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Cacophonie autour de la hausse de la redevance télévisuelle (mis à jour)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 17:15 :: La France de Sarkozy

 


 

 


 

Or la commission pour la nouvelle télévision publique présidée par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a présenté le 21 mai trois scénarios "ni exclusifs ni définitifs" pour assurer le financement de France Télévisions.

Parmi les pistes proposées, celle qui a fait la quasi-unanimité des membres de la commission composée de professionnels de l'audiovisuel et de parlementaires est une augmentation de la redevance (actuellement de 116 euros par an) indexée sur le coût de la vie ou élargie à une assiette plus équitable et proportionnelle aux revenus. Seul M. Copé, qui trouve cet impôt "injuste", privilégie les deux autres pistes : l'instauration d'une taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs de téléphonie et des opérateurs d'accès à Internet et une taxe d'environ 0,55 % sur l'électronique grand public.

"Il n'y a pas de couac entre l'Elysée et la commission, a déclaré au Monde M. Copé. Nicolas Sarkozy a toujours dit, y compris lors de la campagne électorale, qu'il était opposé à une augmentation de la redevance. La proposition de la commission n'est qu'une piste parmi d'autres et nous continuons à travailler."

 

La déclaration du chef de l'Etat a semé un grand trouble au sein de la commission. Quatre membres PS de l'instance, les députés Patrick Bloche, Didier Mathus et Michel Françaix, et le sénateur David Assouline, ont décidé mercredi de claquer la porte.

«Nous protestons contre l'annonce de Nicolas Sarkozy mardi sur RTL, explique Didier Mathus. Il a saccagé un travail minutieux d'écoute en enterrant d'un revers de main l'option d'une petite hausse de la redevance. Il y a de quoi s'inquiéter pour l'avenir du service public. On ne voit pas où on trouvera les recettes perdues de la publicité » (environ 800 millions d'euros ndlr.).

Les démissionnaires comptent tout de même se présenter mercredi à une ultime réunion. «Nous voulons expliquer notre geste aux membres du groupe, en particulier les professionnels de l'audiovisuel, détaille Patrick Bloche. On n'abandonnera pas les 11 000 salariés de France Télévisions pour le plaisir d'un coup d'éclat». Le président Copé a beau dire au Monde daté de jeudi que sa Commission poursuit le travail, le dossier de la fin de la pub sur France Télévisions s'est encore plus envenimé.

 

Du côté des professionnels de l'audiovisuel, on reste prudent. "C'est une demi-surprise", dit la productrice Simone Hariri, vice-présidente de l'atelier "modèle économique. "Mais nous allons continuer à nous battre pour cette solution et par ailleurs personne n'est contre de faire payer les nouveaux riches de l'audiovisuel", dit-elle, en faisant allusion aux nouveaux opérateurs des télécommunications qui, en 2007, ont réalisé un chiffre d'affaires de 42 milliards d'euros avec une marge de 20 %.

Les producteurs de l'audiovisuel craignent que si les opérateurs de télécommunications et les chaînes privées "financent" le service public via des taxes, ces derniers exigent en contrepartie une remise en cause des obligations à la création.

 

"Pour l'instant, la meilleure solution est de rester au sein de la commission, car le travail que nous avons fait depuis trois mois est excellent", poursuit Hervé Chabalier, PDG de l'agence Capa, qui rappelle que 80 % du financement du service public provient de la redevance audiovisuelle.

 

Mercredi matin, lors d'une réunion plénière, plusieurs professionnels devaient demander à M. Copé de remettre au centre des débats la piste de l'augmentation de la redevance. "Si, au minimum, nous n'arrivons à faire passer l'indexation de la redevance sur le coût de la vie, on signe la mort du service public", indique un professionnel qui souhaiterait même un rattrapage sur cinq ans.

"Rien n'empêche que cette piste de la redevance soit consignée dans le rapport final, car l'important pour la commission est de proposer des solutions pour trouver des recettes. Après, ce sera aux parlementaires de décider", dit M. Copé.

