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Un an à l'Élysée : les coups d'éclat médiatiques de Nicolas Sarkozy

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/04/2008 à 20:56 :: Général

 

 

Un an à l'Élysée : les coups d'éclat médiatiques de Nicolas Sarkozy

 

8 juin 2007 : Le trouble Sarkozy

C'est le premier "buzz" médiatique autour de Nicolas Sarkozy. Un mois après son élection, la télévision belge diffuse l'arrivée du nouveau président français, en retard, lors d'une conférence de presse du G8 en Allemagne. Nicolas Sarkozy est visiblement essoufflé. D'après la RTBF, la chaîne publique belge, il sort tout juste d'un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine lors duquel il "n'aurait pas bu que de l'eau". Par la suite, la chaîne de télévision s'excusera de cette interprétation des faits.


 

13 août 2007 : Bush-Sarkozy, à la bonne franquette...

En vacances à Wolfeboro, au bord d'un lac du New Hampshire (États-Unis), Nicolas Sarkozy est invité par son homologue américain George Bush, dans sa résidence familiale. L'occasion pour le chef d'État français de rappeler qu'Américains et Français sont "une famille, et dans une famille, on peut avoir des désaccords". Référence à la brouille née entre les deux pays, suite à la guerre en Irak.


 

19 octobre 2007 : "Mon divorce les intéresse beaucoup moins que vous"

Conférence de presse au sommet européen de Lisbonne. Nicolas Sarkozy est interrogé par le journaliste du Monde , Philippe Ridet, sur son divorce avec Cecilia, officialisé la veille par l'Élysée. Réaction courroucée du chef de l'État.


 

29 octobre 2007 : Le Président et son "imbécile" de porte-parole

La chaîne américaine CBS diffuse son programme phare, 60 minutes , consacré à Nicolas Sarkozy. Point d'orgue de cette émission, une interview accordée par le président de la République, quinze jours avant son divorce. Un entretien qui tourne court lorsque la journaliste l'interroge sur l'état de ses relations avec Cécilia. Agacé et pressé, Nicolas Sarkozy lève les yeux au ciel et traite d'"imbécile" son porte-parole, David Martinon. L'enregistrement de l'interview est écourté. "Tu es vraiment un enfant, toi !", lui lance le chef de l'État, avant de retirer son micro et de disparaître.

 

6 novembre 2007 : "Descends, descends un peu le dire !"

Les pêcheurs de plusieurs ports de la façade Atlantique et de la Manche protestent contre la diminution de leur pouvoir d'achat. Depuis plusieurs jours, des ports sont bloqués et des raffineries commencent à tourner au ralenti. Nicolas Sarkozy décide de se rendre au Guilvinec (Finistère), où il reçoit un accueil mouvementé.


 

7 novembre 2007 : "Je veux être votre ami"

Six mois après son accession à l'Élysée, Nicolas Sarkozy se rend aux États-Unis. À Washington, devant les membres du Congrès réunis sous la coupole du prestigieux Capitole, le président français prône l'amitié franco-américaine, mettant ainsi un terme officiel à la brouille entre les deux pays née lors de la guerre en Irak.


 

5 décembre 2007 : "Monsieur Marulanda, je vous demande solennellement de relâcher Ingrid Betancourt"

Après la diffusion de nouvelles preuves de vie peu rassurantes d'Ingrid Betancourt, le président de la République s'adresse directement aux Farc dans une vidéo. Une première, qui sera suivie d'un autre message , diffusé le 1er avril 2008.


 

5 janvier 2008 : En famille, à Pétra

Nicolas Sarkozy visite le site de Pétra, en Jordanie, avec sa nouvelle épouse Carla Bruni-Sarkozy, et le fils de cette dernière, obligé de se cacher les yeux pour échapper à la horde de photographes.


 

8 janvier 2008 : Nicolas Sarkozy apostrophe le patron de Libération

Le chef de l'État tient sa première conférence de presse à l'Élysée depuis son élection. Devant 700 journalistes, il répond longuement à Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération .


 

4 février 2008 : Voyage de noces à Gandrange...

Au surlendemain de son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy se rend à Grandrange, en Moselle, sur le site de l'usine d'Arcelor-Mittal menacée par un plan de restructuration. Il promet que l'État est "prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'aciérie. À la fin de son discours, il lance aux ouvriers : "Je dois dire que Gandrange, comme voyage de noces, il n'y a pas mieux !"


 

23 février 2008 : "Casse-toi, pauvre con !"

Lors de sa première visite en tant que Président au Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy s'énerve contre un visiteur qui refuse de lui serrer la main. Sa formule fera le tour des télévisions et du Web.


 

26 février 2008 : Shopping pour Carla

Le président se rend dans une usine Vuitton à Saint-Pourçain-sur-Sioule, accompagné de la ministre de l'Économie et des Finances Christine Lagarde. La prestigieuse marque offre au chef de l'État un sac flambant neuf. Un cadeau "qui fera plaisir à Carla", glisse Nicolas Sarkozy.


 

17 mars 2008 : "Nous ne les oublierons jamais"

Le 12 mars, le dernier Poilu français, Lazare Ponticelli, s'éteint. Ses funérailles aux Invalides sont l'occasion pour Nicolas Sarkozy de rendre un hommage national à tous les combattants de 1914-1918. L'ancien président Jacques Chirac est présent.


 

26 mars 2008 : Entente cordiale entre Londres et Paris

En visite d'État à Londres, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, sont l'objet de toutes les attentions royales. Le président français a le très rare privilège de s'exprimer devant les Chambres des Communes et des Lords réunies dans le cadre solennel de la Galerie royale du Parlement de Westminster. Depuis 1939, seuls 31 dirigeants étrangers ont pu s'exprimer de la sorte.

 

Et pendant ce temps, qu'en est il de la France et des plus fragiles d'entre nous?

 
 

Moins d'allocs pour les parents d'ados

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/04/2008 à 20:09 :: Général

 

 
 

 


 

Pour ceux qui y croyaient encore: Les allocations familiales réduites pour les adolescents.

 


Allocations familiales: le décret sur majoration unique bientôt publié (Matignon)
Le décret qui doit lancer la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, entraînant une baisse des prestations, sera publié "dans les tout prochains jours", a annoncé mercredi Matignon, en précisant que "l'argent récupéré" servira à d'autres mesures en faveur des familles.
Mercredi 16 avril 2008 19:57

 

 
Jusqu'à présent, les allocations augmentaient avec l'âge des enfants. A compter du 1er mai, il n'y aura plus qu'une majoration, à 14 ans, au lieu de deux à 11 et 16 ans.


Le gouvernement a assuré mercredi 16 avril que rien n'était "prévu pour l'instant" concernant une remise en cause de la majoration des allocations familiales, alors qu'il a présenté le 5 février dernier au conseil d'administration de la CNAF un projet de décret en ce sens avec application au 1er mai.
"J'ai eu un échange avec (la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine) Morano ce matin sur ce sujet qui m'a indiqué que rien n'était prévu pour l'instant", a assuré le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, interrogé mercredi sur cette question après le conseil des ministres.
Le quotidien Le Monde revient dans son édition datée de jeudi sur un décret "passé inaperçu", réformant les bonifications accordées pour les adolescents, qui ne seraient plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans.

