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Une association exige la démission de Bussereau

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 07/02/2010 à 23:18 :: La France de Sarkozy

 

Une association exige la démission de Bussereau

 
 
Suite au dérapage verbal de Dominique Bussereau sur les Harkis, l'association Générations Mémoire Harkis demande la démission de ce dernier.

 

 
L'association Générations Mémoire Harkis a demandé dimanche 7 février la démission du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, après un dérapage verbal sur les Harkis, "pour sauver l'honneur du gouvernement".
"La jurisprudence Georges Frêche l'invite à la démission pour sauver l'honneur du Gouvernement", affirme cette association dans un communiqué, en précisant qu'une délégation se rendra mercredi à Matignon à 15h pour déposer cette demande de démission du secrétaire d'Etat aux Transports.
 


"Ignobles insultes à l'Histoire"


Interrogé jeudi par Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de la socialiste Ségolène Royal, Dominique Bussereau avait répliqué: "Oui enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
Peu après, le secrétaire d'Etat avait présenté ses excuses dans un communiqué, affirmant qu'à "aucun moment" il n'avait "voulu mettre en doute l'honneur des harkis et leur fidélité à la France et aux valeurs de la République, qui les ont conduits à s'engager avec courage pour elle".
"A présent, Générations Mémoire Harkis prend acte des excuses formulées par (M. Bussereau) pour ces ignobles insultes à l'Histoire, mais se réserve tous les droits de poursuite y compris judiciaires afin que de telles attaques ou allusions attentatoires ne se reproduisent plus", conclut l'association.

NOUVELOBS.COM | 07.02.2010 
 
 
 
 
 
 

Ségolène Royal et le spectacle du terrain

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 07/02/2010 à 15:35 :: Ségolène Royal

 

Ségolène Royal et

le spectacle du terrain

 

Ségolène Royal quadrille le terrain montrant ainsi le nombre et la qualité des réalisations régionales. C'est aussi la démonstration d'une remarquable professionnelle dotée d'une organisation et d'une volonté exemplaires.


C'est une véritable leçon pratique de quadrillage du terrain qui est actuellement mise en oeuvre par Ségolène Royal.

Pour le choix de ces théâtres d'opérations sur le terrain, quatre critères se dégagent de façon générale :
- le premier critère consiste à faire campagne dans les secteurs qui comprennent le plus grand nombre d'électeurs. L'absence d'ancrage idéologique fait que désormais de plus en plus rares sont les terrains acquis ou perdus d'avance. Par conséquent, le quadrillage systématique peut produire des résultats positifs inattendus,
- le second critère concerne les territoires qui rassemblent le maximum d'électeurs sociologiquement proches de l'ancrage politique traditionnel du candidat. Dans cet esprit, il importe alors d'examiner de façon détaillée les différents quartiers, leur composition sociologique, pour effectuer des zones d'opérations commandos efficaces,
- le troisième critère vise à identifier des domaines emblématiques au sujet desquels le candidat apporte une réponse utile et de répéter des actions pour bien permettre l'apport distinctif du candidat dans ce ou ces domaines,
- enfin, le dernier critère est celui que les professionnels américains appellent "varier le menu". Il s'agit alors d'aller sur des territoires particulièrement inattendus de façon à compléter les images et surtout faire naître la curiosité à l'occasion de ces visites là sur le terrain.

Ces rappels montrent que le " travail du terrain " cumule deux objectifs différents et complémentaires :
- le quadrillage systématique qui est un enjeu de proximité et de notoriété. La meilleure façon pour un candidat de gagner en confiance c'est encore de serrer la main du plus grand nombre de citoyens,
- le quadrillage thématique. Par géographie, identification du problème posé. Sur cette base, le candidat doit choisir une réponse simple, concrète, facilement compréhensible. Il doit ancrer sa réponse dans un ou plusieurs exemples pratiques.

Dans ces conditions, le spectacle du terrain permet les évolutions les plus significatives et rapides.
Ségolène Royal s'avère, une fois de plus, une remarquable candidate qui devrait enregistrer en mars un score montrant la force régionale qu'elle a su créer.

 
 


Ségolène Royal Thuré 03fev2010

 

Exprimeo.fr

 

 

 

COTE DE CONFIANCE DE SARKOZY AU PLUS BAS

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/02/2010 à 16:08 :: La France de Sarkozy

 

 

Roland Cayrol : "Il y a un pilote, Sarkozy, clairement identifié. Mais a-t-il un cap ?"

