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I HAVE A DREAM

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 05/04/2008 à 21:17 :: Elections Américaines

 

 

 

 

Quarante ans après son assassinat, Memphis pleure Martin Luther King

 

 

Des membres d'une association noire défilent le 4 avril 2008 devant le motel où Martin Luther King a été tué il y a quarante ans 

Win Mcnamee AFP/Getty Images ¦ Des membres d'une association noire défilent le 4 avril 2008 devant le motel

    

L'Amérique a commémoré vendredi à Memphis (sud), le 40e anniversaire de l'assassinat de Martin Luther King à l'heure où la popularité de Barack Obama, candidat démocrate noir à la Maison Blanche, redonne de la vigueur au "rêve" du leader de la lutte pour les droits civiques.

Pendant que ses enfants déposaient une gerbe sur sa tombe et celle de son épouse Coretta au cimetière d'Atlanta (sud) où ils reposent, une assistance nombreuse a écouté à Memphis sous une pluie battante les discours à la mémoire du héros de l'égalité raciale, mort à l'âge de 39 ans.

"La cause du Dr King était plus grande que celle d'un seul homme et ne pouvait être entravée par la force ou la violence", a déclaré le candidat républicain à la présidentielle américaine John McCain, devant la foule rassemblée dans cette ville du Tennessee.

Mais il a été chahuté par l'assistance lorsqu'il a reconnu avoir commis une erreur en s'opposant dans un premier temps à la création d'un jour férié en l'honneur de Martin Luther King.

"J'avais tort et j'ai fini par m'en rendre compte", a dit le candidat, ajoutant: "nous pouvons tous être un peu lents parfois à faire ce qu'il faut. Le Dr King le comprenait de la part de ses concitoyens américains".

Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate, s'est souvenue de l'impression marquante que lui avait laissée Martin Luther King lorsqu'à l'âge de 14 ans elle lui avait serré la main après avoir écouté un de ses discours à Chicago.

Les larmes aux yeux, elle a parlé du désespoir qu'elle avait ressenti en apprenant son assassinat. "J'ai eu l'impression que tout était brisé, que nous serions incapables de recoller les morceaux", a-t-elle dit, reconnaissant que malgré des progrès, "la route est encore longue".

 

Great Black Americans - Martin Luther King Jr. Poster

Barack Obama, premier candidat noir à avoir des chances sérieuses d'accéder à la Maison Blanche, a lui aussi honoré le combat de Martin Luther King.

"Le Dr King avait compris que la lutte pour la justice économique et l'égalité raciale ne font qu'une, que chacune fait partie d'un combat plus grand pour la liberté, la dignité et l'humanité", a-t-il déclaré alors qu'il faisait campagne en Indiana (nord).

C'est précisément en Indiana que quelques heures après la mort de King, Robert Kennedy, candidat à la présidentielle qui devait lui aussi être assassiné, avait fait un émouvant discours sur l'apôtre de la non-violence.

L'un des principaux leaders du mouvement des droits civiques, Al Sharpton, a montré son amertume envers les candidats à la présidentielle venus à Memphis. "La question est de savoir qui va accomplir ce pour quoi le Dr King se battait, pas de savoir qui va faire une apparition en passant", a-t-il dit sur CNN, estimant M. Obama est le candidat le plus proche des préoccupations du Dr King.

"Nous avons au sein de la communauté noire plus de chômage et 2,5 millions de personnes en prison. Nous avons un impératif moral d'investir pour réparer cette inégalité structurelle", a rappelé de son côté le révérend Jesse Jackson, qui était aux côtés de King quand celui-ci a été tué.

Une marche devait rassembler quelques milliers de personnes entre la mairie et le sinistre "Lorraine Motel" où le charismatique leader du combat pour les droits civiques, venu soutenir une grève des éboueurs, a été assassiné. Le bâtiment a depuis été transformé depuis en musée des droits civiques.

Hillary Clinton devait annoncer à Memphis son intention de nommer dans son éventuelle administration un responsable de la lutte contre la pauvreté ayant rang de ministre. Une annonce faisant écho à une demande du fils du pasteur assassiné, Martin Luther King III, qui était attendu à Memphis dans la soirée, ainsi que sa soeur Bernice.

Une veillée aux chandelles devait également se tenir en fin de journée.

 

 

Barack Obama 

 

 

 

 

 

Le sénateur Barack Obama, le 4 avril à Fort Wayne, en Indiana. | AP/Alex Brandon 

AP/Alex Brandon

Le sénateur Barack Obama, le 4 avril à Fort Wayne, en Indiana.