 

Mardi, l'inquiétude est montée d'un cran à France Télévisions, où l'on craint toujours un démantèlement de l'entreprise. L'intersyndicale de l'audiovisuel public a d'ores et déjà appelé à un arrêt de travail de 24 heures le 18 juin - soit une semaine avant la remise du rapport final de la commission Copé au président de la République -, pour "sauver le service public audiovisuel" et "défendre le pluralisme de l'information". Un appel à la grève auquel se joindront les salariés de Radio France, Radio France Internationale (RFI) et ceux de l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

"En refusant une augmentation de la redevance, Sarkozy assassine le service public pour faire plaisir aux groupes privés TF1, M6 et Bolloré", dit Jean-François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale.

Les syndicats craignent que la loi instaurant la taxation des opérateurs de télécommunications et des chaînes privées ne soit repoussée par la Commission européenne. "Dans ce cas-là, la commission Copé n'aura été qu'un écran de fumée pour démanteler le service public en s'abritant derrière les décisions de Bruxelles et nous nous retrouverons sans aucun financement pérenne et à hauteur des missions de l'audiovisuel public", dit M. Téaldi.

Daniel Psenny pour LE MONDE | 28.05.08 |
 


67% des Français insatisfaits de la politique économique

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 12:35 :: Général

 

 


 

67% des Français insatisfaits de la politique économique

 

Près de sept Français sur dix (67%), contre 60% le mois dernier, jugent mauvaise la politique économique du gouvernement, selon un sondage.

A l'opposé, 28% (33% en avril) des sondés estiment que la politique économique actuellement menée est bonne, selon ce sondage BVA pour France-Inter et "Les Echos".

-sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Source : AP

 

 

Nicolas Sarkozy en promo chez les lève-tôt

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 11:50 :: La France de Sarkozy

 

Nicolas Sarkozy en promo chez les lève-tôt
 
 
Le président furet est de retour. Comme dans la chanson : «Il est passé par ici, il repassera par là… Il court, il court…» Hier matin, au petit jour, Nicolas Sarkozy est donc passé par les halles de Rungis (Val-de-Marne), puis a enchaîné, à 7 h 30, avec les studios parisiens de RTL pour une causerie à sa chère «France qui se lève tôt».

Pour déambuler au milieu des fromages, pièces de bœuf et autres fleurs, le chef de l’Etat s’était adjoint les services de celle qui capte les regards et lui évite sifflets et dérapages : Carla Bruni. Prudent, le couple à la mine tombée du lit a tout de même évité le pavillon des poissons pour cause de grogne des marins-pêcheurs. «Ce matin à 4 h 15, lorsqu’on est partis de la maison et quand Carla m’a dit : "Je viens avec toi", c’était quand même une journée qui commençait bien», a lancé le Président avant de quitter Rungis.

Etape suivante : RTL. Là, il s’agit toujours de parler «à la France qui se lève tôt, ne casse pas les Abribus, ne manifeste pas…», et de montrer que le Sarkozy qui s’occupe de tout est bien de retour. De fait, tout y passe pour amadouer les mécontents comme les déçus. «Quand on fait son plein, on est affolé par l’augmentation», lâche-t-il. Au fait, à quand remonte son dernier plein ?

Très en verve, Nicolas Sarkozy cherche à retrouver ce langage de vérité et de fausse proximité qui a fait son succès l’an dernier. «Ayons le courage de le dire, ça va pas s’arranger», pronostique-t-il à propos de la hausse des carburants. Et d’avancer plusieurs pistes  pour financer les aides aux professions et aux ménages les plus touchés par l’augmentation du prix du pétrole. La France du petit jour, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas la matraquer. La retraite à 63 ans et demi comme le souhaite le Medef ? Pas question : «Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français.» Mais l’allongement à quarante et une années de cotisation sera bien mis en œuvre. La politique de rigueur ? C’est niet aussi. Tout comme la hausse de la redevance télé, proposée par Jean-François Copé, chargé du dossier de la télévision publique sans publicité. Quant aux 35 heures, elles resteront bien la durée légale du temps de travail. Enfin, un cadeau aux usagers de la ligne A du RER : l’Etat mettra lourdement la main à la poche pour la rénover.

Un mot sur Fillon, son Premier ministre «bien utile» avec qui tout irait au mieux, et Nicolas Sarkozy quitte le micro avec force remerciements.

Tout cela peut-il l’aider à retrouver un semblant de popularité alors que sondage après sondage sa cote reste scotchée au plus bas ? Autrement dit : est-il encore crédible aux yeux des Français ou se lève-t-il, comme hier, aux aurores pour des prunes ? «La vie est difficile, vous savez» , a-t-il martelé hier matin. Comme un cri du cœur.

