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L'interview de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy répond, depuis 20 h 15, aux questions du duo Patrick Poivre d'Arvor/David Pujadas.
21h55 : François Fillon ? "Un bon Premier ministre'' ''Je ne me reconnais nullement dans les innombrables articles qui parlent de notre relation'', explique le président de la République au sujet de François Fillon, ''un bon Premier ministre'', assure-t-il. Il reconnaît qu'il ''y a eu des couacs'' au sein de son gouvernement. ''C'est incontestable. J'ai pensé que je devais être tolérant et considérer que chacun pouvait exprimer une opinion'' dans ''centaines limites. Ca ne se reproduira pas''.
21h50 : "Betancourt : Nous y arriverons je ne céderai pas je ne renoncerai pas" Interrogé sur l'absence de résultat sur le dossier Betancourt, Nicolas Sarkozy s'exclame : "En vain ? Mais, nous avons une preuve de vie ! Nous y arriverons je ne céderai pas je ne renoncerai pas. Cette femme vit un martyre. Attachée à un arbre, malmenée par des gens qui n'ont aucun respect de la vie humaine. On a enfin eu la preuve de vie ! Ce n'est pas rien pour la famille". Le Président vénézuélien Chavez ? "Je souhaite qu'il continue à s'investir".
21h40 : Afghanistan : "Pas de dialogue avec les Talibans"
21h20 : "J'ai été choqué par ce qui s'est passé au Tibet. Je l'ai dit aux Chinois" Interrogé sur la position de la France par rapport à la Chine, après le psychodrame du passage de la flamme olympique à Paris, Nicolas Sarkozy joue une partition difficile. Il commence : "J'ai été choqué par ce qu?il s?est passé au Tibet et je l?ai dit au Président chinois. La Chine est immense membre permanent du conseil de sécurité, il a un droit de veto, il aide le monde au Darfour parce que c?est le seul qui est écouté par les autorités soudanaises et iraniennes par rapport au problème nucléaire". Pour autant, le chef de l'Etat affiche sa main tendue avec Pékin. "''Je ne veux pas qu'on mette la Chine au ban de l'humanité. La France essaye de renouer les conditions du dialogue entre Pékin et le Dalaï Lama. Mon sherpa est actuellement en Chine pour y travailler. Ce qu?il faut, c?est que les autorités chinoises fassent preuve avec le Tibet du même pragmatisme qu'avec Hong-Kong". Le Président va-t-il boycotter la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin ? Pas de réponse. On l'interroge sur l'initiative de Bertrand Delanoë, maire de Paris, qui a attribué au Dalaï Lama le titre de citoyen d'honneur de la capitale : une telle initiative complique-t-il la tâche diplomatique de la France ? "Il faut essayer qu'il y ait le moins de blessures d'amour-propre possible'', a-t-il simplement répondu.
21h15 : OGM : "Mon devoir est de prendre des précautions sur les cultures en plein champ" Le chef de l'Etat se dit "favorable à la recherche pour les OGM". "Mais mon devoir, précise-t-il, est de prendre des précautions sur les cultures OGM en plein champ". "C'est pour ça que pour le (semencier) Monsanto, dit maïs 810, j'ai utilisé la clause de sauvegarde.
21h10 : "S'il suffisait d'embaucher des enseignants pour avoir la meilleure éducation nationale, ça se saurait" Pas question pour Nicolas Sarkozy de revenir sur les suppressions de postes dans l'Education qui suscitent actuellement un mouvement d'opposition chez les lycéens et les enseignants. ''Je ne demanderai pas à Xavier Darcos, excellent ministre de l'Education, de créer des emplois alors que dans le second degré, on va perdre 40.000 élèves cette année !'', a martelé le chef de l'Etat.