 

Barack Obama avait choisi de ne pas se rendre à Memphis (Tennessee), vendredi 4 avril, 40e anniversaire de la mort de Martin Luther King, alors que le pays avait les yeux rivés sur le balcon du motel Lorraine où le héros de la lutte des droits civiques a été assassiné, à 39 ans, par James Earl Ray. Une manifestation a eu lieu comme il y a quarante ans, organisée par le même syndicat des employés municipaux. Le Dr King était venu à Memphis pour aider à organiser une grève d'éboueurs, dans le cadre de sa campagne contre la pauvreté.

Le sénateur de l'Illinois, qui explique souvent qu'il ne serait pas arrivé là où il est si le Dr King n'avait pas mené son combat pour la légalité raciale, se trouvait dans l'Indiana. Il a indiqué qu'il avait jugé "préférable de délivrer le message" du pasteur assassiné dans le Midwest. Evoquant l'annonce, le matin, de la perte de 8 000 emplois le mois dernier, il a souligné que la revendication de "justice économique" avancée par les militants des années 1960 restait à l'ordre du jour.

 

La commémoration du 4 avril s'inscrit dans une période de retour de la société sur les années 1960. La génération des acteurs de l'époque commence à disparaître. Comme l'écrit l'éditorialiste Eugene Robinson, il y a maintenant "deux Amériques noires". L'une a connu une prospérité remarquable. "Une Amérique noire souveraine serait la 15e ou 16e nation la plus riche du monde." Les exclus le sont, en revanche, encore plus qu'avant. Comme l'a dit le révérend Samuel Kyles, qui était au motel Lorraine avec Martin Luther King, "maintenant nous avons le droit d'aller à l'école. Mais nous avons besoin d'argent pour payer la scolarité".

 

 

 

D’Hawaii à Washington, en passant par l’Indonésie, la Californie, New-York, Boston et les quartiers difficiles de Chicago, retour en images sur une « succes story » qui laisse penser que le rêve américain existe réellement.

 

 

Une « success story » digne d’un film hollywoodien

 

Le parcours de Barack Obama

                                      Reuters
 
Barack Obama, 46 ans, est bien parti pour obtenir l’investiture du parti démocrate et affronter le futur candidat républicain John McCain à l’élection présidentielle de novembre 2008. Inconnu il y a quelques années, Barack Obama a connu une ascension fulgurante et improbable, qui l’a porté d’Hawaii à Washington, en passant par l’Indonésie, la Californie, New-York, Boston et les quartiers difficiles de Chicago. Retour en images sur une « succes story » qui laisse penser que le rêve
 
 
Un nom qui le prédestinait à un grand avenir
 
 
Le parcours de Barack Obama
                                      Reuters
 
Barack Hussein Obama Junior est né le 4 août 1961 à Hawaii dans la ville d’Honolulu. Il semblait prédestiné à un destin hors du commun : « Barack » signifiant « béni » en hébreu, en arabe et en langues swahilis (dialectes bantoues d’Afrique de l’Est). Quant à son nom de famille « Obama », il signifie « lance enflammée » en langues swahilis.
 
 
 
Un père kenyan
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
 Reuters
 
 
Le père du candidat à l’investiture démocrate, Barack Hussein Obama senior (1936-1982), est né au Kenya. Fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, il est éduqué dans la religion musulmane avant d’entrer à l'école des missionnaires qui lui paieront ses études à Nairobi. Ils l’enverront ensuite à Hawaii pour qu’il suive une formation d'économie à l'université. Etudiant brillant, il fonde l'association des étudiants étrangers, devient très populaire et rencontre la future mère de son fils Barack junior.
 
 
 
 
Une mère originaire du Kansas
 
 
Le parcours de Barack Obama
Reuters
 
 
Shirley Ann Duham (1942-1995) est originaire de l’Etat du Kansas (au centre des Etats-Unis). Fille d'un représentant en meubles, ancien vétéran de l'armée de Patton qui avait également du sang cherokee dans les veines, et d'une employée de banque, ancienne ouvrière des usines d'aéronautique de Wichita en 1941, la mère de Barack Obama est étudiante en anthropologie à l'université d'Hawaii lorsqu’elle rencontre Barack Hussein Obama Sr. De famille chrétienne, elle est agnostique. Coïncidence étonnante avec les aspirations actuelles de son fils : elle est une descendante de Jefferson Davis, président des États confédérés d'Amérique pendant la guerre de sécession, dans les années 1860.
 