ANTOINE GUIRAL pour QUOTIDIEN Libération: mercredi 28 mai 2008
 
 

La parité professionnelle inscrite dans la Constitution

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 28/05/2008 à 11:43 :: Général

 

 

    La parité professionnelle inscrite dans la Constitution contre l'avis du gouvernement  

 

 
Un amendement inscrivant ce principe a été voté, infligeant un nouveau revers au gouvernement. Malmenée pendant les débats, Rachida Dati a été interrompue par le président de l’Assemblée.
 
 
L’Assemblée a voté hier soir l’inscription dans la Constitution du principe de la parité professionnelle homme/femme, infligeant un revers au gouvernement, qui souhaitait le renvoi de cette décision à un débat ultérieur.
 
Par 126 voix contre 88, les députés ont approuvé un amendement défendu par deux députées de l’UMP, Marie-Jo Zimmermann et Claude Greff, prévoyant l’ajout dans la Constitution de la phrase suivante: «La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales».

Cet amendement, soutenu par d’autres députés UMP comme Pierre Lellouche, et toute la gauche, avait pourtant reçu l’avis défavorable de la garde des Sceaux, Rachida Dati. «La question est débattue par le comité présidé par Simone Veil» mis en place par le chef de l’Etat pour réfléchir à une modification du préambule de la Constitution. «Je vous demande de retirer l’amendement sinon le gouvernement est défavorable», a déclaré Rachida Dati, particulièrement malmenée pendant les débats.


Fait inhabituel, sur un amendement suivant, Rachida Dati a même été interrompue par le président de l’Assemblée Bernard Accoyer: «Non madame la ministre, tout le monde suit le texte depuis le début, on ne va pas reprendre dix fois les mêmes explications». Jérôme Chartier (UMP) a essayé en vain de voler au secours de la ministre sur l’amendement Zimmermann/Greff, en demandant le report de la discussion de cet amendement.
Libération.fr
 
 

Pour ceux qui s'attendaient à un nouveau Sarkozy, eh bien, ils sont servis

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 27/05/2008 à 9:15 :: La France de Sarkozy

 



Sarkozy : J'avais envie de parler à la France qui se lève tôt (...), aux personnes qui vont travailler, qui ne casse pas les abris-bus, qui ne manifestent pas et pourtant qui ont autant de problèmes que les autres


Nicolas Sarkozy a commencé sa journée de mardi aux aurores. Accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le chef de l'État s'est rendu à 5 h 30 du matin à Rungis pour rencontrer les professionnels du Marché d'intérêt national. Pavillon des viandes, des fromages, des fleurs, le président de la République est allé d'étal en étal pour saluer la France qui travaille et qui se lève tôt. À l'issue de sa visite, Nicolas Sarkozy a pris la direction des studios de RTL pour être interrogé de 7 h 30 à 8 h 30 sur les thèmes de la vie quotidienne des Français, le pouvoir d'achat, le prix du pétrole, les transports, les retraites, les 35 heures et la réforme des institutions.


Pouvoir d'achat : "La vie est plus chère en France qu'ailleurs"
"J'avais envie de parler à la France qui se lève tôt (...), aux personnes qui vont travailler, qui ne casse pas les abris-bus, qui ne manifestent pas et pourtant qui ont autant de problèmes que les autres. La vie est trop chère, la vie est plus chère en France qu'ailleurs en Europe, ça ne sert à rien de nier cette évidence. Luc Chatel et Christine Lagarde vont défendre dans quelques heures le projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME) qui prévoit notamment trois choses : la possibilité pour les fournisseurs et les distributeurs de négocier leurs tarifs, l'instauration de plus de concurrence entre les grandes surfaces et la création d'une seule entité unique pour garantir la concurrence."

Et Nicolas Sarkozy d'enchainer sur l'UE : "Je veux faire bouger la règle européenne. Je veux une fiscalité à 5,5 % pour tous les immeubles à haute qualité environnementale ainsi que pour la restauration et les disques et sur les vidéos. Il n'y a aucune raison que pour les livres la TVA soit à 5,5 % et pas pour les disques qui sont un bien culturel aussi. C'est une réponse à moyen terme".