21h05 : Travailleurs sans papiers : "Au bal des hypocrisies, il y avait du monde" Sujet sensible pour Nicolas Sarkozy. Les syndicats professionnels de la restauration et de l'hôtellerie appellent à une régularisation massive des travailleurs sans-papiers de leur secteur. "Quand on exploite des malheureux dans des cuisines ou dans des sous sols alors qu'il y a des français qui peuvent travailler...", déplore le chef de l'Etat qui se veut clair : "Il n'est pas question de faire une régularisation globale, ça conduit à la catastrophe". Nicolas Sarkozy fait un retour en arrière : "En 1997, il y a eu des régularisations massives, un an après, nous avons eu une explosion des demandes. Ca profite aux trafiquants qui exploitent la misère des malheureux". Le président explique que son ministre Brice Hortefeux va examiner "au cas par cas" les 800 dossiers de travailleurs sans-papiers présentés par la CGT. Le chef de l'Etat fait preuve de fermeté : "On ne devient pas français parce qu'on a un travail dans une cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il. Il y a des lois, je dis au préfet d'appliquer les lois ! Nous ne pouvons, pas comme l'avait dit Michel Rocard en son temps, accueillir toute la misère du monde".
21h00 : Familles nombreuses : "Pas la peine de tourner autour du pot, on a commis une erreur"
20h55 : Une ''sanction'' pour les chômeurs dès la deuxième offre d'emploi valable refusée
20h50 : Le RSA maintenu Nicolas Sarkozy dit ne pas renoncer au Revenu de solidarité active (RSA) en réaffirmant qu'il voulait le généraliser. ''Je veux assurer par le RSA que toute personne titulaire d'un minimum social pourra le garder même s'il reprend un emploi''. Pour quel coût ? "Le RSA se fera l'année prochaine en en maîtrisant les coûts" et pour "1 ou 1,5 milliard d'euros" en partie financé par un redéploiement de la prime pour l'emploi.
20h45 : Une croissance de 1,9% en 2008 : 'Parfaitement atteignable'' En dépit du ralentissement de l'économie mondiale, le président est apparu optimiste sur les objectifs de croissance. "1,9% en 2008, c'est parfaitement atteignable''. Le gouvernement a récemment revu à la baisse ses objectifs de croissance, désormais compris entre 1,7% et 2% pour 2008, et à la hausse ses prévisions de déficit pour cette année.
20h40 : Hausse du gaz : ''On ne peut pas financer tout le monde'' Interrogé sur une éventuelle action de l'Etat pour aider les consommateurs à faire face à la forte hausse du prix du gaz, Nicolas Sarkozy lâche : "On ne peut pas financer tout le monde''. ''Soit c'est le contribuable qui paie, soit c'est l'usager'', dit-il, compte tenu du déficit des finances publiques. ''Le prix du gaz est indexé sur le prix du pétrole'' qui a lui-même doublé, observe le président, ''Il faut bien, à un moment donné, que quelqu'un paie le prix du gaz''.
20 h 35 : " Je rendrai au Français du pouvoir d'achat" Pour lutter contre l'inflation, Nicolas Sarkozy met en avant le texte que le gouvernement présentera en juin pour permettre la négociabilité des prix entre les fournisseurs et les grandes surfaces. "Je ne suis pas content, pourquoi le même produit augmente davantage en France qu'en Allemagne ? Je rendrai au Français du pouvoir d'achat".
20 h 30 : "Le problème de la France, c'est qu'on ne travaille pas assez" Nicolas Sarkozy considère que "les prix ont davantage augmenté en France" que dans la plupart des autres pays d'Europe . Selon lui, cela tient au fait que, dans notre pays, "il n'y a pas assez de concurrence". Le dispositif d'exonération sur les heures supplémentaires entré en vigueur le 1er octobre 2007 ? "Ça marche", considère Nicolas Sarkozy qui avance qu'au dernier trimestre 2007, il y avait eu "28 % d'heures supplémentaires en plus". "Un demi-million d'entreprises de France donne des heures supplémentaires à 5 millions de salariés qui en ont profité. 5,5 milliards d'euros de pouvoir d'achat ont ainsi été distribués aux Français". Le Président attaque frontalement les 35 heures : "Le problème de la France, c'est qu'on ne travaille pas assez, donc pas assez de croissance et pas assez de pouvoir d'achat." 20 h 20 : Une émission télévisée qui commence par un mea culpa présidentiel . ''Sans doute, on n'a pas assez expliqué, sans doute moi-même, j'ai fait des erreurs'', concède Nicolas Sarkozy, reconnaissant l'existence d'une "inquiétude'' et de la ''mauvaise humeur'' des Français. "On ne peut pas bouger la cinquième puissance du monde et répondre aux défis qui sont les nôtres sans que ça ne provoque ici ou là des mécontentements. Je m'imaginais bien que je ne passerais pas cinq ans à commenter des sondages excellents ?", explique l'hôte de l'Élysée. L'occasion pour lui de prendre le contre-pied en mettant en avant les réformes engagées par le gouvernement Fillon. "Ça bouge, ça bouscule des immobilismes, des habitudes'', assure-t-il. "Ça fait un quart de siècle qu'on n'avait pas eu un taux de chômage aussi bas. "
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UN AN A L'ELYSEE "Sarkozy : bilan d’un gâchis"
QUEL LAPIN va-t-il sortir ce soir de son chapeau ? Le problème, c’est qu’aucun lapin ne suffira à effacer le gâchis d’un an de présidence. Tous les sondages l’attestent, au bout de seulement une petite année, Nicolas Sarkozy bat tous les records d’impopularité de la V°République.