 
 
Une situation familiale difficile
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Barack Hussein Obama Sr. et Shirley Ann Duham se marient en 1960. Ils divorcent alors que leurs fils Barack Jr., né en 1961, n'a que deux ans. Le père du candidat à l’investiture démocrate, malgré la proposition de la New School of New York d'accueillir et de prendre en charge sa famille, préfère accepter l’offre de l'Université Harvard, plus réputée, et de partir seul.
 
 
 
Des liens coupés avec son père
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Diplômé en économie, Barack Hussein Obama Sr. repart ensuite au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue dans le gouvernement kenyan de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1985.
 
 
 
Quatre années en Indonésie
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Peu après le divorce, Shirley Ann Obama se remarie avec un étudiant originaire d'Indonésie. La famille emménage à Jakarta où naît Maya, la demi-sœur de Barack Obama. Le candidat à l’investiture y vit 4 ans, de 1967 à 1971. Il suit une scolarité difficile, d'abord deux ans dans une école publique musulmane puis deux autres dans un cours catholique. À l'âge de 10 ans, il est finalement rapatrié, seul, à Honolulu pour vivre chez ses grands-parents maternels, un couple modeste, afin de s'assurer une meilleure scolarité qu'en Indonésie. Sa mère, divorcée une seconde fois, l’y rejoindra plus tard. La situation financière de la famille est alors précaire, selon son autobiographie « Rêves de mes pères ».
 
 
 
Un étudiant brillant
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Barack Obama étudie ensuite au Collège occidental de Californie, puis à l’Université de Columbia à New-York, dont il sort diplômé en sciences politiques et relations internationales. Il commence sa vie professionnelle en tant qu’analyste d’affaires à Chicago, ou il devient animateur social dans les quartiers défavorisés, puis revient aux études, dans la prestigieuse université d’ Harvard, celle-là même qui avait conduit à l’explosion de son noyau familial. Il en sort avocat et avec l’honneur d’avoir été le premier noir élu rédacteur en chef de la fameuse « Harvard Law review ».
 
 
 
Le rôle crucial de Michelle
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Barack Obama vit en couple avec Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann (née en 1999) et Natasha (née en 2002). Michelle Robinson-Obama est une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux alors qu'il n'a, jusque là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au sénat.
 
 
 
2004 : premiers pas en politique nationale
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Il s’est fait remarquer sur la scène nationale lors de la précédente campagne présidentielle. Le candidat démocrate John Kerry cherche alors un orateur noir de talent pour contrer la percée des idées de son adversaire George W.Bush dans les églises de Chicago. Il fait alors appel à Barack Obama, qui se révèle sous les feux des projecteurs à Boston, en juillet 2004, lors de la Convention démocrate. Il y prononce un discours poignant, évoquant une Amérique généreuse, propice au rêve, et se prend en exemple pour illustrer son propos.
 
 
Le sénateur de l'Illinois devient candidat à l'investiture
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
En novembre 2004, Barack Obama, déjà élu du local au Parlement de l’Illinois (il représentait le South Side, un quartier difficile de Chicago) décide de tenter sa chance aux élections sénatoriales. Sans véritable opposition, le parti républicain ayant parachuté sur le tard Alan Keyes, un candidat ultraconservateur, Barack Obama est élu. Il devient le 3ème sénateur afro-américain de l’histoire des Etats-Unis. Depuis cette élection sa popularité n’a cessé de grandir. Et le 9 février 2007, il déclare officiellement sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008.
 
 
 
Les soutiens "people" se multiplient
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Durant l’année 2007, sa popularité grandit. Il reçoit le soutien de nombreux people, tels que Will Smith, George Clooney, Matt Damon, Scarlett Johansson ou Oprah Winfrey, star de la télévision américaine. Le 3 janvier 2008, Barack Obama remporte les premières élections primaires dans l'État de l'Iowa avec 38 % des suffrages exprimés, loin devant le sénateur John Edwards (30 %) et l'ancienne First Lady Hillary Clinton qui a obtenu 29 %.
 
 
 
Le candidat du "changement"
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Il fait du « changement » son thème phare dès le début de la campagne. Pour beaucoup d’électeurs démocrates, il incarne le rêve américain, mais aussi un renouveau de la politique nationale. Le 8 janvier, il perd dans le New Hampshire avec 37% des suffrages exprimés contre 39% pour Hillary Clinton). Cette courte défaite ne le démotive pas. Il prend conscience du phénomène qui est en train de se réaliser autour de lui et lance un nouveau slogan : « yes, we can » (oui nous le pouvons).
 