Suppression de deux majorations

Le décret n'est pas encore paru, alors que la mesure doit en principe entrer en vigueur le 1er mai.
Ce projet de décret avait déjà provoqué de vives réactions syndicales et la désapprobation du conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) lors de sa présentation pour avis consultatif le 5 février.
La CNAF avait alors fait part de sa "vive insatisfaction" dans un communiqué de presse. La Caisse a précisé mercredi que le décret n'est pas encore paru.
En France métropolitaine, les allocations familiales sont versées dès le deuxième enfant sans condition de ressources. Elles sont versées aux familles jusqu'à ce que les enfants aient 20 ans, et sont majorées à 11 et 16 ans.
Le projet de décret dévoilé le 5 février dernier prévoit la suppression de ces deux majorations au profit d'une seule versée à 14 ans.
La CNAF estime que cette mesure va conduire à une économie de 138 millions d'euros par an "au détriment des familles", soulignait-elle dans son communiqué le 5 février. Selon elle, les allocations en moyenne passeront de 4.918 euros entre les âges de 11 et 20 ans à 4.331 euros entre 14 et 20 ans, soit une baisse d'environ 600 euros.

Recul des prestations familiales

La CGC avait publié un communiqué le 6 février dénonçant une mesure induisant "un recul des prestations familiales, déjà insuffisantes pour les familles".
La polémique relancée, le député UMP Jean-Frédéric Poisson, suppléant de la ministre du Logement Christine Boutin, a demandé mercredi au gouvernement de "revenir sur cette décision", en critiquant "une mauvaise idée". "Cette décision affecte le pouvoir d'achat des familles qui, pour plus de 80% d'entre elles, ont des revenus modestes", rappelle le porte-parole du Forum des républicains sociaux (FRS, composante de l'UMP).
L'association Familles Rurales rappelle pour sa part dans un communiqué son "opposition à cette mesure". "Les prestations familiales sont-elles en danger?", s'interroge-t-elle, soulignant qu'une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques a "démontré qu'en vingt-cinq années, les allocations familiales ont perdu 24,5% de leur valeur relative par rapport au revenu médian".

Des députés UMP craignent un nouveau "couac"

Les députés UMP Hervé de Charette et Jacques Myard se sont inquiétés mercredi d'un nouveau "couac" de la part du gouvernement.
L'application du décret en cause "entraînerait sans aucun doute chez les 4,5 millions de familles françaises concernées, une colère légitime car elle aurait pour conséquence une nouvelle perte de leur pouvoir d'achat", écrit Hervé de Charette dans une lettre à la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano.
"Après une série de couacs et de cafouillages fâcheux, notamment celui de la Carte familles nombreuses SNCF", l'ancien ministre des Affaires étrangères s'indigne: une telle mesure "laisse à penser que nous sommes confrontés à une politique de petits coups et non à une réforme globale pensée et sérieuse que nos concitoyens sont en droit d'attendre et d'ailleurs réclament".
De son côté, Jacques Myard dénonce, dans un communiqué, "un coup sévère à la politique familiale française" et juge "pas admissible de privilégier une gestion et une vision comptable à court terme" et aux "conséquences désastreuses" au détriment d'une "politique familiale de long terme".

(AP)  

 

 

 

Où sommes nous? Qui l'eût cru? Quel gachis...

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/04/2008 à 19:38 :: Général

 

 
 

 


Déclarations et contre-déclarations s'enchaînent au gouvernement.

 

Dernier en date : Bernard Laporte sur les JO de Pékin.

 

La colère gronde au sein des élus UMP.
 

"Tous les jours, il y a quelque chose. Ça suffit", tonne le député villepiniste Jacques Le GuenCafouillage gouvernemental sur la carte famille nombreuse, sur la prise en charge des frais d'optique par la Sécurité sociale, "recadrage" de Nathalie Kosciusko-Morizet, "punie" pour avoir tiré un peu trop fort sur son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et sur Jean-François Copé... Les couacs, déclarations et contre-déclarations s'enchaînent au gouvernement. Faudra-t-il bientôt ajouter le revirement de Bernard Laporte ? Mardi, le secrétaire d'Etat aux Sports a appelé les médias à prendre leurs responsabilités et à s'engager dans la polémique sur les JO de Pékin, manifestant le souhait que "tout le monde boycotte la cérémonie d'ouverture", avant de faire demi-tour dans un communiqué publié quelques heures plus tard.