D’impopularité mais aussi de déception, car si les Français l’avaient choisi c’est parce qu’il incarnait à la fois la jeunesse et la rupture dans cette France exténuée par l’immobilisme chiraquien. Or, moins de douze mois plus tard les Français déchantent.
Ou est-elle la rupture ? La rupture en matière de pouvoir d’achat ? Il suffit de poser la question pour ne récolter que des rires jaunes.
La rupture avec l’économie administrée et la reprise d’un dynamisme tant attendu ? A la place on a eu non seulement le « paquet fiscal » qui, loin de développer la consommation, n’a permis aux plus riches d’épargner plus, mais également, grâce à la législation sur l’héritage, on a vu privilégier l’économie de la rente, c’est à dire le contraire de la réhabilitation du travail. Même les heures supplémentaires qui ont coûté de 5 à 6 milliards d’euros auraient été effectuées de toute façon.
La rupture avec les compromissions africaines ? Remisée et son ministre d’ouverture, J-M. Bockel, qui avait eu le tort d’y croire, rétrogradé vite fait.
La rupture sur les droits de l’homme ? Demandez donc à Poutine ce qu’il pense du zèle de notre Président à son égard.
Pour quelques réformes "réussies", les régimes spéciaux ou la réforme hospitalière, combien de réformes avortées, de manque de courage à s’attaquer aux corporatismes, surtout ceux de l’électorat de droite, les niches fiscales, les taxis, les médecins.
Et combien de réformes en trompe l’œil, l’environnement qui bute sur la taxe carbone et sur le lobby pro-OGM, l’alambic de l’audiovisuel public et les annonces improvisées sur la suppression de la publicité sans disposer de la moindre solution de remplacement ,sans parler de l’ajournement pour cause budgétaire de l’une des réformes phares, le revenu de solidarité active.
De quoi dégouter les Français de cette boulimie de réforme à toutes sauces, très vite identifiées à des formes de régression sociale.
Tout cela sans même évoquer l’hyper narcissisme de cet homme qui trop longtemps confondu style présidentiel avec surexposition, action avec agitation, à tel point qu’on arrive toujours pas à voir les grandes lignes d’une politique où la godille semble de plus en plus tenir le rôle du gouvernail.
Jean-Marcel Bouguereau
(le jeudi 24 avril)
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Nicolas Sarkozy, le plus mauvais président de la Vème RépubliqueSelon un sondage CSA, c'est le général de Gaulle qui a le mieux représenté la France, suivi de François Mitterrand puis Georges Pompidou. Nicolas Sarkozy arrive en dernière position.Charles de Gaulle est le président de la République qui a le mieux représenté la France de son époque, selon un sondage CSA, publié jeudi 24 avril, dans Le Parisien et Aujourd'hui en France, qui classe Nicolas Sarkozy en dernière position de ce classement des chefs d'Etat.
Ainsi, pour 88% des Français, Charles de Gaulle a plutôt bien représenté la France de son époque. Il devance François Mitterrand (74%), Georges Pompidou (69%), Jacques Chirac (66%), Valéry Giscard d'Estaing (56%) et Nicolas Sarkozy (40%). Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. (AP) |