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Pour Ségolène Royal, Sarkozy a "raté" sa 1ère année de mandat

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 23/04/2008 à 11:16 :: Général

 

 
 

 


 

Pour Ségolène Royal, Sarkozy a "raté" sa 1ère année de mandat

 

Pour la présidente PS de la région Poitou-Charentes , le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir (...) ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle".
 
 
Nicolas Sarkozy a "raté" la première année de son mandat, a estimé, mardi 22 avril, Ségolène Royal à quelques jours du premier anniversaire de sa défaite à l'élection présidentielle.
"Plus de deux Français sur trois estiment que cette première année est une année ratée. Notre pays ne peut pas se permettre de rater une année de sa vie. La situation est très grave, et c'est de la faute de Nicolas Sarkozy", a déclaré la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 lors d'un point presse dans ses bureaux parisiens.
Nicolas Sarkozy "avait en main tout le potentiel pour réussir à faire avancer la France. Il avait promis un choc de croissance, une rupture, un recul de la précarité, et on a tout le contraire", a dénoncé la candidate putative au poste de Premier secrétaire du PS.


"Décisions injustes"

Pour Ségolène Royal, le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir (...) ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle".
Nicolas Sarkozy a aussi "gâché les chances de la France" du fait de "premières décisions très injustes". "Le paquet fiscal, les cadeaux fiscaux aux riches (...) ont mis les Français en colère", a dénoncé la candidate socialiste.
Interrogée sur ses attentes avant l'intervention télévisée jeudi soir de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a dit "attendre qu'il reconnaisse ses erreurs" sur le paquet fiscal. "Il faut récupérer ces 15 milliards dépensés qui ne vont servir à rien, et avec cette somme doubler la Prime pour l'emploi (PPE), aider les PME à innover, baisser la TVA", a-t-elle expliqué.


Démocratie participative


La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que le bilan de la première année de présidence Sarkozy montrait que sa méthode de démocratie participative était adaptée. "Si les Français avaient été écoutés, consultés sur ce qui les attendait, ce ne sont pas les décisions que Nicolas Sarkozy a prises qui auraient été prises", a-t-elle jugé.
Ségolène Royal a présenté un rapport d'étape de la "consultation participative" lancée le 4 avril dernier pour préparer sa contribution au congrès du PS qui se tiendra du 7 au 9 novembre. Les militants socialistes ont déposé 735 contributions sur son site http://www.congresutileetserein.com. Une participation jugée encourageante, mais encore insuffisante si on la rapporte aux quelque 160.000 adhérents du PS. (AP)
 

 

 

«Hillary Clinton survit» mais c'est toujours le satu quo, selon la presse américaine

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 23/04/2008 à 9:43 :: Général

 

 
 
Pour les médias américains, la victoire d'Hillary est un trompe l'œil et ne résout rien chez les démocrates ; Prochaine consultation le 6 mai dans l'Indiana. 
 
 
 

Hillary Clinton et Barack Obama (AP)

 
Hillary Clinton a remporté les primaires démocrates de Pennsylvanie avec 55% des voix. «Le vent tourne», a lancé la sénatrice de New York devant ses supporteurs réunis à Philadelphie (contre 45% pour son adversaire Barack Obama). Le sénateur de l'Illinois, qui a vivement dénoncé la stratégie d'Hillary Clinton en l'accusant de brandir "la menace terroriste pour récupérer des voix", conserve malgré tout 111 délégués d'avance.
 
Ce qui signifie que les primaires continuent, et que la redoutable Hillary n'est pas prête de jeter le gant. «Certains m'ont conseillé d'abandonner, a déclaré l'ex-première dame dans son discours concluant six semaines de campagne dans cet Etat important. Mais les Américains n'abandonnent jamais, et ils méritent un président qui n'abandonne pas». «Aujourd'hui ici en Pennsylvanie, vous avez clairement fait entendre votre voix et grâce à vous, le vent tourne», a ajouté la sénatrice de New York devant ses supporters réunis à Philadelphie, où elle était en compagnie de son mari Bill et de sa fille Chelsea.
 