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est au plus bas. Ce désaveu est-il conjoncturel ou structurel ?

On ne saura que plus tard si ce résultat était ou non annonciateur de catastrophes électorales. Ce qui est sûr, c'est qu'il pose problème. Quand on veut réformer un pays, ce n'est pas forcément excellent de n'avoir le soutien actif que de son propre coeur de cible politique, l'électorat UMP, ainsi que des inactifs et des retraités. Pour changer un pays, le mettre en mouvement, il convient que les catégories les plus actives soutiennent l'action gouvernementale.

 

Quelle est la principale raison de cette perte de confiance ?

Lors des présidences de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, les Français se demandaient s'il y avait un pilote dans l'avion. Ce trouble n'existe plus. Il y a un pilote, qui est clairement identifié. Mais les questions deviennent bien plus angoissantes : le pilote sait-il où il va ? A-t-il un cap ?

 

Le président s'est pourtant efforcé, le 25 janvier à la télévision, de faire la pédagogie des réformes...

Il y a un malentendu. Je ne sais pas si le président ne comprend pas l'attente de l'opinion ou s'il a décidé de ne pas la satisfaire pour le moment. Mais il s'est contenté d'expliquer chacune des réformes, sans faire de lien entre elles. Son idée est peut-être que la cohérence se dégagera d'elle-même, au fur et à mesure que l'on verra quels sont les outils qui fonctionnent.

 

De quel fusible dispose un hyperprésident ?

Il ne veut pas de fusible. Ce mode de gestion, qu'il a choisi, l'oblige à être sans arrêt en première ligne et à s'en tirer tout seul. Avec un premier ministre qui engrange tranquillement en popularité tout ce qu'il perd lui-même.

 

Quelles sont ses possibilités de rebond ?

Il faut que Nicolas Sarkozy s'habitue à gouverner avec une minorité de l'opinion. Cela va probablement durer. Le seul avantage qu'il a est que, si on demande aux gens si l'opposition ferait mieux à sa place, la réponse est clairement non.

 

Les régionales traduiront-elles encore une forme de cohabitation ?

Les Français, qui avaient apprécié la cohabitation au sommet, recherchent cette complémentarité nation-territoires, qui instaure une sorte de contre-pouvoir dans les institutions de proximité. C'est pour cette raison que l'expression de "bouclier social" utilisée par la gauche dans la campagne des régionales marche assez bien dans l'opinion.

 

Comment les Français expriment-ils leur mécontentement ?

On observe une protestation tristounette, un climat d'attente résignée. Il n'y a pas de croyance dans les acteurs de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. Tout indique que l'on n'est pas dans une période de mobilisation sociale.

L'opinion a déjà intériorisé la nécessité de réformes qui ne lui font pas plaisir. Ainsi celle des retraites semble-t-elle faire l'objet d'une sorte de consensus social mou : on sait bien que nos acquis vont être rognés un peu plus, et que cela va être encore plus dur pour les générations suivantes. D'où ce climat de morosité, cette ambiance très grise.

 

L'impopularité du président favorise-t-elle l'opposition ou l'abstention ?

Les deux. La nature politique a horreur du vide. Il se produit mécaniquement un retour du Parti socialiste, facilité par le fait que les disputes au sommet paraissent s'être calmées. Mais la tentation de l'abstention revient elle aussi de manière très forte. Notamment dans les catégories les plus jeunes et les plus populaires.

 

Quel impact cela peut-il avoir sur la poursuite des réformes ?

On ne change en profondeur la société qu'avec son consentement nettement majoritaire. Et non lorsqu'on est en permanence en butte à l'hostilité, ou simplement aux doutes, de deux tiers des Français. Un pouvoir qui ne dit pas où il va et qui ne fournit pas les résultats escomptés n'est pas bien placé pour engager le dialogue indispensable.

