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Intérrogée sur les propos de Nicolas Sarkozy qui trouve la campagne difficile, Ségolène Royal répond : « Ecoutez, si on pense que ces échéances sont dures, si on est là pour se plaindre, il ne faut pas s’y engager, c’est quand même assez curieux de la part du candidat de l’UMP de s’engager dans une échéance comme celle-ci où chacun connaît les épreuves, ensuite de s’en plaindre. Moi, je ne parle pas de moi. Je suis étonnée de voir à quel point Nicolas Sarkozy parle sans arrêt de lui.
Ce qui concerne les Français c’est leur avenir, c’est comment on va régler les problèmes d’urgence qui sont graves en France, la question de la dette, du chômage, des bas salaires.
La France « a besoin d’un chef d’Etat, d’un chef d’Etat mais qui regarde les choses différemment et surtout qui a compris que tout se tenait, que tout se tenait, et cette approche globale, peut-être je ne sais pas si elle est féminine, en tout cas j’assume, moi, ma part de féminité, comme dans chaque personne humaine, homme ou femme, il y a une part de masculinité, une part de féminité, donc forcément la part de féminité l’emporte.
C’est peut-être ce qui m’aide à comprendre cette approche globale où tout se tient, il n’y a pas des, comment dirais-je, des lieux politiques disjoints les uns des autres mais si l’on sait par exemple bien faire fonctionner la famille au bon moment, on sait que les enfants réussissent mieux à l’école, donc, famille/école ; s’ils travaillent bien à l’école, ils trouvent du travail, donc école/famille/travail/emploi, tout se tient.
Je pense aussi que notre avenir national dépend de la façon dont nous réussirons à réduire les écarts entre pays riches et pays pauvres, nous ne nous sauverons pas tout seul. Donc, cette approche globalisante des problèmes de société, des solutions à trouver, est aujourd’hui un regard et une méthode qui sont nécessaires pour résoudre rapidement les problèmes qui se posent au pays. » |