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"Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer"

Le député (PS) Jean Grellier a été renversé par un scooter à proximité de l'Assemblée nationale (DR).
Trop de médecins refusent les patients pauvres
Selon une étude publiée ce mercredi, 25,5% des médecins et dentistes exerçant à Paris refusent de soigner les bénéficiaires de la CMU.
A Paris, un médecin sur quatre refuse de soigner les malades les plus défavorisés. Voilà le résultat d’une étude publiée ce mercredi par le fonds de financement de la couverture maladie universelle (CMU). (Télécharger l'étude en pdf)
Le collectif d'associations Ciss dénonce depuis plusieurs mois ces refus de soins, dont cette nouvelle étude est une preuve supplémentaire.
Sur les 861 médecins et dentistes testés par téléphone, 220 (soit 25,5%) refusent des patients pour la seule raison qu’ils sont bénéficiaires de la CMU. Le taux de refus est particulièrement élevé chez les gynécologues (38,1%), mais aussi chez les dentistes (31,6%), chez les ophtalmologues (28,1%). Il s'élève à 19,4% chez les généralistes et à 5,2 % chez les radiologues.
Pour arriver à ces résultats, la chercheuse Caroline Despres, a adopté la méthode du testing: coup de fil anonyme à des médecins (ou à leur secrétariat). Et phrase du genre: «Bonjour, je souhaiterais prendre rendez-vous… Je suis bénéficiaire de la CMU, cela ne pose pas de problème ?»
Premier constat de la chercheuse: cette question ne surprend pas les secrétaires. «Dans la très grande majorité des échanges téléphoniques, les secrétariats ont des consignes très claires quant à l’attitude à avoir face à une demande de rendez-vous par des bénéficiaires de la CMU.»
Les réponses, elles, sont très variables, du «oui» sans hésitation, au «non» le plus brutal. Exemples:
- «Non, je ne prends pas les CMU. Je ne peux pas vous parler, je suis en consultation.» Et le praticien raccroche.
- «Ça m’arrange pas… Mais on n’a pas le choix», répond un radiologue. Un autre : «Ben … Moui. Je vais vous prendre. Vous amenez votre attestation.»
- Une secrétaire: «Elle (le médecin, ndlr) prend pas toujours, quelquefois… Je peux lui demander»
Ou à l'inverse, certains médecins s'offusquent qu'on leur pose la question:
- «Prenez-vous les CMU?»
- «Ce serait une honte de refuser. C’est interdit»
Justement, les praticiens ont-ils le droit de refuser des patients ?
Ce que dit le code de la déontologie (art 47), cité dans l'étude :«Hors les cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. Le médecin peut se dégager de sa mission, à condition de ne pas nuire de ce fait à son malade, de fournir au médecin désigné par le patient, les renseignements utiles à la poursuite des soins.»
C'est le deuxième objectif de cette enquête: «Etablir les déterminants du refus de soins». Autrement dit, pourquoi certains praticiens refusent-ils de soigner les bénéficiaires de la CMU ?
«Pour des raisons économiques», répondent-ils. La loi interdit les praticiens de secteur 2 d'appliquer des dépassements d’honoraires lorsqu'ils soignent un bénéficiaire de CMU. Et les dentistes doivent respecter un tarif plafonné pour les prothèses dentaires.
Par ailleurs, de nombreux médecins avancent le problème de la «paperasse»: les CMU bénéficient du «tiers payant intégral», ce qui signifie que le paiement de leurs soins est effectué directement par l’assurance maladie. Des médecins se plaignent souvent des retards et des erreurs des caisses en la matière.
Libération.fr
Bertrand: "Nous allons supprimer au moins 2000 élus"
Les Français ne croient pas à l'emprunt Sarkozy, révèle notre sondage Ifop, les déficits s'accumulent alors que le Président fait le pari de l'investissement. La droite va jouer en défense. Aujourd'hui, les cadres de l'UMP réunis au Parc Floral de Vincennes entendront François Fillon à la veille du séminaire gouvernemental sur cet emprunt mal parti. En bon soldat, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP monte au créneau.