Propos recueillis par Pierre Jaxel-Truer et Jean-Baptiste de Montvalon

DERNIERE SESSION DU CONSEIL REGIONAL

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 06/02/2010 à 14:52 :: Ségolène Royal

 

 

Segolène Royal tape du poing

 

 

 

 

 

Ségolène Royal n'a pas mâché ses mots vendredi à l'égard de Dominique Bussereau, du préfet de région et des socialistes qui la critiquent

 

C'était hier la dernière session de la mandature au Conseil régional de Poitou-Charentes. Juste avant ce rendez-vous, Ségolène Royal s'est prêtée au jeu des questions-réponses avec la presse. L'occasion d'évoquer les grandes lignes du bilan ainsi que les ultimes décisions, toutes consacrées à la mutation écologique, autant d'actions répondant au credo de « la croissance verte, de l'excellence environnementale et de l'emploi », les expressions favorites de la présidente depuis six ans.

 

« Service commandé »

Reste que, très vite, en ces temps de campagne électorale, la conversation a quitté l'univers des dossiers et des réalisations pour celui de la politique. Et à l'évidence, hier, Ségolène Royal, qui ne cesse de répéter vouloir « tirer le débat vers le haut et éviter les polémiques », avait décidé de mettre certaines choses au point.

Elle a commencé par celui qui se définit comme son « humble challenger » et qui, mercredi soir, s'est pris les pieds dans le tapis sur Europe 1, Dominique Bussereau comparant les centristes attendus sur les listes Royal à des « harkis ».

Qu'il se soit platement excusé n'a rien changé à la colère de la présidente sortante. « C'était presque prévisible. Il m'a traitée de vautour, de menteuse. Parlé de gamelle à propos des gens du Modem qui ont décidé de me rejoindre. Maintenant, les harkis. Voilà qui prouve qu'il n'y a plus de code. M. Bussereau est en service commandé. Il se présente à contrecoeur, obligé par Sarkozy. La ligne, c'est taper, insulter, salir. Je pense que c'est une stratégie : il cherche à provoquer pour que je réagisse, cela pollue, dégrade le débat, risque de dégoûter les gens et favoriser l'abstention. Après, que dire aux jeunes sur ce manque de respect ? Au bout du compte, c'est la République qui prend les coups. »

A suivi dans le collimateur le préfet de région, Bernard Tomasini, ancien élu RPR, avec lequel les rapports sont pour le moins tendus. « Il est antirépublicain. Ses prises de position rappellent lorsqu'il était en service sous Pasqua. Il doit se tromper d'époque. »

Et pour finir, les socialistes qui ne sont pas d'accord avec sa stratégie d'ouverture aux centristes et qui le disent dans une lettre ouverte. « Cela sent le règlement de compte d'après congrès. On me reproche de ne pas faire d'alliance à gauche. C'est par là que j'ai commencé. Nos partenaires ont pensé qu'il fallait qu'ils se comptent... Je n'ai eu aucune négociation avec le Modem. J'accueille des personnalités individuelles, des centristes humanistes qui se reconnaissent plus dans l'action que je mène que dans la droite de Sarkozy. Parmi les signataires de cette pétition, il y a beaucoup d'adhérents de la motion Hamon. Les régionales ne sont pas l'enjeu d'un congrès du PS ! Il ne faut pas se tromper d'échéance. Moi, je travaille pour ma région, je veux en faire la première région écologique d'Europe, un modèle alternatif à l'économie libérale. »

 

Amabilités

Et de passer, dans la foulée, aux travaux pratiques avec l'adoption de six mesures mariant solidarité et croissance verte. Comme par exemple les premiers plans solaires territoriaux, ou encore le lancement de l'appel à projet d'écoquartiers ou d'écovillages, avec des aménagements collectifs d'énergie renouvelable (éolienne, chaufferies bois...).

En prévision également, l'installation, à Melle, sur le site de l'usine Rhodia, d'une unité pilote d'écocarburants ainsi que la naissance d'une « nouvelle fabrique écologique » - centrale solaire et pôle de formation aux métiers de l'environnement - sur le site de l'entreprise défunte New Fabris à Châtellerault.

Cette dernière session a ensuite pris un tour de cérémonies des adieux avec maintes interventions dont celle, persifleuse et critique sur le bilan, mais très chaleureuse au plan humain, du leader de l'opposition, Henri de Richemont longtemps pressenti pour être l'adversaire de Mme Royal, avant que M. Bussereau ne soit imposé par l'Élysée.

« J'ai la chance de représenter le parti du mouvement, celui qui a envie de prendre votre place. Et vous, vous êtes la conservatrice puisque vous voulez la garder » a-t-il conclu en souriant.