En Pennsylvanie, 158 délégués étaient en jeu. Les projections sur le nombre de délégués obtenus par chacun des deux candidats ne sont pas encore disponibles. Mais il est probable qu'Hillary n'en obtiendra pas suffisamment pour modifier beaucoup l'actuel statu quo, qui avantage toujours largement son rival. Cette victoire peut en revanche lui conférer l'élan nécessaire pour un bon score dans l'Indiana le 6 mai prochain. La Caroline du Sud, qui vote le même jour, est quant à elle acquise à Obama, selon les analystes.

Comment dire la même chose sans lasser ? C’est le défi que doivent relever depuis des mois les candidats à l’investiture démocrate Hillary Clinton et Barack Obama. Mais c’est aussi la difficile tâche de la presse américaine. Preuve encore ce mercredi après la victoire attendue de la sénatrice de New York sur son rival. Une victoire qui «maintient à flot sa campagne», selon le
Washington Post mais qui ne change, ni ne résout rien.

Car à mêmes causes, mêmes effets. Les causes: un vote catégoriel marqué. CBS News rappelle les grandes lignes de ces primaires démocrates encore à l’œuvre en Pennsylvanie: «Clinton a gagné dans sa base: les syndiqués, les votants moins éduqués et de plus faibles revenus et les électeurs ruraux. Obama l’emporte, lui, chez les votants plus aisés et plus instruits et les noirs ».

Les effets ? Hillary Clinton «survit à une autre journée» pour le journal en ligne The Huffington Post et cette nette victoire - 55% des voix contre 45% - «lui donne de bonnes raisons pour maintenir sa candidature malgré ceux des démocrates qui préféreraient la voir s’allier à Obama» estime le New York Times. Mais ABC News douche toute velléité de triomphalisme: les démocrates devront «continuer à se battre».

Car «malgré cette victoire, le mode de calcul proportionnel des délégués des démocrates fait qu’il était improbable que Clinton refasse son retard sur Obama, même si elle regagne du terrain en nombres de voix pures» analyse le LA Times. De fait, selon le décompte du site Realclearpolitics.com, le sénateur de l’Illinois n’abandonne que 6 délégués en Pennsylvanie, lui qui en compte plus de 120 d’avance.

Mais le LA Times met en valeur un autre point, plus à l’avantage de la gagnante du jour: la capacité d’Hillary Clinton à rafler «les grands Etats dont les démocrates auront besoin pour la Maison blanche en novembre. En sus de la Pennsylvanie et de l’Ohio, elle peut s’appuyer sur ses victoires en Californie, dans le New Jersey et dans l’Etat de New York». 

Mais l’éternel problème de la campagne de l’ex-First Lady subsiste: l’argent. Car là aussi Obama fait la course en tête depuis longtemps. Mais d’après le New York Times, «des responsables de la campagne ont déclaré que mardi a été leur meilleure nuit en termes de collecte de fonds en ligne, avec 2.5 millions de dollars en moins de quatre heures».

Dans son éditorial, le quotidien – qui a choisi Obama – se montre malgré tout très critique envers la campagne des démocrates et celle d’Hillary Clinton en particulier. «La campagne de Pennsylvanie qui s’est conclu sur un nouveau résultat dont ne peut rien tirer, a été encore plus mesquine, vide, désespérée et pleine de basses flatteries que les scrutins mesquins, vides, désespérés et pleins de basses flatteries qui l’ont précédée. Les électeurs en ont assez. (…) Il est plus que temps qu’Hillary Clinton reconnaisse que la négativité, dont elle est principalement responsable, ne fait que lui nuire, ainsi qu’à son rival, à son parti et aux élections 2008.» 

Car le vrai grand vainqueur de cette primaire, c’est une nouvelle fois le républicain John McCain qui, goguenard, peut continuer sa campagne à son rythme, sans rival encombrant. En effet, la poursuite de la bataille entre les deux candidats démocrates Barack Obama et Hillary Clinton satisfait pleinement leur opposant du parti républicain John McCain, les stratèges de son camp estimant que la nomination du sénateur de l'Arizona dès le mois de mars lui a fourni un avantage en lui laissant le temps de récolter des fonds et de préparer sa campagne finale.

LIBERATION.FR : mercredi 23 avril 2008
 
 
 
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