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Forte mobilisation des enseignants à Paris

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 18/05/2008 à 18:57 :: La France de Sarkozy

 



Forte mobilisation des enseignants à Paris

Education nationale : plus de 20.000 manifestants à Paris

Manifestations des enseignants le 18 mars 2008 à Marseille © MICHEL GANGNE / AFP


Ils ont été 45.000 selon la FSU, à l'initiative de la manifestation, 20.000 selon la police, à manifester dimanche. Ils protestaient contre les suppressions de postes et le service minimum d'accueil. Xavier Darcos a répondu en excluant tout retrait des projets de réforme "quelle que soit la dimension des manifestations".



A cette manifestation nationale, à l'appel de la FSU, fédération majoritaire dans l'éducation, et réunissant les personnels, enseignants et administratifs de la maternelle à l'université, s'étaient joints de nombreux parents d'élèves de la FCPE ainsi que quelques lycéens. En tête de la manifestation, le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a déclaré : "on est dans un conflit où on n'a pas de réponse, il faut que le gouvernement fasse un geste pour renouer le dialogue". A ses côtés défilaient Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUI-pp, principal syndicat d'enseignants du primaire, et Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.

Les manifestants de l'Education nationale le 18 mai 2008 à Paris


A propos de l'annonce par le président Nicolas Sarkozy d'un projet de loi sur un accueil obligatoire dans les écoles en cas de grève, M. Aschieri a estimé qu'il s'agissait d'un "leurre et d'une diversion". L'objectif initial – 10 000 participants - avait été révisé à la hausse après le tollé provoqué chez les syndicats enseignants par la volonté de Nicolas Sarkozy d'imposer avant l'été par la loi le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles et l'obligation pour les enseignants grévistes de se déclarer 48 heures avant tout arrêt de travail.


Forts de ce succès, les principaux syndicats de l'éducation nationale devaient se réunir lundi pour se consulter sur la stratégie à adopter. Est d'ores et déja programmé un nouveau défilé samedi, cette fois un peu partout en France à l'appel des organisations syndicales d'enseignants mais aussi de parents d'élèves (FCPE) et de lycéens qui ont transmis le relais de la contestation à leurs anés après des semaines de défilés. Entre ces deux manifestations se situe le rendez-vous de jeudi, où les salariés sont appelés à une journée d'action contre la réforme des retraites qui prévoit le passage progressif à 41 ans de cotisation pour une retraite à taux plein.



Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a exclu, dimanche 18 mai, lors de l'émission "Le Grand Rendez-Vous" en collaboration avec Europe 1/TV5MONDE/Le Parisien-Aujourd'hui tout retrait des projets de réforme du gouvernement "quelle que soit la dimension des manifestations".

Interrogé sur sa volonté ou pas d'"assouplir, réduire ou retirer certains de (ses) projets", le ministre a répondu : "bien sûr que non".

Xavier Darcos a cependant ouvert la porte à la discussion avec les organisations syndicales."Ils recevront de ma part demain (lundi) une lettre les invitant à venir me voir sur des sujets que nous avons devant nous : la réforme du lycée, la réforme du métier d'enseignant, l'amélioration des carrières", a-t-il annoncé.

Le ministre de l'éducation a toutefois exclu toute idée de décision partagée entre syndicats et gouvernement. "Ce n'est pas de la cogestion. Je discute avec les syndicats de tout, mais je voudrais qu'on me laisse assumer pleinement les responsabilités qui sont les miennes", a-t-il souligné. Il a dit ne pas craindre une perturbation des examens, et notamment du baccalauréat à la fin de l'année scolaire.

Le monde.fr



 

"Il y aura des règles" et "des sanctions"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 18/05/2008 à 11:51 :: Général

 

      Il y'aura des règles et des sanctions 




"Les responsables ne pourront plus s'exprimer de façon désobligeante ou violente à l'égard d'autres socialistes", a lancé Ségolène Royal en réponse aux critiques exprimées par d'autres ténors du parti, hier, après l'annonce de sa candidature officielle à la présidence du PS.

Ségolène Royal, qui a annoncé vendredi soir sa candidature au poste de premier secrétaire du PS, a estimé samedi 17 mai soir sur France 2 qu'il fallait "une harmonie" entre le parti et son ou sa candidate à la présidentielle. Elle répondait ainsi aux critiques exprimées par d'autres ténors du parti après son annonce.
"Ce qui s'est passé lors de la présidentielle a prouvé qu'il fallait une harmonie entre le principal parti d'oppposition et le candidat ou la candidate", a-t-elle expliqué. "Je pense que cette harmonie est indispensable mais elle n'est pas forcément un automatisme. Tout se mérite", a-t-elle ajouté.
Concernant sa candidature à la direction du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes a affirmé que "les choses sont à la fois simples et mûrement réfléchies" et qu'elle correspondait à "l'agenda que je m'étais fixé".

"Une autre politique est possible"

Ma candidature, a-t-elle dit, "s'adresse à une conception du parti socialiste, à la prise de conscience de la situation en France. Je crois que ça va être un moment historique pour le congrès".
Elle a affirmé avoir "beaucoup appris" et "beaucoup changé aussi" depuis l'élection présidentielle. "J'ai vu ce qui avait fonctionné, ce qui n'avait pas été compris de Français", a-t-elle assuré, soulignant que "la mission historique du PS lors du prochain congrès sera de démontrer à nouveau qu'une autre politique est possible".
Interrogée sur la nécessité d'un leader au PS, elle a répondu : "c'est en tout cas ce que les militants m'ont dit et disent aujourd'hui dans le PS. C'est pour cela que je veux leur répondre en toute clarté".
"La question centrale qui va se poser c'est (...) quels sont les droits et les devoirs qu'il faut redéfinir (pour) que chacun puisse rêver à un avenir meilleur. Le rôle de la politique et des socialistes, c'est de dire à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant qu'il peut avoir un espoir d'un avenir meilleur", a poursuivi Ségolène Royal.

"Il y aura des sanctions"

A propos des critiques qui ont suivi l'annonce de sa candidature, l'ancienne candidate a affirmé que "si un jour je suis à la tête du PS, les responsables ne pourront plus s'exprimer de façon désobligeante ou violente à l'égard d'autres socialistes".
"Il y aura des règles qui seront appliquées, il y aura des droits et des devoirs, il y aura des sanctions. Parce que je pense que nous avons une responsabilité commune de construire un parti fort, un parti uni, un parti où on se respecte. Les militants attendent d'être respectés et c'est le sens de ma démarche", a-t-elle poursuivi.
Elle a assuré qu'elle n'avait "pas d'ennemi dans le PS". "La guerre des chefs, les militants n'en veulent pas et il n'y en aura pas. Vous n'entendrez jamais dans ma bouche une quelconque parole désobligeante", a-t-elle déclaré.

NOUVELOBS.COM | 18.05.2008






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