Ségolène Royal a répondu sur le même ton... en faisant une allusion à M. Bussereau, souhaitant qu'il s'inspire de la « politesse et de la correction » de son ami Richemont.

Sudouest.fr Edition du 6 février 2010 Auteur : Patrick Guilloton
 
 
 
 

UN DERAPAGE UMP DE PLUS ET TOUJOURS PAS DE PROJET POUR LE POITOU-CHARENTES

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 05/02/2010 à 7:48 :: Régionales

 

 

Bussereau s'excuse d'avoir comparé les centristes de la liste Royal à des «harkis»

 

La comparaison a «consterné» SOS Racisme. Chef de file de l’UMP dans la région Poitou-Charentes, Dominique Bussereau a qualifié les candidats du Modem qui figurent sur la liste de son adversaire socialiste, Ségolène Royal, de «harkis». Ce jeudi, le secrétaire d’Etat aux Transports a présenté ses excuses et admis avoir «utilisé à tort le mot "harkis"».

La présidente sortante du conseil régional, qui a accordé, sur sa liste, 5 places éligibles à des centristes derrière Alexis Blanc, ne parvient-elle pas à rassembler ? «Oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l’expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens d’être élus», rétorque Bussereau, interrogé sur Europe 1.

 

envoyé par Europe1fr

 

«Il perd un peu les pédales, là»

Sur BFM-TV, Ségolène Royal a jugé «choquants» les propos de son adversaire: «Qu’est-ce que ça veut dire ce vocabulaire violent et dégradant?« La socialiste a suggéré à Bussereau d’écouter François Fillon qui - à la suite du dérapage de Georges Frêche sur «la tronche pas catholique» de Laurent Fabius - «a dit qu’il y a des mots qui ne font pas partie du débat républicain». «Il perd un peu les pédales, là, il faut qu’il se ressaisisse, M. Bussereau», commente-t-elle, souhaitant «qu’on sorte des invectives et des insultes».

Des propos «sur une population prise dans les tourments de l’histoire coloniale», jugés «inadmissibles» par SOS Racisme. Dans un communiqué, l’association ajoute: «Dans le climat délétère actuel ou les dérapages se multiplient, nous demandons aux responsables des partis politiques républicains de prendre leurs responsabilités et de ne pas tolérer en leur sein l’expression des paroles stigmatisantes qui fracturent le vivre-ensemble et enclenchent des logiques de repli.»

Liant ce dérapage au débat sur l’identité nationale et tire les enseignements du débat verbal sur l’identité nationale «qui a libéré en France l’expression d’une parole raciste», SOS Racisme conclut en demandant au Premier ministre, François Fillon, d’«ordonner à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l’endroit de telle ou telle partie de la population».

 

Des propos "indignes et insupportables" pour Harlem Désir

L'association SOS Racisme a réagi jeudi en se disant "consternée" par ces propos "inadmissibles". "Il est plus que temps que M. Fillon ordonne à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l'endroit de telle ou telle partie de la population et tire les enseignements du débat sur l'identité nationale qui a libéré en France l'expression d'une parole raciste", ajoute l'organisation. Dans la classe politique, le MoDem de François Bayrou a été le premier à réagir: son délégué national en Paca, Christophe Madrolle, s'est déclaré "choqué" et "infiniment triste pour notre démocratie". Il a appelé la "famille politique" de M. Bussereau, "à condamner" ces propos "avec la même ferveur que celle opposée récemment aux dérapages du même ordre", en référence à Georges Frêche, exclu du PS en janvier 2007 pour des propos controversés sur le nombre de joueurs noirs dans l'équipe de France, venant après des déclarations sur les harkis.

Harlem Désir, numéro deux du PS, a lui jugé jeudi "indignes et insupportables" les propos de Dominique Bussereau. "Je demande au Premier ministre, François Fillon, de condamner sans ambiguïté les propos tenus par un de ses ministres", a ajouté Harlem Désir. "Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand ne peut accepter qu'une tête de liste de sa formation s'exprime de la sorte", a ajouté l'ancien président de SOS-Racisme. Ce nouveau dérapage verbal à l'encontre de la communauté harkie survient le jour même où plusieurs parlementaires UMP ont déposé une proposition de loi élaborée en accord avec le gouvernement et
visant à sanctionner pénalement les injures à l'adresse des harkis .

