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Nicolas Sarkozy confond il régularisation et naturalisation?

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/04/2008 à 18:16 :: La France de Sarkozy

 

 

Nicolas Sarkozy confond il régularisation et naturalisation?

 

 

 

Nicolas Sarkozy a t-il fait une bourde ou un «amalgame» volontaire entre régularisation et naturalisation des sans-papiers, comme le laisse entendre Ségolène Royal? Interrogé lors de son intervention télévisée jeudi soir sur la régularisation des sans-papiers travailleurs, le Président a répondu en précisant qu’on ne «devient pas français» si facilement.


«On ne devient pas français uniquement parce qu’on a un travail dans la cuisine d’un restaurant, aussi sympathique soit-il», a t-il déclaré, dans une probable allusion au Café de la Jatte de Neuilly, établissement dont il était un habitué. Le problème est que la question d’Yves Calvi ne portait pas sur une naturalisation (devenir français) mais sur une régularisation (obtenir un titre de séjour), deux notions différentes.



«Rapter un certain électorat»

Le site «Arrêts sur images»
publie la vidéo du passage où Yves Calvi pose ses trois questions sur les sans-papiers. A chaque fois, Nicolas Sarkozy répond en évoquant des naturalisations.

L’opposition saute sur l’occasion pour critiquer le chef l’Etat, sous l’angle de la bourde ou de la confusion volontaire. Interrogée vendredi matin sur France Inter, Ségolène Royal s’interroge: «Soit il ne maîtrise plus ses dossiers, [...] soit c'est volontaire, c'est-à-dire qu'il a fait un amalgame pour 'rapter' un certain électorat et alors c'est irresponsable.»

Ce «certain électorat», c’est celui du Front national et Jean-Marie Le Pen s’est d’ailleurs immédiatement inquiété: «On aura remarqué quelques beaux morceaux d’hypocrisie, comme sur les clandestins, avec la confusion volontaire entre régularisation et naturalisation», a t-il déclaré.


 

La grève du 15 mai 2008

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/04/2008 à 18:16 :: La France de Sarkozy

 

 
 

 


 

Après les syndicats de l'éducation, les fonctionnaires appellent à la grève le 15 mai
 
 

Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, UNSA, CFTC) ont annoncé, vendredi 25 avril, une journée de grève ou de manifestations dans toute la fonction publique le 15 mai. Le communiqué invite les fonctionnaires "à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai", avec en point d'orgue, la journée du jeudi 15 mai, "étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations".
 

Les trois fonctions publiques d'Etat, territoriale et hospitalière se joignent ainsi à l'appel à la grève déjà lancé par dix-huit organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves et les cinq fédérations de l'éducation pour la même date.
 
La CFDT appelle pour sa part, uniquement la fonction publique d'Etat à manifester, tandis que FO propose une "mobilisation interprofessionnelle la plus large possible".
Ce mouvement intersyndical entend protester contre le projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique et "les suppressions massives de postes" dans le cadre de la révision générale des politiques publiques.
 
Dix-huit organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves ont déjà appelé à une journée d'action nationale dans l'éducation ce jour-là contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement, et les cinq fédérations de l'éducation (FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT, FERC-CGT et SUD-Education) ont plus précisément appelé à la grève jeudi.
 
LEMONDE.FR avec AFP | 25.04.08  
 
 

 

 

Ségolène Royal se «prépare» pour 2012, «bien évidemment»

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/04/2008 à 12:45 :: Ségolène Royal

 

 
 

 


 

 
Ségolène Royal se «prépare» pour 2012, «bien évidemment»
 
 

Royal vise

Ségolène Royal © LEVY BRUNO / SIPA

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle estime «qu’il faut s’y prendre tôt» «pour préparer une alternance» et juge avec sévérité la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy.
 
 
 
Réagissant à l’entretien télévisé de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal s’est faite cinglante. Selon elle, c’est une «feuille de déroute» que Nicolas Sarkozy a donné à son gouvernement. Mieux, le chef de l'Etat a cumulé les «aberrations», «les improvisations», les «contre-vérités», a asséné ce matin au micro de France Inter l’ex-concurrente du Président à l’élection présidentielle. La candidate socialiste en 2007 se verrait d'ailleurs rempiler. Elle n’a pas caché, au terme de son réquisitoire contre le chef de l’Etat, qu’elle a en ligne de mire la présidentielle de 2012: «Pour préparer une alternance, dans quatre ans, parce que ça passe vite il faut s’y prendre tôt (…), et pour cette échéance-là, c’est un secret pour personne que je m’y prépare, bien évidemment».
 
 
«Il se couche devant la Chine»

Revenant sur la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, la socialiste a jugé que sur la laïcité le président avait dit «des monstruosités» «en confirmant que les clercs et les prêtres donnaient du sens à la vie». Selon elle, le locataire de l’Elysée aussi fait preuve de «malhonnêteté» en imputant les difficultés de la France «à des chocs extérieurs». «Il est en train de payer la masse des mensonges qu'il a proférés pendant la campagne présidentielle», a lancé Ségolène Royal.

Quant au mea culpa du chef de l'Etat sur un certain nombre de sujets, la présidente de la Région Poitou-Charente y a vu «un truc de communication». Nicolas Sarkozy «n'a pas répondu sur les préoccupations des Français» notamment sur le pouvoir d'achat, privilégiant «la redistribution entre les précaires» et «a donné une image de la France en situation d'échec en particulier sur l'éducation nationale, ce qui est faux», ajoute-t-elle. «Sur la politique étrangère, il ne nous a pas rassuré», estime également la dirigeante PS, soulignant ses propos «aberrants» dans le but de «justifier qu'il se couche devant la Chine».