"Je veux mettre le paquet sur les énergies renouvelables"
Interrogé sur l'augmentation du prix des carburants, Nicolas Sarkozy reconnaît que "quand on fait son plein, on est affolé par l'augmentation des prix. Le pétrole a quasiment triplé, c'est en voie de quadrupler. (...) Ayons le courage de dire aux Français que ça ne va pas d'arranger. La demande est de plus en plus forte et l'offre n'augmente pas". Pour y faire face Nicolas Sarkozy propose trois réponses : "je veux mettre le paquet sur les énergies renouvelables, je veux faire pour les énergies renouvelables ce que de Gaulle avait fait pour l'énergie nucléaire. Il y a aussi les économies d'énergies c'est tout ce qu'on a fait avec Jean-Louis Borloo. Je vais me battre à Bruxelles pour qu'il y est une fiscalité à 5 % pour tous les produits propres".


"Il n'y aura pas de politique de rigueur"

Nicolas Sarkozy ne fait pas de mystère sur ses intentions. "Je souhaite maîtriser les dépenses pour que chaque centime d'euro soit bien utilisé et en même temps que dans la colonne des recettes cela augmente. Il n'y aura pas de politique de rigueur : non pasc pour des raisons idéologiques car cela échoue. (...) Des gens très brillants et très honnêtes et très compétents s'y sont essayés bien avant moi. M. Barre a fait pendant cinq ans une politique qui a été communément décrite comme une politique de rigueur. Les Français attendent de moi des résultats et pas une politique au jour le jour. Ça ne m'amuse pas de dire aux français de cotiser 41 ans mais ces réformes doivent être faites".


"Mon travail, c'est le plein emploi, pas de gérer le chômage"

Nicolas Sarkozy a de nouveau vanté "la réforme que nous allons faire sur les chômeurs". "Le chômage va continuer de baisser. On est à 7,5 % (de chômeurs) (...) Mon travail, c'est le plein emploi, pas de gérer le chômage. Il faut indemniser ceux qui n'ont pas d'emploi mais ceux qui n'ont pas d'emploi doivent accepter l'emploi qu'on leur propose, sinon ils seront sanctionnés (NDLR, après deux refus) ou alors c'est injuste à l'endroit de celui qui travaille", a-t-il dit. Avant d'expliquer : "Je comprends les attentes, je suis le réceptacle de toutes ces attentes. J'espère que vous voyez qu'on est en train de faire bouger la France, de faire changer la France pour que chacun ait un emploi".


"Ce qu'on a fait commence à porter ses fruits"
Nicolas Sarkozy s'est montré optimiste face à la situation économique internationale en mettant l'accent sur ses résultats enregistrés par la France. "Depuis 13 mois que je suis à l'Elysée, le prix du pétrole a doublé et en plus on a la crise des subprimes. (...) Mais ce qu'on a fait commence à porter ses fruits, puisque la croissance est de 2,2 % et de 0,64 % pour le premier trimestre. (...) La baisse du chômage va continuer", selon le chef de l'Etat.


"Il y aura toujours une durée hebdomadaire du travail en France de 35 heures"
Questionné sur la possibilité de rétablir l'équilibre des finances publiques dans un contexte tourmenté, le président de la République met l'accent sur le travail : "la cohérence du tout c'est d'augmenter la production de richesse. Je suis partisan de maintenir une durée hebdomadaire du travail. Il y aura toujours une durée hebdo du travail en France à 35 heures. En revanche, je souhaite faire sauter tous les verrous qui empêchaient les Français de travailler. Je veux augmenter la recette, la richesse, le travail sur la base de la liberté de choix. Prenant l'exemple du de l'activité touristique Nicolas Sarkozy demande : "Est ce que c'est normal que les touristes étant là le dimanche, les magasins soient fermés le dimanche ?"


"Consacrer les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers à un fonds d'aide"
"Je veux consacrer les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers à un fonds pour venir en aide aux Français les plus touchés par la hausse du pétrole. Ces recettes supplémentaires comprises entre 150 à 170 millions d'euros par trimestre seront affectées à ce fonds à partir d'un certain niveau dont nous allons débattre au sein du gouvernement. Je veux poser à nos partenaires européens la question : si le prix du pétrole continue à augmenter, est-ce qu'on ne doit pas suspendre la fiscalité pour sa part TVA sur le prix du pétrole?".