 

«Un mot que je regrette d’avoir employé»

Le député (PS), Julien Dray, réclame lui aussi l’intervention de Jean-François Copé et de Jean-Pierre Raffarin, homme fort de la droite picto-charentaise, pour que le ministre des Transports «retire cette expression et présente publiquement ses excuses dans les plus brefs délais»

Chose faite. «C’est un mot que je regrette d’avoir employé et c’est donc une erreur», a reconnu le candidat UMP, dans un communiqué, qui assure s’être «excusé auprès des journalistes présents», dès sa sortie du studio de radio, hier. «Je présente très sincèrement mes excuses à toutes les personnes qui se sont senties blessées. A aucun moment, je n’ai voulu mettre en doute l’honneur des harkis et leur fidélité à la France et aux valeurs de la République, qui les ont conduits à s’engager avec courage pour elle», a-t-il développé.

(Source AFP)

 

 

LA GAUCHE EN POSITION DE FORCE

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/02/2010 à 11:49 :: Sondages

 

La gauche part favorite

dans la campagne

des élections régionales

 

RÉGIONALES - La gauche en position de force

Selon le baromètre TNS Sofres Logica, les listes de la gauche parlementaire obtiennent 47 % d'intentions de vote © AFP

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A six semaines de l'échéance, les listes UMP-NouveauCentre-CPNT-MPF sont créditées, au premier tour, de 30% des intentions de vote, celles du Parti socialiste de 28 %. Toutefois, l'addition des intentions de vote à gauche l'emporte largement sur celle de droite. Avec 13% pour Europe Ecologie, qui se maintiendrait un peu en dessous des 16,3% recueillis aux européennes 2009 , 6% pour le Front de gauche , 3,5% pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et 3% pour Lutte Ouvrière, le total gauche atteint 53,5%.

A droite, l'addition des intentions de vote UMP, Front national (8,5%) et divers droite (1%) plafonne à 39,5%. Le FN reculerait d'un point par rapport à son score des européennes de juin 2009 et de plus de 6 points par rapport à celui des élections régionales de 2004 où il avait pu, au deuxième tour, imposer des triangulaires dans 17 régions.

Quant au MoDem de François Bayrou (18,5% à la présidentielle de 2007), pénalisé par son faible ancrage dans les régions, il perdrait la moitié des voix gagnées lors du scrutin de juin 2009( 4% au lieu de 8,4%). Les électeurs ayant donné leur voix au MoDem aux européennes ne sont que 42% à déclarer aujourd'hui vouloir voter pour ce parti, 15% se déportant sur le PS et 20% sur l'UMP.

Les cartes seraient également rebattues dans le camp des écologistes: seulement 44% des électeurs qui ont voté en juin pour Europe écologie se disent décidés à rester dans ce couloir le 14 mars: 30% d'entre-eux sont prêts à donner, cette fois, leur voix au PS. A l'inverse, l'électorat du PS aux européennes apparait comme le plus stable (82% de report), devant l'UMP (76%) et l'électorat de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 (71%).

 

ECOLOGISTES FLOTTANTS

"Ce vote en faveur de la gauche est d'un niveau exceptionnellement élevé, analyse Carine Marcé, directrice associée du département stratégie d'opinions de TNS- Sofres. Et 59% des personnes interrogées se déclarent déja sûres de leur choix, "ce qui, assure Mme Marcé, est plutôt un bon score pour une élection qui intéresse peu les Français". Traditionnellement les élections régionales n'intéressent guère les Français. Particulièrement lorsqu'ils sont jeunes, de sexe féminin, plutôt à gauche et faiblement qualifiés.

Ce clivage, déja observé lors des régionales de 2004, s'accentue encore cette fois. Ce désintérêt (55% en moyenne) atteint 76% chez les 18-34 ans et 61% chez les 35-49 ans. Il est aussi très important (68%) chez les électeurs potentiels d' Europe écologie.

L'électorat écologiste apparait ainsi assez fluctuant voire flottant: peu intéressé par ce scrutin et hésitant à rester fidèle à son vote de juin 2009. Comment l'enjeu de ce vote est-il perçu par les Français et quelle grille de lecture – locale ou nationale – ces derniers vont-ils choisir pour faire leur choix? Globalement l'enjeu local prime ( 52%), particulièrement chez les électeurs des deux principaux partis, le PS ( 58%) et l'UMP (52%)

Hors ces deux partis, les personnes interrogées ont davantage l'intention, pour se déterminer, de tenir compte de la situation du pays. C'est le cas notamment de 62% des électeurs potentiels du Front de Gauche, de 63% de ceux du FN et de 55% de ceux du MoDem. Les "bilans" des conseils régionaux sont néammoins jugés favorablement par 69% des personnes interrogées. Y compris au sein de l'UMP (70%) alors que les équipes sortantes sont presque toutes (20 sur 22) à majorité de gauche.

