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Win Mcnamee AFP/Getty Images ¦ Des membres d'une association noire défilent le 4 avril 2008 devant le motel
Pendant que ses enfants déposaient une gerbe sur sa tombe et celle de son épouse Coretta au cimetière d'Atlanta (sud) où ils reposent, une assistance nombreuse a écouté à Memphis sous une pluie battante les discours à la mémoire du héros de l'égalité raciale, mort à l'âge de 39 ans.
"La cause du Dr King était plus grande que celle d'un seul homme et ne pouvait être entravée par la force ou la violence", a déclaré le candidat républicain à la présidentielle américaine John McCain, devant la foule rassemblée dans cette ville du Tennessee.
Mais il a été chahuté par l'assistance lorsqu'il a reconnu avoir commis une erreur en s'opposant dans un premier temps à la création d'un jour férié en l'honneur de Martin Luther King.
"J'avais tort et j'ai fini par m'en rendre compte", a dit le candidat, ajoutant: "nous pouvons tous être un peu lents parfois à faire ce qu'il faut. Le Dr King le comprenait de la part de ses concitoyens américains".
Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate, s'est souvenue de l'impression marquante que lui avait laissée Martin Luther King lorsqu'à l'âge de 14 ans elle lui avait serré la main après avoir écouté un de ses discours à Chicago.
Les larmes aux yeux, elle a parlé du désespoir qu'elle avait ressenti en apprenant son assassinat. "J'ai eu l'impression que tout était brisé, que nous serions incapables de recoller les morceaux", a-t-elle dit, reconnaissant que malgré des progrès, "la route est encore longue".
Barack Obama, premier candidat noir à avoir des chances sérieuses d'accéder à la Maison Blanche, a lui aussi honoré le combat de Martin Luther King.
"Le Dr King avait compris que la lutte pour la justice économique et l'égalité raciale ne font qu'une, que chacune fait partie d'un combat plus grand pour la liberté, la dignité et l'humanité", a-t-il déclaré alors qu'il faisait campagne en Indiana (nord).
C'est précisément en Indiana que quelques heures après la mort de King, Robert Kennedy, candidat à la présidentielle qui devait lui aussi être assassiné, avait fait un émouvant discours sur l'apôtre de la non-violence.
L'un des principaux leaders du mouvement des droits civiques, Al Sharpton, a montré son amertume envers les candidats à la présidentielle venus à Memphis. "La question est de savoir qui va accomplir ce pour quoi le Dr King se battait, pas de savoir qui va faire une apparition en passant", a-t-il dit sur CNN, estimant M. Obama est le candidat le plus proche des préoccupations du Dr King.
"Nous avons au sein de la communauté noire plus de chômage et 2,5 millions de personnes en prison. Nous avons un impératif moral d'investir pour réparer cette inégalité structurelle", a rappelé de son côté le révérend Jesse Jackson, qui était aux côtés de King quand celui-ci a été tué.
Une marche devait rassembler quelques milliers de personnes entre la mairie et le sinistre "Lorraine Motel" où le charismatique leader du combat pour les droits civiques, venu soutenir une grève des éboueurs, a été assassiné. Le bâtiment a depuis été transformé depuis en musée des droits civiques.
Hillary Clinton devait annoncer à Memphis son intention de nommer dans son éventuelle administration un responsable de la lutte contre la pauvreté ayant rang de ministre. Une annonce faisant écho à une demande du fils du pasteur assassiné, Martin Luther King III, qui était attendu à Memphis dans la soirée, ainsi que sa soeur Bernice.
Une veillée aux chandelles devait également se tenir en fin de journée.
Barack Obama
AP/Alex Brandon
Barack Obama avait choisi de ne pas se rendre à Memphis (Tennessee), vendredi 4 avril, 40e anniversaire de la mort de Martin Luther King, alors que le pays avait les yeux rivés sur le balcon du motel Lorraine où le héros de la lutte des droits civiques a été assassiné, à 39 ans, par James Earl Ray. Une manifestation a eu lieu comme il y a quarante ans, organisée par le même syndicat des employés municipaux. Le Dr King était venu à Memphis pour aider à organiser une grève d'éboueurs, dans le cadre de sa campagne contre la pauvreté.
Le sénateur de l'Illinois, qui explique souvent qu'il ne serait pas arrivé là où il est si le Dr King n'avait pas mené son combat pour la légalité raciale, se trouvait dans l'Indiana. Il a indiqué qu'il avait jugé "préférable de délivrer le message" du pasteur assassiné dans le Midwest. Evoquant l'annonce, le matin, de la perte de 8 000 emplois le mois dernier, il a souligné que la revendication de "justice économique" avancée par les militants des années 1960 restait à l'ordre du jour.
La commémoration du 4 avril s'inscrit dans une période de retour de la société sur les années 1960. La génération des acteurs de l'époque commence à disparaître. Comme l'écrit l'éditorialiste Eugene Robinson, il y a maintenant "deux Amériques noires". L'une a connu une prospérité remarquable. "Une Amérique noire souveraine serait la 15e ou 16e nation la plus riche du monde." Les exclus le sont, en revanche, encore plus qu'avant. Comme l'a dit le révérend Samuel Kyles, qui était au motel Lorraine avec Martin Luther King, "maintenant nous avons le droit d'aller à l'école. Mais nous avons besoin d'argent pour payer la scolarité".