 
 
Un phénomène populaire…
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Le 27 janvier 2008, sa très large victoire (55 % contre 27 % pour Hillary Clinton) lors des primaires de Caroline-du-Sud le remet en bonne position avant le « Super Tuesday » du 5 février 2008. Les sondages montrent que Barack Obama est de plus en plus apprécié dans la population américaine, quel que soit le genre, la couleur de peau, et l'âge !
 
 
 
…et médiatique
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Obama devient le chouchou des médias. Déjà favori pour le prestigieux quotidien national Boston Globe, il fait la couverture de tous les magazines d’actualité américains. Le phénomène traverse également l’Atlantique. Obama fait la Une de plusieurs magazines en Europe.
 
 
 
On le compare à John Fitzgerald Kennedy
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Souvent comparé au président JFK, Barack Obama reçoit le 28 janvier 2008 le soutien de Caroline Kennedy, qui déclare : « Je soutiens Barack Obama parce qu'il suscite un enthousiasme qui me rappelle mon père » (New York Times, janvier 2008).
 
 
 
Obama prend l'avantage sur Hillary Clinton
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Lors du Super Tuesday, le 5 février, Barack Obama remporte 13 États, contre 9 pour Hillary Clinton. Le 9 février, il remporte les États de Washington, du Nebraska et de Louisiane ainsi que les îles Vierges. Le lendemain 10 février, il remporte l'État du Maine. Le 12 février, en remportant les trois élections primaires démocrates en Virginie, au Maryland et dans la capitale fédérale Washington, Barack Obama prend un avantage dans la course aux 2025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture démocrate.
 
 
 
11 victoires consécutives
 
 
 
Le parcours de Barack Obama
© Reuters
 
 
Le 19 février 2008,le sénateur de l'Illinois, Barack Obama gagne les primaires dans le Wisconsin et à Hawaï, signant là dix victoires consécutives sur Hillary Clinton. Le 22 février 2008, avec plus de 65 % des voix, il remporte la primaire des démocrates expatriés. En France, il dépasse la barre des 70 %. Il remporte donc 11 primaires consécutives avant de voir Hillary Clinton se relancer le 4 mars 2008 (elle s'impose dans trois Etats sur quatre). Barack Obama a cependant repris sa marche en avant en s'imposant dans le Wyoming et le Mississipi.
 
 
 
BON WEEKEND...
 
 

JO-2008: la France ne pose "pas de conditions" à la Chine

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 05/04/2008 à 21:14 :: Général

 

 

 

 

 Yade et Kouchner : pas de "conditions" pour les JO

Il n'y a pas de conditions à la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des Jeux de Pékin, ont assuré la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, contrairement à ce qu'elle avait affirmé, et le ministre des Affaires étrangères.

 

Confusion? Double langage? Ballons d'essais? Drôles de méthodes pour une équipe compétente et préparée!!!

 

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade

(c) AFP

Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, a démenti samedi 5 avril avoir parlé de conditions à la présence du président Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le 8 août.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, invité du journal de France 2, a lui aussi assuré qu'il n'y avait "pas de conditions à la position de la France", tout en appelant à un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama.
A deux jours du passage de la flamme olympique à Paris, Rama Yade a fait monter la tension en évoquant dans une interview accordée au journal Le Monde "trois conditions indispensables" pour que le chef de l'Etat assiste à la cérémonie d'ouverture, parmi lesquelles l'ouverture d'un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains accusé par Pékin d'avoir fomenté les récents troubles au Tibet.

"Exprimer la position de la France"

"Je tiens à indiquer que, lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du Monde, le terme de 'conditions' n'a pas été employé", a-t-elle déclaré ensuite dans un communiqué.
Contacté, le quotidien a déclaré au contraire avoir "fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade".
Dans son communiqué, la secrétaire d'Etat dit avoir veillé, "comme depuis le début de la crise au Tibet, à exprimer la position de la France en termes précis".
"Le président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu'il se prononcera, le moment venu, en fonction de l'évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques", ajoute-t-elle en faisant allusion à des déclarations de Nicolas Sarkozy le 25 mars à Tarbes.
Bernard Kouchner a aussi estimé que la position de la France avait été "très bien énoncée" par le président de la République mais à repris à son compte les trois éléments évoqués par Rama Yade.