Le président vante les bons déficits, et notre endettement approche les 80% du PIB. La droite est devenue laxiste?
Certainement pas ! L'endettement ne nous mettra en danger que si l'on n'y fait rien, et justement, nous agissons. Le gouvernement et le président refusent la gestion pépère, parce que dans la crise, l'immobilisme est mortel.
Les socialistes, et le président de la cour des comptes Philippe Séguin, disent qu'on n'échappera pas à des hausses d'impôts.
Philippe Séguin est un réformateur courageux, et donc n'est pas socialiste. Il dit qu'on devra augmenter les impôts si on ne diminue pas les dépenses publiques. Nous le faisons, et nous allons nous attaquer davantage aux dépenses publiques inutiles, aux gaspillages, aux abus et aux fraudes.
C'est la faute des fraudeurs si la France est endettée?
Lutter contre les fraudes c'est une affaire de justice car la fraude fragilise notre système de solidarité. Au-delà de la lutte contre les fraudes, d'autres sources d'économies existent. L'administration, l'Etat, ont déjà commencé à faire des efforts avec la règle du non remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Il y a des organismes inutiles, qui peuvent être supprimés. On doit chasser les gaspillages partout..
En diminuant les dépenses des ministres ou de l'Elysée?
En attaquant d'abord les dépenses de structures. C'est le sens de la réforme des collectivités locales. L'UMP a énormément travaillé après la rapport Balladur. Nous sommes très clairs: on ne va pas fusionner les régions et les départements, c'est impossible sans changer la constitution. Mais on va fusionner les élus. La clé, c'est l'invention du conseiller territorial, qui siégera à la fois dans les assemblées régionales et départementales. Cette réforme permettra de diminuer le nombre d'élus. Nous sommes prèts à supprimer entre 30 50% le nombre des conseillers départementaux et régionaux c'est-à-dire 2 à 3000 postes d'élus.
"La fin des doublons"
Vous affaiblirez les pouvoirs locaux au détriment de Paris...
Nous allons faire ce qu'attendent les Français, et nous rendrons les pouvoirs locaux plus cohérents, efficaces et rationnels. J'ai été conseiller général, l'Aisne fonctionnerait tout aussi bien avec une assemblée départementale d'une vingtaine de membres, et même mieux. Expliquez-moi pourquoi la Communauté urbaine de Lyon compte plus de vice-présidents à son exécutif que le gouvernement n'a de ministres ?
Quel rapport entre le nombre d'élus locaux et les dépenses inutiles?
Des élus responsables aussi bien pour un département et une région, ça signifie la fin des doublons, des dépenses engagées deux fois, la fin des organismes qui se chevauchent.
Dans les déficits de la France, rien ne vient du pouvoir, du bouclier fiscal, par exemple?
Je préfère que les gens paient leurs impôts et dépensent leur argent en France, plutôt qu'à l'étranger. La France a un déficit structurel, parce que les réformes n'ont pas été faites -sur les retraites par exemples- contrairement à l'Allemagne. Mais là-bas, il y a eu un consensus. En France, le PS n'a jamais voulu y réfléchir. En la matière, un homme comme Manuel Valls, est peut-être courageux en paroles, mais en politique il faut être courageux en actes.
Vous allez tuer la retraite à 60 ans?
Nous devons sauver notre système de retraite. La question n'est pas de savoir si on doit repousser l'âge de la retraite ou la durée de cotisation, mais de savoir quand on le fera.
Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH
Le Journal du Dimanche
Redécoupage électoral : le gouvernement est contraint de revoir sa copie
Peut mieux faire. L'avis de la commission consultative du redécoupage électoral sur le projet d'"ajustement de la carte électorale" que lui avait transmis le gouvernement devait être publié, samedi 27 juin, au Journal officiel.
Au total, la commission présidée par Yves Guéna formule des propositions complémentaires, voire alternative pour le cas de Paris, dans 35 départements. Elle émet des suggestions dans 17 départements ou collectivités et valide sans réserves les 48 autres. Le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Alain Marleix, s'est "réjoui de l'appréciation globalement positive" portée par la commission.
