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Ségo, le PS, ma bataille

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/05/2008 à 21:17 :: Ségolène Royal




Ségo, le PS, ma bataille









A six mois du congrès socialiste, dans un décorum digne des débats participatifs de la présidentielle, Ségolène Royal a devancé ses concurrents au poste de premier secrétaire du parti, en officialisant sa candidature. Après sa promesse, au soir du 6 mai, que l’élan qui s’est levé ne retomberait pas, parviendra-t-elle à convaincre à nouveaux les militants du PS ? 

En annonçant à plusieurs centaines de militants réunis dans le XXe arrondissement de Paris, vendredi 16 mai 2008, qu’elle "accepterait avec joie et détermination" de prendre la succession de son ex-compagnon François Hollande, si les militants partageaient ses orientations, Ségolène Royal a déclenché les hostilités au Parti socialiste.

A un peu moins de six mois du congrès - qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Reims - et à quelques jours de la sortie en librairie d’un livre publié par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, celle qui depuis son siège de présidente de Poitou-Charentes continue de travailler son image de femme d’Etat. Elle a ainsi choisi d’accélérer le tempo en multipliant les déplacements dans les fédérations socialistes ou en allant à la rencontre des ouvriers d’Arcelor-Mittal de Gandrange, toujours en grève.

Fidèle à sa méthode de démocratie participative, Ségolène Royal a décidé de poursuivre sa démarche en lançant une consultation sur Internet pour préparer le congrès de Reims. Elle y pose dix questions - "Comment produire et répartir autrement la richesse ?", "Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?" ou encore "Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?" - qui peuvent être modifiées ou complétées par les adhérents du parti.

Soutenue par vingt-cinq fédérations départementales, dont l’Aude, le Var, la Somme ou encore l’Indre-et-Loire, et lancée dans sa campagne de Solferino, elle cherche à nouer de nouvelles alliances et à conquérir les militants socialistes par son Pacte rénovateur.

Des militants - que des milliers de "ségolistes" ont déserté depuis la défaite à l’élection présidentielle - qui, selon le dernier baromètre IPSOS-Le Point, sont 40 % à souhaiter voir Ségolène Royal succéder à François Hollande, contre 52 % pour Bertrand Delanoë...

France5


En coulisses, le match Sarkozy-Fillon continue

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 20/05/2008 à 14:15 :: La France de Sarkozy

 

 

En coulisses, le match Sarkozy-Fillon continue

 

En coulisses, le match Sarkozy-Fillon continue

Face à la multiplication des couacs et à une majorité qui traîne des pieds, le président de la République a décidé de reprendre les choses en main © Christophe Petit Tesson / MAXPPP

 

Face à la multiplication des couacs et à une majorité qui traîne des pieds, Nicolas Sarkozy a décidé de reprendre les choses en main. La preuve, le président de la République vient de constituer une équipe de fidèles parmi les fidèles. Une task force composée de sept ministres de confiance : Brice Hortefeux, Nadine Morano, Laurent Wauquiez, Xavier Darcos, Éric Woerth, Luc Chatel et Xavier Bertrand. La mission de cette jeune garde qui constitue désormais le coeur de l'appareil politique du chef de l'État ? Être capable à la fois d'expliquer les réformes et de monter au créneau à la moindre attaque. Ce "conseil des ministres bis", qui s'est déjà réuni jeudi dernier, pourrait même devenir un rendez-vous hebdomadaire.

Un cercle très restreint

Signe que les temps changent, Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet, pourtant proches de Nicolas Sakozy, ont été "exclues" de cette "dream team". Tout sauf une surprise, le Premier ministre François Fillon ne fait évidemment pas partie de ce cercle restreint. Signe, s'il en fallait un, que la relation entre les deux hommes est de plus en plus tendue, pour ne pas dire carrément orageuse.

Ce changement de cap du chef de l'État passe également par une mise au pas des parlementaires. Ainsi, les petits-déjeuners hebdomadaires de la majorité, organisés traditionnellement le mardi à Matignon, auront désormais lieu à l'Élysée. Ces rendez-vous réunissent de façon informelle une quinzaine de ténors de la droite et du centre, notamment les chefs des groupes parlementaires et des partis composant la majorité. Depuis le 9 octobre, plusieurs se sont déjà ponctuellement tenus à l'Élysée. Une pratique peu conforme à la tradition de la Ve République. L'information révélée lundi par Libération a été confirmée par Matignon.

"Ça n'est pas la première fois, c'est déjà arrivé", a minimisé le ministre du Travail, Xavier Bertrand. "Ça veut dire tout simplement que le président de la République assume ses responsabilités. Ses responsabilités de chef de l'État, président de tous les Français, mais aussi celles de responsable d'une majorité politique. Je crois que, par rapport à des époques passées où on faisait les choses sans le dire, là il dit les choses au grand jour et c'est très bien comme cela", a observé le ministre mardi matin sur France Info .

"Un camouflet pour le Premier ministre" (François Hollande)


Interrogé par lepoint.fr, François Sauvadet, le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, qui participe "chaque semaine" à ces réunions, n'y voit pas autre chose que "la volonté de travailler en équipe" autour "d'un président qui assume". "Que cela se passe à Matignon ou à l'Élysée n'est pas la question. Lors de ces entretiens, nous avons des échanges très directs avec le président de la République ainsi qu'avec le Premier ministre. Partout, on parle de tensions entre eux. Moi, ce que je vois, c'est qu'à chaque réunion, Nicolas Sarkozy se tourne vers François Fillon et l'écoute. L'important, c'est que nous puissions avoir ces débats pour l'avenir de la France", estime le député centriste. "D'ailleurs, cette semaine, j'ai appris que le petit déjeuner était organisé à l'Élysée mais je n'ai pas d'information me disant qu'ils le seront désormais systématiquement", raconte-t-il.

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, ce bouleversement ne fait aucun doute : il s'agit d"un "camouflet" infligé par Nicolas Sarkozy à François Fillon. "C'est le signe que ça ne va pas fort dans la majorité, au point que le chef de l'État lui reprend ce qui était de sa prérogative", a-t-il martelé sur France 2.

Du côté de Matignon, on se borne à faire remarquer que Nicolas Sarkozy "souhaite avoir un contact hebdomadaire avec la majorité dans cette période de réformes", en précisant que "cette organisation sera valable au moins pour les prochaines semaines". "Il n'y a pas de souci", s'efforce-t-on d'affirmer dans l'entourage de François Fillon.

Par Chloé Durand-Parenti et Jamila Aridj  Le Point.fr Edition du 20/05/2008

 

 

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