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Cacophonie autour de la hausse de la redevance télévisuelle (mis à jour)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 17:15 :: La France de Sarkozy

 


 

 


 

Or la commission pour la nouvelle télévision publique présidée par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a présenté le 21 mai trois scénarios "ni exclusifs ni définitifs" pour assurer le financement de France Télévisions.

Parmi les pistes proposées, celle qui a fait la quasi-unanimité des membres de la commission composée de professionnels de l'audiovisuel et de parlementaires est une augmentation de la redevance (actuellement de 116 euros par an) indexée sur le coût de la vie ou élargie à une assiette plus équitable et proportionnelle aux revenus. Seul M. Copé, qui trouve cet impôt "injuste", privilégie les deux autres pistes : l'instauration d'une taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs de téléphonie et des opérateurs d'accès à Internet et une taxe d'environ 0,55 % sur l'électronique grand public.

"Il n'y a pas de couac entre l'Elysée et la commission, a déclaré au Monde M. Copé. Nicolas Sarkozy a toujours dit, y compris lors de la campagne électorale, qu'il était opposé à une augmentation de la redevance. La proposition de la commission n'est qu'une piste parmi d'autres et nous continuons à travailler."

 

La déclaration du chef de l'Etat a semé un grand trouble au sein de la commission. Quatre membres PS de l'instance, les députés Patrick Bloche, Didier Mathus et Michel Françaix, et le sénateur David Assouline, ont décidé mercredi de claquer la porte.

«Nous protestons contre l'annonce de Nicolas Sarkozy mardi sur RTL, explique Didier Mathus. Il a saccagé un travail minutieux d'écoute en enterrant d'un revers de main l'option d'une petite hausse de la redevance. Il y a de quoi s'inquiéter pour l'avenir du service public. On ne voit pas où on trouvera les recettes perdues de la publicité » (environ 800 millions d'euros ndlr.).

Les démissionnaires comptent tout de même se présenter mercredi à une ultime réunion. «Nous voulons expliquer notre geste aux membres du groupe, en particulier les professionnels de l'audiovisuel, détaille Patrick Bloche. On n'abandonnera pas les 11 000 salariés de France Télévisions pour le plaisir d'un coup d'éclat». Le président Copé a beau dire au Monde daté de jeudi que sa Commission poursuit le travail, le dossier de la fin de la pub sur France Télévisions s'est encore plus envenimé.

 

Du côté des professionnels de l'audiovisuel, on reste prudent. "C'est une demi-surprise", dit la productrice Simone Hariri, vice-présidente de l'atelier "modèle économique. "Mais nous allons continuer à nous battre pour cette solution et par ailleurs personne n'est contre de faire payer les nouveaux riches de l'audiovisuel", dit-elle, en faisant allusion aux nouveaux opérateurs des télécommunications qui, en 2007, ont réalisé un chiffre d'affaires de 42 milliards d'euros avec une marge de 20 %.

Les producteurs de l'audiovisuel craignent que si les opérateurs de télécommunications et les chaînes privées "financent" le service public via des taxes, ces derniers exigent en contrepartie une remise en cause des obligations à la création.

 

"Pour l'instant, la meilleure solution est de rester au sein de la commission, car le travail que nous avons fait depuis trois mois est excellent", poursuit Hervé Chabalier, PDG de l'agence Capa, qui rappelle que 80 % du financement du service public provient de la redevance audiovisuelle.

 

Mercredi matin, lors d'une réunion plénière, plusieurs professionnels devaient demander à M. Copé de remettre au centre des débats la piste de l'augmentation de la redevance. "Si, au minimum, nous n'arrivons à faire passer l'indexation de la redevance sur le coût de la vie, on signe la mort du service public", indique un professionnel qui souhaiterait même un rattrapage sur cinq ans.

"Rien n'empêche que cette piste de la redevance soit consignée dans le rapport final, car l'important pour la commission est de proposer des solutions pour trouver des recettes. Après, ce sera aux parlementaires de décider", dit M. Copé.

 

Mardi, l'inquiétude est montée d'un cran à France Télévisions, où l'on craint toujours un démantèlement de l'entreprise. L'intersyndicale de l'audiovisuel public a d'ores et déjà appelé à un arrêt de travail de 24 heures le 18 juin - soit une semaine avant la remise du rapport final de la commission Copé au président de la République -, pour "sauver le service public audiovisuel" et "défendre le pluralisme de l'information". Un appel à la grève auquel se joindront les salariés de Radio France, Radio France Internationale (RFI) et ceux de l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

"En refusant une augmentation de la redevance, Sarkozy assassine le service public pour faire plaisir aux groupes privés TF1, M6 et Bolloré", dit Jean-François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale.

Les syndicats craignent que la loi instaurant la taxation des opérateurs de télécommunications et des chaînes privées ne soit repoussée par la Commission européenne. "Dans ce cas-là, la commission Copé n'aura été qu'un écran de fumée pour démanteler le service public en s'abritant derrière les décisions de Bruxelles et nous nous retrouverons sans aucun financement pérenne et à hauteur des missions de l'audiovisuel public", dit M. Téaldi.

Daniel Psenny pour LE MONDE | 28.05.08 |
 


67% des Français insatisfaits de la politique économique

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 12:35 :: Général

 

 


 

67% des Français insatisfaits de la politique économique

 

Près de sept Français sur dix (67%), contre 60% le mois dernier, jugent mauvaise la politique économique du gouvernement, selon un sondage.