De la même façon, 48% des sondés n'ont pas l'intention d'exprimer un "vote sanction" à l'égard du gouvernement actuel et de l'action de Nicolas Sarkozy . "Cela signifie, conclut Carine Marcé, que le scrutin régional est, dans l'esprit des Français, relativement dégagé des contingences politiques. Qu'il renvoie au bilan d'une institution plus qu'à celui des équipes en place".

Lemonde.fr
 
 
 

A QUOI SERVENT LES REGIONS

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 04/02/2010 à 11:16 :: Régionales

 

À quoi servent

les régions ?

 

 

À quoi servent les régions ?

Conseil régional, place de l'Europe, à Montpellier © AFP / PHOTO PASCAL GUYOT

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Les 14 et 21 mars prochain, les électeurs sont appelés à élire les 1.829 conseillers régionaux qui administrent les 26 régions, dont 22 en métropole française. Mais quelles sont les compétences des régions ? Quel budget consacrent-elles aux grandes politiques dont elles ont la charge ? Éléments de réponse.



Les lycées


Le cadre scolaire des lycéens est l'une des principales prérogatives de la région. C'est d'ailleurs dans ce domaine que les régions ont le plus investi en 2009, avec près de 6 milliards d'euros (environ 100 euros par habitant), selon une étude de Finance active pour l'Association des régions de France. Cette somme couvre aussi bien l'entretien, l'équipement des lycées et les aides à l'amélioration de la vie scolaire que la rémunération des personnels non enseignants de ces établissements (personnels techniciens, ouvriers et de services, dits TOS), récemment transférée aux régions.


La formation professionnelle


Depuis la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, la région "définit et met en oeuvre la politique de formation professionnelle des jeunes et des adultes à la recherche d'un emploi ou d'une nouvelle orientation professionnelle". Un double défi lancé aux régions qui consacrent 3,19 milliards d'euros à ces questions : l'insertion et la relance de secteurs économiques délaissés pouvant être porteuses d'emplois.



Les transports


Depuis le 1er janvier 2002, la région est l'autorité organisatrice de l'aménagement et de l'entretien des transports ferroviaires (trains, TER, gares), sauf en Ile-de-France, où cette mission est confiée au syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Le transport ferroviaire est le troisième grand poste budgétaire pour les régions. Celui-ci concerne principalement le transport express régional (TER), l'une des compétences obligatoires des régions, auquel elles ont consacré 2,66 milliards en 2009 cette année, soit 44,62 euros par habitant. Cela couvre notamment le matériel, mais aussi l'amélioration des dessertes ferroviaires entre zones urbaines et rurales ainsi que la modernisation des gares. Mais les régions investissent également, de façon volontaire et en complémentarité de l'État et de la SNCF, dans le développement des lignes à grande vitesse et les gares TGV. Ce poste budgétaire a représenté 1,65 milliard en 2009. Les structures maritimes et aéroportuaires font également partie, depuis peu, des actions gérées par la région.



L'aménagement du territoire


Le rôle des conseils régionaux dans ce domaine s'exprime avant tout à travers le "schéma régional d'aménagement et de développement du territoire" (SRADT). Ce plan fixe les orientations fondamentales à moyen terme de développement durable du territoire régional et veille à la cohérence des projets d'équipement engagés par l'État et par les différentes collectivités territoriales.



Le développement économique et l'emploi


C'est "le" domaine principal d'intervention de la région. Cette intervention peut se faire via le financement d'études et la participation au capital de sociétés. La région peut également apporter son aide aux entreprises en difficulté.

MODE D'EMPLOI Élections régionales : comment ça marche ?

Lepoint.fr
 
 
 

Enjeux régionales Poitou Charentes

Par Madeleine Ngombet Chargée du blog :: 02/02/2010 à 1:55 :: Général

 

INTERVIEW DE

 

DOMINIQUE GARRAUD

 

 

 


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