C'est ce que pense un journal chilien, qui ironise sur la "manie" du "libérateur" français de vouloir sauver tout le monde...
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L'inflation est au plus haut depuis 17 ansLa hausse des prix en juin, qui a progressé de 3,6% en juin sur un an, est à son sommet "depuis octobre 1991, quand elle avait atteint 3,8%".
(Reuters) Elle n'a pas encore atteint son pic selon des économistes qui la rendent en partie responsable du ralentissement de l'activité. Les prix de détail ont augmenté de 0,4% au mois de juin en France et leur hausse sur un an a atteint 3,6%, au plus haut depuis juillet 1991, selon les données définitives publiées mercredi par l'Institut national de la statistique. L'indice des prix IPCH, qui permet une comparaison au niveau européen, a également progressé de 0,4% en juin par rapport à mai, soit une hausse de 4,0% sur un an, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters. "Un peu au-delà de 4%" "La hausse de l'indice des prix à la consommation de juin provient du renchérissement des produits pétroliers (+5,4% sur le mois, +12,9% sur trois mois) et, dans une moindre mesure, de la hausse saisonnière des produits frais (+1,6% sur le mois, +11,0% sur trois mois) et des autres services, notamment ceux liés au tourisme", précise l'Insee dans un communiqué. "Le pic d'inflation n'est probablement pas atteint. On va aller un peu au-delà de 4% sur l'indice IPCH et s'en rapprocher sur l'indice national d'ici le mois de septembre", prévient Olivier Gasnier, économiste à la Société générale. Il souligne que cette persistance des pressions inflationnistes ne permet pas d'exclure un nouveau relèvement de ses taux directeurs par la Banque centrale européenne malgré la succession de très mauvais chiffres sur l'activité au sein de la zone euro au cours des dernières semaines. La BCE a relevé ses taux directeurs d'un quart de point le 3 juillet, portant son taux d'intervention à 4,25% pour éviter les effets de second tour qui consisteraient en une diffusion de la hausse des prix des matières premières dans l'ensemble de l'économie, en particulier dans les salaires. "La raison pour laquelle la BCE a relevé les taux d'intérêt il y a deux semaines et la raison pour laquelle elle pourrait les relever à nouveau est d'éviter que la hausse des prix des matières premières ne se transmette aux salaires et au reste l'économie", explique Dominic White, économiste chez ABN Amro. "La consommation va rester globalement en berne" Les économistes s'inquiètent aussi des conséquences de l'inflation sur l'évolution de l'activité. "A 3,6%, l'inflation est de nature à modifier fondamentalement la trajectoire de l'économie française", prévient Nicolas Bouzou, économiste du bureau d'analyse indépendant Asterès. "La consommation va rester globalement en berne : avec une progression des salaires nominaux inférieure à 3%, la perte de pouvoir d'achat des salariés est nette", souligne-t-il. "L'inflation forte constitue de plus en plus une raison directe du ralentissement de l'activité parce qu'elle réduit le pouvoir d'achat des ménages et donc leur consommation et parce qu'elle pèse sur leur confiance et peut donc les inciter à épargner plus", renchérit Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel Leven. Livret A La ministre de l'Economie Christine Lagarde a d'ailleurs annoncé mercredi un relèvement à compter du 1er août de 3,5% à 4% du taux de rémunération du Livret A, détenu par près de 46 millions de Français pour un encours de l'ordre de 120 milliards d'euros. Cette décision est en partie motivée par l'accélération de l'inflation. Le taux de rémunération du Livret A, calculé deux fois par an, le 15 janvier et le 15 juillet, par la Banque de France, est en effet égal à la moyenne arithmétique entre l'inflation et la moyenne mensuelle des taux courts (Euribor 3 mois et Eonia), arrondie au quart de point le plus proche. Une dérogation à cette règle de calcul peut toutefois être invoquée pour "circonstances exceptionnelles" par la BdF. En janvier, la BdF avait ainsi recommandé au gouvernement de ne pas suivre cette règle de calcul qui aurait justifié une hausse du de 3% à 4% du taux du Livret A. La ministre de l'Economie a aussi pris acte mardi du ralentissement de l'activité en estimant que la croissance de l'économie française serait plus proche cette année du bas de la fourchette de 1,7% à 2% retenue par le gouvernement qui avait déjà revu ses prévisions en baisse en avril par rapport à la fourchette de 2,0% à 2,5% utilisée pour bâtir la loi de Finances 2008. (avec Reuters) |
Sarkozy, un "christ" à la française?C'est ce que pense un journal chilien, qui ironise sur la "manie" du "libérateur" français de vouloir sauver tout le monde... Selon ce journal de gauche, "Sarkozy veut résoudre des conflits, alors qu'on ne lui demande rien", citant plusieurs exemples comme la libération des infirmières bulgares, le sauvetage des membres de l'Arche de Zoé des prisons tchadiennes, sa volonté de libérer des prisonniers politiques chinois et sa tentative de libérer Ingrid Betancourt... Conclusion du journal chilien: "Nicolas Sarkozy est un libérateur, un christ à la française, ce qui ne l'empêche pas d'être au plus bas dans les sondages". C'est la chaîne France 24, qui relève l'information dans sa revue de presse internationale du 10 juillet. (Sources : France 24, Tercera ) |
| Nicolas Sarkozy ne veut pas modifier le mode de scrutin des régionales Interrogé par un député de sa majorité, mardi 15 juillet, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il n'était pas favorable à un changement du mode de scrutin pour les élections régionales. Des voix s'étaient alors élevées à droite pour demander que la réforme des institutions intègre une modification du mode de scrutin, qui instituerait une dose de proportionnelle avant la prochaine élection de 2010. Cette réforme aurait dû permettre à la droite de regagner certaines des régions perdues en 2004 au profit du Parti socialiste. La gauche contrôle 20 des 22 conseils régionaux. Le premier ministre, François Fillon, s'était lui-même déclaré favorable "à titre personnel" à ce projet. "On ne gagne pas les élections en changeant de mode de scrutin", aurait répondu Nicolas Sarkozy. CONCESSION AU PS ? Le 7 juin, dans l'avion qui ramenait le président et les principaux dirigeants politiques français du Liban, le sujet avait été évoqué. François Hollande soupçonnait alors M. Sarkozy de vouloir changer les règles du jeu, avant les prochaines élections de 2010 pour instituer un système proportionnel à un tour. Le président s'était voulu rassurant : "Ce n'est pas un mode de scrutin qui fait gagner une élection." "Ça va rendre les régions plus difficiles à gouverner et mettre l'extrême gauche en situation de peser ou d'empêcher de gouverner", avait, en substance, répondu le premier secrétaire du PS. Cette décision pourrait apparaître comme une concession faite à la gauche, qui avait exprimé son hostilité à toute modification du scrutin. Les socialistes avaient demandé des garanties sur ce point comme condition à une éventuelle approbation du projet de réforme des institutions. Mardi, le Sénat devait engager la discussion en deuxième lecture du projet de révision constitutionnelle sur les institutions. Un vote "conforme" à celui de l'Assemblée nationale doit ouvrir la voie à la réunion du Parlement en Congrès, lundi 21 juillet à Versailles. LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.07.08 |