Retraites : "le passage à 41 annuités de cotisation est non négociable"

Nicolas Sarkozy s'oppose à la proposition de la présidente du Medef. "Laurence Parisot a le droit de demander de différer l'âge de la retraite à 63 ans et demi. Elle a le droit de dire ça. Mais je ne le ferai pas. Je ne l'ai pas proposé pendant la campagne présidentielle donc je ne le ferai pas. Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français. Je mets en oeuvre tout ce que j'ai promis. Le passage à 41 annuités de cotisation est non négociable".

Le point.fr

 


Pour Jimmy Carter, Hillary Clinton devra se retirer après la dernière primaire

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/05/2008 à 17:52 :: Général

 


Pour Jimmy Carter, Hillary Clinton devra se retirer après la dernière primaire

     

 

L'ancien président américain Jimmy Carter a dit dimanche qu'il s'attendait à ce que les "super délégués" démocrates se prononcent en juin pour désigner le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine et qu'Hillary Clinton devrait alors se retirer.

Dans un entretien avec la chaîne britannique Sky News, M. Carter a déclaré qu'il ne pensait pas que Mme Clinton aidait la cause démocrate en restant dans la course à la désignation.

"Je ne pense pas, non. Mais bien entendu, elle a parfaitement le droit d'agir ainsi", a-t-il dit. "Je suis un +super délégué+ (...). Je pense que beaucoup d'entre nous annonceront leur décision très rapidement, après la dernière primaire le 3 juin."

"Je ne me suis pas encore prononcé publiquement, mais je pense qu'à ce moment-là, il sera temps pour elle d'abandonner", a ajouté M. Carter, qui fut président des Etats-Unis de 1977 à 1981.





Le monde du tout est possible: Affligeant (mis à jour)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 24/05/2008 à 7:08 :: Elections Américaines




Hillary Clinton se tire dans le pied

Que veut Hillary Clinton?

Tout peut arriver. Depuis plusieurs semaines, Hillary Clinton répète cette lapalissade pour justifier son maintien dans la course à l’investiture démocrate. Vendredi, la prétendante démocrate est allée au bout de sa logique en évoquant le spectre de l’assassinat politique.

«Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en Californie en juin», a-t-elle déclaré devant les membres de l’équipe éditoriale d’un journal de Sioux Falls, dans le Dakota-du-Sud, un des deux États qui tiendront des primaires le 3 juin, les dernières.

L’Argus Leader diffusait cette rencontre en direct sur l’internet. Un journaliste du New York Post, qui n’était même pas au Dakota-du-Sud, a aussitôt publié sur le site de son journal la déclaration de la sénatrice Clinton, qui a semé l’émoi.

Que veut Hillary Clinton? Mercredi, au lendemain des primaires du Kentucky et de l’Oregon, la question était sur les lèvres de tous ceux qui s’intéressent à la campagne présidentielle américaine. Elle donne aujourd’hui un frisson dans le dos.

Voici ce que Michael Goodwin, chroniqueur respecté du Daily News de New York, a écrit sur la «gaffe monumentale» d’Hillary Clinton: «Nous avons vu une radiographie d’une âme très sombre. Une âme dévorée par une ambition crue où l’assassinat possible d’un adversaire peut être évoqué à des fins stratégiques. Sinon, pourquoi le meurtre est-il entré dans son esprit?»

Hillary Clinton s’est défendue en disant qu’elle avait passé les derniers jours à penser aux Kennedy, dynastie politique dont le patriarche vient d’apprendre qu’il souffre d’un cancer au cerveau. Aussi était-il normal, suivant la logique de la sénatrice, qu’elle mentionne l’assassinat de Robert Kennedy.

Cette défense ne tient pas debout. Hillary Clinton, la plus disciplinée des candidats, a fait la même déclaration au magazine Time en mars dernier, après qu’Edward Kennedy eut donné son appui à Barack Obama, sur lequel pèsent des menaces de mort.

Son autre défense n’est guère plus convaincante. Selon ses propres dires, Hillary Clinton est revenue sur l’assassinat de Robert Kennedy pour rappeler que les courses à l’investiture démocrate se sont souvent prolongées jusqu’en juin. Le frère de John Kennedy a été tué le 5 juin 1968 à Los Angeles après avoir remporté la primaire de la Californie.