"Les sportifs, eux au moins, se sont déjà engagés, ils ont fait passer un message repris dans le monde entier. Ils vont maintenant se consacrer à leur passion, au sport", déclarait-il à la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale mardi matin. Avant d'ajouter à l'adresse des journalistes : "Je voudrais que vous aussi, vous vous engagiez, que ce soient les télévisions, que ce soient les journaux". Quelque peu pressé par les journalistes, le secrétaire d'Etat aux Sports finissait par lâcher : "Je voudrais que tout le monde boycotte la cérémonie d'ouverture". Sans préciser la portée exacte de ce "tout le monde", ni à qui l'expression pouvait s'appliquer au juste. Mais au cours de la même journée, machine arrière : Bernard Laporte expliquait qu'il s'agissait là d'une "boutade".

 

"Manque de visibilité, de cohérence et de cohésion"

Il est vrai que le thème est de plus en plus sensible après les déclarations du président du Comité national olympique et sportif français, Henri Sérandour. Reste que cette valse-hésitation et ces déclarations plus ou moins intempestives de divers membres du gouvernement irritent de plus en plus les élus UMP. "Tous les jours, il y a quelque chose. Quand ce n'est pas la carte famille nombreuse, ce sont les lunettes. Ça suffit, ça manque de visibilité, de cohérence et de cohésion au gouvernement", a tempêté mardi le député villepiniste Jacques Le Guen. Dans les couloirs de l'Assemblée, Claude Goasguen a dénoncé "un bombardement de mesures individuelles" dont "on ne voit pas l'intérêt global" et a souhaité "que le Premier ministre François Fillon assure la cohérence du gouvernement".

Il faut dire que pendant que les ministres s'exposent ainsi, quitte à recevoir des coups, les élus de la majorité ont l'impression de faire de la figuration. Arlette Grosskost déplore ainsi que les élus UMP aient parfois "l'impression de devoir se soumettre béatement" au gouvernement. D'autres critiquent le "mépris" vis-à-vis des parlementaires à l'heure où Nicolas Sarkozy promet pourtant de revaloriser le rôle des deux assemblées. "On a l'impression que, pour se faire une popularité, les ministres se disent qu'il faut injurier les députés UMP", dénonce un élu en allusion à la récente accusation de "lâcheté" lancée par Nathalie Kosciusko-Morizet. Des prises de position que le patron du groupe, Jean-François Copé, ne fait rien pour contenir. Lui-même décoche d'ailleurs ses flèches, en regrettant par exemple "le grand cafouillage" sur la carte famille nombreuse ou en prônant "pédagogie" et "méthode" sur les frais d'optique. 

LCI  le 16/04/2008 - 13h00

 

 

 

Jean-Louis Bianco invité de RTL (15 avril 2008)

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/04/2008 à 10:20 :: Général

 

 

 

 

 

 


Jean-Louis Bianco invité de RTL (15 avril 2008)
envoyé par rtl-fr
 
 
 
 

Pour Georges Tron (UMP): la première année de Sarkozy, "année de déception"

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/04/2008 à 9:16 :: Général

 


 

Pour Georges Tron (UMP): la première année de Sarkozy, "année de déception"

 

Georges Tron, député UMP de l'Essonne, juge que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception", dans une interview parue mercredi dans France-Soir.

"C'est une année de surprise et finalement de déception", déclare l'élu villepiniste. "Une année en tout cas difficile pour notre majorité".

Il faut, selon lui, "redonner des repères politiques à nos électeurs que l'ouverture a troublés plus qu'il n'y paraît, accepter le débat d'idées au risque des critiques, avoir le courage enfin de s'attaquer aux blocages de l'économie française nettement au-delà des mesures proposées".

Interrogé sur la colère de députés de la majorité, il assure: "nous avons l'impression que nous ne sommes plus écoutés comme nous le devrions, et que l'Assemblée est transformée en chambre d'enregistrement. Le président de la République qui avait été si attentif aux parlementaires avant son élection devrait aujourd'hui se souvenir de sa méthode durant cette période".