Polémique sur l'inscription de Nicolas Sarkozy sur les listes électorales

Interrogée pour finir sur sa condamnation pour des salaires impayés à deux ex-assistantes parlementaires, Ségolène Royal a parlé de «guet-apens judiciare». «Vue la façon dont cette décision est exploitée politiquement, je peux vous dire que cette condamnation n’est pas définitive», selon la socialiste, qui souligne que «des contrats se sont interrompus lors de la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, il y avait là un vide juridique».

Pour Royal, c’est la droite qui tire les ficelles: «Vous avez vu qui a réagi, c'est Monsieur Raffarin, que j’ai battu à la tête de la région, c’est l’UMP. Pendant 10 ans il m’ont pourchassé devant les tribunaux. Ils ont refusé tout arrangement amiable, parce que leur objectif était de voir une décision de justice tomber par rapport à un vide juridique». Et la socialiste de contre-attaquer: «Si Monsieur Raffarin est intéressé par les fraudes et procédures judiciaires, moi j’aimerais bien que Nicolas Sarkozy s’explique sur la façon qui lui a permis d’aller voter aux élections municipales, alors qu’il n’était pas inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre. Ça c’est un faux en écriture publique très grave. Nicolas Sarkozy n’a pas démenti cette information (publiée par le Canard Enchaîné)», rappelle Ségolène Royal, qui demande que le Président «puisse s’expliquer une fois pour toute sur cette affaire extrêmement grave».
LIBERATION.FR : vendredi 25 avril 2008
 
 
 
 

 

 

Pouvoir d’achat, la faute aux autres

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 25/04/2008 à 8:22 :: La France de Sarkozy

 

 
 

 


 

Pouvoir d’achat, la faute aux autres
 
 
 
Trois responsables à la faiblesse de la croissance : les Etats-Unis, le pétrole et les grandes surfaces.
 
 
 
Si la croissance faiblit, c’est la faute aux autres. Nicolas Sarkozy n’en démord pas. Tout juste est-il prêt à admettre que, «sur le paquet fiscal», il a fait «une erreur de communication totale». Aussi, le président de la République, plutôt que d’annoncer des mesures nouvelles, a-t-il tenté une nouvelle fois de justifier la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d’achat) votée l’été dernier.
 
 
«Pas content». Les heures supplémentaires défiscalisées ? Elles ont «bénéficié à 5 millions de salariés». L’indexation des loyers sur les prix ? «C’est 600 millions d’euros rendus aux locataires.» Sans oublier l’exonération des intérêts d’emprunt ou les droits de succession.

Pourquoi cela n’a-t-il pas permis de «gagner le point de croissance qui nous manque ?» La faute aux Américains d’abord, à la crise des subprimes et au dollar qu’ils ont laissé filer. La faute au pétrole aussi : «Depuis un an, le prix du baril a doublé, puisque, de 62 dollars, il est passé à 118 dollars.» La faute aussi aux grandes surfaces : «Je ne suis pas content», s’est indigné le président de la République, parce que «les prix ont davantage augmenté en France que dans les autres pays d’Europe». Et de citer l’exemple du jambon, dont le prix au détail s’est envolé alors que baissait celui payé au producteur. Il faudra revoir les lois Raffarin et Galland, a annoncé le chef de l’Etat.

Mais, si cela ne marche pas, c’est surtout la faute aux Français, qui se croisent les bras : «Le problème de la France, c’est que l’on ne travaille pas assez !» Sans oublier les chômeurs qui seront «obligés d’accepter un emploi représentant 95 % de leur salaire au bout de trois mois de chômage».

Puisqu’il a été «élu pour réhabiliter la valeur travail», Nicolas Sarkozy, comme il l’avait dit en janvier, veut améliorer l’intéressement. Pour les salariés d’abord. «Le Premier ministre déposera un texte dans les quinze jours», a-t-il annoncé, précisant simplement qu’il permettrait «à une entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices de payer moins d’impôt sur les sociétés». Si elle fait des bénéfices.

Pour les RMistes, ensuite, qui pourront cumuler le RSA (Revenu de solidarité active) dont il a promis qu’il sera mis en œuvre «rapidement», avec leurs revenus du travail «jusqu’à 1,1 ou 1,2 Smic». Seul bémol, ce RSA sera financé par le redéploiement de la prime pour l’emploi. Intéressement aussi pour les seniors, qui pourront «cumuler emploi et retraite». Mais les retraites seront financées en «travaillant et en cotisant plus longtemps».

 

Jours sombres.Alors que le Président espérait redonner confiance aux Français, ces exhortations à travailler plus risquent de tomber à plat. Car la principale menace sur l’économie est le décrochage de la consommation, jusqu’ici principal moteur de la croissance française. Elle s’est brutalement effondrée en mars. S’il leur reste quelques euros à la fin du mois, les Français préfèrent les mettre de côté en prévision de jours encore plus sombres.

Les ménages sont inquiets, et pas seulement à cause de l’inflation. Sarkozy n’a pas de recettes. Mais il connaît les coupables.

QUOTIDIEN LIBERATION: vendredi 25 avril

 

 

 

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