Que veut Hillary Clinton? Il reviendrait à un auteur digne de Shakespeare d’aller au fond de cette âme compliquée qui fait face au plus grand échec de sa vie. En attendant, on peut penser qu’à la surprise de l’ex-première dame des États-Unis se mêle une vive amertume. Comment expliquer autrement l’aveuglement qui lui a fait comparer cette semaine les résultats invalidés des primaires de la Floride et du Michigan à l’élection présidentielle du Zimbabwe?

La Floride et le Michigan font aussi partie des arguments invoqués par Hillary Clinton pour justifier son refus de quitter la course. La sénatrice de New York a remporté la victoire dans ces deux États qui ont enfreint les règles du Parti démocrate en devançant la date de leurs primaires. Elle veut aujourd’hui que le parti change ses règles et tienne compte des votes et des délégués des deux États rebelles.

Si ces résultats étaient reconnus, Hillary Clinton pourrait devancer Barack Obama sur le plan des votes, surtout si elle remporte une large victoire à l’occasion de la primaire de Porto Rico, le 1er juin. Elle continuerait cependant à tirer de l’arrière sur son rival au chapitre des délégués, la mesure déterminante.

Que veut Hillary Clinton? Cette semaine, elle a comparé son combat pour la reconnaissance des votes de Floride et du Michigan à celui des abolitionnistes et des suffragettes, faisant preuve d’un «cynisme époustouflant», selon Josh Marshall, éditeur du site Talking Points Memo et blogueur respecté. Marshall, comme d’autres critiques d’Hillary Clinton, soupçonne la sénatrice de se positionner pour pouvoir dire qu’on lui a volé la nomination démocrate.

Que veut Hillary Clinton? Des membres de son entourage, dont son mari, exercent des pressions pour que Barack Obama fasse d’elle sa colistière. Ses déclarations des derniers jours donnent à penser que le poste ne l’intéresse pas.

Son amertume est compréhensible. Hillary Clinton a remporté presque la moitié des votes et des délégués au cours de la course à l’investiture. Sa popularité ne fait aucun doute auprès des femmes et des Blancs de la classe ouvrière, deux électorats importants pour les démocrates.

Et pourtant, Barack Obama remportera l’investiture démocrate, à moins d’un malheur.

Richard Hétu de Cyberpresse




Obama est indulgent



Photo AP

En déplacement à Porto Rico, le sénateur de l'Illinois a semblé disposé à excuser Mme Clinton pour ce "lapsus freudien" qu'il a mis sur le compte d'une longue campagne.

«Je sais que, quand on fait campagne depuis autant de mois que la sénatrice Clinton et moi, on se montre parfois inattentif dans ses déclarations, et je pense que c'est ce qui s'est passé dans le cas présent. La sénatrice Clinton dit qu'elle n'avait pas l'intention d'être offensante et je la crois sur parole pour cela», a déclaré M. Obama à la radio portoricaine «Radio Isla Puerto Rico».


Le "mince espoir" de Clinton


Barack Obama a accusé samedi sa rivale Hillary Clinton d'attiser la controverse sur la primaire de Floride, y voyant, a-t-il dit, son ultime chance d'être désignée candidate à l'élection présidentielle de novembre. La sénatrice de New York milite pour la réintégration des délégués élus dans ces deux Etats (dont les résultats avaient été invalidés à l'avance par les instances nationales du parti) et a de nouveau soulevé la question lors d'un déplacement en Floride cette semaine. "L'équipe de campagne de Clinton attise cettte histoire pour des raisons passablement transparentes", a déclaré Obama aux journalistes l'accompagnant dans l'avion qui le ramenait de Porto Rico. "Ne prétendons pas que nous ignorons ce qui se passe. Je veux dire que c'est, dans leur perspective, leur dernier et mince espoir d'expliquer comment ils peuvent gagner, et je comprends cela", a-t-il ajouté.



Hillary Clinton à la une


Saturday, May 24

Michael Goodwin, chroniqueur du Daily News de New York, estime ici qu’Hillary Clinton n’a plus aucune chance de faire partie du ticket démocrate à la suite de sa déclaration sur l’assassinat de Robert Kennedy.