A l'opposé, 28% (33% en avril) des sondés estiment que la politique économique actuellement menée est bonne, selon ce sondage BVA pour France-Inter et "Les Echos".

-sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Source : AP

 

 

Nicolas Sarkozy en promo chez les lève-tôt

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 11:50 :: La France de Sarkozy

 

Nicolas Sarkozy en promo chez les lève-tôt
 
 
Le président furet est de retour. Comme dans la chanson : «Il est passé par ici, il repassera par là… Il court, il court…» Hier matin, au petit jour, Nicolas Sarkozy est donc passé par les halles de Rungis (Val-de-Marne), puis a enchaîné, à 7 h 30, avec les studios parisiens de RTL pour une causerie à sa chère «France qui se lève tôt».

Pour déambuler au milieu des fromages, pièces de bœuf et autres fleurs, le chef de l’Etat s’était adjoint les services de celle qui capte les regards et lui évite sifflets et dérapages : Carla Bruni. Prudent, le couple à la mine tombée du lit a tout de même évité le pavillon des poissons pour cause de grogne des marins-pêcheurs. «Ce matin à 4 h 15, lorsqu’on est partis de la maison et quand Carla m’a dit : "Je viens avec toi", c’était quand même une journée qui commençait bien», a lancé le Président avant de quitter Rungis.

Etape suivante : RTL. Là, il s’agit toujours de parler «à la France qui se lève tôt, ne casse pas les Abribus, ne manifeste pas…», et de montrer que le Sarkozy qui s’occupe de tout est bien de retour. De fait, tout y passe pour amadouer les mécontents comme les déçus. «Quand on fait son plein, on est affolé par l’augmentation», lâche-t-il. Au fait, à quand remonte son dernier plein ?

Très en verve, Nicolas Sarkozy cherche à retrouver ce langage de vérité et de fausse proximité qui a fait son succès l’an dernier. «Ayons le courage de le dire, ça va pas s’arranger», pronostique-t-il à propos de la hausse des carburants. Et d’avancer plusieurs pistes  pour financer les aides aux professions et aux ménages les plus touchés par l’augmentation du prix du pétrole. La France du petit jour, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas la matraquer. La retraite à 63 ans et demi comme le souhaite le Medef ? Pas question : «Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français.» Mais l’allongement à quarante et une années de cotisation sera bien mis en œuvre. La politique de rigueur ? C’est niet aussi. Tout comme la hausse de la redevance télé, proposée par Jean-François Copé, chargé du dossier de la télévision publique sans publicité. Quant aux 35 heures, elles resteront bien la durée légale du temps de travail. Enfin, un cadeau aux usagers de la ligne A du RER : l’Etat mettra lourdement la main à la poche pour la rénover.

Un mot sur Fillon, son Premier ministre «bien utile» avec qui tout irait au mieux, et Nicolas Sarkozy quitte le micro avec force remerciements.

Tout cela peut-il l’aider à retrouver un semblant de popularité alors que sondage après sondage sa cote reste scotchée au plus bas ? Autrement dit : est-il encore crédible aux yeux des Français ou se lève-t-il, comme hier, aux aurores pour des prunes ? «La vie est difficile, vous savez» , a-t-il martelé hier matin. Comme un cri du cœur.

ANTOINE GUIRAL pour QUOTIDIEN Libération: mercredi 28 mai 2008
 
 

La parité professionnelle inscrite dans la Constitution

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 11:43 :: Général

 

 

    La parité professionnelle inscrite dans la Constitution contre l'avis du gouvernement  

 

 
Un amendement inscrivant ce principe a été voté, infligeant un nouveau revers au gouvernement. Malmenée pendant les débats, Rachida Dati a été interrompue par le président de l’Assemblée.
 
 
L’Assemblée a voté hier soir l’inscription dans la Constitution du principe de la parité professionnelle homme/femme, infligeant un revers au gouvernement, qui souhaitait le renvoi de cette décision à un débat ultérieur.
 
Par 126 voix contre 88, les députés ont approuvé un amendement défendu par deux députées de l’UMP, Marie-Jo Zimmermann et Claude Greff, prévoyant l’ajout dans la Constitution de la phrase suivante: «La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales».

Cet amendement, soutenu par d’autres députés UMP comme Pierre Lellouche, et toute la gauche, avait pourtant reçu l’avis défavorable de la garde des Sceaux, Rachida Dati. «La question est débattue par le comité présidé par Simone Veil» mis en place par le chef de l’Etat pour réfléchir à une modification du préambule de la Constitution. «Je vous demande de retirer l’amendement sinon le gouvernement est défavorable», a déclaré Rachida Dati, particulièrement malmenée pendant les débats.


Fait inhabituel, sur un amendement suivant, Rachida Dati a même été interrompue par le président de l’Assemblée Bernard Accoyer: «Non madame la ministre, tout le monde suit le texte depuis le début, on ne va pas reprendre dix fois les mêmes explications». Jérôme Chartier (UMP) a essayé en vain de voler au secours de la ministre sur l’amendement Zimmermann/Greff, en demandant le report de la discussion de cet amendement.
Libération.fr
 
 
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