"Tout est ouvert"

Dans l'entretien retranscrit par Le Monde, Rama Yade explique que le chef de l'Etat "prendra sa décision au regard de l'évolution des événements actuels et s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne".
"Néanmoins, trois conditions sont indispensables pour qu'il s'y rende", ajoute-t-elle en citant "la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama".
Pour Bernard Kouchner, "en fonction de l'évolution le président décidera, tout est ouvert, la position n'est pas arrêtée, l'évolution nous importe, et c'est vrai la fin des violences, l'ouverture du Tibet et puis bien entendu le dialogue avec l'homme qui personnifie l'autonomie au Tibet - et non pas l'indépendance".
Le rôle du ministre des Affaires étrangères, a-t-il noté, est de tenter de rapprocher Pékin et le dalaï-lama, qu'il a précisé avoir au téléphone deux à trois fois par semaine.
"Il n'y a pas de condition à la position de la France, ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue", a souligné Bernard Kouchner.

Dans l'article du Monde, Rama Yade estime que la Chine "sans les droits de l'Homme ne sera jamais une véritable grande puissance".

"A ce jour, la Chine a mené une politique d'assimilation en colonisant les zones tibétaines, ce qui a marginalisé sa population. (...). Enfin, rien que pour 2007 on compte 132 moines arrêtés pour des motifs politiques", a-t-elle dénoncé.

Ce jour-là M. Sarkozy avait déclaré que "toutes les options étaient ouvertes" sur un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des JO.

Avant le démenti de Rama Yade, les organisateurs des JO avaient estimé qu'un boycott relèverait d'une "décision personnelle", sans incidence sur l'événement.

En revanche, les "conditions" avaient été accueillies avec enthousiasme par Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF). "Cela montre que les choses sont en train de bouger du côté des autorités françaises", avait-il jugé.

Un représentant du dalaï-lama en France s'était aussi réjoui. "Nous souhaitions depuis longtemps que la France (...) pays des droits de l'Homme, hisse son drapeau et fasse entendre sa voix", a déclaré Wangpo Bashi, secrétaire général du Bureau du Tibet à Paris.

Un sondage CSA paru samedi dans Libération indique que 62% des Français sont favorables au boycott de la cérémonie d'ouverture des JO par M. Sarkozy, contre 53% il y a deux semaines.

Par ailleurs, la pression monte en France avant le passage lundi à Paris de la flamme olympique. A cette occasion, RSF prévoit de mener des actions "symboliques, spectaculaires".

Benjamine du gouvernement, Mme Yade, d'origine sénégalaise, est l'un des symboles de la diversité voulue par M. Sarkozy. Elle s'était illustrée par ses propos lors de la visite du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en décembre, en affirmant que la France n'était "pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits".

Elle avait ensuite modéré ses propos et M. Sarkozy lui avait renouvelé sa confiance.

 

"J'aimerais plutôt être à Dharamsala"

Dans un communiqué séparé, Bernard Kouchner et Rama Yade ont indiqué s'être entretenus samedi avec plusieurs associations de défense des droits de l'Homme sur la situation au Tibet et les droits de l'Homme en Chine.
"Cette rencontre a permis au ministre et à la secrétaire d'Etat de réaffirmer leur attachement au respect des droits de l'Homme ainsi que la position des autorités françaises en faveur d'un dialogue concret et constructif entre les autorités chinoises et le dalaï-lama", lit-on dans le texte. "Ils ont par ailleurs rappelé leur demande en faveur de la réouverture du Tibet et de la liberté d'expression et d'information afin que lumière soit faite sur les derniers événements".
Le passage de la flamme olympique à Paris a aussi été évoqué. "Les autorités françaises, tout en respectant la liberté de manifestation, entendent assurer le bon déroulement de cet événement", précise le communiqué.
Priée de dire, dans l'interview au Monde, si elle sera sur le parcours de la flamme, Rama Yade répond que ce rôle revient traditionnellement aux ministres des Sports. "Moi, aujourd'hui, j'aimerais plutôt être à Dharamsala" (ville du nord de l'Inde où vit en exil le dalaï-lama), ajoute-t-elle.

 (Reuters).

 

 

"Je n'ai pas d'adversaire"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 05/04/2008 à 20:11 :: Ségolène Royal

 

 

 

 

 "Je n'ai pas d'adversaire"

 

 

Ségolène au château d'Angoulème

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 05/04/2008 à 20:05 :: L'Union Européenne

 

 

 

 

 

Ségolène à son aise au château  

 

 

 

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