Le redécoupage électoral des circonscriptions législatives ne va pas moins continuer à soulever la polémique. Le gouvernement juge ses propositions "équilibrées". Le PS qualifie le projet du gouvernement de "bouclier électoral" pour la droite. La commission, dont l'avis n'est que consultatif, vérifie essentiellement que la répartition des sièges s'opère "sur des bases essentiellement démographiques". Elle doit veiller à ce que les écarts par rapport à la moyenne démographique départementale n'excèdent pas 20 % et que les propositions respectent les principes généraux de découpage des circonscriptions. Il ne lui est pas interdit, au-delà de l'équilibre démographique, d'apprécier la pertinence et l'objectivité des projets.
La commission a donc validé la méthode de répartition des sièges, dite de la "tranche", qui attribue un nombre de sièges par département égal au quotient de la population par un diviseur (fixé en ce cas à 125 000) plus un siège supplémentaire pour tout reste. Même si, convient la commission, cette méthode "laisse subsister certains écarts de représentation". Elle constate par ailleurs que, dans certains départements, subsistent de "forts déséquilibres".
Départements et collectivités validés sans réserves.
Ain (+1 siège), Aisne, Allier (+1), Alpes-de-Haute-Provence, Ariège, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Cantal, Charente (-1), Corrèze (-1), Corse-du-Sud, Haute-Corse, Côtes-d'Armor, Creuse (-1), Doubs, Drôme, Eure, Eure-et-Loir, Gers, Hérault (+2), Ille-et-Vilaine (+1), Indre (-1), Isère (+1), Jura, Lot, Lozère (-1), Manche (-1), Marne (-1), Haute-Marne, Nièvre (-1), Orne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées (-1), Bas-Rhin, Haut-Rhin (-1), Haute-Saône (-1), Saône-et-Loire (-1), Sarthe, Savoie (+1), Haute-Savoie (+1), Deux-Sèvres (-1), Tarn-et-Garonne, Var (+1), Vendée, Haute-Vienne (-1), Territoire-de-Belfort, Martinique, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthelémy (+1), Wallis-et-Futuna, Polynésie française (+1), Nouvelle-Calédonie.
Départements et collectivités pour lesquels la commission émet des suggestions.
Ardèche, Aude, Charente-Maritime, Côte-d'Or, Dordogne, Gard (+1), Haute-Garonne (+2), Landes, Haute-Loire, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Mayenne, Meuse, Oise, Vaucluse (+1), Vosges, Seine-Saint-Denis (-1), Mayotte (+1).
Départements et collectivités pour lesquels la commission formule des propositions.
Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Aube, Calvados, Cher, Finistère, Gironde (+1), Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loire (-1), Loire-Atlantique, Loiret (+1), Meurthe-et-Moselle (-1), Morbihan, Moselle (-1), Nord (-3), Pas-de-Calais (-2), Puy-de-Dôme (-1), Pyrénées-Orientales, Rhône, Paris (-3), Seine-Maritime (-2), Seine-et-Marne (+2), Yvelines, Somme (-1), Tarn (-1), Vienne, Yonne, Essonne, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne (-1), Val-d'Oise (+1), Guadeloupe, La Réunion (+2).
La commission a également validé les 11 circonscriptions nouvellement crées pour les représentants à l'Assemblée nationale des Français établis hors de France.
Pour les situations les plus complexes, dont celle concernant Paris, la commission propose un autre redécoupage que celui du gouvernement. Celui-ci n'est cependant pas tenu de la suivre. M. Marleix indique qu'il tiendra compte de ses observations. Il précise toutefois, "pour aller dans le sens des orientations de la commission", n'avoir l'intention de modifier son projet que "pour une vingtaine de circonscriptions".
Patrick Roger pour LE MONDE | 26.06.09
Article paru dans l'édition du 27.06.09.
Le chanteur Michael Jackson est mort, a annoncé jeudi le Los Angeles Times, après être arrivé à l'hôpital dans un coma profond.