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REUTERS/REGIS DUVIGNAU François Bayrou lors de l'annonce de sa défaite au second tour des municipales à Pau, le 16 mars 2008.En dépit des récents déboires électoraux rencontrés par le MoDem, le "cas" de son président, François Bayrou, continue d'occuper Nicolas Sarkozy, qui cherche à isoler l'ancien candidat à l'élection présidentielle. En témoigne une note de synthèse, adressée, lundi 7 avril, au chef de l'Etat, par l'un de ses conseillers, Dominique Paillé.
Dans cette note, dont Le Monde a reçu une copie, M. Paillé fait la liste de tous les éléments qui pourraient contribuer à fragiliser M. Bayrou. Le conseiller du président insiste notamment sur les "mouvements" qui sont récemment apparus au sein du groupe sénatorial centriste. M. Paillé se félicite que "les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini - Christian Blanc se tient à part)" aient "redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre (NC)", parti composé d'ex-UDF qui ont rallié M. Sarkozy. Selon M. Paillé, "un tiers" du groupe sénatorial serait prêt à s'engager dans cette voie. Le conseiller du chef de l'Etat indique que le président du groupe centriste, Michel Mercier, "a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem".
"Jean Arthuis (président de la commission des finances du Sénat, qui a décidé de quitter le Modem) est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur (cette) position", ajoute-t-il.
M. Paillé qualifie de "proposition pertinente" l'idée émise par le député européen centriste Thierry Cornillet, de "retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou". La note de l'Elysée aborde très directement les ambitions personnelles des uns et des autres : " Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre (...) Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain. Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP."
M. Paillé évoque enfin ce qui constitue un enjeu essentiel pour l'avenir politique du MoDem, et donc de son président : le partage des subventions publiques aux différentes formations politiques. "Il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez", assure M. Paillé.
"En conclusion, indique-t-il, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le NC et le MoDem."
Patrick Roger
Article paru dans le Monde Edition du 11.04.08. |
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. ![]() « Je n'ai pas cherché le consensus à tout prix ; j'ai plutôt essayé de faire naître les convergences», explique Gérard Larcher. Crédits photo : DENIS/REA Urgences, petits hôpitaux, sécurité, le sénateur dévoile son rapport.Le sénateur UMP Gérard Larcher, ancien ministre et ex-président de la Fédération hospitalière de France, remet jeudi matin à Nicolas Sarkozy son rapport sur la réorganisation de l'hôpital. Il a rencontré 200 personnes mais l'affirme : «J'ai cherché des convergences, pas le consensus.» LE FIGARO. - Votre rapport sur l'hôpital a-t-il pour but de réaliser des économies ? Vous voulez créer des «communautés hospitalières de territoire». Est-ce la mort des petits hôpitaux ? Pas d'obligation à se regrouper, mais ces communautés hospitalières cumuleraient les avantages… Quelles autres mesures concrètes pour mieux organiser le système de santé ? Vous suggérez de permettre aux médecins qui le veulent de quitter leur statut actuel pour être payés à l'acte. Les syndicats vont crier à la privatisation de l'hôpital ! Vous proposez que la nouvelle Haute Autorité de la concurrence examine les rachats de cliniques pour éviter que de grands groupes ne se trouvent en situation de monopole local. N'est-ce pas trop tard ? Avez-vous éliminé certaines idées pour ne pas faire trop de vagues ? EDITORIAL - Réveiller l'hôpital » Les propositions en détail (pdf) |
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Insupportable. La façon dont les commissaires politiques de la majorité ont fait plier Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait dit tout haut ce qu’elle pensait de l’attitude lâche de certains de ses collègues, a quelque chose d’humiliant.
Des couacs, le gouvernement en connaît régulièrement. Fadela Amara en a fait les frais, Jean-Marie Bockel et Rama Yade aussi. Mais dans l’affaire «NKM», il s’agit d’un rappel à l’ordre particulièrement gênant. Il met en lumière la façon hypocrite dont le gouvernement gère les suites du Grenelle de l’Environnement. On se souvient des attentes, voire des espoirs, qu’avait suscités ce grand débat. Une fois publiées les 268 mesures issues de ces tables rondes, on avait dit que l’équipe Sarkozy devrait désormais passer aux actes et qu’il ne faudrait pas décevoir les bonnes volontés exprimées à cette occasion. Nathalie Kosciusco-Morizet qui se bat depuis des années pour l’environnement, souvent bien solitaire dans son camp, a incarné d’une certaine manière l’esprit du Grenelle. Plus que Jean-Louis Borloo qui semblait se retrouver à son poste faute de mieux, elle a mené les débats honnêtement, jouant le jeu parlementaire en défendant certes les positions gouvernementales, mais sans se montrer obtuse. Il faut du courage pour affronter le lobby agricole productiviste. Elle en a montré, seule à l’Assemblée. Obligée de s’excuser publiquement, elle rentre dans le rang du gouvernement et de l’UMP. François Fillon et Nicolas Sarkozy, chantres de l’ouverture, ont décidément une étrange conception de l’ouverture d’esprit. QUOTIDIEN Libération : jeudi 10 avril 2008
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