ce n'est pas un mode de scrutin qui fait gagner une élection." "Ça va rendre les régions plus difficiles à gouverner et mettre l'extrême gauche en situation de peser ou d'empêcher de gouverner", avait, en substance, répondu le premier secrétaire du PS.

Cette décision pourrait apparaître comme une concession faite à la gauche, qui avait exprimé son hostilité à toute modification du scrutin. Les socialistes avaient demandé des garanties sur ce point comme condition à une éventuelle approbation du projet de réforme des institutions.

Mardi, le Sénat devait engager la discussion en deuxième lecture du projet de révision constitutionnelle sur les institutions. Un vote "conforme" à celui de l'Assemblée nationale doit ouvrir la voie à la réunion du Parlement en Congrès, lundi 21 juillet à Versailles.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.07.08

 

 


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