"De quelle rupture parle-t-on? Finalement, je n'en vois pas vraiment hormis sans doute la façon de gouverner", observe-t-il également.

(Afp, 16/04/2008, 7h47)

 

 

 

 

Entre l'Élysée et Matignon, les frictions se multiplient

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 16/04/2008 à 8:45 :: Général

 

 


 

Entre l'Élysée et Matignon, les frictions se multiplient

 
 
 
Des OGM à la carte «familles nombreuses», Nicolas Sarkozy a dû monter au créneau trop souvent, estiment ses collaborateurs.
 

La scène se déroule mardi, à la sortie d'une réunion de crise à l'Élysée sur le projet de loi OGM. Un collaborateur du président lève les yeux au ciel : «Fillon, c'est la cata, il n'a rien géré. Ce n'est tout de même pas le job du président de rédiger des sous-amendements».

Dans la matinée, Nicolas Sarkozy a fait venir en urgence François Fillon, le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, les présidents des groupes UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, et au Sénat, Henri de Raincourt, et les rapporteurs de la loi OGM. Le but : trouver un compromis sur ce projet de loi qui donne à la majorité tant de fil à retordre depuis la semaine dernière.

 Hier, le premier ministre est resté en retrait lors de la réunion. Jouant sa proximité avec les députés UMP, alors que Nicolas Sarkozy voulait leur faire accepter un amendement censé calmer les anti-OGM. «C'est toute la crédibilité du «Grenelle de l'environnement» qui se jouait sur ce dossier OGM. Le président est intervenu hier, parce qu'il ne pouvait pas laisser passer ça», explique-t-on dans l'entourage du président. «Mais ce n'est pas parce qu'il défend plutôt la ligne Kosciusko-Morizet qu'il a approuvé sa méthode», précise-t-on à l'Élysée où l'on rappelle que «le président le lui a dit personnellement».

«Que se passe-t-il quand un dossier du gouvernement tourne mal ?C'est encore Sarko qui s'y colle !», s'exclame-t-on à l'Élysée, où on se dit las d'être «les pompiers de service» .

 Et de citer le cas de la carte famille nombreuse : «une c…, voilà ce qui arrive quand la technostructure tourne à vide. On ne peut pas tout surveiller». Voilà un autre dossier sur lequel Nicolas Sarkozy est intervenu en fin de semaine, pour démentir François Fillon. Le premier ministre avait annoncé de­puis le Japon qu'il était bien question de confier à la SNCF le fi­nancement de la carte famille nombreuse, dans le cadre de la révision des politiques publiques.

À l'énervement de la fin de semaine dernière s'ajoutait mardi la «gaffe» de Roselyne Bachelot sur le non-remboursement des lunettes.

 

«Tenir le cap des réformes»

Cette proche de Fillon, qui lui doit sa place au gouvernement, «a été prise au dépourvu», s'agace-t-on à l'Élysée. Des reproches qui «ne manquent pas de saveur», s'amuse un proche de Fillon : «Le président nous demande d'être interventionnistes. Soit. Mais alors qu'il ne se mêle pas de tout !». Au passage, on rappelle que le président est celui qui «fait des annonces à la place de ses ministres», en citant Christine Albanel qui apprit «un quart d'heure avant la conférence de presse du président qu'il voulait supprimer la pub de la télévision publique». Ou encore les propositions «brouillonnes» du chef de l'État sur Arcelor.

Face à ces agacements élyséens, François Fillon «est de plus en plus détaché», reconnaît l'un de ses proches. «Il ne veut pas se perdre dans ces querelles picrocholines. L'essentiel est de tenir le cap des réformes», explique ce dernier.

À l'Élysée, un proche du président calme lui aussi le jeu : «Fillon, il le connaît par cœur, il sait pertinemment ce qu'il sait faire ou ne pas faire. Et il sait bien qu'ils font équipe jusqu'en 2009.»

Charles Jaigu
Le figaro.fr Edition du 15/04/2008

 

 

 

 

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