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DA 32 "C’est bien qu’elle l’ait fait.» Vincent Brossel, responsable du bureau Asie de l’association Reporters sans frontières (RSF) s’est félicité de l’intervention de Ségolène en Royal en faveur de trois journalistes et deux avocats emprisonnés en Chine ce lundi. Lettre La candidate socialiste, en visite depuis vendredi à Pékin, a transmis une liste de noms – dont l’identité n’a pas été révélée – au vice-ministre des Affaires étrangères accompagnant la délégation, Dai Bingguo, et aux organisations professionnelles d'avocats et de journalistes. JO 2008 Catherine Fournier

Quelques jours plus tôt, le 5 janvier, RSF avait adressé une lettre à la présidente de Poitou-Charentes lui enjoignant de «demander la libération de journalistes et d’internautes emprisonnés» en Chine. L’association citait trois professionnels : Zhao Yan, collaborateur du «New York Times», Ching Cheong, journaliste hongkongais du «Straits Times» ou Yang Zili, fondateur du site Internet lib126.com. «J’ose espérer que la liste transmise aux autorités comprend ces trois noms», souligne Vincent Brossel.
Zhao Yan a été condamné en 2006 à trois ans de prison pour «une excuse de fraude», en réalité pour avoir aidé le «NYT» à enquêter sur la condition des paysans en Chine. Ching Cheong, lui, a été condamné en 2006 à cinq ans de prison pour «espionnage» : il avait publié un livre sur des personnalités politiques du Parti communiste. Yang Zili, enfin, a été condamné à plus de huit ans prison en 2001 pour avoir publié des articles critiquant le régime sur son site.
Concernant les deux avocats, Vincent Brossel suppose qu’il s’agit sans doute de Chen Guangcheng, un avocat aveugle emprisonné pour avoir dénoncé le contrôle des naissances dans sa région rurale de l'est du pays, et Guo Fei Xiong ou Gao Zhisheng, deux avocats connus pour leur défense des droits de l’homme.
«Même si Ségolène Royal n’est pas la première à plaider pour la libération de ces personnes, elle a le mérite de l’avoir fait. Beaucoup d’hommes politiques et de diplomates française se sont contenté d’évoquer des questions financières et économiques lors de leur séjour en Chine», note Vincent Brossel. Et de rappeler que 32 journalistes et plus 50 internautes et cyber-dissidents sont toujours emprisonnés en Chine.
«La situation a tout de même évolué un peu pour les journalistes étrangers, souligne RSF. Grâce au JO 2008, ils ne sont plus obligés de demander une autorisation préalable pour se déplacer dans le pays ou faire une interview.» Fin de la récréation prévue en octobre 2008, après les Jeux.
20Minutes.fr