D’Hawaii à Washington, en passant par l’Indonésie, la Californie, New-York, Boston et les quartiers difficiles de Chicago, retour en images sur une « succes story » qui laisse penser que le rêve américain existe réellement.
Une « success story » digne d’un film hollywoodien


















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Il n'y a pas de conditions à la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des Jeux de Pékin, ont assuré la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, contrairement à ce qu'elle avait affirmé, et le ministre des Affaires étrangères.
Confusion? Double langage? Ballons d'essais? Drôles de méthodes pour une équipe compétente et préparée!!!
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, a démenti samedi 5 avril avoir parlé de conditions à la présence du président Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le 8 août.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, invité du journal de France 2, a lui aussi assuré qu'il n'y avait "pas de conditions à la position de la France", tout en appelant à un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama. A deux jours du passage de la flamme olympique à Paris, Rama Yade a fait monter la tension en évoquant dans une interview accordée au journal Le Monde "trois conditions indispensables" pour que le chef de l'Etat assiste à la cérémonie d'ouverture, parmi lesquelles l'ouverture d'un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains accusé par Pékin d'avoir fomenté les récents troubles au Tibet. "Exprimer la position de la France" "Je tiens à indiquer que, lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du Monde, le terme de 'conditions' n'a pas été employé", a-t-elle déclaré ensuite dans un communiqué. Contacté, le quotidien a déclaré au contraire avoir "fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade". Dans son communiqué, la secrétaire d'Etat dit avoir veillé, "comme depuis le début de la crise au Tibet, à exprimer la position de la France en termes précis". "Le président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu'il se prononcera, le moment venu, en fonction de l'évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques", ajoute-t-elle en faisant allusion à des déclarations de Nicolas Sarkozy le 25 mars à Tarbes. Bernard Kouchner a aussi estimé que la position de la France avait été "très bien énoncée" par le président de la République mais à repris à son compte les trois éléments évoqués par Rama Yade. "Tout est ouvert" Dans l'entretien retranscrit par Le Monde, Rama Yade explique que le chef de l'Etat "prendra sa décision au regard de l'évolution des événements actuels et s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne". "Néanmoins, trois conditions sont indispensables pour qu'il s'y rende", ajoute-t-elle en citant "la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama". Pour Bernard Kouchner, "en fonction de l'évolution le président décidera, tout est ouvert, la position n'est pas arrêtée, l'évolution nous importe, et c'est vrai la fin des violences, l'ouverture du Tibet et puis bien entendu le dialogue avec l'homme qui personnifie l'autonomie au Tibet - et non pas l'indépendance". Le rôle du ministre des Affaires étrangères, a-t-il noté, est de tenter de rapprocher Pékin et le dalaï-lama, qu'il a précisé avoir au téléphone deux à trois fois par semaine. "Il n'y a pas de condition à la position de la France, ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue", a souligné Bernard Kouchner. Dans l'article du Monde, Rama Yade estime que la Chine "sans les droits de l'Homme ne sera jamais une véritable grande puissance". "A ce jour, la Chine a mené une politique d'assimilation en colonisant les zones tibétaines, ce qui a marginalisé sa population. (...). Enfin, rien que pour 2007 on compte 132 moines arrêtés pour des motifs politiques", a-t-elle dénoncé. Ce jour-là M. Sarkozy avait déclaré que "toutes les options étaient ouvertes" sur un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des JO. Avant le démenti de Rama Yade, les organisateurs des JO avaient estimé qu'un boycott relèverait d'une "décision personnelle", sans incidence sur l'événement. En revanche, les "conditions" avaient été accueillies avec enthousiasme par Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF). "Cela montre que les choses sont en train de bouger du côté des autorités françaises", avait-il jugé. Un représentant du dalaï-lama en France s'était aussi réjoui. "Nous souhaitions depuis longtemps que la France (...) pays des droits de l'Homme, hisse son drapeau et fasse entendre sa voix", a déclaré Wangpo Bashi, secrétaire général du Bureau du Tibet à Paris. Un sondage CSA paru samedi dans Libération indique que 62% des Français sont favorables au boycott de la cérémonie d'ouverture des JO par M. Sarkozy, contre 53% il y a deux semaines. Par ailleurs, la pression monte en France avant le passage lundi à Paris de la flamme olympique. A cette occasion, RSF prévoit de mener des actions "symboliques, spectaculaires". Benjamine du gouvernement, Mme Yade, d'origine sénégalaise, est l'un des symboles de la diversité voulue par M. Sarkozy. Elle s'était illustrée par ses propos lors de la visite du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en décembre, en affirmant que la France n'était "pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits". Elle avait ensuite modéré ses propos et M. Sarkozy lui avait renouvelé sa confiance.
"J'aimerais plutôt être à Dharamsala" (Reuters). |
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