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« Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle. »
Ségolène Royal
Hier, Ségolène Royal a passé sa soirée dans les travées du festival angoumoisin. Elle a tenu à rappeler la richesse des métissages culturels.
Le public métissé du festival angoumoisin lui a réservé une haie d'honneur. Guidée par Christian Mousset, le directeur de Musiques métisses, Ségolène Royal, s'est fondu, hier, avec un plaisir évident au coeur du village temporaire, sur l'île de Bourgines.
Toute la gauche angoumoisine, encore grisée de son succès de mars, l'entoure. Les festivaliers l'arrêtent pour une poignée de main, une bise, une photo souvenir. « C'est vraiment de la folie, s'exclame Christian Mousset, au milieu de la sympathique cohue. C'est la troisième fois que Ségolène vient au festival. Il y a toujours eu une certaine effervescence. Mais quand même pas comme aujourd'hui. » La présidente de la Région s'arrête un court instant devant les stands d'Aides ou de Médecins du monde, écoute avec attention la performance de l'ensemble Kalimba, la battucada du conservatoire Gabriel-Fauré, admire les tatouages au henné sur les mains des jeunes filles. Et répond à toutes les sollicitations. Ségolène Royal est ici en territoire ami, parfaitement à l'aise à côté de gens soucieux de s'ouvrir sur les cultures d'ailleurs.
Elle commence par saluer le retour à Bourgines, « l'énergie qui se dégage du festival », sans éluder les bâtons dans les roues qu'elle n'accepte pas : « l'organisation a eu du mal à obtenir des visas pour certains artistes. C'est proprement insupportable. »
« Je suis africaine, née à Dakar », se plaît-elle à rappeler, avant de souligner la nécessité d'un certain métissage culturel. « L'identité française est née du mélange. Si on nie ce mélange, si on exclut l'autre, alors on crée du communautarisme, on affaiblit la France. Plus on est conscient de la richesse des cultures qui composent notre pays, plus on est à même de défendre l'identité de la République. Faire le contraire, c'est laisser le champ libre à la violence, au repli, aux intégrismes, à l'exploitation de l'ignorance. »
Ségolène prend le temps de poser ses arguments. Comme pour éviter d'être mal interprétée. Autour, les hochements de tête vont dans le sens de la présidente de la Région. On sent que le soufflé de la campagne présidentielle, un an après l'échéance, n'est pas encore retombé.
Hier soir, Ségolène Royal a terminé sa soirée avec Philippe Lavaud, le nouveau maire, qui vivait là son premier festival de la mandature. Au programme de la tête de proue socialiste, une soirée spéciale filles. Avec Asa, Rokia Traoré et Susheela Raman. Trois femmes au caractère trempé qui croient au mélange des cultures, sans se défaire de leurs racines. La présidente a dû apprécier.
Sudouest.com



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Le New York Times lâche Clinton
Après les primaires en Indiana et en Caroline du Nord, le ton a changé dans la presse américaine. Barack Obama est désormais vu comme le candidat d'office et le plus sérieux pour représenter le Parti démocrate, comme l'affirme The New York Times.
On entend partout que Hillary Clinton ne remportera pas l'investiture démocrate et qu'elle devrait se retirer de la course. Nous sommes convaincus qu'elle a parfaitement le droit de rester dans la course et d'affronter Barack Obama aussi longtemps qu'elle le souhaite et qu'elle en a les moyens. C'est le fondement du processus démocratique. Mais nous sommes également intimement persuadés que Mme Clinton ferait une énorme erreur – pour elle-même, pour son parti et pour le pays – si elle s'entêtait à poursuivre cette campagne agressive chargée de sous-entendus racistes.
Après huit années catastrophiques sous la présidence de George W. Bush, les Etats-Unis ont besoin d'une rupture. Et pour l'instant, le sénateur John McCain nous prépare un Bush II : une guerre sans fin en Irak, des réductions d'impôts pour les riches alors que la classe moyenne peine à joindre les deux bouts, des tribunaux assaillis par des activistes de droite bien décidés à défaire les avancées obtenues en matière de droits et de libertés civiles et d'autres domaines d'une importance vitale.
Le Parti démocrate doit présenter le candidat le plus efficace et le plus charismatique possible. Et ce n'est pas en multipliant les publicités désobligeantes et les querelles stériles qu'il risque d'atteindre cet objectif.
Il y a encore beaucoup de sujets que les sénateurs Clinton et Obama doivent aborder ces prochaines semaines. Pour commencer, qu'ils nous expliquent comment ils comptent sortir le pays de cette guerre désastreuse menée par le président Bush en Irak. Un débat consistant sur la santé et la crise du crédit immobilier permettrait également de rappeler à tous les électeurs américains le véritable enjeu de ces élections. Le futur candidat serait ainsi mieux préparé pour les joutes oratoires de cet automne.
Nous avons soutenu Mme Clinton et nous savons qu'elle a beaucoup de choses à apporter. Mais, au lieu de nous faire part de ses grandes idées, Mme Clinton préfère confier à USA Today
Oui, c'est une tendance – et une tendance qui n'a rien de nouveau et qui est des plus sordides. C'est à Mme Clinton d'y mettre fin si elle espère avoir la moindre chance de remporter l'investiture démocrate ou de préserver son intégrité et son influence en cas de défaite, qu'elle serait une meilleure candidate parce qu'un récent sondage a montré que "la cote de popularité du sénateur Obama chez les Américains blancs qui travaillent, qui travaillent dur, chutait de nouveau". Et elle a ajouté : "C'est une tendance qui s'installe."
Editorial The New York Times Et justement
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| Democratic presidential hopeful, Sen. Barack Obama, D-Ill., speaks at a town hall-style meeting in Bend, Ore., Saturday, May 10, 2008. (AP Photo/Jae C. Hong)
Superdélégués: Obama passe devant Clinton pour la première fois Barack Obama a dépassé Hillary Clinton par le nombre de soutiens de superdélégués pour la première fois depuis le début de la campagne pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, selon un décompte établi samedi par l'Associated Press. Quatre superdélégués supplémentaires se sont ralliés à Barack Obama, dont deux superdélégués des Iles Vierges qui soutenaient jusqu'à présent Hillary Clinton. Les deux autres superdélégués déclarés représentent les Etats de l'Ohio et de l'Utah. Alors qu'Hillary Clinton avait commencé la saison des primaires et caucus avec 169 superdélégués dans son camp contre 63 dans celui d'en face, Barack Obama affiche désormais un score de 275 superdélégués, contre 272,5 à sa rivale. AP | 10.05.2008 | 22:10
Alors
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