Robert Kennedy Jr., fils du politicien assassiné et supporteur d’Hillary Clinton, ne se formalise de la déclaration de la candidate, comme on peut le lire dans cet article publié à la une du New York Times. Je le cite dans le texte :


 Je vous laisse pour le moment sur une autre une, celle du New York Post, le premier organe de presse à publier sur son site internet un article sur la gaffe de Clinton :



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Hillary Clinton a semé l’émoi hier en évoquant l’assassinat de Robert Kennedy pour tenter de justifier sa décision de rester dans la course contre Barack Obama, dont la victoire à l’investiture démocrate est une quasi-certitude.

«Mon mari n’a pas décroché l’investiture de 1992 avant d’avoir remporté la primaire de la Californie vers le milieu de juin, n’est-ce pas? Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin en Californie», a déclaré la sénatrice, lors d’une rencontre avec l’équipe éditoriale d’un journal de Sioux Falls, dans le Dakota-du-Sud, un des deux États qui tiendront des primaires le 3 juin.

Robert Kennedy, frère cadet de John Kennedy, a été tué le 5 juin 1968 après avoir gagné la primaire démocrate de la Californie. Personne ne peut croire que la sénatrice de New York souhaite le même sort à Barack Obama, mais sa déclaration a suscité l’indignation dans le camp de son adversaire.

«La déclaration de la sénatrice Clinton devant l’équipe éditoriale de l’Argus-Leader est malheureuse et n’a pas sa place dans cette campagne», a déclaré le porte-parole de la campagne de Barack Obama dans un communiqué.

Depuis un an, le sénateur de l’Illinois, qui pourrait devenir le premier président noir, a reçu des menaces de mort. Il est protégé par des agents des Services secrets.

Madame Clinton n’en est pas à une déclaration controversée près en cette fin de course à l’investiture démocrate. Avant-hier, elle a comparé les primaires invalidées du Michigan et de la Floride à l’élection présidentielle du Zimbabwe.

La sénatrice Clinton a tenté de faire amende honorable en fin d’après-midi. «Plus tôt dans la journée, j’ai évoqué l’histoire des primaires démocrates et, au cours de cette discussion, j’ai mentionné les campagnes que mon mari et le sénateur Kennedy ont livrées en Californie en juin 1992 et 1968. Je l’ai fait pour expliquer que nous avons tenu par le passé des primaires en juin. C’est un fait historique. Je regrette d’avoir offensé quiconque avec cette référence à un événement qui a traumatisé la nation en entier et la famille Kennedy en particulier. Ce n’était pas mon intention.»

Des excuses pour la famille Kennedy, et pas pour celle d'Obama!!!!!!!!! CURIEUX!

Pas la première fois

Cependant, le magazine Time a rappelé sur son site internet que la sénatrice de New York a tenu à peu près les mêmes propos lors d’un entretien publié par l’hebdomadaire le 6 mars dernier. Interrogée alors pour savoir si des primaires trop longues n’allaient pas nuire au parti démocrate, Mme Clinton avait répondu : « Nous nous souvenons tous de cette grande tragédie quand Bobby Kennedy a été assassiné. Mon mari n’avait pas décroché l’investiture en 1992 jusqu’en juin. Avoir une course à l’investiture qui dure jusqu’à juin n’a rien de particulièrement inhabituel ».


Avant de faire sa déclaration controversée, Hillary Clinton s’était plainte du traitement qu’on lui fait subir depuis le début de la course à l’investiture démocrate.

Cette nouvelle controverse survient à la fin d’une semaine où des membres de l’entourage d’Hillary Clinton, dont son mari Bill, ont fait monter la pression pour forcer Barack Obama à choisir sa rivale comme candidate à la vice-présidence.

L’ancien président «en parle beaucoup, ne se cachant pas pour dire que ce ticket servirait Barack Obama», a déclaré George Stephanopoulos, ancien conseiller de Bill Clinton, sur la chaîne ABC hier matin.

Selon ABC et le New York Times, l’ancien président estime que sa femme a mérité une place au sein du ticket démocrate, ayant remporté la victoire dans plusieurs États clés, dont l’Ohio et la Pennsylvanie. C’est aussi l’avis d’un important donateur de la sénatrice, Hassan Nemazee, qui prédit au sénateur de l’Illinois des jours sombres s’il ne choisit pas Hillary Clinton comme colistière.

La chaîne CNN a pour sa part affirmé que l’équipe de la sénatrice de New York avait engagé des pourparlers avec le camp Obama afin de mettre un terme à la course à l’investiture démocrate. Divers scénarios seraient envisagés, dont l’un assurerait le poste de colistière à Hillary Clinton, selon CNN.

La sénatrice de New York a démenti cette histoire lors de sa rencontre avec l’équipe éditoriale de l’Argus-Leader.

«C’est totalement faux, a-t-elle déclaré. Ce n’est pas quelque chose que j’envisage.»

Et ce n’est pas un scénario que le camp Obama encourage.

«Nous n’avons engagé aucuns pourparlers avec Clinton au sujet de la vice-présidence», a déclaré David Axelrod, stratège principal de Barack Obama.

La déclaration de la sénatrice Clinton sur Robert Kennedy pourrait tuer pour de bon l’idée d’un ticket Obama-Clinton.
Cyberpresse


 



Pêche: Ségolène Royal demande un engagement écrit à Michel Barnier

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 23/05/2008 à 21:43 :: Général



Pêche: Ségolène Royal demande un engagement écrit à Michel Barnier


Malgré les aides, les pêcheurs poursuivent les blocages

Barrage à la raffinerie de Total à La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, où les forces de l'ordre sont intervenues jeudi pour libérer l'accès. De nombreux pêcheurs insatisfaits du plan gouvernemental annoncé mercredi pour compenser la hausse du prix du gazole ont relancé le blocus de ports et de dépôts de carburant un peu partout en France. /Photo prise le 21 mai 2008/REUTERS/Philippe Laurenson


A l'issue d'une rencontre avec des pêcheurs à la criée du port de pêche de La Rochelle, Ségolène Royal a demandé vendredi après-midi "un engagement écrit" du ministre de la Pêche Michel Barnier "que ses promesses seront tenues, et en particulier que son plan soit poursuivi au-delà de six mois".

Il s'agit selon elle d'un "problème de sécurisation" pour les marins-pêcheurs qui sont "à juste titre extrêmement méfiants, parce que le plan de novembre dernier n'a pas été tenu". Selon des représentants de pêcheurs bretons ayant rencontré M. Barnier en matinée à Rennes, cette pérennisation au-delà de six mois leur a été annoncée, mais on ne faisait pas état de document écrit.

La présidente de la Région Poitou-Charentes a par ailleurs annoncé, "pour redémarrer tout de suite et aider au déblocage de la situation", le déblocage dès ce vendredi de 500.000 euros "pour permettre à tous les bateaux de faire le plein tout de suite, puisque le plan gouvernemental n'est opérationnel que le 1er juin, et que certains bateaux n'ont pas les moyens de faire le plein".

"Aujourd'hui, il y a beaucoup de souffrance, des familles qui ont des difficultés à vivre, des entreprises au bord de la faillite si le blocage continue. Les pêcheurs veulent repartir en mer la tête haute pour faire leur métier. Il y a une façon de s'en sortir, c'est que Michel Barnier envoie un écrit par fax, noir sur blanc, des engagements pris oralement par le gouvernement, et qui permettent par des aides sociales de mettre le prix du gazole à 40 centimes" le litre, a-t-elle insisté.

Dans l'après-midi, le cabinet de M. Barnier a fait savoir, sans évoquer un quelconque "engagement écrit", que le ministre, "appelé ce midi au téléphone par Mme Ségolène Royal, (...) lui a expliqué le contenu et les modalités du plan". Il lui a également confirmé que "dès jeudi soir, il avait adressé aux préfets de région, et dès le lendemain matin aux comités régionaux des pêches, les informations nécessaires à la mise en application rapide de ce plan" qui, selon le ministre, est "conforme" aux règles européennes sur les aides d'Etat.

De son côté, le président du comité des pêches de La Rochelle, Albert Etien, avait estimé plus tôt que "si le gouvernement est capable de nous signer sur un papier à en-tête du ministère, des aides aux équipages et aux armements pour un temps illimité, applicable au 1er juin, alors on reprend la mer. Si Barnier ne répond pas, on continue".

Source : AP




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